GÈNES
Gènes;* (lat., Genua ; itsû., Genova), la première ville de commerce de l'Italie (latit. 44« 25', long. 26» 58')
* La description de Gênes est plus développée dans le vol. de I'Italib du Nori>.
ROUTE 8. ^— GÊKES.
27,000 hab. ; avec les faubourgs 60,000. — L'altitude, qui est seumenl de 6 met. 70 à Porta Pila (à E.), s'élève à 302 met. à Porta di biappe et à Gravarolo.
Gènes est en ce moment (1875) en >ie d'embellissement et de transforlation au moyen de nouveaux quais, e percements de rues nouvelles et e vastes constructions. Une route, ile ; de circonvallazione mare, desnée au transport des lourdes marbandises, contournant Gênes, sur le ord de la mer, doit aller aboutir à la allée du Bisagno ; une autre voie de irconvallation part de THospice des auvres.
On peut débai'quer à Gênes jusqu'à linuit, et une heure avant le lever du Àeil. Le tarif du débarquement ou u transport à bord est de 1 fr. par srsonne, bagage 4tomiM*i8 ; plus, 60 . pour le portefaix de la douane à hôteL
PUoet publ^pies (peu remarquâtes) ; les principales sont : la place îir Acqua Verde, promenade d'hiver ss Génois; de VÀnnunziata; délie oniane Amorose; de VAc(^ Sola, 'omenade du soir : la place Carlo elice et la piazza Nuova,
laoetate et loriificwtîont. — Après tosieurs accroissements successifs, étendue de l'enceinte actuelle, rei>rtée sur les montagnes qui entoum{ Gènes, est de 12,630 met.
KgliMi. — On peut reprocher à la luj^ des églises de Gênes, celle de angnan exceptée, la richesse et la rofusion de l'ornementation, qui en mr donnant un aspect trop àiéâtral, niient à leur majesté et à l'impresioQ religieuse.
CàTiàDtALE — San Lorenzo (Saint- Laurent), — (xi* siècle), extérieurenent toute revêtue de tnarbres blanc "t noir, disposes en assises altematil^i-^ Intérieur : 2* chapelle à g. (de ^>Jean-Baptiste), par Gtacomo délia ^oria,et décorée a ornements en marbre et en stuc doré, de bas- reliefs et
de statues, par Guîll, délia Porta et Matteo Cmtali ; à g. et à dr. de l'autel, une Madone et saint Jean-Baptiste, par Andréa Contucci da Sansovino, Sous un édicule porté par quatre colonnes de porphvre est placée la châsse de saint Jean, dont les cendres, diton, furent apportées en 1097. La châsse, d'argent, ornée de figurines exécutées en 1458, est d'un travail délicat. — A la voûte du chœur est une fresque de Teverone : Supplice de saint Laurent. — 2* cliapelle. à dr..
Ascension, de Piola, — cnapell&à dr.
du chœur, tableau de Baroceio ; J.-^.
en croix, la Y. et saint Sébastien. — Belle marqueterie des stalles du chœur.
Sant* Ambrogio — (Saint-Ambroise) en il Gesù (piazza Nuova). Eglise, tout incrustée de marbres de coiueur.
5* autel à dr. (transsept), Assomption, ^nd tableau de Gmao Reni, de 27 figures, dans sa manière forte ; 3* autel à g., saint Ignace, qui ressuscite des enfants, grand et excellent tableau de Rubens. — A la coupole, fresques de G. B. Carlone.
L'AfwuNzuTA — (place du même nom). La sfdendeur et la magnificence de cette église sont dues à la famille des Lomellini. La nef et la coupole ont été dorées il y a quelques années. Audessus de la' porte, la Cène, chefd'œuvre de Procaccini.
■ San Siro — (Saint-Cyr). Une des églises les (dus riches en marbres, et des plus grandes de la ville. Voûte peinte à fresque par G. B. Carloné,
San Stefano — (Saint-E tienne). De la fin du X* s. On y admire le tableau du Martyre de saint Etienne, dessiné par Raphaël et peint par Jules Romain; il a été transporte à Paris, et la tête du saint a été restaurée par Gtrodet,
Santa Maru di Cawgnano, — ou église de l'Assomption, construite en 1552, par l'architecte Galeas Alessi, aux frais de la famille Sauli, est située à une des extrémités du pcmt de