‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 67 sur 422 · ROUTE 12. — VITERBE · texte numérisé non relu

ROUTE 12. — VITERBE

chercher le repos contre le bruit des villes. —Plus loin, à TE., yersle Tibre, Bùmarzo (5 kil. d'Orte). Les foumes y ont jproduit la découverte (TintéressantsoDJets d'antiquités étrusques. — 5 kil, avant "Viterbe, on voit sur la dr. un petit étang d*eau chaude oui eihale une odeur sulfureuse ; on lappellele BM/icam«.

la plaine de TËti^urie, autrefois couTerte de cités populeuses, est aujourd'hui déserte et désolée.

Tiiefbe*— Fiterto{yc(t« t/rts, selon OrioU).—Altit. 380 met.— 14,612 hab.; capitale de la Province, située sur k» pentes occidentales du monte Cifflino, et, à ce que Ton croit, sur remplacement d*un temple étrusque (faoum Yolumniae). Elle est entourée d'anciennes murailles. Rues étroites etmoDtueuses ; maisons noires et enfumées, à corniches sculptées, à croisées gothiques. Les monuments les 1^ remarquables sont les fontaines ; Viterbe, appelée jadis la ville des belles fontaines et des belles fenunes, est aujourd'hui une sorte de Nuremberg de l'Italie. «

%litef. — GATBéDRALK (San Lo- Koxo), en style gothique, fut élevée sur l'emplacement d'un temple d'Hercule. Au maître-autel, S^ Laurent en gloire, par Fr. ilomane//t. Dans la sacristie est un tableau représentant le <Ut et les 4 évangéliftes, attribué à J^lb. Durer. Peinture dé la voûte par C. Maratta. — ^ Tombeaux des papes ^XXl, Alexandre IV, Alexandre V, Cléaeot Vi, — C'est au pied du mai- IfB-autel que Guy de Montfort assas- «M, en 1270, le prince Henri de Comwail d'Angleterre, neveu du roi HmllL Gomme il sortait de l'église, ^ des siens lui rappela la mort de son père, Simon de Montfort ; il ren- ^ et, trainant par les cheveux le prioce mourant, il l'acheva sur la place. — Devant cette même église, ^^en lY, € le seul Anglais qui ait jvittis porté la tiare, » oblijgea Temperwr Barbcrousse à lui tenir l'étrier.

Saht'Angelo in Spata. — La façade offre un beau sarcophage romain, avec un bas-i'elief d'une chasse au sanglier. Une inscription porte que l'on y a en^ sevelila belle Galiana« Hélène du xii* siècle, qui alluma la guerre entre Rome et la république de Viterbe. On rapporte que la victoire resta aux troupes viterboises, et que les Romains, en se retirant, ne demandèrent dans la capitulation que de pouvoir contempler une dernière fois Galiana, qui leur fut en eiîet montrée à l'une des fenêtres existant encore à l'extérieur d'une vieille tour de l'ancienne porte S*-Antoine.

Sa« Frangesgo. — A l'extérieur est une chaire d'où San Bemardino parlait au peuple. Dans le transsept de g..

Déposition de croix, par Sébastien del Piombo; le carton, selon Vasari, est de Michel-Ange. Dans le transsept de dr., tombeau du pape Adrien V.

Santa Maria della Veritâ — . (hors de la porte S. Matteo) possède un Sposalizio, grande fresque, intéressante (sous le rapport de lliistoire de l'art, et par les portraits de personnages du temps) par Lorenzo di Giacomo da Viterbo, qui la termina en 1469, après y avoir travaillé vingt-cinq ans.

Dblla Mohte. — Cel^ église possède un tableau de Si^lvaior Rosa, l'Incrédulité de SV Thomas.

OSSBRTANTI DEL PaRADISO (EglisC dcs)

— Vierge et Saints, fresque attribuée à Léonard de Vinci ; Flagellation, répétition du tableau de Sébastien del Piombo à S. Pietro in Montorio à Rome (selon Lanzi, le meilleur tableau de Viterbe).

Santa Rcsa — l'église du couvent, modernisée, conserve intact le coros de la sainte, sorte de Jeanne d'Are Au mu* siècle, qui souleva le peuple contre la domination de l'empereur Frédéric II, se fit exiler, rentra triomphante après la mort de Frédéric, mourut à dix-huit ans, et, de son vivant même, fut canonisée par le parti guelfe de Rome.

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