BOUTE 15. — ASSISE
Santa Mana degU AngelL — Voici U route, offraot ^laues curiosités» que suivent ceux qui préfèrent s'y rendre en Toiture :
Une route, terminée en 1845, descend des hauteurs de Péroose au fond de la vallée du Tibre. Belle vue sur la plaine et les montagnes derrière Assise. Cn peu avant d'arriver à PorUe San Giovafmi (V* station, 11 kil. de Pérouse), on passe devant la nécropole étrusque des Volumnii (p. 69).
Le custode est quelquefois absent On traverse le Tibre au pont San Giovanni, aux frontières de l'ancienne Etrarie et de TOmbrie. Plus loin on traverse sur un pont coudé le Ghiascio, et un autre affluent du Tibre. — 20 kil. Bastia. A l'entrée du village, à g., sont trois églises juxtsHposées.
Dans la première, les curieux de peintures primitives pourront aller voir sur le mur à g. un tryptique de l'A- Itmno,
En sortant de Bastia, on ap^çoit devant soi, au bout de la route, le dôme de Santa Abria de^li Angeli. (11 n'est pas besoin de guide pour voir cette église). Ce village a été ruiné par le tremblement de terre qui a désolé rOmbrie le 12 février iibA.
Santa Maria degu Ahgeli — tire son nom du sanctuaire delà Madonna degli Angeli, noble édifice que Pie V fit construire en 1659, sur les dessins de Vianole, pour y enfermer l'Oratoire de Saint-François, appelé la Porziuncula. C'est autour de cet oratoire que se groupèrent d'abord les pauvres cabanes des premiers disciples du saint. Cette église, à peine relevée des désastres du tremblement de terre de 1852, a encore été endommagée par celui de 1854. Au milieu de 1 église, sous la coupole, connue la Santa Casa de la Vierge à Lorette, s'élèvent les murs grossiers de l'Oratoire du saint.
Au-dessus de l'arcade d'entrée de la chambre du saint est une fresque d'Overbeck (1850), rq>résentant larision de saint François [la couleur est d'un
ton laqueux peu agréable ; It pmntnre est f^raillée &n plusieurs endi*oits]. A l'intérieur, aurdessus de l'autel : Annonciation peinte par ift* laire d'Orvieto. De là on passe dans la chapelle placée sous la tribune des chanteurs ; c'est la cellule où mourut saint François, le 4 octobre 1226. Sur les murs fresques ruinées du Spagna.
Derrière cette chapelle peintures du Pérugin maladroitonent i*estaurées.
Dd Santa Maria degli Angeli on se rend à Assise, en A^ min. On peut y monter en voiture. Las voyagemrs allant de Florence i Rome pourroal, en partant de Pérouse par le train de 4 h. 20 min du matin, s'arrêter à la station d'Assise à 5 h. 7 min. et en impartir, par le train du cbem. de fer, qui passe à i h., pour arriver à Rome (train omnibus) à 8 h. du soir, ou par le train direct qui passe à 1 h. % pour arriver à Home à 6 h. 30 (été 1875). — Moins de trois heures suf lisent pour voir le couvent et lea églises d'Assise.
Attifle — Asêisi*, 4,500 hab., petite ville située pittoresquement sur la montagne ; ville monastique, remplie de saint François, surmontée d'une citadelle abandonnée et environnée de murs et de tours à créneaux. Elle s'étend sur la colline et plus bas, à g. , se dresse la massive et vaste construction du célèbre couvent ; un des sanctuaires de l'art italien primitif, digne au plus haut degré de l'intérêt des voyageurs. Assise est célèbre par saint François*, qui y naquit, et parles
*■ Saint François d'Assise, né eni182,mort en 1226, fondateur de l'ordre des Franciscains, était fils d'un riche commerçant. Son nom de baptême était Jean, mais on lui donna le surnom de François à cause de la facilité avec laquelle il parlait la langue française. Il passa sa jeunesse dans la dissipation et les plaisirs. Dans une attaque contre Pérouse, ville rivale d'Assise, il fut fait prisonnier et resta un au captif. A l'âge de TO ans, malgré l'opposition de son père, qui le maltraita et l'enferma comme insensé, il lit fœu de pauvreté, et se mil à soigner les infirmes et les lépreux. Frêle et délicat, fatigué par le jeûne, il eut des extases et des visions. 11 fonda en 120S l'ordre des Franciscaina (frères mineurs, ou cordelicis, ainsi nommés à cause de la corde servant de ceinturé à une tunique ç-ossière}. Il alla au camp des croisés, au siège de Damiette
ROUTE 13. *- AS8ISE.
monuments de l'art qui la décorent.
— Sur la place du mardié est le portique (6 colonnes de trav^in) aun Tbuple de Minerve, fort élégant, en style corinthien-romain, transformé en église : Santa Maria délia Miherva. Goethe en parle avec admiration dans son Voyage d'Italie ; il ne monta à Assise que pour voii' ce reste du paganisme, et n'accorda aucune attention à Fart catholique. C'était en l'année 1786.
Le Couvent (il .sagro Convento), sur un roc, semble de loin une forteresse; aspect extérieur commun avec celui du mont Cassin. Son caractère en diffère toutefois : Tun est le couvent pauvre, mendiant, sans lettres, populaire ; l'autre est le monastère riche, savant, aristocratique. Cette immense construction, animée jadis par quelques milliers de moines, fut élevée en deux années, de 1228 à 1230.
— L'architecte du couvent et de l'église, choisi après un nombreux concours, fut un certain Jacopo Lapo^ improprement surnommé Tedesco ou l'Allemand (dont Vasari a fait par erreur le père de l'illustre Amolfo) ; il fut aidé par un frère de l'qpdre, Filippo da Campello. Ce couvent est aujourd'hui sécularisé. Pans les cloîtres et le couvent : série de têtes de franciscains par Adone Doni (il vivait encore en 1572). Aux deux réfectoires : la Cène par le même artiste et par Solimène [Celle-ci peinture d'apparat ; le sentiment est absent] .
San Francetoo (Un des mornes qui y restent attachés peut servir de guide). — Deux églises presque de même étendue s'élèvent Tune sur l'autre au-dessUs du tombeau de saint François ; on pourrait même en compter trois, en y comprenant l'église souterraine qui contient son tombeau ;
et osa aller trouver le Soudan. Des récits légendaires, relatif» à sa vie, ont servi de sujets de composition aux peintres. Son or< dre s'est divisé en plusieurs familles. La plus connue est celle des CapuciDs, instiiuôs
les murs et les feilétres soot rîcheoieflt décorés de tableaux et d'ornements du XIII* et du XI V siècles.