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PAR NARKI ET CIVITA CASTELLANA

501 Ml. (de Florence), Borghetto

La roule, passant par Civitâ Castcllana, souvcDt suivie autrefois pour aller à Itome, .«era dorénavant abandonnée par ia plupnrt des voyageurs, qui donneront la préférence au trajet direct par le chemin de fer.

C'est à ia station de Borghetto qu'en deyrait prendre une voiture pour aller à Girità Castellana.

Près de Borghetto, les formations de terrain volcanique présentent de riniérêt au géologue. .

Au delà de Borghetto, on gravit une côte, et, parvenu au sonmiet, on découvre, vers la gauche, un vaste horizon borné par la chaîne des Apennins, que domine la cime neigeuse du Gran Stisso dltalia (il n'est débarrassé de neige que deux mois de l'année).

GÎTitii CU»tell«n« ''. — 3^500 hab. , 52 kil. de Rome. — Ville dans une position très-pitt(Mresque et que les voyageurs psdr le chemin de fer laissent à peu de distance. Située siu* une hauteur escarpée, cette ville est entourée de trois côtés par de profonds ravins ; elle n'est accessible que du côté du S., où la route franchit le Riomaggiore (la Treja), sur un beau pont de 150 pieds de hauteur, construit par Clément XI. [En 1862, ce pont, emporté par la crue des eaux, restait depuis longtemps sans réparations, et la négligence de Tadministration était cause que les voyageurs devaient faire un très-grand" détour pour entrer dans la ville.] Du haut de la tour de la citadelle f couver lie en prison), construite sur les plans de oan Gallo et agrandie par Jules II et Léon X, on découvre le château de Serra Caprarola, Magliano et le

mont Soracte, — La colline sur laquelle cette ville a été bâtie est composée de poudingues recouverts d'une couche de tuf volcanique rouge. — La cathédrale a un intéressant portimie et des piliers décorés {en 1212) de mosaïques, par Gosmati et ses fils. — On croit que Cività CasteUana occupe l'emplacement de la plus ancienne des deux villes de Falèret (F. p. 43). On trouve, dans les ravins autour de Cività Castellana, quelques traces de constructions antiques, des tombeaia creusés dans le rocher.

Excursion aux fumet de Falérîe».

On trouve aux hôtels de Ciyitâ Castellana des guides pour aller visiter, à 0 kil. au N. de la ville, les ruines de la seconde ville antique de Paieries (Santa Maria di Falleri;. Elle présente une forme triangulaire. Les murs antiques en blocs quadrangulaires^ flanqués de tours carrées, sont bien conserves, ainsi qu'une porte dite de Jupitor [Giové). Près de la vorta del Bove (à cause d'une tête de ixEuf à la ciel"} sont les restes d'un théâtre [V, p. 43).

1* De Gîvîtà GasUllaiia à RooMt par la ^oie FlauMnienne.

(5t kil.)

Pour aller de Cività Castellana à Rome, on a le choix entre deux routes : par Nepi {V. k la page suivante); — par l'ancienne voie Flaminienne, plus courte de 12 kil., et plus pittoresque que l'autre : c'est celle déente ici. — Trajet de Cività Castellana ù Rome, en 6 heures.

La route par Nepi est mal entretenue. Depuis 1856, les voiturins suivent la voie Flaminienne, dont l'adr ministration a fait casser les blocs pour macadamiser la nouvelle route par Çastel Nuovo et Ponte Molle. On trouvait encore dernièrement sur cette route des restes de la voie antique, pavée de dalles irrégulières et d'une grande épaisseur. Les cahots seuls de la voiture avertissent le voyageur

quand il se trouve sur un des fragments conservés de l'ancienne voie.

Par cette route on passe au pied du mont Soracte, qui semble s'abaisser et perd sa forme pyramidale. Le talus inférieur est formé de prairies; les pentes sont jusqu'au sommet couvertes de petits bois. Si l'un est parti dans la matinée de Givilà Castellana, on a le temps de gravir le mont Soracte ( V. ci<dessous)' et d'arriver dans la soirée â Rome.

En partant de Gività Ga.stellana, on descend dans la vallée de la Treja ; à 9 mil. de la ville, église des Santi Martin. Au-dessous s'étendent des catacombes. — 1 kil. 1/2 plus loin, dans un territoire intéressant à étudier pour les géologues :

Rignano *. On trouve à louer des chevaux ou des ânes pour monter au Soracte ; l'excursion, aller et retour, prend environ A heures.

Excursion au mont Soracte^

(Aujourd'hui S*-Oreste.)

Cette montagne, sorte de sentinelle avancée des montagnes de la Sabine, attire l'attention par sa forme, sa hauteur et sa situation isolée. Son nom réveille aussitôt dans l'esprit du voyageur de classiques souvenirs. Pendant une partie de l'année elle est couverte de neige.

Vides ut alla stet nive candidum Soracte (Horace, Od., 1. ix.)

Un temple célèbre d*Apollon couronnait la montagne :

... Sancti custos Soractis Âpollo

(ViRG., JEn„ XI. 785.)

Au pied de la montagne était un sanctuaire de Proserpine (?), en grande vénération parmi les populations voisines qui l'avaient assez enrichi de -leurs dons pour qu'Annibal trouvât bon de le dépouiller.

Le Soracte (686 met.) forme comme une île calcaire au milieu des terrains volcaniques de la contrée. A mi-côte est la petite ville de Saint-Oreste. Un chemin

Ï^aticable à une voiture y conduit. De à on peut atteindre, en une demi-

heure, le couvent, situé sur une cime isolée (646 met.), dominant desprécipices. On embrasse du haut un vaste panorama. Ce couvent fut fondé, en 746, gir Carloman, frère aine de Pépin le ref, qui, tourmenté de remords du sang qu'il lui fallait répandre pour établir l'autorité d'uue nouvelle dynastie, se consacra ici à Dieu. Plus tard, pour éviter les visites trop nombreuses des Francs, il se retira au Mont-Cassin. Là, cet ex-souverain de TAustrasic, de la Souabe et de la Thuringe fut chargé de garder les oies. Soyez donc un usurpateur accessible au repentir !

Sur la pente orientale, près de l'église de Santa Romana, existent une grotte et de nombreuses fissures, dont parle Pline, et d'où sortent de fortes bouffées de vapeurs qui asphyxient les oiseaux.

Lé nom de Saint-Oreste est peut-être une fausse interprétation de celui de Soracte. Selon la légende, Constantin vint ici consulter l'ermite Sylvestre, pape en 314. Son oratoire fut enclos dans le couvent de Carloman. Les murs de l'église sont couverts de fresçjues du moyen âge. Les pajuvres moines, habitant cette solitude, ont été conservés.

Après 3 heures d'une marche soutenue (en voiture) depuis Cività Castellana, un peu avant Castel Nuovo, on commence, du haut du plateau élevé que l'on traverse, à apercevoir la coupole de Saint-Pierre , de Rome. La route atteint son point culminant.

Castel Nuovo *. — Au delà de Castel Nuovo la vue embrasse un immense horizon. — , Au delà du Casale di Malborgkeito et de Prima Portai on passe près des ruines d'une villa impériale de Livie, dite : ad Gallinas.

On y a découvert des restes antiques précieux. On y voit une chambre décorée de peintures. — La voie Flaminienne se rapproche tout à fait du Tibre, au delà duquel on aperçoit sur une hauteur une ferme appelée Castel Giubileo. On croit être à peu près certain qu'elle occupe l'endroit où était le fort de Fidenœ^ et que cette ville célèbre s'étendait jusqu'au Tibre et sur les collines adjacentes. Elle fut pln-

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