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STAMPA:ANT. V41.1.ARDI-MILAN

Progetto di MICHE LAIS^GIOLO per la Basilica di S. Pietpo

St-Pierre-n H- Vatican. BOME 7?. 1; plan, p. 1. 173

*Sl-Piorr(' (S. Pietro in Valicano).

{IHan (le la baùlinuc, p. 176).

Sur reniplaccniciiL d'un oratoire érigé, selon le liber pontificalis, par le pape Anaclet sur le tombeau de St Pierre près du cirque du campa Valicano, Constantin édifia en 319 une basilique à croix latine précédée d'un portique, et qui fut consacrée le 18 nov. 326 par le pape Sylvestre et subit ensuite des Iransforniations considérables. Vers le milieu du XV'' s., l'ancienne éijjlise menaçant de s'écrouler, Nicolas V résolut de la reconstruire. Les travaux commencèrent en 1152 sous la direction de Bern. Rosellino ou de Léon Batt. Alberti, mais ils furent conduits lentement, jusqu'à ce que Jules II en eut confié l'exécution à Bramante qui entreprit la construction d'après un nouveau plan, le 18 avril 1506. Bramante adopta la forme à croix grecque, surmontée d'une gigantesque coupole centrale flanquée de quatre coupoles plus petites: il voulait, selon son mot, dresser le Panthéon sur la Basilique de Constantin. Lorsque le pape et l'architecte moururent (1513-1514), on venait d' élever les quatre piliers centraux et de placer les arcs de la coupole. Léon X appela à la direction des travaux Raphaël en collaboration avec fra Giocondo (m. 1515) et Giuliano da Sangallo (m. 1516). Raphaël conçut un aulre projet imposant à croix latine; mais après .sa mort (1520), Bald. Peruzzi en revint à la croix grecque. Adrien VI, hostile aux arts, Clément VII accablé par les conditions politiques des États de l'Église, ne se soucièrent guère des travaux de la Basilique; ceux-ci prirent un nouvel essor sous la direction d'Ant. da Sangallo le Jeune, qui défendit le plan à croix latine. À sa mort (1546), Michel-Ange appelé par Paul III, fut chargé de la construction: il revint au plan de Bramante, mais il le développa avec une hardiesse plus grande encore. Il remplaça le modèle du Panthéon par celui de la coupole fiorentine de Brunelleschi, les colonnes par des piliers renforcés et traça le projet de la façade qui devait rappeler celle du Panthéon. Michel-Ange, confirmé dans sa charge par les pontifes qui succédèrent à Paul III, dirigea les travaux jusqu'à sa mort(1564): Vignole et Pirro Ligorio continuèrent son œuvre, que poursuivit Giac Délia Porta (assisté par C. Fontana), qui s'occupa du dôme, l'acheva et le décora de mosaïques à l'intérieur. Paul V reprit l'idée de la croix latine et C. Maderna, pour se conformer à ses ordres, prolongea la nef vers la pi, St- Pierre. Il construisit ensuite le portique et la façade actuelle. Le 18 nov. 1626, 1300* anniversaire de la 1" consé-

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cratioiî, Urbain VIII consacra le nouveau temple. Le Bernin, qui succéda à Maderna en 1629, voulut compléter la façade par deux clochers, mais le premier qu'il érigea s'écroula par suite du tassement des fondations. Les frais de construction ont été évalués à la fin du XVI P s. à environ 235 millions.

Les dimensions de l'église sont les suivantes: Sup^rfleie 15.160 mètres carrés (le Dôme de Milan 11.700; St-Paul de Londres 7.875; Ste-Sophie 6.890; la Cathédrale de Cologne 6.166; Xotre-Dame de Paris 5.955); longueur 187 m. et en calculant l'épaisseur des murs 194; longueur totale, le portique compris, 211 m. 50. La nef du milieu a 46 m. 20 de haut et 27 m. 50 de large. Le transept, à l'intérieur, a 137 m. 50 de large. La coupole atteint, jusqu'au sommet de la croix, 132 m. 50: son diamètre est de 42 m., c'est-à-dire 1 m. 40 de moins que le dôme du Panthéon.

Un escalier à trois paliers précède la Façade gigantesque (112 m. GO de large; 44 m. 30 de haut) en sts'le baroque. Huit colonnes et 4 piliers soutiennent l'entablement (l'inscription dédicatoire du temps de Paul V est gravée sur la frise): au-dessus de l'entablement un étage peu décoré et surmonté d'une balustrade sur laquelle sont les statues (5 m. 70 de haut) de Jésus-Christ, de St J .-Baptiste et de onze Apôtres (St Pierre exclu) et deux horloges. Par cinq ouvertures (au-dessus de celle du milieu est la loggia, d'où le premier cardinal de Tordre des diacres proclame le nom du nouveau pape et celui-ci bénit le peuple), on entre dans le

PoRTiQUK, long de 71 m., large de 13 m. 50, haut de 20 m.; au bout, à g., la statue équestre de Charlemagne, par Cornacchini; à dr., au delà d'une porte, presque toujours fermée, celle de Constantin, par le Bernin.

Le pavé a été exécuté d'après le dessin du Bernin. Au-dessus de l'ouverture du milieu, au tympan, la célèbre mosaïque de Giotto, la Navicella (nacelle) ou Jésus sur les eaux; malheureiisement cet ta mosaïque déplacée souvent ])ar suite des transformations et modifications du plan de la Basilique a dû être presque compîètemfnt refa^it?. La voûte a une décoration superbe en stucs et est ornée de 30 statues de pontifes canonisés. Cinq portes donnent accès dans l'intérieur. La porte du milieu a des vantaux en bronze exécutés par Ant. Filarete en 1439-45. Les basreliefs représentent: Jé-sits, Marie, St Pierre et St Paul; le martyre des deux apôtres; quelques événements du pontificat d'Eugène IV, et, dans la frise, des sujets ynythologiques et romains, des animaux, des fruûs, des portraits d'empereurs. La dernière porte à dr. est la Porte Sainte s'ouvrant les années de jubilé.

L' *ïiitérieur, aux proportions harmonieuses, déçoit souvent au premier abord les visiteurs, malgré ses dimensions. Ce n'est que l'étude des détails, qui en révèle ensuite la grandeur. Il faut habituer l'œil: pour saisir l'équilibre des dimensions, il faut remarquer, par exemple, les anges soutenant les bénitiers: de loin ils semblent de taille normale, tandis que, vus de près, ils prennent des proportions gigantesques; il faut

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encore contempler la voùle aux caissons dorés dont la première idée est de Bramante, pour ressentir l'impression qui se dégage de celle beauté calme et majestueuse. Le revêtement des parois et le pavement polychrome sont dus à Giac. Délia Porta et au Bernin.

Près de la porte, le long de l'axe central, une dalle ronde en porphyre est incrustée dans le pavé: c'est la dalle, autrefois placée devant le maître-autel, sur laquelle les empereurs s'agenouillaient pendant le sacre; plus loin, également dans le pavé, des plaques de métal indiquent les dimensions des principales églises d'Europe. Quatre arcades colossales (3 m. de large; 23 de haut) soutiennent la nef centrale de chaque côté; dans les piliers à double rangée de pilastres corinthiens cannelés qui relient les arcades, sont aménagées des niches pour les statues des fondateurs des ordres religieux. Les détails se perdent dans l'immensité des espaces, malgré leur richesse et leurs proportions: il y a 29 autels, outre le maîtreautel; cependant, on ne voit en entrant que le baldaquin du Bernin sous la coupole et la chaire de St Pierre dans le fond. Adossée au dernier pilier de dr., sous un baldaquin, la '^statue en bronze de St Pierre, assis sur un siège en marbre; œuvre probablement du IV« s., célèbre dans le monde entier et dont le pied a été usé par les baisers des fidèles. Au-dessus de St Pierre, le portrait de Pie IX, en mosaïque (1871).

La *GouPOLE, chef-d'œuvre d'architecture, aux lignes simples et majestueuses, inondée de lumière, recouvre l'endroit où a été enseveli St Pierre. Le diamètre intérieur de la coupole est de 42 m.; la hauteur intérieure de 119; les piliers qui la soutiennent ont 71 m. de tour. Ces piliers sont décorés de niches et de logge (balcons) dues au Bernin. Les statues (hautes de ô m.) qui se trouvent dans ces niches, sont, en partant de dr.: St Longin, par le Bernin; Ste Hélène (Bolgi); Ste Véronique (?dochi); St André (Duquesnoy). Dans la frise, une inscription latine continue l'inscription grecque de la tribune; dans les pendentifs de la coupole sont les Êvangélistes, en mosaïque; dans la frise, sous le tambour, l'inscription suivante dont les lettres ont 2 m. de haut: Tu es Petrus et super hanc petrain œdificabo ecclesiam meam et tibi dabo claves regni cœlorum. Dans le tambour, seize grandes fenêtres; ensuite la voûte à seize nervures en stuc, entre lesquelles sont quatre rangées de mosaïques par le chevalier d'Arpin: le Sauveur, Marie, les Apôtres, etc.; dans le haut de la lanterne, Dieu le Père.

Au-dessus du maître-autel, où le pape seul dit la messe, s'élève le fameux ^Baldaquin en bronze du Bernin, inauguré

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le 28 juin 1633 par Urbain VIII. C'est une innovation très remarquable due à l'art baroque; le Bernin a voulu figurer un baldaquin portatif. 11 se servit, pour cette œuvre colossale, des bronzes romains du Panthéon. Les gigantesques colonnes torses sont une imitation de celle de la chapelle de la Pietà, œuvre byzantine du IV^ s., Y. ci-dessous. Le couronnement, en forme de diadème, a 4 Anges aux coins. La hauteur totale du baldaquin atteint 29 m., c'est-à-dire la hauteur du Palais Farnèse. - LWutel papal, tourné vers l'entrée de l'église, comme dans les basiliques primitives, est situé exactement au-dessus du caveau (Confession) où l'on garde les reliques de St Pierre. Devant l'autel, s'ouvre la Chap. de la Confession, construite par Maderna, entourée d'un cercle de 89 lampes toujours allumées: au miheu de la chapelle, l'admirable *stalue de Pie VI en prière, par Canova (1822). (Pour visiter la chapelle, s'adresser au sacristain; pourboire).

En revenant sur ses pas, après avoir parcouru la nef principale, pour avoir une idée de l'ensemble, on commence le tour de la basilique en partant de la nef de dr. Dans celle-ci, au-dessus de la Porte Sainte, on remarque une mosaïque, St Pierre, d'après le dessin de Ciro Ferri (1675). La l"'^ Chap. est celle de la Pietà (il est préférable de la visiter l'après-midi à cause de la lumière) où, sur l'autel, on admire la *Pietà, de Michel-Ange (1498). Cette œuvre de jeunesse (il avait alors 24 ans), est peut-être la plus touchante de toutes et la seule signée de sa main. La croix et les anges sont des additions de l'époque baroque. À dr. une colonne torse, œuvre byzantine du IV^ s., placée autrefois devant le sanctuaire; cette colonne est l'objet d'une vénération spéciale parce que, d'après la tradition, elle provient du temple de Jérusalem et Jésus s'y serait appuyé. À g., sarcophage d'Anicius Probus, préfet de Rome au IV« s. Dans la voûte: le Triomphe de la Croix, par Lanfranco.

Entre la l''^ et la 2" Chap. statue de Léon XII, œuvre lourde et plate, par Fabris (1836); à g., le mon. de Christine de Suède, d'après le dessin de C. Fontana.

2^ Chap., au-dessus de l'autel: le Martyre de St Sébastien, mosaïque d'après l'original du Dominiquin. Entre la 2^ et la 3^ Chap., à dr., le beau mon. baroque d'Innocent XII, par Fil. Valle; à g., celui de la Comtesse Mathilde de Toscane, par le Bernin.

3« Chap. (dite du Saint-Sacrement), fermée par une gTille en fer, dessinée par Borromini; derrière l'autel, la Ste Trinité, fresque de Pierre de Cortone. Sous l'arcade suivante: le mon. de Grégoire XIII, le réformateur dq calendrier, par Rusconi;

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