‹ Italie méridionale, Sicile, Sardaigne, Malte, Tunis, CorfouChapitre 120 sur 127 · CORFOU. IV- P · texte numérisé non relu

CORFOU. IV- P

puissant rempart des monts Acrocérauniens, qui gardent la côte d'Albanie (Turquie); plus tard, au premier plan, l'île de Corfou. On laisse à dr. les îles à^Othoni, à^ Erikousa, etc. A l'extrémité mérid. de la chaîne Acrocéraunienne, la moitié des vapeurs accostent à Santi Quaranta, port sans importance qui dessert Janina situé à 2 journées de distance (à cheval). L'entrée du canal de Corfou large de 3 à 7 kil., entre l'île et la terre ferme, est magnifique: à dr., le mont S. Salvatore, point culminant de l'île; puis, plus tard, la ville de Corfou, d'abord en partie cachée par l'île de Vido. Au moment de jeter l'ancre, on a à g. la double éminence du Vieux Port, à dr. du port les sombres remparts du Fort Neuf, et à dr. de ce fort le faubourg de Mandoukio.

Corfou. — Arrivée. Débarquement ou embarquement, 1 dr. 50, avec de gros bagages 2 dr. Les bateliers sont très effrontés ; il n'y a ni tarif ni ordre; on remettra donc au commissaire de l'hôtel, qui monte à bord, le soin des bagages, de la bar(]ue et de la voiture (3 à 4 fr. sur la note). La visite de la douane est bientôt terminée.

Hôtels: *d' Angleterre & Belle Venise (pi. a), avec him. électr. et jardin, dans un site élevé (vues), au S. de la ville (65 eh. de 3 à 7 fr., rep. 1.50, 4 et 5, p. 10 à 15 en cas de séjour prolongé), *St-Georges (pi. b), sur l'Esplanade (60 ch. de 3 à 12 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, p. 10 à 15), tous deux de premier ordre. — Moins prétentieux: pension-restaur. Belvédère, strada sulle Mura (p. 7fr.); à la grecque: H. d^ Orient, sur l'Esplanade, H. Fatras, rue Nicéphore, tous deux avec rest. ; H. d'Aleo:aitdrie (ch. 2 fr.), H. & restaur. de Constantinople (ch. 3 dr.), tous deux sur le port.

Cafés, sur l'Esplanade, au commencement de la double allée: tasse de café à la turque, 20 1. — Restaurants: Abbondanza, rue Nicéphore, à. la grecque, pas cher; Belvédère, Fatras (v. ci-dessus). — Biéiîe: Filsener Bierludle, sur l'Esplanade; Gambrimis, près de l'anc. théâtre.

Consulats: France (pi. t), M. Menant, str. sulle Mura; Belgique, M. L. Vlachos, sur l'Esplanade; Italie (pi. 5), le comte Gaetani di Laurenzana.

Poste, sur le port, à côté de l'intendance sanitaire. Télégraphe, près de la banque d'Ionie. — Banques : Fels & C'"'», en face du petit côté du palais Royal (à l'O.); banque d'Ionie, rue Nicéphore, non loin de l'Esplanade; banque Nationale,, près du palais Royal.

Voitures: en ville ou aux environs, 2 à 3 dr. l'heure (faire prix); petites courses, 1 dr. Les voitures des hôtels sont meilleures, mais plus chères. Voit, pour excursions, v. p. 508, 509.

Automobiles de la Société d' Automobiles: omn. t. les j. au N. et au S. de l'île, par place et par kil. 10 1.; voiture à 5 places 50 1. par kil.

Agence de votages de la Hamburg-Amerika-Linie, str. sulle Mura. — Agences des bateaux: Llojjd autrichien, Fels & C'", v. ci-dessus; Società Nazionale di Servizi Marittimi, pi. 8, sur le port.

Théâtres: Teatro Grande, construit en 1895 d'après le modèle de S. Carlo de Naples, non loin de la Porta Rcale, opéra italien en hiver; théâtre d'été, au S. du lycée.

Bains de mer (80 1. à 1 dr.) et bains de baignoire dans l'établissement, près de la Punta S. Nicole.

Corfou, en grec Kerkyra, ville de 28250 hab. (4000 cathol. rom., 2700 israél.), en y comprenant les faubourgs de Kastradis, de ^S*. llocco et de Mandonkio, capitale de l'île du même nom et siège d'un archevêché grec et d'un archevêché catholique, est une des

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villes les plus aisées de la Grèce actuelle. Son port très spacieux est animé par un commerce actif; l'huile d'olive est le principal article d'exportation. Les fortifications, ducs aux Vénitiens, la Fortezza Vecchia ou Vieux Fort, à l'K., pittoresqucment assise sur un double rocher qui s'avance dans la mer, et la Fortezza NiKrvn ou Fort Neuf, au N.-O., ont perdu leur importance. Les rues, très étroites, sont fort animées; le grec et l'italien sont les deux langues usitées dans les rapports journaliers.

Kerkyra, en lat. Corcyra, la seconde en grandeur (638 kil. uarr.), mais la plus imi>ortante des îles Ioniennes, était regardée par les anciens comme identique à 8cheria, le pays homérique des Phéaciens et de leur roi AlcinoUs. Colonisée de bonne heure par les Corinthiens (784 av. J.-C), elle finit par acquérir une puissance telle qu'elle rivalisa avec la métropole et fut un des principaux jirétextcs de la guerre du Péloponèse. On lui a donné au moyen âge le nom de ('orfoti, contraction probable de celui de «koryphous» (coryphées) qui aurait d'abord désigné les deux rochers de la forteresse. Cette île a été sous la domination vénitienne de 1386 à 1797, a passé en 1815, avec les autres îles Ioniennes, sous la suzeraineté de l'Angleterre, qui l'a gardée jusqu'en 1864 et l'a cédée alors à la Grèce.

L'île compte auj. 94 000 hab. Ses beautés naturelles, rehaussées par l'alternance constante de la montagne et de la plaine, ses falaises escaipées, ses baies, l'abondance de ses eaux, l'exubérance de sa végétation, ses vieilles forêts, son climat en général doux et constant de la mi-mars au mois de juin et en automne jusqu'au commencement de novembre, enfin ses bonnes routes établies par les Anglais, sont autant de facteurs qui font de Tîle un séjour des plus agréables. 11 y fait très chaud au cœur de l'été. De la mi-novembre à la fin do février, on y est esiiosé à des averses fréquentes et à de brusques cliangements de température, si bien que Corfou ne peut rivaliser avec les stations d'hiver d'Italie et de France pour les avantages offerts aux malades.

Du port, on traverse la cour de la douane et l'on tourne à g., en passant devant le petit hôtel de Constantinople, pour suivre la rue dite sulle Mura, qui contourne la ville au N. en otl'rant de iKinibreux points de vue, et aboutit à l'Ksplanade, à côté dti palais Royal. On peut aussi prendre à la douane la rite Nicéphore, la principale et la plus animée de la ville, qui conduit également en .") min. à l'Esplanade. — Tin peu avant, derrière la banque d'Ionie, l'église S. Spiridione, et à la même distance à dr. de la rue Nicéphore, le Teatro Vecchin, auc. théâtre qui date encore du temps des Vénitiens et sert auj. de mairie.

JjEsplanade, grande place entre la ville et le Fort Vieux, est bordée à l'O. de belles maisons à arcades.

Le palais Royal, au N. de l'Esplanade, construit au commencement de la domination anglaise pour le lord-commissaire, est en pierre grise de Malte, et renferme la salle du trône et celle des séances de l'ancien sénat d'Ionie. On peut y entrer par une porte latérale à l'O. Un escalier monumental en mnrbre conduit au premier étage. Sur le palier se voit un lion aiiti(|ue au repos (pourb.). — Devant le palais, une statue en bronze de .sîV Fréd. Adam, qui a bien mérite de l'île comme lord-commissaire, de 1823 à 1832.

La ville. CORFOU. IV. B. 44. 507

A l'extrémité E. de la double allée d'arbres qui traverse l'Esplanade, à g., une statue de Jean - Mathias de Scludenhourg, général vénitien qui défendit bravement la ville contre les Turcs en 1716. Le pont jeté sur un large canal mène à l'entrée du

*Vieux Fort (Fortezza Vecchia), qu'on peut visiter. Ses ouvrages, qui ne servent plus que de casernes et d'hôpital militaire, forment plusieurs étages sur les versants escarpés de deux hauteurs. Au pied de celles-ci, à dr., l'église de la garnison, construite par les Anglais, a un porche d'ordre dorique. Le passage en face de la porte principale, dans le haut, mène à l'hôtel du commandant, édifice à balcons et à contrevents verts, où l'on monte par une rampe et des escaliers. En montant plus loin à g. et par une galerie voûtée pour continuer par une rampe de gazon, et gravir des degrés, on arrive à la plate-forme qui termine le rocher de l'O. (70 m.), ou sont un signal et un phare. Le gardien offre sa longuevue (2.5 1.). **Vue magnifique sur la ville et l'île de Corfou, du mont S. Salvatore et du cap Cassopetto au N., au cap Bianco au S., et sur l'Epire (Turquie), en face, avec ses hautes montagnes.

Le dernier bâtiment à dr. à l'extrémité S. de l'Esplanade, précédé d'un perron, est le lycék. Devant cet édifice, sur la place, la statue de marbre de Jean Capo d^Isfria, né à Corfou et président de la république hellénique de 1828 à 1831. Une large rue descend de là au boulevard de l'Impékaïrice - Eli.sabeth (viale Imperairiee Elisabetla), l'ane. strada Marina, large quai qui se développe le long du rivage au-dessous du nouveau quartier de la ville; c'est le soir une promenade très fréquentée. Au commencement à dr., le casino avec salles de concert et de jeu. 4 min. plus loin, on prend à dr. près de l'obélisque, puis à g., pour arriver au musée qui renferme des inscriptions funéraires et des sculptures antiques, surtout celles trouvées dans les dernières fouilles faites au temple archaïque (p. 508). A côté, le tombeau de Ménécrate, basse rotonde en forme de puits datant du vi« ou du vu® s. av. J.-C. Plus haut, le fort ruiné de S. Salvatore et sa prison cellulaire.

Le boulevard continue le long du faubourg de ICastradis ou Garitza en décrivant une courbe jusqu'au môle qui ferme la baie. A l'endroit où il fait un coude, on prend au S. la route principale, qui depuis 1907 porte le nom de route de l'Empereur-Guillaume II, et l'on arrive en 7 min. en face de l'abside ronde de la vieille église S. Corcyra, d'où un chemin carrossable monte à g. La grille à g. est l'entrée de la *villa Monrepos (Villa. Reale), propriété royale dont le riche parc offre de magnifiques coups d'œil sur la ville et les forts de Corfou. Entrée libre les dimanche et jeudi après-midi; les autres jours, moyennant pourboire.

lie chemin r.arros8al)le, mentionné ci-dessus et qui passe devant la villa Monrepos, mène à Analipsis, en ital. Ascensione. Immédiatement

508 lV.n.44. OORFOU. Krcursiong.

avant le village, à g., le sentier qui passe sous de« oliviers et se dirige vers la mer eonduit au bout de 200 pas, en obliquant un peu à dr., aux fondations du temple dit de, Kardaki, découvert en 1822 et déblayé en l'M2. C'est un temple très aneieii d'ordre dorique. Les colonnes du i)ortique, dont ([uehiues-unes ont été reconstituées, ont à peu pri's 3 m. de liauteur; il y en avait six à cliaque façade. La cella contient la grande hase de la statue du culte.

\ai route de l' Empereur-Guillaume II longe ensuite le versant 0. (le la presqu'île moutueuse qui s'étend au S. entre le lac de Knlildojx'ido et la mer. C'est là reniplacenient de la ville antique, dont le port de commerce était la baie actuelle de Kastradis, tandis que le lac, aujourd'hui envasé, semble avoir servi aux vaisseaux de guerre sous le nom de jjoii Hylléev. Dans les fouilles faites en avril 1911, non loin du couvent de SS. Teodori, on a trouvé les restes d'un grand temple archaïque (vi« s. av. J.-C.) d'ailleurs coniplètcnient détruit. Parmi les trouvailles principales (maintenant au musée, p. 507) sont des sculptures du fronton 0. Elles représentent une Méduse colossale entre ses fils, Pégase et Chrysaor, de dimensions plus petites; le groupe est flanqué de deux lions ou léopards énormes, et de part et d'autre de cet ensemble sont d'autres figures à échelle réduite: à dr., Jupiter combattant un Titan; à g., une dée.sse assise menacée d'un javelot, et, dans l'angle, un Titan tombé; le tout est sculpté dans le tuf, en haut-relief. On a encore trouvé ici quelques fragments de colonnes et de l'entablement et, à 50 m. à l'E., des restes insignifiants de la façade orientale. L'avant-cour pavée qui précédait celle-ci a été mise au jour, ainsi qu'un autel bien conservé de 10 m. sur 2 et, plus loin, une partie du mur de l'enceinte sacrée. — La belle route est bordée de jardins plantés de rosiers et d'orangers. Plus loin, une superbe plantation d'oliviers. Au bout de 25 min., à 45 min. de l'Esplanade, le chemin se termine à un rond-point appelé *Canone (voit. 5 à 6 dr.). De là, on jouit d'un des plus beaux coups d'œil de l'île sur la partie S. de la côte orientale.

Devant l'entrée de l'anc. port Hyllcen est un îlot planté do cyprès nommé Scoglio di Ulisse. ou Pnntikonisi (île de la souris), où il y a une chapelle et l'habitation d'un ecclésiastique; on le prend souvent à tort pour le modèle qui a servi ."i Bôcklin à peindre son Ile des Morts. Le.! Grecs croyaient y reconnaître le vaisseau pétrifié des Phéacions qui ramena ITlysse à Ithaque ot provoqua la colère de Neptune. A dr., le lac de Kalikiopoulo, dont la rive S.-O. passe, à cause du ruisseau de Cresnida qui se jette ici dans la mer, pour l'endroit où Ulysse échoua et rencontra Nausicaa.

^Excursions intéressantes de Corfou à l'intérieur de l'île.

Au Sun. — Gasfiiri et Benizze (12 kil.) ; en voit. (10 à 15 dr.), ;? il 4 h. ail. et ret. On sort de ville par la Porta Reale, l'anc. porte dr rO. La route traverse le faubourg de S. Kocco, se développe à une petite distance à l'O. du lac Kalikiopoulo, puis monte en lacets à (8 kil.) Qasturi (pension Aciiilleion, p. 7 dr.), où l'on visite, dans une gorge, un platane vieux d'un millier d'années, à côté d'une très

Excursions. COKFOU. IV. R. 44. 509

vieille fontaine. 10 min. plus loin, à g. un peu k l'écart, la villa *Achilleion (145 m.), construite de 1890 à 1891 pour l'impératrice Elisabeth d'Autriche (m. 1898) par Kaiï. Carito dans le style de la Renaissance italienne, et depuis 1907 propriété de l'empereur Guillaume II. Les terrasses attenant au château, sur le derrière, ornées de nombreuses statues parmi lesquelles on remarque un Achille colossal (1910) par J. Gœtz, et le parc à dr. qui descend en gradins vers la mer sont ouverts au public de 11 h. à 5 h. (2 dr. pour les pauvres) ; dans le kiosque du parc, une statue de l'impératrice Elisabeth vient de remplacer celle de H. Heine. — La route descend ensuite à (3 kil.; raccourcis) Benizze, village de jjêcheurs où il y a des restes d'une villa romaine (pourb.). Dans le voisinage se récoltent d'excellentes oranges. Barque pour le retour à Kastradis, 5 dr.

Mont S. Deçà (567 m.), en, grec Hagi Deka; 5 à 6 h., aller et retour en voiture (10 à 15 dr.). La voiture mène en 1 h. ^|^, en quittant la route décrite p. 508 à 1 kil. avant Gasturi, jusqu'au village de Hagi Deka (206 m.), au pied de la montagne, dont l'ascension se fait en 1 h. avec un guide. Panorama magniiique, surtout du côté de l'Albanie. On redescend par un étroit sentier et à la fin par un bois d'oliviers en '/g h. à Apano-Garuna et, 1/4 d'h. plus loin vers le N., à S. Teodoro ou Hagios Theodoros (240 m.) où l'on retrouve sa voiture. Le retour par Kamara demande 1 h. 1/2-

A l'ouest. — Pelleka; en voit. (10 dr.), 3 h. 1/2 à 4 h. aller et retour. Après avoir traversé le faubourg de S. Rocco (p. 508), on arrive en 20 min. au village d'^KjJîi; V4 'l'^- P^"^ ^<^i"' '^ route d'Afra (v. ci-dessous) se détache à dr., tandis que celle de Pelleka continue en ligne droite et traverse le Potamd, le cours d'eau le plus important de l'île, mais ordinairement à sec en été. Après une courte montée par un bois d'oliviers, la vue se découvre à g. sur Varipatadès, perché sur la hauteur au milieu de forêts d'oliviers, et droit devant soi sur Pelleka qu'on atteint après une course de 1 h. ^/j qui se termine par une forte montée. Le chemin carrossable continue presque jusqu'au point culminant de la croupe montagneuse (272 m.) de la côte occid. Vue admirable.

Au NORD. — Govino; belle excursion de 2 h. ^/g à 3 h., par Afra à l'aller et par Potamô au retour; voiture, 8 à 10 dr. Jusqu'à Alipù et au pont sur le Potamô, v. ci-dessus. On arrive à Afi'a à peu près 45 min. après le départ. A dr., Knkuritza; à g., la vallée de la Ropa. Plus loin, au fond d'un golfe pittoresque à dr., Kontokali et à g., Govino où sont les ruines d'un arsenal vénitien. Dans la mer, l'île du Lazaret avec un grand bâtiment carré. — Pour le retour, on prend au delà de Kontokali le chemin qui passe à dr. par le gros village de Potamd.

Palmokastritza ; trajet de 3 h. en voiture (20 à 25 dr.); retour en 2 h. '/g. A peu près à mi-chemin, à 2 kil. 5 au delà de Govino

Baedeker. Italie méridionale. 14» éd, 32

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(p. 509), la route se détache de celle qui conduit dans les parties septentr. de l'île, après avoir franchi immédiatement à dr. le pont Pheleka et plus loin le col de S. Paritaleone, riche en beaux points de vue. A dr. se montre constamment le 7noiit S. Salvatore, en grec Pantokrator (914 m.), dont l'ascension se fait en 2 à 3 h. avec un guide, à partir de Spartilla; on atteint cette dernière localité en s'y rendant en voit, de Corfou par (xovino et Pyrgi; la course prend 2 h. 1/2 env. et coûte à peu près 20 dr. Plus on se rapproche de la côte 0., plus le paysage devient grandiose, la route que l'on suit longeant constamment les rouges parois escarpées de la montagne, toutes crevassées de caveimes et d'anfractuosités. A dr., belles échappées sur les villages de Korakiana, Skriperô et Dukadès. Du chemin qui mène à ce dernier village, la route descend en lacets en 1/2 h. à la baie de Liapadès, puis remonte en 1/4 d'h. au couvent de Palaeokastritza, juché sur un rocher élevé. La vue sur la côte occid. de l'île et sur la mer est de toute beauté. Les moines offrent des rafraîchissements aux visiteurs; l'obole qu'on leur donne est proportionnée à ce qu'on a consommé. Pour plus de détails, voir la Grèce par Bsedeker.

TABLE DES PEINCIPAUX AETISTES

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