SORRENTE. I- R
promenade, 1 fr. à 1 fr. 50 par heure, avec un rameur. Pour l'île de Caprée (2 h. à 2 h. «/a), on demande: à 2 rameurs 6 à 8 fr., 3 ou 4 ram. 12 fr., 5 à 8 ram. 16 fr.
VoiTiTREs: pour Massa, Lubrense, à 1 chev. 1 fr. 50, à 2 chev., Victoria à 2 places, 2 fr. 50, landau à 4 places 2 fr. 75, ail. et ret. 2.25, 3, 3.50; pour S. Agata par Massa 4, (5, 7 fr., ail. et ret. 6, 8, 10 fr. ; pour MIeta
1 fr., 1.50, 1.75; Vico Equense 2 fr. 50, 3, 3.50; Castellanimare 4, 6, 8 f r. ; Amalfl (v. p. 203) 10, Ifi, 18 fr. On ofifrc souvent des voitures à prix réduits, surtout après la saison, ou des voit, dites de renvoi.
Anes, généralement 1 fr. l'heure; pour une excursion de 2 à 3 h.,
2 fr. à 2 fr. 50.
Postes: strada Luigi di Maio, près de la place. — Toubist Office (E. Gargiulo), piazza Tasso, agence de la Società Nap. di Navigazione (p. 178) et de Th. Cook & Son {]i. 37), bureau de change, locations, expédition, exportation de fruits du Midi.
Les OUVRAGES EN MARQUETERIE (tarsia) ct Ics SOIERIES, imitations de celles de Rome, sont estimés ct à bon marché. Pour développer l'industrie de la marqueterie, le gouvernement a ouvert, dans l'anc. couvent S. Antonino, sur la place du même nom, une école spéciale, dite R. scvola d'Artfi, qui reçoit les commandes de toute sorte. Magasins où se vendent ces ouvrages: A. Gargiulo fils, corso Duomo (aussi des soieries); 3/ichel. GrandviUe, str. 'Tasso ; 8alv. Gargiulo, piazza Tasso. Soieries, chez Massa, str. Tasso, fi, Miccio frères, même rue, et bien d'autres. Il faut marchander dans les petits magasins.
Distribution du temps. Si l'on ne s'arrête qu'un jour à Sorrente, on montera à pied dans la matinée par Villazzatio (p. 175) et Telegrafo pour arriver en 2 h. au Deserto ou, ce qui vaut mieux, on ira en voit, à <*>. Agata (1 h. 3/4) pour continuer à pied jusqu'au DeseHo (20 min., p. 175) et retourner de là directement à Sorrente. L'après-midi, on se rendra à pied à Capodimonte et à C'ajw di Sorrcido, d'où l'on visitera les grottes en barque.
Sorrente, en ital. Sorrento, surnoniniée la Gentile, Surrienio en dialecte napolitain, le Surrentmn des anciens, est aujourd'hui une petite ville de 6849 hab. et le siège d'un archevêché. Elle s'élève au milieu de plantations luxuriantes de limoniers et d'orangers, sur un rocher de tuf de 50 m. de hanteur, escarpé ct dont le pied est rongé par la mer. Elle est entourée de gorges profondes, que la croyance populaire peuple de nains (monacelli). La gorge de l'E., qui sépare la place du faubourg, se termine au «Petit-Port» (Marina Piccola); elle est reliée par la route de voit, et un escalier à un petit jardin public qui domine la mer et où l'on va de la place par la strada Luigi di Maio, la place S. Antonino et, à g., la str. S. Francesco. La gorge de l'O. aboutit au « Grand-Port» (Marina Grande), on abordent les barques de pêcheurs. Dans la cathédrale, immédiatement à dr., la chapelle des fonts ornée de bas-reliefs du xv« s. Au N. de la tour, dans la rue parallèle suivante, la via S. Cesario, on voit une loggia du xiv*' s. qui porte le nom de Sedile Dominova. Les murs et les tours de la ville du moyen âge, qui faisait un assez grand commerce, sont en ruine.
Sorrente est la patrie du Tasse (1544-1595); une statue de marbre lui a été érigée sur la place. La maison où il est né et le rocher qui la portait se sont écroulés dans la mer; mais on montre encore la maison de sa sœur Cornélie, où il fut reçu déguisé en
174 f- n- '0. SORRENTE. Excursions.
pâtre, en 1592, après nnc vie pleine de gloire et de tonrnients; c'est anj. le palais Scrsale, dans la strada S. Nicola.
i'In iiivcr, au jn-initMiips et en automne, Sorrente est presque exclusivenn-nt l'roiiuentée par les ("'trangers ijui, comme les Italiens, y viennent anssi en été pour les bains de mer, attires par son exposition au N. Après le coucher du soleil, rendez-vous des étrangers sur la place, où il y a concert. La ville est éclairée à l'électricité et approvisionnée d'excellente eau potable. Sorrente manque de promenades agréables, les chemins, toujours très poussiéreux en été, étant enserrés entre les murs des jardins et des vignes. Pour remédier à cet inconvénient, la ville est en train de construire une route qui la dominera au S. Les flancs de la montagne et les hauteurs otfrent par contre nombre de beaux chemins (pour Capodimonte, Capo di Sorrento, etc., v. p. 174-177) et les excursions sont facilitées par le tramway.
Du Surrentnin des Romains, j;ulis .si riche en temples et en villas, oïl ne voit plus que des citernes souterraines épargnées par le temps, à dr. sur la route de Castellaniiuarc, et çà et là dos restes de murs qu'on a revêtus de noms prétentieux. - De l'hôt.-pens. Cocumella (p. 172), on se rend en 5 min. vers le N.-E. à la piazza SS. Giovanni e Paolo d'où la vue est fort belle et d'où un escalier en limaçon, pratiqué dans le roc, conduit au rivage. Dans le bas, grottes diver,ses. En dessous du jardin du couvent do capucins voisin (sonner k la porte à g. de l'église; entrée interdite aux dames; pourb. 10 c.) , on voit ime belle voûte antique taillée dans le roc et remplie d'eau de mer.
Les PROMBNAnEs EN BARQUE sont intéressantes. On va par ex., en 1 h. '/g à 2 h. (aller et retour; avec un rameur, 3 fr.) à la Piinta di Sorrento, h l'extrémité 0. du golfe, en face de la Punta di Scutolo (p. 171), entre des falaises où se voient des murs romains. Ne pas négliger d'entrer dans la grande grotte Harjiio délia Regitui Gioraniia, qui était voûtée dans les temps anciens et servait peut-être de vestiaire (apodyterium) aux personnes qui se baignaient sur la plage. La colonie de jiêcbeurs de Marina di Piiolo, dans le voisinage, rappelle la magnifique villa de Pollius Félix, que décrit le poète Stace et dont faisait partie la grotte mentionnée ci-dessus. Elle occupait toute la langue de terre de la Punta di Sorrento. Le palais proprement dit s'élevait sur la l'inita délia. CalcareUa. — Même temps et même pris pour aller aux belles grottes, dites Grotte délie Sirène, qui se trouvent prés de la plage des bains de l'hôt. Cocumella (p. 172).
La *ROUTE DE Massa, longue de 5 à 6 kil., continuation de celle de Oastellammare, offre comme celle-ci de magniliques points de vue; elle est surtout animée le soir. Trois min. au delà des dernières maisons de Sorrente, elle traverse sur un pont la gorge de la Conca; 3 min. plus loin, à g., la «strada Capodimonle», route cavalière pavée par laquelle on peut monter en 7 min. (prendre à dr. an second tournant) au célèbre point de vue de Copodimoiite. La route passe au pied de cette hauteur et offre une vue pres(|ue aussi belle ((ue celle de Capodimonte. Klle gravit ensuite le cap de So)-rmfe, dont on peut visiter l'extrémité (de même ([ue le Bagno deli;i Kegina Giovanna, v. ci-dessus) en descendant à dr. en 10 à 12 min., par la calata Punta del Capo (praticable pour les voit, à 1 chev.); beau ))aiiorama. 3 min. plus loin, la pension ]\Iinerva (p. 17*2). Le
Excursions. SORKENTE. I- R- iO. 175
piéton arrive en 1 h. env. de Sorrente à, Villazzano, groupe de maisons au pied de la hauteur du Telegrafo (p. 176), que contourne la route. Les restes d'une magnifique villa romaine ont été déblayés en 1911. Immédiatement au delà de Villazzano, on a un coup d'œil splendide sur l'île de Caprée. A dr., l'île rocheuse de Vervece. 20 à 25 min. plus loin,
Massa Lubrense, petite ville dominée par le château de S. Maria, où l'on monte par la via Pozzillo; un enfant sert de guide et apporte la clef de la tour qui offre une fort belle vue. Au bord de la mer, restes d'un aqueduc romain et d'autres antiquités. Il ne subsiste aucune trace du fameux temple des Sirènes, qui se trouvait peut-être au S.-O., près de ^S". Maria délia Lobbra. Il se célèbre ici le 15 août une fête à laquelle les habitants de la contrée viennent de loin. — On trouve ordinairement des barques et des voit, pour retourner à Sorrente, et des barques pour Caprée, moins chères qu'à Sorrente. — La route contourne ensuite le 7nont S. Nicola et monte à S. Agata (env. 4 kil. ; p. 176).
De Massa Lubreuse, on arrive par 8. Maria, en suivant en voit. (6 à 8 fr.) la belle route carrossable qui à Monticchio se détache de celle de S. Agata, en 1 h. au village de Termini (340 m. ; bonne Osteria, où on peut coucher), au pied du mont 8. Costaiizo (488 m.), le plus élevé de la partie autérieure de la presqu'île (ascen.siou intéressante, mais assez fatigante, '/a h. ; il y a un ermite au sommet). Les piétons qui veulent retourner à Sorrente prendront de préférence le chemin qui passe par S. Agata (p. 176; à 1 h. de Termini). — Au delà de Termini, le chemin descend peu à peu vers l'extrémité de la presqu'île, la Punta di Campanella (47 m.), à 1 h. 3/^ ou 2 h. de Massa. C'est le ca^j Minerve des anciens qui, d'aprcs la légende, doit son nom à un temple érigé par Ulysse. Le nom moderne rappelle les cloches des tours de guet, construites sur ces côtes sous Charles-Quint, pour les défendre contre les corsaires. Cette pointe rocheuse, dénudée et solitaire, où se trouve un 2jhare, otïre une vue délicieuse sur la mer, sur les côtes et sur l'île de Caprée, à peine à 5 kil. Derrière le phare, restes considérables d'une villa romaine. — A dos d'âne, toute l'excursion, qui de Sorrente prend 7 à 8 h., coûte env. 5 fr. à partir de Massa; guide inutile.
On peut descendre de Termini, au S.-E., à Nerano et à la Marina del CantOJie, d'où l'on se fait conduire en barque, en ^/^ d'h., aux ruines de Crapolla, à l'E. Pendant la traversée, belle vue sur les petites îles des Sirènes ou li Galli (p. 204). On voit près du débarcadère de Crapolla des vestes de murs, avec une fontaine au milieu, et des vestiges d'une conduite d'eau. Plus haut, sur la colline, les ruines du couvent et de la basilique romane de <S'. Pietro (142 m.), dont les huit colonnes de marbre et de granit proviennent sans doute en partie de l'anc. temple de Minerve mentionné ci-dessus. Les bons marcheurs peuvent monter de lîi à S. Agata (p. 176) et aller par ce village à Sorrente.
Les HAUTEURS AUX ENVIRONS DE SoRRENTE offrent une série de beaux points de vue. Comme il faut généralement suivre pour y arriver des sentiers étroits et dépourvus d'intérêt, le mieux est de prendre un âne. Cependant il n'est pas désagréable d'y aller à pied, lorsqu'il fait frais.
L'endroit le plus visité est le Desei'to, à 1 h. ^/\ ou 1 h. ^j^ à pied de la place de Sorrente. Le chemin can-ossable mène par Massa Lubrensejusqu'à/S'. .4^aia (p. 176; voit., p. 173); les piétons montent
17G I- R- iO. SORRENTE. Excuraiom.
le chemin cavalier dit «straila Capodlinonte» (p. 174) et après le (leuxièine zigzag eoiitiiuiont non pas à dr. sur Capodimonte, mais il g. Plus loin, à 15 niin. de la route de Massa, à la biluriiation près d'une images de la Vierge, ou poursuit tout droit entre des murs de jardins, au lieu d'aller à g. k Crocevia. 15 min. plus tard, on monte à g. dans la direction de Privra, qu'on atteint en 5 à 10 min. On passe sous une longue porte voûtée, ensuite tout droit par le largo Priera, petite place (jui précède l'église, puis à dr. et encore immédiatement :\ dr., par un chemin pavé. Le *Deserto (455 m.), bâtiment rouge qu'on voit devant soi sur la hauteur, à 35-40 min. de Priera, est un ancien couvent, de nouveau habité par des religieux (|ni en ont fait un orphelinat. Ils offrent des rafraîchissements aux visiteurs et comptent sur une offrande pour l'établissement. Du toit de ce couvent, on jouit d'une vue charmante sur les deux golfes et sur l'île de Caprée; en avant, sur le mont S. Costanzo (p. 175); à g., sur la petite église isolée de S. Maria délia Neve. — Un revient par S. Agata di Massaliibrense (390 m.; hôt.-pens. Villa Petagna, dans la villa Pignatelli-Strongoli, eu un endroit dégagé, avec jardin, 20 ch., déj. 3 fr. v. e., p. G à 8, peus. laccariuo, avec jardin, tous deux recommandés), village à ^4 d'h. au S.-E. du Descrto, avec une belle vue et fréquenté en été comme station climatérique. Daus l'église, un maître-autel incrusté de marbre (xvii* s.). Grande fête le jour de l'Assomption (15 août). C'est à S. Agata qn'aboutit la belle route de Massa Lubrense (p. 175). — Ou redescend directement à Sorreute ou bien, non loin de l'église, par un chemin escarpé qui passe à travers des plantations d'oliviers et la belle châtaigneraie de la Tigliana (-^/^ d'h.), ou bien audessous du Deserto par Priora (v. ci-dessus; 1 h. '/j), ou bien encore eu prenant la pittoresque via Olivello, à côté de la villa Komita, et par Crocevia (1 h. V2)'
S. Agata est un bon centre d'excursions (v. la carte p. 166) d'où l'on va au Deserto, 20 min.; à S. Maria délia Neve, id.; à Sorrente, par quatre (.•liemins (v. ci-dessus et p. 175); k Annunciata par Moitticch'w et Turro, 1 11. Va «^ pied; à Terinim, 1 h. à pied par S. Maria délia Neve et Caprile ou ^|^ d'il, eu voit. j)ar Mouticcliiu et (Jam, et do là au mont S. Costanzo, ;i la Puuta di Campanella, à Nerano et à la Marina del C'antoue, V. p. 175; à la Marina di Crapolla, directement en 1 h. par une descente escarpée et pavée; au S.-E. à Torca et h Monticelli sur les hauteurs dominant le golfe de Salerne, ^/4 d'h.; au Piocolo S. Angelo (v. p. 177), par les Tore di Sorrento et le Telegrafo di Marecoccola (1 h. '/j).
Le Telegrafo (240 m.), hauteur assez escarpée, où un télégraphe aérien communiquait jadis avec l'île de Caprée, offre, à 1 h. à rO. de Sorrente, une vue semblable j'i celle du Deserto, mais moins belle. On y monte de Villazzano (p. 175), à 4 kil. de Sorrente, en passant sous bois pendant 20 :\ 25 min.; la montée commence à la maison devant la((uelle se trouvent deux caroubiers; It min. plus loin, on prend à g., jinis 3 min. après, on passe la jiorte w 5, à dr., d'où un enfant sert de guide pour 30 à 40 c. Ou bien
Excursiom. SOERENTE. I- R- iO. 177
on suit le chemin du Deserto jusqu'à l'endroit où il tourne à g. dans la direction de Priora. Là, on continue tout droit et on atteint en 20 min. un bureau d'octroi de Massa Lubrense. 30 pas plus loin, la seconde porte à dr. donne entrée dans une ferme (10 à 15 c), qu'on traverse pour arriver tout droit, en 6 min., au télégraphe. — Au pied de la hauteur est située la vallée délie Pigne, qui doit sou nom à de magnifiques pins parasols; le coup d'oeil qu'on y a sur l'île de Caprée est célèbre à bon droit. En mai, juin, sept, et oct., on y fait une chasse aux cailles très productive, ainsi que dans les environs et dans l'île de Caprée.
Le Piecolo S. Angelo (445 m.), à 1 h. Y2 ^^ S.-E. de Sorrente, offre une très belle vue sur la plaine de Sorrente et le golfe de Salerne. On y monte de la place par le bord oriental de la gorge de l'E. et en passant par César aiio et Baranica. Dans le haut se trouve une maison abandonnée. De là, on va en 1 h. ou 1 h. '/g '* '^• Agata (p. 176), en montant d'abord un peu au S., puis par un sentier à dr. à travers un bois peu élevé, toujours à la même hauteur le long des Tore di Sorrento, en ayant constamment une belle vue du côté de la vallée.
La chaîne de collines des Conti délie Fontanelle (voit, à 1 chev., ail. et ret., 6 fr.), à 1 h. Va à l'E. de Sorrente, offre la vue des golfes de Naples et de Salerne. Le chemin qui y mène se détache à dr. de la route de Meta, près de la maisonnette blanche de la villa C'acace située entre Pozsopiano et Carotta (p. 171; tramway, v. p. 166), et monte par S. Liguori où passe la route d'Amalti (p. 203). Eu gravissant la croupe à l'O., ou arrive au Telffirufo di Marecoccnla, d'où la vue est spleudide. — L'ascension du Vico Alvano (643 m.) est fatigante, mais intéressante; elle prend (aller et retour) 6 à 7 h. de Sorrente, avec un guide; le chemin passe de S. Liguori par la hauteur des Conti di Geremenna (Ristor. dei due trolfi, p. 204).
L'excursion à l'ancien couvent des Camaldoli di Meta situé audessus de Meta (p. 171), aujourd'hui maison de campagne du comte Griusso, se fait de Sorrente en 2 h. 1/2 cnv.; la vue y est magnifique. De Sorrente à Meta, par la grand'route, en s/^d'h.; 25 min. en voiture (75 c.) ou eu tramw. (p. 166; 30 c.) ; près d'une grande maison rouge, monter à g. par le «vico Alberi»; puis par un bois d'oliviers, eu 20 min., à l'église d'Alberi; ensuite à dr., en 10 min., à la villa Giiisso-Astapiaim. Le plus beau coup d'œil est au rond-point, dans la partie E. du parc, à euv. 5 min. de l'entrée. La vue est surtout belle au coucher du soleil; on s'arrangera par conséquent de façon à ne pas arriver trop tôt dans le haut (50 c. à 1 fr. au jardinier).
On monte en 2 h., par 3Ieta (tramw. jusqu'ici, v. ci-dessus), Alberi (v. ci-dessus), Fornacelle et Preaszano, au village de S. Maria a Castello, d'où l'on découvre à ses pieds, du haut d'un rocher en saillie, à 650 m. de profondeur, le village de Poaitauo (p. 204). On y descend de S. Maria par un sentier eu zigzag.
Caprée.
Cette excursion demande deux jours. A l'arrivée, on se rendra immédiatement du bateau à la i/rotte d'Azur; si l'on n'est pas pressé, on renverra de préférence à plus tard en partant de la Marina Grande (v. p. 186). Ou consacrera l'après-midi à la Puntu Trayura et à la villa de
178 I- ii- 10. CAPREE. ^«"8- pratiques.
Tibère, le second jour îi Anacapri, à, l'asceneiiou du mont Solaro ou bien :'i une pi'umcuiidc eu barque autour de lu côte £. de l'île en partant do la Marina Pici(da. L'excnr-sinn faite en un jour aller et retour ne laisse après la visite de la grotte d'Azur (en s'y rendant du bateau, v. cidessous), c|uc ;i h. à 3 h. Va pour les autres uartie» de l'île et ne permet guère de voir que la villa (le Tibère (pour les distances, v. p. 180). — Par uu gros temps, la traversée et particulièrement rembarquement et le débarquement, même à la grotte d'Azur, sont désagréables pour les personnes délicates; un fort siroco empêche parfois l'embarquement a S. Ijucia et par suite le départ du bateau-salon.
Bateaux à vap. de Naples à Capri par Sorrente (Soc. Nwpolettiita di Nariiiuziotte a vapore; bureau à Naples, Immacolatella Veccbia, p. 17, pi. a 5).
a. Bateaux-sai.ons (ligue D; une seule classe): départ t. les j., à 9 b. du mat., du port à S. Lucia et au C'a.stel dell' Ovo (p. 42; pi. F 7; embarq. ou débarq., 30 c, menus colis compris; à Sorrente ou Capri, 20 c. ; barques des hôtels à Sorrente, 50 c; gros bagages: à Naples, 20 e. par colis; à Sorrente ou îi Capri, 20 c. par 60 kilos) ; arrivée à Sorrente vers 10 h. (10 min. d'arrêt); à la Marina à Capri, 11 h. (10 min. d'arrêt); à la grotte d'Azur (v. p. 18(>), 11 h. 20; de là, dép. vers midi pour Capri, où l'on est de retour vers midi 10. Au retour, dép. de Capri vers 4 b. du s. (3 h. '/s, du 16 oct. au 28 févr.); de Sorrente, à 5 b. 10 (4 h. 40), arrivée à Naples, ii ti h. 10 (5 11. 40). — Prix: de Naples à Capri, ti fr. ; à Sorrente, 4 fr. 75; de Sorrente à Capri, 4 f r. ; de Sorrente à Naples par Capri, y f r. ; aller et retour, valables 3 mois, Naples-Capri 10 fr., Naples-Sorrente 7 fr. 50, Sorrente- Capri Gfr. 50; plus, un pourb. pour les bagages.
b. Bateaux-poste (ligne C; par Vice Equense, Equa, Meta, Piano di Sorrento, Sorrente et Massa): départ de Napleu t. les j. du débarcadère de rimmacolatella Vecchia (p. 47; pl.G5; aux autres stations 10 c. pour l'embarq. ou le débarq.), en hiver à 3 b. de l'après-midi, au printemps et ou automne îi 3 h. '/a o" 1 b., en été à 4 h. ; dép. de Capri, à l> h. '/« "" à (i h. du mat. Durée du trajet jusqu'à Sorrente 1 h. '/s, jusqu'à Capri 2 h. '/»• Billets (délivrés seulement an bureau, v. ci-dessus): Naples-Capri, l" cl. 4 fr., 2e cl. 1 fr. 50, 3« cl. 95 c. ; Naples-Sorrente, 3 fr., 90 c., 55 c.; ail. et ret., valables 1 mois, t> fr., 2.40, 1.45 et 5 fr., 1.50, 90 c.
Capri. — Le principal débarcadère de Capri est à la Marina Granile (p. 181), au N. de l'île; ce n'est que par un fort vent de l'E. ou du N.-E. que le bateau jette l'ancre à la Marina Piccola (p. 182), au sud.
Funiculaire. De la Marina Grande, immédiatement à g. de l'embarcadère, à la gvand'place de la ville, toutes les '/ïh-J prix: de 10 h. à 4 h. 55 c, ail. et ret. 1 fr. 05; de 6 h. à 10 h. du ni. et de 4 b. à 10 b. du s. 45 c. à la montée, 35 c. à la descente; valise 20 c. ; malle, 50 kilos, 80 c.
Hôtels. Tous sont éclairés à l'électr., quelques-uns seulement ont un chautt'. central; ils sont souvent pleins au printemps et alors même les meilleurs ne sont pas toujours à la hauteur; durant la saison, retenir sa ch. d'avance (v. p. xx); mais refuser les otïres des agents qui importunent les étrangers sur les bateaux; on est surpris que les noms varient si fréquemment. — Il y a peu d'eau potable et souvent elle est d'une pureté douteuse; on fera donc bien de s'en tenir aux eaux minérales.
Sur la Marina Orande. Au débarcadère: H. Vesnvio (pi. a); JL Bellevue (pi. b; ch. dep. 2 fr., dans la dépendauce 1.50, rep. 75 c. à 1 fr., •l.hO V. c. et 3 V. c, p. t; à 8). — Un peu plus haut, dans uu beau site, au 1>' tournant de la route, avec terrasses et jardins: //. de lu (îrutte-tSleue (pi. c), chaiitï. central, chemin privé pour la plage et bains de mer, très bon (25 cil. de 3à4fr., rep. 1.25, 3.50 v. c. et 4.50 v. c, p. 7 à 8); W. Brixtol, bon (pi. d; 25 eh. de 3 à 5 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. 7 à 9); SchioeieerfioC bon (pi. e; 18 ch. de 2 fr. 50 à S, rep. 1.25, 3 et 4, p. 7 à U).
Sur lu hauteur, eu ville ou tout auprès: *//. Qiiit,isanu (pi. h), au commeuc. de la via Tragara, avec jardin anglais et chauff. central dans
Rens. pratiques.
CAPREE.
quelques parties de l'établissement (80 ch. de 4 ci 7 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, p. 9 à 15) ; *H. Royal (pi. i), presque en face de l'hôt. Quisisana, avec jardin exposé au midi, restaurant et cbauff. central (52 ch. de 3 fr. 50 à 5, rep. 1.50, 3 et 4, p. 8 à 12); tSplendid Hôtel (ouv. en 1912), via Tiberio, à l'E. do la ville, avec jardin et chauff. central (50 ch. de 4 à 6 fr., exposées au midi; rep. 1.50, 3.50 et 5, p. 8 à 14); H. Matifredi Pagano (pi. g), entre la place et l'hôt. Quisisana, dans la villa Romana, anc. dépendance de l'hôt. Pagano (maison principale actuellement fermée; 30 ch. de 2 fr. 50 à 3, rep. 1, 3 et 4, p. 8 à 10); H. International <ouv. en 1912), à l'E. do la place, avec jardin et chaiiff. central (.80 ch. de 3 à 7 fr. , rep. 1.50, 3 à 4 et 5, p. 8 h 12); Faraqlioni (pi. 1), à l'E., au-dessus de la via Tragara, avec jardin (28 ch. de 2 à 4 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. 7 à 9); H.-R. Villa Teresa (p!. f), strada Nuova, à l'O., aux portes de la ville, avec jardin. Hôtels d'ANACAPRi, v. p. 184.
Wa^er i: DoTies.Lcipâg
Pensions (bonnes pour la plupart). Germania (pi. p), au-dessus de la via Certosa, avec jardin (18 ch., p. dep. 7 à 8 fr.) ; White House (pi. q), via Valentino, au S.-O. de l'hôt. Quisisana, avec jardin (14 ch., p. 6 à 9 fr.) ; Windsor (pi. s), dans le haut de la ville (p. 6 à 7 fr.); Stanford (pi. r), à l'E., aux portes de la ville, via Sopramonte, avec jardin (13 ch., p. 6 à 8,fr.).
Cafés: *Hiddigeigei (pi. v), au S.-E. de la place, bon et pas cher, avec journaux, billard, venté d'articles de mode, d'épicerie et de librairie, change; deux cafés avec pâtisserie, à l'angle N.-E. de la place. — Vin: Piiita Tragara (p. 182), dégustation des vins de la maison P. Bitter. — Rkstaubants: Gaudeamus, à 50 pas au N.-E. de la place, via Euorlovado (8 ch., p. 6 fr.); Costantina, même rue; Bt/ssetti, près de la poste. On mange aussi à la carte dans tous les hôtels.
Renseignements gratuits au syndicat d'initiative Pro C'apri, entre la place et Hiddigeigei. — Taxe de séjour, 1 fr. par sem. (pas obligatoire).
Médecins parlant français: les Drs ^mbro^i (Marina Grande), Cerlo, De Gennaro (chirurgien); le Dr Cuomo (p. 184) pratique aussi à Capri. — Dentiste: le Dr Wigdoicik. — Pharmacies: Quisisana, en face de l'hôt.
180 /• H' '0. CAPREE. ^e"»- pratiques.
PiiRano; Pvrzio-Pagano, sur la place. — Hôpital (auH.si pour les personnes qui ont besoin de repos): St-Joseph, près de la Chartreuse (p. 7 Ji 10 fr.).
Postes et téléohaphics : sur la plate, côté nord.
Magasins: Aiigto-Sdrnn Vonipaiiy (Alfred Green), en face de l'hôt. Quisisaua, aussi travaux photographiques; Morgano ; Mich. di Fiore, sur la place. — Bukeau de chanoe: Montalto, en face de l'hôt. Pagano.
Voitures. Du bat. à vap. aux hôtels sur la Mariua Grande (jusqu'à S. Costanzo): à 1 chev. 50 c, à 2 chev. 50 c. (petite voit. 50 c). De la Marina Grande k la place de Capri (les voit, ne stationnent pas devant les hôtels) ou vice versa 1 fr. (ail. et ret., avec '/« h. d'arrêt, 1 fr. 50), il 2 chev. 2 fr. et 2 fr. 50 (pet. voit. 1 fr. 25 et 2 fr.); jusqu'à Anacapri 2 fr. 25, ail. et ret. 3.25, à 2 chev. 3 et 5 fr. (pet. voit. 2.50 et 3.75) (50 c. de plus en passant à Capri). A l'heure: J h. 1 fr. 50 et 2 fr. De nuit (de 8 h. à 5 h. du !<«• oct. au 31 mars et de 10 h. à 4 h. du Iw avril au 30 sept.) 25 c. en sus (50 c. ail. et ret.). Une malle 30 c; au-dessus de 30 kilos, 50 c. ; transport gratuit des menus bagages. — De Capri à Anacapri, à 1 chev., 1 fr. 25, ail. et ret. 2.25; à 2 chev. 2 et 3 fr. (pet. voit. 1.50 et 2.76); pour la Marina Piccola, mêmes prix que pour la Marina Grande.
Anes: pour la villa de Tibère, Sfr. ; pour le Solaro, 5. — Guide superflu ; un enfant dont on se fera accompagner en route sera suffisamment payé avec 50 c. à 1 fr. pour plusieurs heures.
Barques (pris à débattre): environ 1 fr. 50 l'heure; i)our la grotte d'Azur, V. p. 18(5; pour le tour (giro) de l'île, de préférence avec 4 rameurs, guère moins de 8 à 10 fr. — Pour Sorrentc, v. p. 173; pour Amalti, à 4 rameurs, 25 fr. (4 à 5 h.); un temps absolument calme n'est ni nécessaire, ni agréable. — Barque de la Marina Piccola à la grotte Rouge, la grotte Verte, le phare et retour (1 h. '/a) 3 f"". ; à la Marina Grande, en doublant l'extrémité E. de l'île, 4 à 5 fr., env. 2 fr. par pcrs. pour une société. Prix analogue de la baie do Tragara (p. 183). — Il est plaisant de voir les jolis tours d'adresse que font les jeunes pêcheurs en plongeant pour attraper avec la bouche une pièce de monnaie pendant qu'elle tombe dans l'eau.
Bains de mer à la Marina Grande, 50 c., linge compris; ou encore mieux à 10 min. à l'O., en plein air, aux Bagni di Tiberio (p. 186; 30 à 50 c, pourb. pour le linge).
Distances: des deux Marines à Capri, 30 à 35 min.; de la place de la ville à la villa de Tibère, 45 min.; de la place à la Punta Tragara, 20 min. ; de là par la côte orient, à VÂrco Naturale, 50 min. ; de cet endroit à la villa de Tibère, aussi 50 min. ; une promenade de Capri à la Punta Tragara, à l'Arco Naturale, à la villa de Tibère et retour à la place de Capri, env. 3 h., arrêts non compris. L'excursion de Capri à Anacxipri et retour en voit, demande 1 h.; à pied, avec l'ascension du moiit Solaro, 3 à 4 h. — Carte, au 10000», par Giannotti (1901; 1 fr. 25).
Caprée ou Capri, Caprese chez les anciens, île rocheuse de 1040 hectares, continuation de la presqu'île de Sorrente, se compose de deux blocs de calcaire de hauteur inégale , détachés des Apennins et allant en s'abaissant au N.-O. Ses beaux contours se présentent partout sous un aspect caractéristique dans le golfe de Naples. Le point le plus élevé, le mont Solaro, à l'O., mesure 585 m. au-dessus de la mer. A l'E., d'imposantes falaises, hautes d'env. 280 m., s'avancent à pic dans la mer. L'île compte env. 6400 hab. et n'a que deux localités importantes, les petites villes de Capri et iVAyiacapri. Elle produit une i|uantité de fruits, de l'huile d'olives et d'excellents vins rouge et blauc; sa flore compte
Histoire. CAPREE. I- R- 10. 181
800 espèces. Les habitants vivent des produits de la pêche et de la culture de la vigne et des oliviers, mais les étrangers visitant le pays, env. 40000 par an, en sont encore la principale ressource. Bien des hommes de Capri émigrent pour quelque temps dans l'Amérique du Sud, mais ils reviennent presque toujours. Les femmes, dont quelques-unes ont encore le profil grec, s'occupent surtout de tissage; le gracieux voile noir qui leur sert de coiifure pour ailer à l'église leur sied à merveille. Joyeuses fêtes, très originales, de St Constance, patron de l'île, le 14 mai; de St Antoine, à Anacapri, le 13 juin; de la Vierge, au Tiberio et au Solaro, les 7 et 8 sept., et de la Madonna délia Libéra à la Marina Grande, à la mi-septembre.
Capiée, occupée de bonne heure par les Grecs, tomba au ivs. au pouvoir de Naples, et l'an 29 av. J.-O. elle échut à Auguste eu échange d'Ischia; il y construisit des palais, des bains et des aqueducs. Tibère s'y retira l'an 27 de notre ère, après avoir confié l'administration de l'empire à Séjan, et y demeura presque sans interruption jusqu'à sa mort, l'an 37, même après la chute de Séjan (31). Il y fonda, sur différents points, en l'honneur des douze grands dieux, douze villas dont la plus grande était celle de Jupiter. Suétone a donné des descriptions exagérées des débauches et des cruautés auxquelles cet empereur s'adonna dans sa vieillesse. Il ne reste plus que des ruines de ses constructions (v. C. Weichardt, Le Palais de Tibère et autres édifices romains de Capri, traduit par J.-A. Simon, Leipzig, 1900). — Pendant l'époque napoléonienne, les Anglais occupèrent Capri en 1806 et en firent un «petit Gibraltar», mais, deux ans plus tard, elle retourna aux Français grâce à un lieureux coup de main (v. p. 185), pour passer en 1815 aux Bourbons qui étaient rentrés à Naples.
L'île de Caprée est très fréquentée par tous les étrangers en séjour sur les bords du golfe de Naples, non seulement au printemps et en automne, mais encore en été, où elle a le plus de charme et où l'on y vient même de Rome. Grâce aux vents de mer qui soufflent librement, l'air y est d'une pureté exceptionnelle, vantée de tout temps; la température qui, en hiver, est de 10° C. en moyenne, est du reste douce et régulière en toute saison et n'offre pas comme ailleurs ce rafraîchissement subit qu'on observe après le coucher du soleil. L'air n'y est pas trop humide et le nombre des jours sereins l'emporte de beaucoup sur les autres; il y a seulement trop de poussière calcaire en temps de sécheresse. Le seul abri contre les vents est le mont Solaro avec ses contreforts, qui préservent des vents du S. et du S.-O. Il n'y a de chemin de plainpicd que pour aller à la Punta Tragara; partout ailleurs il faut monter. La Marina Grande n'a d'importance que comme station d'été; Anacapri, quoiqu'un peu plus froid que Capri, est aussi fréquenté en d'autres saisons par les personnes nerveuses.
Du débarcadère de la Marina Ghrande, sur la côte N. de l'île (hôtels, v. p. 178), un funiculaire (p. 178) que l'on utilise généralement et deux chemins dépourvus d'ombre montent à la ville de Capri ; le chemin de g. (à l'E.) est un escalier escarpé (strada Campo di Pisco); celui de dr. (à l'O.), un chemin de voit, en lacets, long de 2 kil. 8. Ce dernier passe à l'église S. Costanzo, une des plus anciennes du Sud de l'Italie, avec quatre colonnes antiques. C'est un reste de la vieille ville qui se trouvait sur la Marina et qui fut abandonnée au xv« s., à la suite des pillages répétés des pirates; à part cet édifice, il n'en subsiste que des ruines insignifiantes.
Baedeker. Italie méridionale. 15« éd. 12
182 t- '"'• 10. CAPRÉE. Piintn Tmgnva.
Capri (138 m. fl'alt.), ville de 3890 hab. et chef-lieu de l'île, est située sur la croupe qui réunit la hauteur de l'K., dite lo Capo, à celle de l'O., le mont Solaro, et qui est dominée des deux côtés par des éminences moins élevées, S. Michèle et Castiglione, la seconde couronnée des ruines d'un château fort. Le centre du mouvement est la petite piazza ITniberto 1, où aboutissent le funiculaire et le chemin carrossable qui vient de la Marina Grande après s'être réuni à l'O., à 7 min. de distance, aux routes de la Marina Piccola et d'Anacapri. Un perron mène à l'église >S^. Stefano (1683).
Dn carrefour mentionné ci-dessus, on descend à la *Mariva Piccola ou Afarina di Mulo (pension et restaurant, très simple) soit par un chemin en escalier, soit par la route carrossable terminée en 1904, qui serpente sur une longueur de 2 kil. 4. A cette route se soude, un peu au-dessus de la Marina, la via Krupp, large chemin de piétons, riche en points de vue, qui part de l'hôt. Quisisana et longe le versant, en passant à la chartreuse (v. ci-dessous), à un jardin public et à l'anc. ermitage dit tirotta di Fra Felice. Ce chemin a été établi aux frais de Frédéric Krupp, le grand industriel allemand (m. 1902).
Pour aller au Castiglionk (250 m.), on monte de la place par le perron de l'église (v. ci-dessus), puis à dr. par le passage voûté via Madré Serafina pour passer devant l'église S. Teresa (à g.). C min. après être sorti de la ville, on monte à dr. l'étroit sentier, puis au bout de 60 pas, on passe à g. la porte treillissée (25 c.) pour traverser le jardin et arriver à la ruine 8 min. plus tard. Vue splendide sur Capri et la Marina Piccola. A dr. de la première porte d'entrée du château, on descend en 12 min. à la vaste Grntta del Castiglione par un escalier en pierre très pénible, praticable .seulement pour les personnes non sujettes au vertige. La vue e.st presque aussi belle du haut du vplate<tu des peintres >^ (20 min.), place entourée d'un parapet où l'on arrive tout droit par le chemin public qu'on trouve près de l'étroit sentier (v. ci-dessus; encore 6 min.).
La colline (245 m.; à mi-hauteur, une belle grotte à stalactites), surmontée du FORT S. Michèle établi autrefois par les Anglais (v. p. 181), est devenue propriété particulière et n'est plus accessible. Sur cette hauteur se trouvait une villa de Tibère (ou un temple?), dont il reste encore de vastes soubassements recouverts de vignes.
De la place, en traversant dans l'angle S.-E. le passage voiîté pour passer devant le café Hiddigeigei et l'hôt. Pagano (p. 179), on arrive en 200 pas à l'hôt. (Quisisana. La via Tragara, qui s'y détache à g. (tout droit, on irait ;\ la via Krupp mentionnée cidessus et à la Certosa, 97m., anc. chartreuse de 1371), conduit d'abord le long d'un gros ouvrage de maçonnerie romain appelé le Caiiierelle, qui faisait probablement partie des constructions d'une route traversant autrefois la vallée, monte un peu, sur la g., au bout de 4 min. et atteint en 10 autres min. le promontoire S.-E qui porte le nom de *Puiita Tragara (débit de vin, v. p. 179). On y a mis au jour en 1885 les restes d'une maison romaine. Vue pittoresque sur Capri, la côte S. et les Faraglùmi, trois écueils à pic, dont l'un, relié à l'île, se nomme Stella (90 m.) et le plus grand des deux autres Scopolo (88 m.). Il y a des restes de tombeau romain
Villa de Tibère. CAPREE. ^- ^- ^0. 183
sur recueil plus loin à l'E. appelé il Monacone, c.-à-d. le grand
moine.
Si l'on veut continuer sa promonade, on descendra de la Punta Tragara l'escalier à dr. de la maison. De là, on gagnera par un sentier commode en zigzag une petite baie avec débarcadère où, au printemps, on trouve .souvent dans l'après-midi des barques pour retourner à la Marina Grande (2 fr. env.). En suivant au contraire à l'E. le versant, on chemine d'abord sur un *sentier presque plat qui offre de beaux coups d'œil sur les Paraglioni et le rocher nommé Pizzo Lungo; puis, par montées et descentes le long d'un sentier en escalier assez escarpé, ou contourne la hauteur du Semaforo (v. ci-dessous) en jouissant d'une vue particulièrement belle à la Punta del MassuUo (cabane), pour gagner enfin l'extrémité supérieure du vallon qui descend à la mer au N. du Semaforo et arriver en 50 min., à partir de la Punta Tragara, près d'un groupe de maisons, au chemin qui descend de l'autre côté de ce vallon à l'Arco Naturale (p. 184). Le coup d'œil qu'on a sur les falaises de la côte orientale est encore supérieur à la vue dont on jouit de l'Arco Naturale. Le sommet du Semaforo ou Tiioro Granrle (265 m.), où se trouvent l'anc. télégraphe aérien et les restes d'une villa de "Tibère, n'est pas accessible; cependant, en montant, un peu avant d'atteindre le groupe de maisons, une trentaine de marches de l'escalier qui y conduit et en tournant à dr. dans la via Circumtelegrafo, on jouira d'une belle vue sur la ville.
Sur la hauteur du promontoire appelé lo Capo, qui forme la pointe N.-E. de l'île, s'élevait, dit-on, la, villa de Jupiter, où Tibère vécut pendant neuf mois après la chute de Séjan. Le chemin {^/^ d'h. de Capri) n'est pas difficile à trouver. De l'angle N.-E. de la place, on passe à g. par la porte cintrée dans la rue principale de Capri, l'étroite via Fuorlovada et son prolongement, la via Tiberio, qui monte un peu à la fin jusqu'à la maison da coin (8 min.) où des plaques de marbre indiquent à dr. la via Matermania (v. p. 184) et en face la via Tiberio. Dans cette seconde direction, on passe à g. (1 min.) à la petite église S. Croce, derrière laquelle se dresse la colline de S. Michèle (p. 182); puis on monte doucement, en vue de la chapelle de la villa de Tibère, à la fin à dr. et le long du précipice. Sur le chemin, après le brusque coude qu'il fait à dr. et le chemin menant à des jardins qu'il laisse immédiatement à g., on rencontre trois auberges propres (rafraîch. ; vin de Capri, 1 fr. 25) ; on donne 50 c. à chacune des femmes qui dansent la tarantelle près de la seconde; la troisième se trouve à quelques min. au-dessous de la dernière hauteur, le Saut de Tibère («Salto di Tiberio»; 297 m.), d'où le tyran précipitait, dit-on, ses victimes à la mer. On peut de la balustrade jeter un coup d'œil dans le précipice. A dr., le soubassement d'un vieux phare (fanale antico), d'où l'on a une belle vue.
En montant ensuite un peu, on arrive aux vastes ruines de la *villa de Tibèi^e (334 m.) nommée Palazzo di Timberio par les habitants de l'île. On y voit des corridors et des salles voûtées, servant en partie d'étables. Au sommet s'élève la chapelle S. Maria del Soccorso (340 m.), avec une statue dorée de la Vierge qu'on aperçoit de loin et la demeure d'un ermite: celui-ci vend du vin et vous invite à vous inscrire sur le registre des visiteurs (légère
t84 t n. 10. CAPREE. Anacairri.
(iUVando). lîrllo vue panorami(]UO sur l'ilo et la nier, principaleniciil sur la l'unta di Canipauella, extrémité dctiudée de la presqu'île de Sorrente et sur les deux golfes; par un temps clair, on voit Piestum et, au N.-O., les îles Ponza. (Le sentier qu'on a droit devant soi mène en 35 min. au Fortino, v. ci-dessous.)
En s'en retournant, on prend, à la maison ans plaques de marine, le l'Iieinin niic l'une d'elles désigne du nom de via Matermania (p. 18;i). On passe, dans la direction du téléfîraplie, entre des jardins et des maisons is(dées pour rejoindre en 8 min., à dr. en deçà de linéiques maisons, l'extiéniité supérieure du vallon (p. 183), à l'endroit où débouche le diemin do la Punta Tragara par le versant du Semaforo (p. 183). Par ce vallon, à g., on arrive en 8 min., i\ la tin par un l'iiemin eu escalier, à l'*Arco Naturale, magnifique arcade naturelle dans lo rocher, d'où l'on a une vue grandiose sur les falaises de l'île. On peut visiter on même temps la Grotta di Matromania, où l'on descend par 100 degrés: retourner 5 min. on arrière jusqu'à la Bottiglieria, puis descendre à g. où l'on trouve un poteau indicateur. 11 y avait là jieut-êtrc un sanctuaire de Mitlira, le dieu invincible du soleil chez les Perses, dont le culte, importé d'Orient à Rome, se répandit dans toutes les provinces romaines à la fin de l'Empire. On voit dans la grotte des débris de ce temps. — Revenu aux maisons à l'extrémité supérieure du vallon, ou aussi au sentier de traverse qui abrège parle jardin de la Bottiglieria, on peut prendre le chemin de piétons menant au S. à la Punta Tragara (p. 182).
Si l'on suit, à 20 ou 25 min. de la place, un chemin qui se détache en ligne droite de la via Tiberio (p. 183), à l'endroit où celle-ci tourne fortement à dr., et que l'on continue à dr. 5 min. plus tard, là où le chemin se divise, pour descendre au bout d'encore 5 min. (beau coup d'œil sur la Marina Grande) à g. ]iar un ravin oscar]>é couvert de buissous de bruyères et de genêts à hauteur d'homme (belles perspectives ininterrompnes sur le golfe), on arrive '/» b- après au Fortino, anc. redoute de 1809.
Dk Capri a Anacapki, on met 45 min. à pied et 30 min. en voiture, par une route en lacets dans les rochers, achevée en 1874 et avant la construction de laquelle il n'y avait de communication entre la Marina Grande (près de l'hôt. Schweizerhof) et la partie supérieure de l'île que par un escalier de la plus hante antiquité, comptant plus de 800 marches et auj. restauré. Cet escalier croise la route à la chapelle S. Antonio; au-dessus, les ruines d'un château fort, le castelde Barheronsse (Gastello di Barbarossa, 407 m.; pour la clef, V. p. 185), détruit en 1544 par le corsaire Khaïr ed-Dîn Barberoussc (p. 475), à qui il doit son nom. *Vue magnifique sur les golfes de Naplcs et de Salerne, là oi'i la route tourne au S.-O. devant l'Kden Hôtel (v. ci-dessous; 298 m.).
Anacapri. — hôtels (ouverts toute l'année): *Eden Mot. Molaro, aux portes de la ville (v. ci-dessus), dans un site dégagé au milieu de jardins, avec lum. éleetr., bains et chauffage central (40 ch. de 5 à 7 fr., rep. 1.50, 3.50 et 5, 1». 8 à 12); rararUno {F, sur la carte), au dc'à de l'église principale et de la place, avec jardin et bains, très bon (88 ch. de 2 à 6 fr., rep. 1, 3 et 4 ou 3.50 et 4.50 v. c, j). H à 9); pension I.aiini (p. 5 fr.). - Vin: flerm. Moll [M, sur la carte), dans la ville, vieille maison rononiméo pour ses vins, avec jardin eu terrasse. — Chanibre» meithteeti A\n^ beaucoup do maisons. - Médecin parlant français, le Dr Onomo.
Anacapri (28G m.), la seconde ville de l'île, avec une population
Mont Solaro. CAPREE. I- R- ^0. 185
de 2316 âmes, se compose de maisons à l'aspect oriental, dispersées assez loin sur le versant occidental du plateau. Dans la localité, à dr. de la rue, à g. du café Moll, l'église S. Michèle, qui a un pavement en mosaïque du xvu* s. Un peu plus loin, sur la place, S. Sofia, l'église principale. — Au S. d'Anacapri, Caprile (281 m.), riante localité, où la reine de Suède s'est fait bâtir une villa en 1911.
Belle promenade d'Anacapri à la Miyliara: de l'hôt. Paradiso, suivre pendant 250 pas la viaCatena à l'E. dans la direction du mont Solaro; au pied de la montagne, prendre le bon chemin qui mène en '/g 11. au bord du plateau au S. De cette position dominante, on voit la mer à 300 m. env. au-dessous de soi; à dr., dans la profondeur un phare, à g. les masses rocheuses du mont Solaro. Si l'on monte à g. de cet endroit encore 200 pas, la vue s'étend jusqu'aux Faraglioni. On peut redescendre à dr., le long du mur, par un chemin difficile et pierreux, puis tourner à dr., au bout de 15 min., juste derrière une tour de guet, pour aboutir, 7 min. après, à un chemin pavé qui 7nène à g. au phare et ramène à dr., par la tour Materita (180 m.), à Caprile et Anacapri (25 min.). Les Français débarquèrent en 1808 à la pointe S.-O. de l'île, dite Funta di Caréna (v. p. 181).
Il y a de.s restes de constructions romaines au N.-O. du plateau d'Anacapri, à la Toire di Damecuta (151 ni.), où Tibère eut peut-être aussi une villa.
L'ascension dumontSot.auo, recommandée aux bons marcheurs, demande 1 h. d'Anacapri (de Capri, à dos d'âne, v. p. 180). Le chemin est facile à trouver. En venant de Capri, quitter la route immédiatement au delà de l'enclos du jardin de l'Eden Hôtel (p. 184) et suivre à g. une ruelle qui, passant devant la villa Massimino, mène au bout de 150 pas à la villa Mona, située en bordure d'une autre ruelle venant (250 pas) de la piazzetta triangulaire d'Anacapri. Tourner ensuite à g., et au bout de 30 pas à dr., pour monter le long de l'enclos de la villa Giulia jusqu'au sentier qui longe le versant de la montagne; continuer à dr. (à g., on va en 5 min. au castel de Barberousse, p. 184; clef à la villa Massimino), au S., quelquefois sur des éboulis et par des degrés en maçonnerie, pour arriver en '/g h. au col Crocella où il y a une Vierge (à g.), et atteindre enfin le sommet après 15 à 20 min. de montée, à dr. Le *inont Solaro (589 m.), couronné par les ruines d'un château, où l'on peut avoir parfois du pain et du vin, tombe vers le S. à pic dans la mer. La vue y est grandiose: on découvre Naples et tout son golfe, ainsi que celui de Salerne jusqu'aux ruines de Pœstum; au N., le regard s'étend jusqu'au golfe de Gaète; à l'O., jusqu'au groupe des îles Ponza: à l'E., la chaîne des Apennins qui entoure l'immense plaine de la Campanie, à partir de Terracine, les Abruzzes, la chaîne du Matese (p. 11); au S., la campagne et la mer jusqu'aux montagnes de la Calabre; aux pieds du spectateur, les contours bien marqués de l'île de Caprée et de la presqu'île de Sorrente. • — L'anc. ermitage
18C I.R.iO. CAPRÉE. Grotte iV Azur.
(le S. Mafia Citrella (494 m.) situé à l'E., au-dessous du sommet, à 8 min. de la Vierge mentionnée p. 185, offre un coup d'œil pittoresque sur l'île étalée à ses pieds. Il n'est ouvert que du sani. soir au dini. soir.
OuoTTE d'azur. — La visite de la grotte qui ae fait au moyou tie |ietits cauots coustruits pour trois persouues au plus, deiuaude 1 li. -'/i à 2 h. i'i partir de la Mariua (Jraiide. Par un gros temps, l'entrée est assez désagréable, et impossible par uu grand vent du N. ou de l'E.; même si la nier est calme, on ne peut entrer sans se baisser. Tarif (adiclié à la Mariua): trajet du bat. à vap. à la grotte, 1 fr. 25 par jiers., aller et retour (payer en sortant de la grotte à la personne qualifiée; les pêcheurs se i)artageiit la recette); de la «Banchina di Uapri» ou de la Mariua Grande à la grotte, 2 fr. 25 pour 1 pers., 3.75 pour 2, 5.25 pour ;!, puis 1.50 par pers., aller et retour, y compris la petite barque où l'on monte pour entier dans la grotte (v. ci-dessus), et dont le prix est à la charge du batelier: «compreso il noleggio del piccolo battello per l'entrata alla Grotta Azzurra, ehe perei6 audrà a carico dei barcaiuoli». Le visiteur a le droit de rester '/j d'Ii. dans la grotte et paye 50 c. par '/4 d'h. en sus. — En prenant une barque à la Mariua, rappeler le tarif au batelier, ipii pourrait réclamer de l'étranger le prix d'entrée eu plus du prix de la course. Par temps calme, les personnes seules sont d'ordinaire conduites de la Marina à la grotte dans de petites barques, ce qui simplifie les elioses.
De la Marina Grande à la grotte (3 kil. en ^/^ d'h. par bateau à rames), la course est très belle le long des escarpements rocheux de la côte et des murs antiques i[u'on a surnommés hainsde Tibère (Bagiii di Tiberio) ou «Palazzo a Mare» (pour les bains, v. p. 180). 1/eau abonde en méduses bigarrées, qui nagent à la surface.
La *grotte d'Azur (Grotta Azzurra), caverne préhistorique iiiinéo par le ressac, est à moitié remplie d'eau par suite d'un affaissement du sol. L'ouverture, qui s'élève à peine à 1 m. 30 au-dessus de la mer, ne permet l'entrée qu'aux petites embarcations, et encore faut-il beaucoup se baisser (v. ci-dessus). La grotte mesure 54 m. de longueur sur 30 m. de largeur et 15 m. de hauteur; l'eau y a 16 m. de profondeur. C'est surtout de 11 h. à 1 h. et par un beau soleil d'été que le jeu de lumière est vraiment féerique; alors, tout l'intérieur est rempli d'une teinte bleue merveilleuse et les objets qu'on voit sous l'eau, en particulier le corps humain, sont comme argentés. Un enfant offre de s'y plonger; on lui donne au plus 1 fr. (même pour plusieurs personnes) ou bien l'on se contente de plonger le bras dans l'eau. A peu près au milieu, àdr., se trouve un eiuiroit où l'on peut débarquer; il conduit à une fissure qui pénètre jusqu'à 00 m. dans le roc; cependant il est à peine possible d'y reconnaître une communication avec la villa de Tibère à Damecuta (p. 185). Dans l'antiquité, la grotte était accessible de la haute mer par une (dus grande ouverture qu'on découvre encore sous l'eau à l'intérieui', à dr. de l'entrée, et (jui donne passage à la lumière, ce qui produit la teinte azurée. La grotte d'Azur, oubliée pendant des siècles, a été retrouvée en 182(î par le poète allemand Aug. Kopisch sous la conduite du pêcheur Perraro.
Tour de l'île. CAPREE. I- H- iO. 187
Un sentier pierreux, près de la grotte, monte à Anacapri. Immédiatement au-dessus de la grotte, on aperçoit quelques vestiges d'une villa romaine.
Si la grotte d'Azur est la plus célèbre des grottes de Caprée, les autres méritent cependant une visite. En faisant le *tour de l'île (giro), ce qui demande 3 à 4 h. (barque, v. p. 180), on rencontrera d'abord à l'E. de la Marina Grande, un endroit charmant que les bateliers appellent Caterla. Près de là est la vaste Grotta del Bove Marina. Puis viennent deux blocs de rocher aux formes étranges, nommés il Fucile ou le Fusil et la Ricotta ou le Fromage. Après le cap de Tibère vient la Grotta Bianca (gr. Blanche), grotte à stalactites dans laquelle, à 30 m. au-dessus de la mer, on a découvert en 1902 la grotte à stalactites appelée G^^otta Maravigliosa, remarquable par ses beaux jeux de lumière (accessible par terre; 5 fr. au guide, pour une ou plusieurs personnes). La plus belle partie du trajet est près des Faraglioni (p. 182). Le rocher du milieu est percé d'une ouverture énorme qu'on ne voit que de la mer et par laquelle passe la barque. Plus loin, à dr., la Grotta del- VArsenale, utilisée par les anciens Romains pour la construction de légères embarcations. Après avoir dépassé la Marina Piccola (p. 182), on arrive au bout de 25 min. à la Gt'otta Verde (gr. Verte), au pied du mont Solaro, la plus belle après celle d'Azur à cause de sa magnifique couleur d'émeraude et où l'on ne peut entrer par le vent du S. C'est entre 10 h. et 11 h. qu'elle est le mieux éclairée, tandis que sa voisine, la curieuse Grotta Rossa (gr. Rouge), l'est vers midi. Le reste du parcours, en contournant Anacapri, est moins intéressant, mais la visite de la grotte d'Azur termine fort bien l'excursion. On passe devant le phare et devant plusieurs restes de fortifications élevées par les Anglais (p. 181).