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De Castelvetrano (Sélinonte) à Girgenti

111 kil. par la route: dilig. 2 fois par jour par Menfi à Sciacca, 47 kil. en 7 à 8 h., 5fr. 80; de là à Porto Enipedocle 1 fois par j. eu 11 h. '/21 ■? fi"- '?5. Voiture (2 jours), euv. 80 fr. Billets d'aller et retour de 3« «1. Palerme-(Lolli-)Sciacea par eiheni. de fer et dilig., 15 fr. 50. Chemin de fer h. voie étroite en construction pour Porto Enipedocle, par Sélinonte, Menfi, Sciacca, Ribera, Montallegro et Siculiana, v. p. 341. — La sûreté publique laisse beaucoup à désirer.

Bateaux a vap. de la Società Nas. di Servizi Marittiini de (Païenne, Marsala) Mazara à Sciacca les lundi et vendr. apii's-niidi eu 3 b. V4 (en sens inverse, le dim. matin et le lundi après-midi), de Sciacca à Porto Enipedocle le lundi soir en 2 h. 8/4 (en sens inverse, le dim. matin), de Sciacca à Pautelleria et Tunis (p. 472), le vendr. dans la nuit; bat. delà Società Sicania de (Trapani , Marsala) Mazara à Sciacca le lundi aprèsmidi en 3 h. '/a. et plus loin à Porto Empedocle, retour le samedi. La côte mérid. de Sicile n'étant pas abritée contre les gros temps, et les bateaux étant de petites dimensions, le voyageur doit s'attendre à une traversée mouvementée et ne comptera pas sur la régularité des correspondances. Embarq. ou débarq. à Sciacca 1 fr.

De Castelvetrano par la grande route, d'où se détache au bout de 8 kil. le chemin de voit, qui mène à Sélinonte (p. 341), il faut 7 à 8 h. pour aller en voit, ou à dos de monture jusqu'à Sciacca. A mi-chemin, Menfi (119 m.), ville de 10888 hab., près de laquelle ou a probablement extrait les pierres dont fiu'ent faites les métopes de Sélinonte. Le chemin est presque aussi long jusqu'à Sciacca en longeant la côte à partir de la station de Sélinonte (p. 341) où l'on commande sa monture: on traverse des champs de blé et des vignes pour gagner le gaé du Fiume Belice (VHypsas des anciens); au delà de la rivière, on continue le long de la côte ou à travei's des champs peu cultivés; Menfi reste à gauche.

Sciacca (hôt. : Nuova Italia, Rizzuto ; agence consulaire de France), en arabe Shakkah, ville de 24645 hab., est située sur une hauteur escarpée (80 m.) au bord de la mer. C'est là que, dans l'antiquité, se trouvaient les thei'mes de Sélinonte; c'est là aussi que naquit Tommaso Fazello (p. 295), le premier historien de la Sicile. Importante au moyen âge comme ville royale et non barouuiale, elle doit à Frédéric II d'Aragon (vers 1330) les murs

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(|iii rciitdiirciit encore aujounl'luii. l'Hlc était néanmoins liabitée par (le pnissants seigneurs, dont on voit encore les cliâteaux dans la ville, tandis ((u'à l'extréniité orient, du mur d'enceinte se trouvent les ruines du plus grand, anc. résidence des Luna, dont les luttes contre les Perollo, connues sous le nom de «Caso di Sciacca», agitèrent la ville pendant plus d'un siècle (1410-152!)). La cathédrale, fondée, dit-on, par Juliette, lille de Roger I*"", a, au-dessus de l'autel de la 4« chap. à dr., une belle statue de la Vierge par Franc. Laurana (14G7), qui a conservé des traces de ses couleurs primitives. L'église S. Maryherita (xiv« s.) a au N. un beau portail en marbre de 1468 et un autel de la sainte attribué à Franc. Laurana. Près du château des Luna, la petite église normande S. Nircolù. C'est de la tour de S. Michèle que l'on a la plus belle vue. On verra, pour leur architecture moyen âge, la Casa Sterepinto et la Casa l^'iolo. Le grand palais moderne près de la porte orient, de la ville, avec son beau jardin, a{)partient au martpiis San Giacovio.

Au N.-E. de Sciacca se dresse un cône isolé de calcaire crétacé ([ui porte le nom de mont S. Calogero et dont on atteint le sommet (388 m.) en 2 h. par une route carrossable faisant un grand détour au N. (chem. muletier plus court). L'éminence est couronnée d'un couvent (Santuario) et des curieux hainti de vapeur du Mante S. Cahxjero qui, comme les sources d'eanx thermales salines (5(5° C.) de la Valle de' Bagni, entre Sciacca et la montagne, sout très fréquentées par les malades en été. La création des grottes avec les bains de vapeur (le Stufe), dont la température varie de 34 à 40° C, était attribuée par les anciens à Dédale, et la montagne appelée nions Cronios. Au moyen âge, S. Calogero (grec moderne «kalogeros», caloyer, moine) passait pour avoir découvert la vertu des bains; c'est lui qui a donné son nom à la plupart des thermes en .Sicile. De cette montagne, on voit distinctement l'île de Pantelleria (p. 472). Un îlot volcanique avec cratère, V Isola Ferdinandea, dt! 7 à 8 kil. de circonférence, surgit subitement du sein des tlots le 18 juillet 1831, entre Pantelleria et Sciacca, mais il disparut le 12 janvier 1832. En 18G4, il s'est produit une autre éruption sousmarine; il y a encore un bas-fond. On a découvert non loin de là, eu 1875, un riche banc de corail.

Dk Palekme a s. Carlo, par Cobi.konk et Chiu3a Sci^pani, chem. do fei- il voie étroite (gare, v. p. 298), 107 kil. en « h. »/*, ^ fr. 10, 5 fr. 55; (le Cliiiisa Sclafaiii h Sciacca, 52 kil., tous les jours dilig. en 8 h. •/»; liillets (l'ail. (!t ret. Païenne -Sciacca par cheui. de fer et dilig., M fr. 5o et 10 fr. 05. Stat. du chem. de fer: (> kil. Vorsari; 'J kil. VilUibate; ou remoute (Misiiite, au S., la vallée du Ficaniszi. — Puis: U"> kil. MisUmeri (arabe, Meuzil el-Euiir, c.-à-d. résidence dn priuce); 24 kil. Holoiinftta; 28 kil. Muliiuizzo; ;U kil. Ikiiiciiui; - ;!5 kil. Villafrati. A 1 h. au N.-O. sont les bains do C'efatà- Diana (Gofala des Arabes), au pied d'une liauto colline (lue couronne le château de Diane. - ;iii kil. Afezzoiiiso; — 41 kil. (ioilrano; — 47 kil. Ficuzza, endroit où il y a un ancien rendez-vous do chasse royal et au S. duiiuel s'él6ve la Tiocca Hiisambra (1015 m.), croupe de uioutagne avec les bois do Cappelliere; - 50 kil. Bifarem; -- B4 kil.

à Girgentî. CORLEONE. III- -R- 27. 353

Scalilli et, sur la hauteur, les ruines de l'anc. forteresse sarrasine de Calata Busambra; — (52 kil. Do)i)ui Béatrice.

68 kil. Corleone (Ilôt. Stella d'Italia, ch. lfr.50), ville de 16088 liab., d'origiue arabe (Kourlioii)i), reçut eu 1237, de Frédôrio II, une colonie lombarde; c'est pourquoi ses habitants étaient les adversaires les plus acharnés de la famille d'Anjou.

De Oorleone, le train fait encore 39 kil. au S. en longeant d'abord les parois du moid CardeUia (1265 m.). — 72 kil. Censiti. — 75 kil. Ridocco. — 78 kil. C'aiiqwflorito. — 83 kil. Tarucco. — 85 kil. Coiitessa EntelUna; la ville (571 m.), colonie albanaise de 2646 hab., est située à l'O. à 1 h. >/< de la gare. A 7 kil. 5 vers le N.-O., sur les bords du Belice Sinistro, se trouvent les ruines d'Entella (568 m.), ville élymienne souvent citée dans les légendes trojano-siciliennes. Elle fut surprise en 403 par des mercenaires campaniens de Deuys I"'. Ces ruines ne sont accessibles que du côté S.-E. — La ligne revient au S.-E. jusqu'à (94 kil.) Bisacquiiio (10330 hab.), qui est aussi la station pour Palazzo Adriano (diligence en 2 h. Va)> '■^ l'O- i P^i'^ ^^^^ ^'^ dirige au S. — 97 kil. (Jhiusa Sclafani (6801 hab. ; v. ci-dessous). — 107 kil. S. Carlo, sur le i'iunie délia Verdura, où se trouve (1 kil. à l'E.) Ayristia, avec les ruines de l'anc. Scirthiea. On projette de continuer cette ligne jusqu'à Sciacca. La route de voit. mène au S. à Burgio, dont l'église principale possède un tableau de Ribera et celle des franciscains une statue de St Vit par Ant. Gagini (1520), et aboutit à Ribera (v. ci-dessous), sur la route de Sciacca à Girgcnti.

L'ancienne route postale (p. 352) conduit de Ghiusa Sclafani à l'O. à Ginlia)ia, qui a un château des Hohenstaufeu et une église normande, dans une contrée riche en agates, puis à (19 kil.) Sambuca Zabiit (370 m.), ville régulière de 10 345 hab., qui appartenait eu 1185 au couvent de Monl'eale, sous le nom de Rahal Zabouth. Ensuite, elle continue à l'O., eu francliissant (9 kil. 5) le col de Sella Misilbesi (Portella MasaLbesa ; 285 m.), où elle rejoint celle de Partaiiim (p. 341) et de (S. Maryherita (7958 hab.), puis elle se dirige au S.-E. sur (23 kil. -5) Sciacca.

De Sciacca à Porto Einpedocle, voyage fatigant de 64 kil. (11 à 12 h. en voit, ou à cheval). On passe le Fiume délia Verdura. A g., sur une montagne escarpée de la rive dr. de cette rivière, est située Caltabellotta (949 m.; dilig. de Sciacca en 4 h. ^j.^, petite ville de 6640 hab., avec une cathédrale du temps des Normands. Le nom de cette localité, qui signitie «château des chênes-lièges» (balloût), remonte aux Sarrasins qui la prireut vers 840. A 2 kil. au S.-E., près de S. Anna (270 m.), était peut-être Triocala, célèbre forteresse des chefs Tryphon et Athénien dans la 2« guerre des Esclaves (104-99 av. J.-C). — Sur la rive g., la petite ville de Ribera (Alb. Flora), où naquit Fr. Crispi (1819-1901), homme d'Etat italien. Plus loin, on franchit le Platani, VHalyous des anciens, et l'on atteint, à peu près à mi-chemin,

Montallegro (Alb. Ant. Galdarone), composé de deux localités, la plus ancienne sur la montagne, et maintenant abandonnée à cause du manque d'eau; la nouvelle située plus bas. Avant d'y arriver, un lac d'eiiv. 750 m. de diamètre, contenant de la sonde.

Entre la rivière du Platani et Montallegro, se trouvait, sur le cap Blanc, haut de 30 m., l'antique Heracleia Miiioa. Il y eut d'abord là une ville sicanienne nommée Macara, ensuite s'y établit une colonie Cretoise et phénicienne (Ras Melkarih) que les Grecs appelèrent Minoa; plus tard, une colonie lacédémonieune y fut amenée par Euryléon, successeur de Dorieus, qui avait été tué au mont Eryx (v. p. 350). La ville fut alors appelée Heracleia Minoa. Elle fut généralement au pouvoir des Cartha-

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