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FLORENCE : — LE DÔME

Gnlilée (PL 5:2) Giorgio, 15; — (p. 177), i)lacc

, rue dcUa Costa San - le palais Torrigiani dei Mozzi, 6; — le monument Demidoff (place du même nom, quai Lungarno Serrislori), œuvre du célèbre sculpteur Bartolini, terminée par son élève Romanelli^ que le prince Anatole Demidoff fit ériger (1870) à son pèrelNicolas fondateur d'institutions de charité à Florence; — et enfin l'église San Niccolo (p. 157).

De la Porta San Niccolô on peut monter à pied par des rampes a la place Michel-Ange et au Viale dei Colli (p. 179).

Édifices religieux.

Dôme (PI. 8 ; place du même nom), ou Santa Maria dei Fiore, occupant une partie de remplacement d'une première église consacrée à Santa Ueparata. Les Florentins, ayant résolu d'élever dans leur ville un monument qui surpassât en grandeur el en beauté tout ce qui avait paru en Italie, en confièrent l'exécution, en 1296, à Arnolfo di Lapo ^ — Le nom de Santa Maria dei Fiore vient de celui de la ville et de ses armes, un lis rouge sur champ blanc.

Arnolfo di Lapo commença la conslruclion du Dôme en 1298. Lorsqu'il mourut, en 1310, il avait assez élevé les murs pour y faire une grande partie du revêtement extérieur en marbre, et il avait bandé trois des principaux ores qui soutiennent la coupole. « L'ensemble de la construction sans contreforts accentués, sans arcs de décharge extérieurs pour contre-buter la poussée de la nef centrale, et sans chéneaux, est conçu dans le sentiment de la construction romane. » (J. Darcel.)

La façade, qu'Arnolfo avait commencée (on peut la voir dans la fresque de Simon Memmi, au cloître de Santa Maria Novclla; on en voit aussi le dessin au

* Il a é(é prouvé qu'il était fils non de Lnpo, mais de Cambio, né à Colle, dans le Val d'Eisa.

musée de Santa Maria dei Fiore, p. 171), ne fut pas exécutée.

Après la mort d' Arnolfo, les travattx, non interrompus pendant 160 ans, furent continués par Gioito (1554).

A Giotto succédèrent Taddeo Gaddi, Andréa Orgagna, Lor. di Filippo, et enfin Filippo Brunelleschi, qui ajouta au projet d'Arnolfo quatre petites tribunes extérieures sous le tambour de la coupole et qui construisit la coupole, l'œuvre capitale de l'architecture de la Renaissance ; magnifique création, dans la gloire de laquelle celle d'Arnolfo fut comme éclipsée. Pour élever davantage sa coupole, qui doit annoncer au loin la ville, il lui donna pour soubassement un tambour de 12 met. 59 de hauteur, percé de grandes ouvertures, destinées tout à la fois à en diminuer le poids et à éclairer l'intérieur. L'innovation des deux coupoles, destinées soit à donner à l'extérieur un galbe différent de celui de l'intérieur, soit à protéger les peintures intérieures de la voûte, fut un exemple généralement suivi depuis.

Le diamètre le plus long de la coupole à l'intérieur est de 46 met.; sa circonférence est de 141 met. 00. Brunellesclii est le hardi prédécesseur de Michel- Ange; son dôme a précédé, on ne se le rappelle pas assez, celui de Saint- Pierre de Piome, et, ce qu'on ne semble pas savoir généralement, il est resté le plus grand ^. Michel-Ange disait de la coupole de Brunelleschi : « 11 est difficile de faire aussi bien, il est impossible de faire mieux. » Brunelleschi, de môme que Michel-Ange, ne put pas terminer son travail; mais il le laissa bien plus avancé que celui-ci ne laissa le sien. Sa coupole était achevée, à l'exception de la lanterne, qui ne fut pas exécutée d'après le dessin qu'il en avait laissé ; la première pierre en fut posée un an après sa mort.

L'extérieur du Dôme est revêtu de marbres blancs et de couleur-. La fa-

^ La coupole du Dôme de Florence dépasse celle de Saint-Pierre de Rome de 2 met. 35 en hauteur et de la môme quantité en circonférence : et, quoique souvent foudroyée, elle s'est maintenue sans avoir besoin, comme celle-ci, d'être ultérieurement cerclée en fer. ^

* Le revêtement extérieur de marbres bigarres, qui était dans le goùl de l'époque,

çade, qui avait montré pendant trois siècles la nudité de sa construction en briques, possède aujourd'hui une décoration et un placage semblables à ceux des faces latérales et du chevet; les travaux, dirigés par l'architecte ^e Fahris (-[ 1885) et continués par l'architecte Luigi ciel Moro, ont été terminés en 1887. Cette façade, dont le couronnement affecte la forme dite basilicale, est richement ornée (nombreuses sculptures).

Côté N. : au-dessus de la 1"' porte, Madone, attribuée à Jac. délia Quercia; au-dessus de la 2% Assomption, bas-relief, par Nanni d'Antonio di Banco (les deux statuettes latérales par Donatello; dans la lunette, Annonciation, mosaïque de Dom. Ghirlandajo). — Côté S. : Madone et 2 Anges, attribués a Jean de Pise, et au-dessus de la porte près du campanile, Madone, de Nicole Àretino.

La longueur de l'église est de 155 met.; la largeur delà nef de 40 met.

40; la hauteur dq3uis le sol jusqu'à l'extrémité de la croix qui surmonte la boule est de 114 met. 84. La superficie occupée par l'église, y compris le campanile, est de 16 075 met.

L'intérieur nu de ce vaste vaisseau, sans profjortions élégantes, parle peu à rimagination, et la vue est attristée par le ton gris argileux et l'aspect froid des piliers et des nervures ogivales. Vers 1856 des réparations furent faites à l'intérieur du Dôme ; on démolit alors le chœur, d'architecture élégante, construit par Baccio Bandinclli et Giuliano di Baccio d'Agnelo ; la base seule a été conservée. — Le dessin du jyavé, en marbres de différentes couleurs, est attribué à Michel-Ange, à Baccio d'Agnolo QikFrancescoda San Gallo.

— Les vitraux ont été exécutés à Lubcck par B. Livi da Gamhassi (1454),

contribue, à éparpiller l'efTet aux dépens de l'impression (jes grandes lignes. Les restaurations fréquentes, en y introduisant des pièces de marbre neuf, causent un bariolage peu agréable à la vue et qui nuit à l'impression générale de ren«em))lo.

sur les dessins de Ghiherti et de Bonatello{1].

Dans une lunette, au-dessus de la grande entrée, mosaïque de Gaddo Gaddi (Couronnement de la Y. ; les Auges à côté, de Sanii di Tito, ont été restaurés en 1842).

Nef de dr. — Au-dessus de la porte, statue équestre d'un capitaine de la République, grisaille par Andréa del Castagno. — Monument de Brunelleschi ; la statue, par le Bug g iano, son élève. — Monument de Giotto ; sa statue [médiocre] par Benedelto da Majano, placée postérieurement. — Buste de Marsilio Ficino.par Atid. Ferrucci. — Au pilastre de la coupole (du côté de la grande nef), statue de St Mathieu, par Bonatello.

Transsept de DR. — Statucs de St Philippe (à dr.) et de St Jacques le Mineur (à g.), par G. Bandini. — Dans les chapelles, peintures représentant des Saints par Lorenzo di Bicci. — Au-dessus de la porte de la vieille sacristie (ou sacristie des Chanoines) : Ascension, terre cuite, de Luca délia Robbia. Aux deux côtés de la porte, inscriptions curieuses sur la construction du Dôme et l'arrivée de St Zanobi, nn des premiers prédicateurs en Toscane. — C'est dans cette sacristie, dont les portes furent fermées à temps par Politien et d'autres amis de Laurent, que se sauva Laurent de Médicis pour échapper à la conjuration des Pazzi.

Abside. — Statues de St Jean (à dr.) et de St Pierre (à g.), ouvrages de la jeunesse de Baccio Bandinelli. — Dans la l'"^ chap. à dr., statue de St Marc, par Nicolo Aretino. — Dans la chapelle centrale de St-Zanobi, ciboire d'argent de Fr. Bambi, et sur la châsse du saint bas-reliefs de Ghiberti.

Chœur. — La barrière en marbre du chœur (sous la coupole), de forme octogone, dessinée par Baccio d'Agnolo, est ornée de bas-reliei's par Bandinelli et par son élève Giovanni delU Opéra. — Derrière le maître-autel, Pietà, groupe en marbre, non terminé, de Michel- Ange, qui le destinait à son tombeau.

Coupole. — La coupole (F. ci-dessus, pour l'architecture) resla sans ornement jusqu'en 1572, époque à laquelle Vasari l'ut chargé par Cosme P'" de la peindre; à sa mort, il laissa son travail à achever à Feàer. Zncchcri. Cette grande décora-

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