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Usage du cheval comme bête de trait

5. Architecture. — IV. Les arts libéraux et les sciences : 1. Phidias (Sculpture). 2. Apelles (Peinture). 5. Donatus (Grammaire). 4. Orphée (Lyrisme). 5. Platon et Aristote (Philosophie). 6. Ptoléméc (Astronomie. Musique instrumentale). — Trois des statues d'Évangélistes de la façade 0. sont de Donatello. 11 considérait lui-même comme un chef-d'œuvre celle dite le Zuccone (une tète chauve), celle de ses statues où il a le plus énergiquement accentué la vie. Deux des statues delà façade E. sont également de lui : trois des Prophètes de la façade S. sont qV Andréa Pisano; trois des Sibylles de la façade N. sont de Luca délia Robbia.

Sur la porte, la Transfiguration est d'4?îdrea Pisano. —Phidias, Apelles, Platon, Aristote, Ptolémée, Euclide et les 7 Sacrements, sont dessinés par Giotto, et en partie exécutés par lui ; il y a aussi quelques figures exécutées par tnca delta Robbia.

Outre les élégants profils qui constituent la beauté du Campanile, il faut encore admirer le mérite qu'a eu Giotto d'asseoir une construction inébranlable, qui depuis cinq siècles n'a pas manifesté le moindre symptôme d'altération.

FLORENCE

[route 131

Baptistère (PI. 4 ; en face du Dôme), San Giovanni Battisla, édifice octogone (le diamètre le plus long est de 55 met. 40, y compris l'épaisseur des murs), qui aurait été, selon certains auteurs (et entre autres Dante, G. Yillani, Boccace), un temple païen. « L'intelligence de cette construction, sa régularité, son homogénéité dans tout ce qui est antique, indiquent un monument fait d'un seul jet à une bonne époque de Fart. Il n'aurait des bas siècles que sa décoration en arcatures romanes de l'étage supérieur et ses mosaïques. » Le haut de la voûte était dans le principe ouvert comme au Panthéon. Cette ouverture fut fermée au moyen d'une lanterne en 1550.

Jusqu'en 1294, ce monument était entouré de tombeaux païens. Ils furent enlevés à cette époque, et Arnolfo di Lapo commença à revêtir l'édifice de marbres.

Ce qui attire principalemeiit l'attention au Baptistère, ce sont les célèbres portes de bronze ; de ces quatre portes, celle de l'O. fut murée en 1200 pour faire place à une trihune.

La porte du S. (vis-à-vis du Bigallo), la plus ancienne, a des basreliefs en bronze à' Andréa Pisano, représentant des traits de la vie de St Jean-Baptiste, et huit figures allégoriques des Vertus. Elles se ressentent, dit M. Perkins {Ttiscans sculptors)^ de l'influence universellement exercée par Giotto, qui avait enseigné à André de Pise les moyens de mettre à profit les éléments mystiques et spiritualistes de l'art allemand. — Les magnifiques montants en bronze qui soutiennent l'architrave de cette porte furent commencés par Ghiberti. — La Décollation de St Jean, placée au-dessus de cette porte, est du sculpteur Vinc. Danti.

La porte d'André de Pise devait être écKpsée par les merveilleuses portes de Lorenzo Ghiberti. Ces por-

tes furent l'objet d'un concours célèbre, où Ghiberti, âgé de vingt-trois ans, l'emporta sur ses six concurrents, dont l'un était Brunelleschi [V. leurs compositions de concours au Musée national, p. 165).

La porte de l'E., faisant face au Dôme, est la plus belle. Michel-Ange disait qu'elle mériterait d'être la porte du paradis. Ghiberti la commença en 1428; elle ne fut terminée que vers 1446. — Voici les sujets qui la décorent: 1. Création de l'homme. — 2. La peine du travail après le bannissement du Paradis. — 5. Noé après le déluge. — 4. Promesse faite à Abraham et le sacrifice sur le mont Moria.

— 5. Esaii cède son droit d'aînesse.

— 6. Joseph et ses frères. — 7. Lois du Sinaï. — 8. Murs de Jéricho. — 9. Bataille contre les Ammonites.

— 10. La Reine de Saba chez Salomon. — Autour de cette porte sont d'élégantes figurines. — Une tête chauve au milieu de la corniche est le portrait du père de l'auteur. — La savante distribution de ces compositions, la pureté du dessin, l'élégance et les grâces de la forme, ont mérité à ces bronzes l'honneur d'inspirer Raphaël lui-même. Selon une juste remarque de Reynolds, dans ces différents compartiments, le paysage et l'architecture occupent une telle place que les figures y restent en quelque sorte secondaires : système tout à fait opposé à celui des anciens. — Audessus de cette porte est le Baptême du Christ, à' Andréa Contucci da Monte San Savino. — Les deux colonnes de porphyre, provenant des îles Baléares, ont été données en 1200 par les Pisans pour remercier les Florentins des secours qu'ils leur avaient donnés dans une guerre contre Lucques.

La porte du N. contient l'histoire du Christ depuis l'Annonciation jusqu'à l'Ascension. Ghiberti y consacra 20 ans; elle fut placée en 1424. La somme payée à Ghiberti et à ses col-

[l\. 13] FLORENCE:— LE BAPTISTÈRE ;SS.ANNUNZIATA. 125

laborateurs pour cette porte s'éleva à 22 000 florins. — Au-dessus de cette porte, on remarque le Sermon de St Jean, trois statues en bronze de Giov. Fr. Rustici (loll) ; le dessin en a été attribué h L. de Vinci.

Intérieur. — Les mosaïques qui décorent l'intérieur furent commencées en 12^2;). Elles sont iV Andréa Tafî, Apotlonio, Fra Jacopo, fri^nciscain (qu'on a confondu avec Jacopo da Torrita, auteur des mosaïques de St-Jean de Latran, à Rome^, Gfiirlandnjo, Taddeo et Agiwlo Gaddi, Aless. Baldovinettl, Filtppo lippi, — Fonts baptismaux attribués a Jean de Pise. — Au-dessus d'un autel, Ste Madeleine, statue en bois, par Donatello. — Tojnbeau de B. Coscia, pu^ale, général et pape sous le nom de Jean XXllï ('«îlatacs de l'Espérance et de la Glmrité, par Donatello; de la Foi, par Miclielozzo)- — On expose, le jour de la fête de St Jean, un tabernacle (conservé au Musée de Santa Maria del Fiore; p.171).

Sanl' Ambrogio(Pl. 1 ; place du même nom), reconstruite au conimencement du xvm' s. par Fogginl.

— Sur la façade et à l'intérieur, fresques, de L. Ademollo (1855).

A g. du maître-autel, chapelle (mal éclairée) del Miracolo : joli bas-relief (la Communion), par Mino da Fiesole (1482) ; fresque représentant une procession et passant pour le chef-d'œuvre de Cosimo Rosselli (1456).

Santissima Annunzîala (PL 2 ;

place deir Annunziata), vulgairement nommée église des Servîtes {Servi di Maria), bâtie au xlIl^s., restaurée de nos jours. — Le péristyle a été construit au xvi" s., par Antonio da San Gallo (trois portes : celle de g.

pour le couvent, celle du milieu pour l'église, celle de dr. pour la chapelle des Pucci, fondée en 1500). — Audessus de la porte du milieu, Annonciation, mosaïque du GJdrlandajo,

Devant l'église est un vestibule ou atrium, fermé par un vitrage (s'adresser au sacristain) et renfermant des

fresques, dont quelques-unes très re motcpiables :

A dr. : Assomption, par le Bosso (le St Jacques en pèlerin, l'"*' figure à g., est supposé être le poète François \]Qm\). — La Visitation (1510), par Jacopo da Ponlormo. [Œuvre de grand maître; figures d'un très grand style.] — Mariage de la Vierge, par Franciabigio (1485-1524), endommagé d'un coup de marteau par le peintre, indigné de ce que les moines avaient à son insu découvert son tableau. — Naissance d9 Marie, par Andréa del Sarto, « une des plus belles œuvres de la peinture ». [Composition pleine de suavité ; têtes de femmes charmantes ; la figure du milieu est Lucrezia del Fede, sa femme, qui, dit-on, ne méritait aucun de ces deux noms.] — Les Mages, par le même (dans le groupe de trois figures, à dr., celle qui est tournée vers le spectateur est. Sansovino ; Andréa s'appuie sur lui) .^

La plupart de ces fresques ont été

fatiguées par le nettoyage.

A g. : Nativité, par A. Baldovinetli (1450) [détruite en partie]. — St Philippe Benizzi se faisant moine, par Cosimo Rosselli (1462). — St Philippe donnant son vêtement à un lépreux, par Andréa del Sarto (1510). — Entre cette fresque et la suivante, buste en marbre de ce peintre. — St Philippe et les Joueurs frappés de la foudre, par A?idrea del Sarto. — St Philippe délivre une possédée, par le même. — Mort du saint et résurrection d'un enfant par l'attouchement de ses habits, par le même. — Guérison d'enfants par l'imposition d'une pièce d'habillement du saint, par le même. Le vieillard habillé en rouge est Andréa, frère de Luca délia Robbia.

Ces fresques d'Andréa del Sarto, qui était surnommé le « peintre sans erreurs» (senza errori), sont des ouvrages très remarquables par leur simplicité et le sentiment qui les anime. La figure de St Philippe faisant descendre la foudre est d'une grandeur sévère, digne de la peinture religieuse des maîtres primitifs. La tête de l'enfant rappelé à la vie est d'un sentiment naïf et pénétrant. Andréa del Sarto était pauvre quand il exécuta ces ouvrages. Selon Yasari, les moines usèrent de ruse, et ils ne leur coûtèrent que 10 ducats chacun.

Intérieur. — Riche plafond dore de

la nef (tableau du plafond ; Assomption, par le Volterranno).

A dr., 1'"® chapelle : Jacopo da Empoll, la V. et des Saints ; fresques de Matteo Rosselli. — 5% dite des^ Médicis : tombeau d'Orlando dei Medici.

Tkakssept de DR. — Sur l'autel de g., Pietà, groupe en marbre, que Baccio Bandinelli, à l'exemple de Michel-Ange, fit pour son tombeau ; il s'est représenté sous la figure de Nicodème. [Exécution un peu empâtée; Nicodème, raide, sans expression ; figure du Christ (portrait de son fils Alexandre, mort à la fieur de l'âge), assez bien, mais ressemblant un peu à un faune endormi.]

lloTONDE DU CHŒuii, construite sur le dessin de L. B. Aller H, et altérée par des- changements. Le Volterrano^ aidé de son élève Ulivelli, a peint la coupole. [Assomption médiocre; Ions jaunâtres de pastel.] — 5^ chapelle, dite de la Vergine del Soccorf'o construite .aux frais et d'après les dessins de Jean Bologne : son tombeau, le crucifix et les basreliefs sont de lui ; la coupole a été peinte à fresque par Poccetti. — 6'' : Angelo Bronzino, Résurrection. — 7^ : Pérugin, la Y. et des Saints.

Tra>'ssept de g. — Chapelle des Villani, où sont enterrés les célèbres historiens de ce nom, Giov. Matteo et Filippo.

A g., 5° chapelle (l'*^ en descendant) : Pérugin, Assomption [tableau composé d'un grand nombre de figures; un de ses plus importants ouvrages à Florence]. — 5^= : Copie réduite d'un fragment du Jugement dernier de Michel-Ange, par A. Allori; fresques par Le même. — 1''^, dite chapelle de l'Annunziata, construite par ordre et aux frais de Pierre de Médicis, d'après les dessins deMichelozzo Michelozzi (1448) : un lourd pavillon d'un goût détestable a été ajouté au xvii° s. L'autel resplendit d'argent et de pierreries; rAnnonciation peinte sur mur en 1252 aurait été, selon la croyance populaire, exécutée par les anges. Cette peinture, refaite depuis (par Fra Angelico? suivant M. Rosini), et découverte seulement certains jours de fête, a peu de valeur artistique. Sur l'autel, tète du Christ, par Andréa^ del Sario.

Une porte relie le trnnssept N. au cloître.

Cloître de l'Annunziala, OU des

Servîtes f renfermant beaucoup de tombeaux. — Sm" la porte qui de ce cloître mène h Féglise est une fresque (1515), chef-d'œuvre à'Andrea del' Sarto^ la célèbre Madonoa del Sacco. — Les peintures à fresque ducloîtresontdePocce^/i (1542-161 2; paroi à dr. en entrant par la place ; on vante ia première : un Jeune Noyé rendu à la vie), de Fra A. Mascacpii, Matteo /?os5c//i (1578-1650) et Ventîira Salimbeni. Toutes ces peintures manquent de style et sont d'une mauvaise coulein\

Du grand cloître on passe à la chapelle de la Compagnie de St-Liic ou de l^ Académie (à dr., Trinité, par Aless. Allori; à g., la V. et des Saints, par le Pontormo ; en face, St Luc peignant la V., par Vasari; au plafond, Apparition de la V. à St Bernard, par Lnca Giordano (?). Dans la sacristie, crucifix d'Antonio da San Gallo,

Santi Apostoli (place del Limbo, à l'E. de la place de Santa Trinita), ancienne église, dans la forme des basiliques.

A g., élégant tombeau du prieur Oddo Altoviti, par Benedetto da Rovezzano (1507); celui de Bindo Altoviti, à dr., est de l'école de l'Ammannati. — A g. du maitre-autel, tabernacle en terre vernissée de Luca délia Piobbia.

Badïa (PL 5 ; rue del Proconsolo), abbaye de Si-Benoît^ construite en 978, rebâtie en 1284 par Arnolfo di Lapo et en 1625 par Matteo ' Scgaloni. Le beau campanile, inachevé, forme un des points de vue remarquables de Florence, il fut d'abord bâti par Arnolfo, détruit dans une émeute et reconstruit en 1350.

— La porte d'entrée, attribuée à Ben, da Rovezzano, a été rebâtie en 1872.

Magnitîque j)lafond en bois sculpté et

doré, par Scgaloni. — A (h'., tombeau :

d'Inn. LandoKini, par Ben. da Majano;

de B. Giugni, bel ouvrage de Mino da

\ Fiesole (14G6) ; à côté Madone et Saints,

[rxOUTE 13] FLORENCE : — ÉGLISE DEL CARMINE

demi-relief, par Je même. — A ft. :

Assomption, par Vasari; aii-dessoii?, mafçniticpie tombeau A\\ comte Ugo (1481), fondat-LHir de l'é^ijlise, par Mnw da Ficsole (les deux enfants de cliacpie côte sont attribués à Donatcllo) \ ^rixiu] bas-relief représentant la Cbarilé. — Chapelle de la fannlle Del Bianeo : Apparition de la V. à Si Bernard, penilure Ycmavqu3ih\eàe Filippino Lippl (1480).

^(oître^à 2 étages ; au 2% fresques, dégradées de Spinello Areliiio.

Il Carmîne (PL 6 ; place du même nom, rive g. de l'Arno) , église des Cannes, bâtie au xiu" s., détruite presque entièrement par uu incendie en 1771 ef reconstruite dans les dix années suivantes. La sacristie et la chapelle Brancacci échappèrent seules aux flammes. (( Quelques pieds de

fresque, dit Valéry, jamais l'é^^lisc cîu

murs peiuts

feront vivre - ^

Carminé dans les fastes de Fart. ))

Voûte de ia nef couverte de décorations peintes, imitant des perspectives tourmentées, d'un goût- détestable.

TuANSSEPT DE DR. — Chapelle Brancacci. — Sur l'autel, dans un tabernacle, Madonna dcl Popolo, pemturc byzantine que Ton croit avoir été rapportée de l'Orient avant 1300. — Cette chapelle est ornée de fresques commencées par Masollno da Panicale (4-1415?), conthmées par Masaccio (1402-1445), morts jeunes tous deux, et terminées par Filippino Lippi (f 1505).

— Les amateurs de peinture ne manqueront pas d'aller visiter ce sanctuaire vénérable de l'art, où le Pérugin, Raphaël, Léonard de Yinci,^ Michel-Ange sont venus étudier tour à tour.

Nous donnons ci-joint le plan de la

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