CHARTREUSE D'EMA
suivant à dr. la route de Galluzzo, se rendre, à la Chartreuse.]
Chartreuse d'Ema (Certosa di Val d'Ema; la meilleure manière de faire cette promenade est de prendre, soit a la Porte Romana, soit, ce qui est préférable, à la place de la Seigneurie, le tramway du Chianti; départ toutes les h. trajet en 1 h. env.; 1'"^ cl. 75 c, 2*^ cl. 55 c; au retour, pour ne pas faire deux fois le parcours du Yiale dei CoUi, on rc- viendra a la Porte Romana, 40 et 25 c. où l'on trouvera un omnibus ou une voit, pour rentrer en ville). — Le tramway, traîné par des chevaux, part de la place de la Seigneurie, sur le côté N. du Palais Vieux, traverse la place S. Firenze et suit la via Ghibellina.
Halle de Porta alla Grâce, sur le Viale Duca di Genova; on s'y arrête assez longtemps, parce que aux chevaux est substituée une locomotive.
On franchit le Ponte di Ferro. — Halte de la h arriéra San Niccold.
— On remonte le Yiale Michelangelo.
Halte de la place Michel-Ange (V, ci-dessus). — On suit le Viale Galilée. — A g. , éghse San Miniato ( V. cidessus). — Halte d3 Giramonlino,
Halte du Piazzale Galileo. — Laissant à dr. le Yiale Macchiavelli, on suit le Viale Torricelli.
Halte de Poggio Impériale, où l'on rejoint a dr. la ligne qui vient de la Porle Romana.
Gare de Gelsomino (café-buffet), où les trains se reforment pour les différentes directions : Porta llomana, place de la Seigneurie, Chartreuse d'Ema et au delà.
Halte de Due Strade.—Le tramway suit la route de dr. a travers un vallon d'aspect riant.
Haltes de Galluzzo.
On franchit l'Ema et l'on monte.
Halte de la Certosa. — C'est là que l'on quitte le tramway pour prendre, à dr., un chemin qui descend un peu d'abord, puis monte, par une
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pente assez forte à l'entrée de la Char-
reuse, qui s'élève sur une hauteur
/3oisée (115 met.; cyprès et oliviers),
et de loin, ressemble à une forteresse.
Un escalier à double rampe (en haut, fresque àeJ. da Empoli),3iho\itit à une grande cour où s'élève l'église formée par une agglomération de chapelles, dont quelques-unes (la chapelle souterraine et celle de Sie Marié) ont conservé leur caractère primitif.
Un moine accompagne les visiteurs, fort nombreux depuis l'ouverture du tramway ; la visite se fait dans l'ordre suivant :
Chapelle gothique de vSte-Maric :
tableaux des xiv*^ et xv° s.; stalles d'un beau style, vitrail du xiv° s. — Chapelle souterraine attribuée à Orgacjna : dans la nef en lace, trois dalles tombales avec les figures en relief d'Angelo, de Lapa et de Lorcnzo, le père, la sœur et le fils du fondateur de la Chartreuse, tombeau du sénéchal INic Acciajoli, le fondateur (1541), par A. Orgagna; dans la nef à dr. tombeau du cardinal Acciajoli attribué à Donatello et à G. da San Gallo.
— On remoute dans l'église. — Chapelle de Ste-Margueritc : fresques par J. da Pontormo. — Chœur des moines et abside : fresques par Poccetli ; 56 stalles d'un admirable travail exécutées en 1591 par Atticciati et Baglioni sur les dessins de Feltrini; beau pavé en marbre de différentes couleurs. — Chapelle des reliques : voûte par Poccelti. — Sacristie : boiseries du xvr s.
Le couvent (il est habité par une quinzaine de moines) date aussi du xiv^^ s. ; la seule partie qu'on peut dire intacte est le bâtiment à créneaux du côté E. — Parloir (sala del CoUoquio) : 6 })eaux vitraux attribués à Jean d'Udine. — 2^ cloître : au-dessus d'une porto, terre cuite émaillée des délia Rohbia{Si Laurent entre deux Saints). — Salle du Chapitre : portes en bois de noyer sculpté (1570); tableau d'autel (Crucifixion) par M. Albertineltl ; à g., Madone attribuée hFra Angelico ; au centre, tombeau du cardinal Buonafede, par Fr. da San Gallo. — Grand cloître, long de 80 met. et large de Cl : fresques par Pontormo et Piero di Malteo; des fenêtres des cel-
Iules (on en visite une) on découvre une très belle vue. — Réfectoire. — Petit cloître sans intérêt. — On revient à la cour où se trouve à dr. l'appartement de Pic VII (de la loggia, belle vue).
De là, on descend visiter la pharmacie; les uioines y fabriquent divers produits hygiéniques et une liqueur qui est loin de Valoir la chartreuse française.
Au S. de la Chartreuse est le village de rimpruneta (10 kil. de Florence), situé sur le haut d'une colline formée de serpentine et de diallage (épanchement au milieu des calcaires secondaires), et couverte de pins, d'où le nom in pineta, qui a été altéré. L'Impruneta possède un sanctuaire du xf s. très vénéré, qui contient plusieurs œuvres d'art (ancone de 1376; crucifix par Jean Bologne; crucifix par Tacca; terres cuites par Luca délia Robbia); sa cdèbre foire, illustrée par Cal lot, a toujours lieu au mois d'octobre et est très fréquentée.
PAR LA rORTE SAN FREDIANO (aU S.-O).
Monte Oliveto (promenade à pied).
— A (i min. env. de la Porte San Frediano on quitte h grande route et Ton monte, à g. (poteau indicateur), à (10 min.) l'entrée du couvent, ancienne Badia di San Bariolommeo a Monte Oliveto (s'adresser à la villa Bellavista, pourboire). Du belvédère du jardin du couvent (aujourd'hui maison de convalescence mihtaire), on découvre une belle vue.
V église, réédifiée en 1472 et restaurée en 1725, est décorée de peintures par Poccettiy Passignano, Santi di Tito, etc. — Dans le logement du chapelain, fragment d'une Cène, attribuée au Sodoma.
On peut, en descendant par le faubourg du Pignone, traverser le pont suspendu vis-à-vis des Caséine.
[route 13] VILLAS ROYALES : — POGGIO A CAJANO, ETC. 183
PAR LA PORTE AL PRATO (ail N.-O).
(Chemin de fer de Phloie; tramway à chevaux de Pralo.)
Villa a Careggî (4 kiL de Florence; on peut prendre le chemin de fer ou le tramway jusqu'à la station de Rifredi, 5 kil., 50 et 25 c.).
— Dans l'église de Ponte a Rifredi, intéressantes statues d'Évangélistes de récoîe des délia Rohbia. — La villa Medicea a Careggi (pourboire), construite par Michelozziy pour Cosme le Vieux, a ^'aspect d'un château fort; c'élait la demeure favorite de Laurent le Magnifique, qui y présidait l'académie platonique formée par lui. Savonarole vint l'y visiter à son lit de mort (U92). C'est aujourd'hui la propriété du comte Bouturlin. Une petite loggia ouverte est décorée de fresques ruinées du Pontormo et du Bronzino. Un beau jardin entoure la villa.
Villa reale délia Petraja (6 kil. de Florence; on passe par Ponte a Rifredi; on peut aussi prendre le tramway ou le chemin de fer jusqu'à la station de Castello, 5 kil., 60 et 40 c), villa royale (demander une permission au palais Pitti, à Florence), construite par Buontalenti, renfermant des fresques du Volierrano et entourée de beaux jardins (fontaine, par Triholo, surmontée d'une baigneuse, par Jean Bologne),
Villa reale dî Castello (6 kil. de Florence, par le tramway jusqu'à Castello, V. ci-dessus), ancienne villa de Cosme I" de Médicis. — Jardins (demander une permission au palais Pitti, en même temps que celle de la villa délia Petraja) avec jeux d'eaux, statues et fontaines, parmi lesquelles on remarque celle d'Hercule par Tribolo et Ammannati.
Doccia (9 kil. de Florence; 8 kil.
par la station de Sesto, 95 et 65 c).
célèbre manufacture de porcelaines et de faïences (demander la permission au dépôt, via Rondinelli, à Florence), fondée en 1740, par le marquis Charles Ginori, et située à 15 min. de la station de Sesto. Un magnifique musée de céramique (on pent le visiter avec la permission du directeur de la C'"") est annexé à la manufacture.
A 25 min. de la station est la belle villa Colonnata.
Poggîo a Cajano (17 kil. de Florence sur la route de Pistoie, tramway, parlant de la place de Sanla Maria Novella, trajet en 1 h. 30 ; 90 et 70 c). — On passe à Peretola (dans l'église, ouvrage remarquable des délia Rohbia), lieu de naissance d'Amerigo Vespucci, puis devant l'église de San Dounino (la V., l'Enf.
J. et Saints, fresque par Gliirlandajo), — La villa royale de Poggio a Cajano (demander une permission à Florence, au palais Pitti), construite par Giidiano da San Gallo pour Laurent le Magnifique, et chantée par Poliziano, fut témoin de la fin tragique et mystérieuse de Bianca Cappello et de son époux, le grand-duc François P' de Médicis (1587). Le grand salon est orné de fresques à' Andréa del Sarto^ du Bronzino, du Franciahigio et du Pontormo. — L'Ombrone pistojese traverse le parc (beaux ombrages; beaux points de vue).
PAR LA BARRIERA BELLE CURE (oU N.-E.).
Fîesole (6 kil.; tramway électrique système Sprague, partant de la place San Marco; départs presque iou'ei les heures, plus fréquents le dimanche; trajet en 40 min.; 70 c. trajet simple, 1 fr., aller et retour, mais seulement les jours non fériés). — De la place San Marco, par la rue Lamarmora, le Yiale Principe Amedeo, la place Cavour, le Viale Regina Vittoria, le tramway gagne la ba niera délie Cure (où Ton croise le chemin
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[route 13]
de fer) ; de là il tourne à dr. pour suivre la rue Alessandro Volta, boulevard planté d'arbres, et bordé de villas à g.
Station de San Gervasio. — La voie, changeant de direction, remonte un petit vallon en suivant un beau boulevard qui décrit des sinuosités.
Halte de San Domenico, devant le couvent de San Domenico (1406), OÙ séjourna longtemps Fra Angelico.
Le portique qui précède l'église date du xvi^ s. — L'église « affecte la forme d'une basilique soutenue extérieurement par quelques contreforts )).
A l'abside est une des plus belles peintures de Fra Angelico, « une de ces compositions désignées par les Italiens 80US le titre de c( Santa Conversaisione », c'est-à-dire la réunion, autour de la V. et de TEnf. J., de Saints... conversant ou témoignant leur admiration au couple divin. C'est une œuvre à la fois grave et sereine.... » (Miintz.) — Dans la 2* chapelle à dr., Baptême de J.-C, par Lor. di Credi.
De San Domenico une route à g.
descend en quelques min. à la Badia Fiesolana.
La Badîa (pour la visiter, s'adresser, sur la place, à Ylstituto convitto annexé), construite vers la moitié du xiu^ s. sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale de Fiesole, était un couvent de bénédictins noirs. En 1462, Cosme I" chargea Brunelleschi de réédifier l'église et le couvent.
« De prime abord, la façade de l'église semble être restée inachevée, comme celles de tant d'autres églises toscanes. Mais en l'examinant de plus près, on ne tarde pas à s'apercevoir que les délicates incrustations de marbres noirs et blancs, occupant le centre, datent du moyen âge, et que les assises de pierres brutes, au milieu desquelles elles se trouvent encastrées, marquent les agrandissements faits à l'édilice au xv^ s. par Brunellesco. Ces incrustations à motifs géométriques rappellent de la manière la plus frappante celles du Baptistère de Florence
et de la façade de San Miniato, inspirées elles-mêmes, le fait paraît démontré, du style en honneur à Pise dès le xi^ s. Il faut savoir gré à Brunellesco, le fougueux novateur, d'avoir respecté ce legs du passé. Dans l'intérieur, au contraire, le puissant champion de la Renaissance règne sans partage. » (Mûntz.)
A l'intérieur, on remarquera les quatre pilastres cannelés au centre du transsept. — La sacristie renferme un autel incrusté (1273?).
Le cloître, attribué aussi à Brunelleschi, sert actuellement à un collège dirigé par les Piaristes (réfectoire avec une chaire d'un bon travail, et une fresque de Giov. da San Giovanni).
A San Domenico, la route se bifurque :
1° L'ancienne î^^a Fiesolana monte directement à Fiesole (cette montée, assez fatigante, demande 20 min. à pied. A mi-côte se trouve à g.
V oratoire de S. Ansano (anciennes peintures; terres cuites par les Délia Robhia). Un peu plus haut, l'église de San Girolamo (d'après les dessins de Brunelleschi) est ornée de fresques de Ferrucci et de Benvenuti.
2° La via Giuseppe Mantellini, à dr. , suivie par le tramway, décrit de nombreux lacets et abonde en surprises pittoresques et en beaux points de vue. xV l'extrémité 0. du grand lacet, le tramway fait un rebroussement pour gravir le dernier lacet de l'E. à . PO, A dr., villa Fiaschi, ancien j couvent de Doccia. (( Le dessin du ' portique est attribué à Michel -Ange, dont le projet, affirme-t-on, a été exécuté par Santi di Tito )) (Miintz) ; l'église contiguë au couvent renferme quelques monuments intéressants. A g., villa Spence, ancienne villa Mozzi, dans une belle situation (on peut la visiter ; belle vue).
Enfin on passe au pied du théâtrerestaurant de Fiesole, dont la façade est décorée d'une copie de l'Aurore
[route 13] FIESOLE. —
du Guide, et bientôt après on débouche sur la Grande place de Fiesole.
Fîesole*, 4000 hab., siège d'un évêché administrant un vaste diocèse, et admirablement située a 296 met.
d'alt. C'est une ville d'une haute antiquité et depuis longtemps démantelée. Les restes de ses anciens murs étrusques subsistent encore de trois cotés. Sur l'emplacement de TAcropole est un couvent de Franciscains.
C'est du coté du N., en descendant derrière la cathédrale, qu'on trouve les restes les mieux conservés. Les blocs au lieu d'être irréguliers comme dans d'autres cités étrusques ou pélasgiques, sont de forme à peu près carrée et disposés horizontalement.
Cette différence provient de la différence même des matériaux. Ici la pierre fournie par les colhnes de Fiesole est dure et résistante; c'est du macigno, dit pietra serena, formé d'un mélange de calcaire argileux, de quartz et de mica.
Dans la rue qui s'ouvre au ^, de la place, entrée des ruines du théâtre romain (billet d'entrée, 50 c; les dimanches et jours de fêles, 30 c. ; ce billet donne droit à l'entrée du musée, V. ci-dessous); on y voit encore des gradins et les restes de chambres souterraines .
Cathédrale (sur la Grande-Place ; l'entrée est sur la pelite place à g.), commencée en 1020, terminée trois siècles plus tard et restaurée en 4885. Elle est en forme de basilique, comme celle de San Miniato.
Dans la chapelle à dr. du chœur : à dr., mausolée de l'évêque Salutati (1465), chef-d'œuvre de Mino da Viesole ; à g-, bas-relief (la V. avec l'Enf. J., le petit St Jc.in et trois autres Saints) du même ; fresques par Nicodemo Ferrucci. — A ^. du chœur, statues et basreliefs par Ant. Ferrucci. — Sur un pilier à dr. de l'autel central inférieur, St Sebastien, fresque du Pérugin.
A g. de la cathédrale (en sortant