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AREZZO

Situation. — Aspect général.

Arezzo^ (Arretmm), V. de 12000 hab. (avec la banlieue 40 200), est agréablement situé sur une élévation qui domine une plaine fertile. Les maisons sont bien bâties (on y remarque de nombreuses plaques commémoratives) ; les rues larges et bien pavées : l'air y est frais et sain.

Arezzo fut l'une des villes les plirs anciennes et les plus puissantes de l'Étrurie^ La famille Cilnia, d'où descendait Mécène, avait régné à Arrctiuni.

Après bien (ies guerres, Arezzo embrassa le parti de Marins et devient colonie romaine sous Sylla. C'est là que Flnminius prit position en (ace d'Annibal,qui Téviia en passant pai' la vallée de la Chian.j et le lac Trasiraène. Au moyen âge, pendant les luttes entre lesliuelfes et les Gibelins, Arezzo lutta contre Florence.

De Cossé, général au ^e^vicc de Louis d'Anjou, s'en empara, la dépouilla de ses richesses, ei 1 1 vend.t aux Florentins. — Les vases de terre cuilc rouge d'Arezzo étaient célèbres dans l'antiquité.

Arezzo est la patrie vie Mécène ; de Pétrarque ; de Vasari; de Pierre dit rArétin;àe frère Guido, inventeur des notes de musique ; de Margariione, peintre, sculpteur, arcliitecte ; du peintre Parri Spinello; du cardinal Bibbiena; de Cesalpini, créateur de Li botanique; du maréchal à'At2cre; du médecin et [oète Francesco Redi ; de Pignotti,

Description.

Arezzo peut être vu en quelques heures : le Dôme (tabernacle sculpté attribué à Jean de Pise ou à Giovanni et à Bello di Francesco ; tombeau par Agostino et Agnolo de Sienne), les églises San Francesco

1. M. G. Dennis dit que la ville d'Arezzo n'occupe pas l'emplacement de la cité étrusque d'Arrctium, mais celui d'une colonie romaine du même nom. Les ruines d'Arrctium seraient éloignées de 5 kil.

(fresques de Fier délia Francesca) et Pieve di Santa Maria (ciuneuse façade), le palais délia Fraterniià (extérieur, architecture du xiv° s.), le Musée (vases arétins et petite galerie de tableaux), et la vue que l'on a delà promenade Passeggio del Prato, à côté du Dôme, telles sont les principales curiosités de la ville.

En face de la gare s'ouvre la ?*we Guido MonacOy qui traverse une place au centre de laquelle s'élève la statue de Guido Monaco (1882 ; sur les côtés bas-reliefs en bronze), longe à g. la place del Popolo (monument élevé en 1881 à la mémoire des citoyens d'Arezzo morts pour la patrie), traverse la rue Garibaldi et monte h la place Umberto P" (statue du ministre Fossombroni), où se trouve l'église de

San Francesco (rue Cavour), du xiv^ s., à la façade inachevée et dont l'intérieur, pauvrement décoré, a été altéré au xv*" s. par les restaurations.

Au-dessus de la porte d'entrée, lunette avec vitraux (le Pape accorde à St François le brtf on fondation de son ordre), par Guillaume Marcillat. — L'intérieur était décoré de fresques par Parri ai Spinello Spinelli [on n en voit plus que quelques fragments) . — Cliœur : célèbres fresques de Pier délia Francesca, exécutées vers 1460 et représentant en 12 compartiments l'histoire de nos premiers parents (ou plus exactement la Mort d'Adam) rapprochée de celle du Triomphe du Christianisme (marqué par l'invention de la vraie Croix et par les victoires d'Héraclius sur les Perses). — Cartons de P. Benvenuti pour la chapelle de^ Médicis à Florence.

On prend, au N. et eu face de l'église, la rue Cesalpino dans laquelle la première rue à dr. (rue délia Bicchieraia) conduit au Corso Vittorio Emanuele et à l'éghse de îa

Pieva di Santa Maria, OU Santa Maria délia Pieve. — Façade de la première moitié du xiu^ s. (restaui^ée)

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