‹ ItalieChapitre 209 sur 587 · DE FLORENCE A ROME. [ROUTE 23, A · texte numérisé non relu

DE FLORENCE A ROME. [ROUTE 23, A

lico. — Cliœiir : grand triptyque de Lorenzo di Nicolo : la Y. et des Saints (présent de Gosme et de Laurent de Médicis, 1440); au maître-autel : Assomption, par Bar t. délia Gatla (?), faussement attribuée au Pérugin. — A g. : la V., St Pierre Martyr et un moine Dominicain, par L. Sianorelli (!515).

A g. de celte rue et au S. G. de la place on va, par la via Guelfi, à Véglise de Sauf Agostino (la V. et des Saints, un des bons ouvrages de P. da Cortona) et un peu plus loin à la porte SanC Agoslino,

[En deliors de cette porte (à g.) se trouve la célèbre grotte de Pythagore, liypogée étrusque 'grandiose, formé de blocs d'une grosseur prodigieuse. Son nom lui vient de la contusion faite entre Grotone, ville de la Grande Grèce habitée par le philosophe, et Gortone, vilîc d'Ëtr "^" "■

r le pi trnrie.]

La place Vittorio Emanuele, au centre de la ville, est bordée, à g., par le palais Municipal et communique, à dr., avec la petite place Signorelli, où se trouve le

Palais Preiorio (ancien palais des Casali, jadis seigneurs de Gortone), dont la partie latérale est décorée d'un grand nombre d'armoiries des anciens podestats de la ville. Il renferme à Pelage supérieur la bibliothèque et le musée fondés par PAcadémie étrusque de Gortone.

Musée d'antiquités étrusques (1 fr.

de pourboire) : bronzes et terres cuites remontant aux origines de la cité ; sarcophages de toutes les époques ; inscriptions; monnaies la plupart trouvées à Gortone ou dans les environs ; peintuj^e sur ardoise, morcsaii capital de la collection, représentant une muse ou plutôt une citharède, ouvrage attribué à un artiste grec de la meilleure époque, et découvert en 1752, à quelque distance de la ville; célèbre lampadaire en bronze, de forme circulaire, à 16 becs et datant de l'époque étrusque; il est orné de figures de satyres et de sirènes; la partie inférieure a une léte de Gor-

gone au centre et autour des animaux se battant.

Par la via Casali, à côté du palais Pretorio, au descend au

Dôme, de la Renaissance (on Pattribue à Ant.da SanGallo le vieux), assez mal restauré au xvni« s. On prétend qu'il repose sur des fondements étrusques.

Ghœur : le Pape saint Sylvestre consacrant une basilique, bonne peinture de Sacchi ; Cigoli, la V. du Rosaire et Saints; L. Signorelli, Gommunion des Apôtres (1512) [œuvre remarquable].

Descente de croix (1502); Pietro da Cortona, Annonciation ; Turpino Zaccagna, éVcxe de Signorelli, Assomption [médiocre]. — Monument du grand maître de l'ordre de Malte, Tomma'^i (t 1805). — Nef de g., près de l'abside : sarcophage antique (très beau basrelief : Gombat des Gentaures et des La pi thés).

En face du Dôme est :

Le Gesii (Baptistère, jadis église des Jésuites; si Péglise était fermée, faire appeler le custode par un gamin auquel on donne 2 ou 3 sous : 50 c.

de pourboire), oratoire formé de deux parties.

Partie supérieure : Annonciation, peinture remarquable de Fia Angelico. Un peu plus loin, Madone, Saints et Anges, p:ir Signorelli [un peu sec et dur]. Audessous, tableau allongé en forme de prédelle avec de petites compositions pleines de charme, par Fra Angelico [petites têtes ravissantes d'exécution].

De l'autre côté, en regard, Vie de saint Dominique, autre prédelle de Fin Angelico [moins précieuse que la première]. Au-dessus, Adoration des bergers, par Signorelli. — Plafond sculpté et doré du xvT<^ s. — Guve baptismale en marbre à six faces, de la première Renaissance et rappelant la manière de Mino da Fiesole.

En suivant la rue qui part du chevet du Dôme, on arrive à la porte Colonia, d'oii l'on a une belle vue sur l'enceînte étrusque de Gortone.

[r. 23, .^ j CuRTONE. — LAC TRASIMÈNE.

De la porte Colonia on peut monter par des ruelles escarpées à San Nicolù et à Sauta Margherita; on peut également s'y rendre en revenant ]iar la via Dardano à la place Yittorio Emanuele, où l'on prend, au N. E., une rue qui monte jusqu'à une petite place de laquelle, à dr., une petite rue conduit à l'église San Nicolo, précédée d'une cour plantée de cyprès.

San iSîColo (50 c. de pou il) o ire au sacristain, qui pourra aussi indiquer le chemin en escalier montant à Santa Margherita), située près des ruines de thermes antiques et renfermant quelques peintures.

Maitre-autel : retable à deux faces, par L. Signorelli (la Mise au tombeau est un de ses mcincurs ouvrages) ; à g. de la grande porte, fresque endommagée du môme peintre.

En. gravissant la colhne on trouve à dr., un peu avant d'arriver à Téglise Santa Margherita, un oratoire en ruine où Ste Marguerite de Cortone mourut, dit-on, en 1297; après une montée fort raide on atteint le plateau où s'élève le sanctuaii'e (magnifique panorama).

5«n/a 3/ar^//e/7'/a , construite (1 258- 1290) par Ste Marguerite sur remplacement d'une église dédiée à St Basile. Plus tard on ajouta à l'église primitive une autre église en l'honneur de celte Sainte qui venait de mourir. L'ensemble fui modifié ensuite à plusieurs reprises et tout récemment d'importants travaux ont été entrepris. De l'ancien monument il ne reste phis que la nef centrale.

Sous le portique d'entrée, fresque ruinée de liiistoirc de Ste Marguerite, reconnaissant son amant dans un cadavre. — Chapelle de Ognissanti (Tous-lcs- Saints), richement ornée d'or et de pierreries; sous le maître-autel, tombeau de la Sainte (xrn'= s.) : le devant en argent et la couronne d'or sont des présents du peintre Pietro da Cortona, anobU par la ville.

Derrière l'église, couvent des Franciscains (du jardin, belle vue). — On a une vue plus étendue encore si Ton monte jusqu'à la forteresse en ruine (660 met. d'altitude).

Pour descendre on piend, à g. de l'église, la via Santa MargJierita, qui se dirige d'abord au S. et ensuite à l'O., et qui aboutit à quelques pas de l'éghse et de la porte San Domenico (F. ci-dessus).

[Santa Maria (ou Madonna) dei Calcinajo (sur la roule de la gare; si l'église était fermée, sonner à la grille du jardin qui est à coté ; 1 IV. de pourboire), bâtie (belles proportions) par l'architecte ingénieur et théoricien sienne is Francesco di Giotgio Martini (fin du xv^ s.). — A Tint. : retables de la fin du XV® s. et du commencement du xvi° ; vitraux de couleur (entre autres un St Sébastien) (( dont quelques fragments parais.ent se rattacher à Guillaume de Marcillat, fixé à Corlone avant son départ pour Arezzo ». (Mùntz.) — Maître-autel (1520) monumental et d'une grande pureté de lignes.]

122 kil. Terontoîa (buffet), près de l'extrémité N. du lac Trasimène.

— On laisse à g. la ligne d'Assise, Pérouse et Foligno ( F. ci-dessous, B],

Le chemin de fer longe la rive 0. du lac Trasimène [lago Trasimeno), dont on aperçoit à g. la vaste nappe d'eau entourée de collines boisées et du milieu de laquelle surgissent trois îles {V isola MaggiorCy avec un cou vent, et Visola Minore, -aw N.; Visola Polvese, au S.). Ce lac, sans écoulement visible, a 12 kil. du N. 0. au S. E., et 12 kil. 500 dans sa plus grande largeur. Tout autour sont des éminences couvertes de chênes et de pins, et des plantations d'oliviers qui descendent jusque sur ses bords. Il est très poissonneux : le niveau des eaux s'élève d'une manière très marquée. Ce lac est célèbre par la victoire qu'Annibal y remporta sur le consul Flaminius, l'an 217 avant J.-C.

(F. ci-dessous, B).

DE FLORENCE A ROME. [ROUïe 23, A]

135 kil. Casiiglione ciel Lago, h., ch.-l. d'une comm. de 12 000 hab., à g. sur un promontoire qui s'avance dans le lac. — Ancien palais des seigneurs de la Corgna, dont le dessin est attribué à Vignole.

On s'éloigne du lac dans la direction du S. 0.

lo9 kil. Panicale, 4000 bab. La voie, tournant au S., va rejoindre dans la vallée de la Chiana, qu'elle franchit au S. du lac de Chiusi, la ligne d'Empoli et de Sienne (V. R.

151 kil. Chiusi* (assez bon buffet gare), V. de 5600 hab., à 508 mèt.'d'alt. (148 met. au-dessus du lit de la Chiana) et à 2 kil. env. al'O. de la gare (omnibus en 20 min. pour i fr.; voit, à 1 chev., 1 fr. à 1 fr. 50).

Chiusi {Clusium ; la Camc7s des Étrusques) tut une des 12 métropoles de l'ancienne Étruric et le siège de Porsenna. Clusium eut un rôle important dans la ligue étrusque formée pour rendre aux Tarquins le trône de Uome. Les nvasions fréquentes auxquelles Chiusi fut en proie au xi® s. contribuèrent sans doute à faire abandonner les anciens travaux d'endiguement de la Chiana. Le territoire environnant ne fut bientôt plus qu'une lagune pestilentielle, mais des travaux modernes ont assaini la vallée de la Chiana.

Les objets, et notamment les nombreuses poteries, trouvés dans les nécropoles des collines voisines, ont un caractère très archaïque. (( 11 n'y en a pas, dit Noël des Vergers, qui portent plus complètement l'empreinte de l'art étrusque, sans mélange d'hellénisme, que les vases noirs, connus dans le pays sous le nom de Crela liera.... Plus tard, il est vrai, les mythes de la Grèce pénétrèrent au sein de ï'Etrurie et Clusium a produit le plus beau vase italo-grec qui soit dans la collection céraniographique du musée de Florence. »

i\. B. — Se méfier des marchands à' antiquités modernes.

Près de la route qui monte de la

gare à la ville on voit des petites catacombes chrétiennes et un tombeau romain. On suit la rue Porsenna qui conduit à la place del Diwmo, près de laquelle se trouvent le musée Civique et le palais Civique.

Dôme (Santa Mustiola), de la fin du xir s. et qui, grâce aux nombreux débris antiques dont il est composé, peut être regardé comme un véritable musée étrusque. — Façade de la décadence. — A Tint., 18 colonnes antiques de grandeurs et de marbres dilférents.

Un fragment des murs étrusques subsiste derrière le chœur, devant la porte délie Torri,

Museo Givico (Musée étrusque ; 50 c. d'entrée ; le gardien accompagne aussi aux tombeaux).

On y a réuni, dans 2 salles, un ass(îz grand nombre d'antiquités jadis dispersées dans diverses collections particulières : sarcophages; bas reliefs; autels; urnes funéraires (dont quelques-unes d'un intérêt capital ; celle, entre autres, qui représente exactement l'habitation privée des anciens habilants) ; vases, etc.

Palazzo Civico (palais Municipal) .

— Dans une salle du 1*" étage, quelques vases et quelques bronzes remarquables.

Parmi les collections particulières, nous citerons les collections Casuccini et Paolozzi, toutes deux fort riches.

Si Ton fait le tour de la ville, on aura vers le N. E, la vue des lacs de Montepulciano et de Chiusi; au S.

s'élève la chaîne de collines où est assise Città délia Pieve (F, ci-dessous); au S. 0. sont les montagnes de Cetona, le Monte Amiata et Radicofani.

[Une des curiosités de Chiusi sont les tombeaux étrusques découverts dans les environs (le jrardien du Museo Civico sert de guide ; 5 fr. pour une demijournée; par le mauvais temps les chemins sont défoncés). — Les plus remar-

Page 1