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PAU GLIÎDIO, CITTÀ DI CASTELLO, ET LORGO SAN SEPOLCRO

135 kil. — Chemin de fer à voie étroite (ligne de rApeniiin central) en 6 li. 25 .

GQEBIO.

9 fr. 30 et 6 fr. 75. — Trajet ti^ès iiitércssaut.

Golt« li<,nie (188G) parcourt une rcoioii fertile, touche à des [localités qui jusqu'à présent étaient délaissées par le plus grand nombre des touristes; elle a, en outre, une importance relativement exceptionnelle pour ses nombreux travaux d'art. C'est, surlo*ut entre Anghiari et Arezzo, une ligne du Gothard ou duSemmeringen miniature, avec ses 5 viaducs, ses 17 ponts (dont 5 en fer) et ses 23 tunnels qui mesurent ensemble 2400 met. env.

Les trains partent de la ^are de Fossato, où a été établie une voie spéciale.

La voie descend dans la vallée du Chiascio qu'elle franchit.

9 kil. Brancay halte. ^—17 kil.

Padule, halte.

22 kil. Gubbio* (la ville est à 5 min. delà station), 5600 hab. (avec la banheue 24 000), ancienne cité ombrienne d'Iguvium, dans une belle situation sur le penchant du Monte Ingino ; une des villes les plus intéressantes de ritalie, qui garde encore le cachet du moyen âge.

Cette ville est la patrie dVderisi da Giibbio, le célèbre miniaturiste, ami de Dante, qui vivait dans la seconde moitié du xni^ s.; il partage avec Giotto la gloire d'avoir fait renaître la peinture en Itabe; parmi ses meilleurs élèves, il faut citer le célèbre mossiisle Angeletto da Gubbio, qui travailla au Dôme d'Orvieto, Matteo da Gualdo, et surtout Guido Palmerucci (1280-1345), qu'or, regarde avec raison comme le précurseur du Pérugin. Martino Nelli (-J- vers 1580) compta parmi ses élèves, ses fils Ottaviano (-i- 1444), le plus connu des peintres de Gubbio, Tomrnasino et Gentile da Fabriano. Citons encore les deux frères JSucci et Fclice Damiani.

Il faut consacrer au moins une demi-journée àGubbio. On visitera :

la caractéristique place de la Signoria ; le palais Municipal {{Mes Eugubines ; Pinacothèque) ; le palais des Consuls (fresques d'Ottaviano Nelli) ; le Dôme (façade et peintures de l'intérieur) ; Santa Maria Nuova (peintures d'Ott. Nelli) ; San Martino (boiseries du chœur et peintures)..

DE FOSSATO A AREZ20*

En sortant de la gare on suit une chaussée qui aboutit h la Porte Trasimena, par laquelle on entr^ dans la ville. A l'extrémité d'une avenue s'ouvre la vaste place Vittorio Emanuele, plantée d'arbres; à g., Y église San FrancescOj du xui^ s. (belle rosace de la façade), renferme quelques bonnes peintures de F. Nucci,

En face de l'église, de l'autre côté de la place, la Confraierniia di Santa Maria dei Laici, bâtie en 1513, avec un portique décoré de peintures (St- Antoine, par Palmerucci), reiiferme des fresques intéressantes de l'école eugubine (xiv^ s.).

A l'extrémité N. de la place est le palais Fabiani (assez importante collection de tableaux par le Guide, Tintoret, Ann, Carrache, Lattanzio Gainbara, Cranach, Bronzino, etc.).

La rue qui monte vers la ville, presque en face de l'église San Francesco, croise le corso Garibaldi (à l'angle de g., palais Bebi, jadis Accoramboni, du xvi° s. ; belle ordonnance du rez-de-chaussée) passe devant (à dr.) le palais delta Porta (porte d'entrée, beau morceau de sculpture du xiV' s.; petite collection de bons tableaux) et aboutit, à g., au pied de la caractéristique terrasse de la place délia Sîgnoria, bordée d'édifices imposants.

Palais Communal (ancien palais Pretorio), du xiv^ s.

*2'' ÉTAGE. — On y conserve dans une pièce attenant au cabinet du syndic (pourboire) la grande curiosité de Gubbio, les fameuses Tables Eugubines [tabulœ Eugubinx), trouvées dans les ruines d'un théâtre, près de la ville, en 1444, au nombre de sept ; elles ont des inscriptions : 4 en ombrien, 2 en latin, 1 en caractères étrusques et latins. Depuis 500 ans, elles ont donné lieu à bien des travaux et à des opinions diverses. Les caractères en sont écrits de dr. à g., ainsi que l'étrusque et les langues sémitiques. Le savant Lepsius les croit postérieures au ni° s. de Rome. On ignore leur sens littéral ; on pv.nsc qu'elles rcn-

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ferment des formules religieuses. On a trouvé des ressemblances entre les mois ombriens et les mots grecs.

3* ÉTAGE. — Pinacothèque (pourboire) très intéressante et bien installée ; la belle porte en bois doré, qui y donne accès, était jadis à San Domenico. La salle renferme, outre les tableaux (150 cnv.; on remarquera les ouvrages des maîtres ombriens, Damiani, Nelli, Nucci, etc.), quelques meubles anciens (provenant du palais des ducs), des faïences (dcuxccuelles de Maestro Giorgio, etc.), des parchemins (bulles de Frédéric Barberousse, de Henri VI, de Manl'red), etc.

Les Archives sont également au palais municipal, ainsi que la Bibliothèque qui possède env. 13 000 vol.

Palais des Consuls (en face du précédent), grand bâtiment à créneaux, d'apparence simple et sévère, avec une haute tour, commencé en 1552 sur les dessins de Matteo di Giovannello Maffei dit le Gattapone, et à^ Angelo da Orvieto. On remarquera l'originalité de l'escalier qui donne accès à la porte d'entrée. Dans la grande salle, inscription romaine (découverte en 1865) et fresques de l'école de Nelti ; dans la chapelle, la V, et Saints, fresque de Palmerucci.

Entre ces deux palais et faisant face h la plaine est le palais Ranghiasci B ranca leoni, ' doni les riches et belles collections n'existent plus en grande partie (il reste encore quelques belles faïences et majoliques de Maestro Giorgio, des Lagrue^eic),

Une petite rue, qui monte derrière ce palais, conduit à la partie haute de la ville et aboutit au

Dôme, datant du xif s. et restauré au xvf s. — Belle rosace de la façade.

A g., l'"' autel : Madone sur un trône^ entre St Sebastien et St Ubaldo, par Sinibaldo Ibi; 5® : Jésus apparaissant à la Madeleine, bon ouvrage de Timotco Viti ; 9^ : Crèche, par Eusebioda San Giorgio (beau cadre du xvi® s.). — Beau trône épiscopal sculpté et orné de marqueteries, pu- Girolamo Maffei (1557). — Sa-»

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