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NARTHEX

J.-G. bénissant; St Michel et l'ange Gabriel; St Clément, St André; 2 prêvres. La beauté de la tête du Cliri t mérite d'être re i-arquée dans celte fresque, que M. de Rossi croit être du x® s.

*0n V voit beaucoup de noms inscrits par les visiteurs des siècles précéd nts.

Fresque dont on ne voit plus qu'une tête ; on la croit de l'époque de Constantin.

Fr sque presque effacée (même

époque) .

Miracle opéré au tombeau de Saint Clément, constr.it, selon la légende, par les a rifles, au fond de la mer où le Saint fut noyé par ordre de Trajan. Une veuve retrouve .-on fils, noyé un an avant.

— Une procession sort de la ville de Cberson (près du territoire actuel de Sébastopol). Au-<iessous de cotte scène, on voit Beno de Rapiza et sa femme Maria, avec leurs enfants, portant des cierges et des couronnes 12 Translation des reliques de St Cyrille, de la basilique Vaticane à cette église sous Nicolas P' (858-867).

ROME : — ÉGLISES

'Route 38!

GRANDE NÉF,

15 Assomption. Cette fresque, la plus ancienne représentation connue de l'Assomption, serait du ix^ s.

A l'une des extrémités, !e pape Léon IV (847-855), qui, selon l'inscription, fit faire cette peinture. A l'autre extrémité, St Yit, archevêque de Vienne. Le groupe des Apôtres ])résente des altitudes variées, mouvementées, des expressions dramatiques.

14 Crucifiement.

15 IN'oces de Cana. — Les deux Marie

au Tombeau. — J -C. délivrant dos limbes Adam et Eve (?). M. de Piossi croit cette fresque du \n^ s.

16 En haut, fresque (il n'en reste que

la moitié inférieure) : J.-C, Gabriel, Michel archange, St Clément, St Nicolas. — Au-dessous, entourées de ravissantes arabesques, trois scènes relatives à l'histoire d'Alexis. Il demande, en pèlerin, l'hospiîalité à son père; — il meurt à Rome; — il est reconnu par son père. — Sur la face g. du pilastre : St Biaise guérissant un enfant, au-dessous un loup tenant dans sa gueule un sanglier (fresques de la lin du ix« s. ?).

1 7 En haut , fresque (il n'en reste que la

moitié inférieure) : St Pierre faisant monter St Clément sur la chaire pontificale, StLin et StClet, deux prêtres et deux sob^als romains. — Au milieu : St Clément célébrant la messe (fresque du xi^s.). Le païen Sisinius, ami deDomitien, attiré dans J'église, devient aveugle et sourd. Ses donjestiques l'entraînent. Théodora, sa femme, qui est chrétienne, regarde dans une attitude gracieuse. — Au-dessous : (( Sisinius commande (en termes grossiers) à ses serviteurs de garrotter St Clément. Ceux-ci entraînent un fût de colonne qu'ils preiment pour le Saint, qui s'est échappé en prononçant ces paroles, inscrites par le peintre dans le portique : duritiam cordis vestris [sic : le latin est en pleine décadence).... SAXA TRAERE MEUriSTI. »

Au nombre des noms inscrits audessous de ligures est celui de Beno de Rapiza, donateur de la

fresque et qui vivait à Rome en 1080. — Sur la face g. Daniel dans la fosse aux lions. — St Antonin.

18 Autel, placé au-dessous de celui de

l'église supérieure.

19 Chambre avec des décorations en

stuc. On a supposé que ce pouvait être un reste de la maison habitée par St Clément.

San Gosimato (Santi Gosma e Damiano, dans le Traslevere, près de la rue Roma Libéra ; PI. C, 6), bâtie au x° s, et restaurée au xv*" s. — Beau vestibule, du x^ s. ; les décorations de la porte sont du xv^ s. — Beaux cloîtres du xi^ et du xV s.

Santî Gosma e Damiano (Saiuts- Cosme et Damien ; PI. 59 ; au Forum; entrée rue in Miranda), fondée par Félix IV en 527, restaurée en JSO par Adrien P"", reconstruite entièrement (1655) dans sa partie supérieure par Urbain VIII. La rotonde du temple antique, attribué h Romulus et Remus, avec sa coupole, fut conservée comme vestibule.

Portes de bronze antiques, trouvées à Pérouse; deux belles colonnes de porphyre soutiennent l'entablement. — Mosaïque du grand arc, de 550 (?) :

l'Agneiiu mystique, et mosaïque de l'abside : le Christ, vêtu d un manteau sur lequel est la lettre T, monogramme symbolique de l'ilomme-Dieu crucifié.

A sa dr., St Pierre conduit St Cosme, suivi du pape Félix, fondateur de l'église, dont il lient un modèle dans ses mains; à g., St Paul conduisant St Damicn.

Au-dessous, une composition symbolique (12 brebis représentant les Apôtres, etc.).

San Grisogono (dans leTrastevere, au commencement N.-E. du viale del Re; PI. I), 6), datant du v*^ s., rebâtie en 1128 et en 1625.

A Tint., colonnes provenant d'édifices antiques ; pavé en mosaïque, un des plus beaux spécimens du style des Cosmati ; à l'abside, mosaïques exécutées

[r. 38] GESU. — SAN GIOVANNI DEI FIORKNTINI.

probablement d'a[)rcs les dessins de Cavaliini.

Sanl' Eusebîo (près de la place Viltorio Emanuele; PI. 11, 4-).

A Tint., fresques de Mcngs; belles stalles du cliœur (xvi*^ s.).

Santa Francesca Romana (au Forum, près de la basilique de Conslanliu; PI. F, 5). — Bâtie au ix« s., en partie sur remplacement du temple de Vénus et Rome, renouvelée sous Paul V. — Clocher du xm" s.

A la voûte de l'ab-ide, mosaïque du ]\^ s. (restaurée eu 1891). — En avant du grand anlel, dans uu caveau découvert en partie, tombeau de la Sainte, par le Bernin. — Transsept g-. : tombeau de Gré-oirc XI, avec bas-relief, (lOlivieri (le Retour du Saint-Sièue d'Avignon à Rome, 1377). — 2^ cbap.

à df. (transformée en entrée latérale) : tombeau d'Antonio Rido (f 1475), châtelain du château Saint-Ange, sous Eugène lY.

San Francesco a Ripa (à l'extrémité S.-O. du Traslevere; PI. D, (3), bâtie au xiu'' s.

A g., 2*^ autel : statue de Ludovica Albertoni mourante, par le Beniin. — Dans \i couvent, la chambre de François d'Assise a été convertie en chapelle.

Gesu (Jésus; PL 40; place du même nom) , une des églises les plus riches, appartenant aux Jésuites. Erigée en 1575, par le cardinal Alexandre Farnèse, sur les dessins de Vignole; G, délia Porta, la continua et fit la coupole et la façade.

Intérieur, richement orné, mais de mauvais goût. — Fresques de la voù c, de la coupole et de la tribune, par le Baciccio [peinture décorative, llamboyantc, très mouvementée]. — Chapelle du transsept de dr., dessiné par P. da Cortona : Mort de St François-Xavier, par C. Maraiia W noirci]. — Maîtreautel dessiné par G. délia Porta (4 colonnes di; jaune antique), — A g. du maître-

autel, tombeau du canlinal Rellarmin (lîgures de la Religi"n et de la Sagesse, par le Bcrnin). — Transsept g. : autel de St-Ignace, d ssiné par le P. Pozzi, jésuile (4 magnifiques colonnes inrrustécs de lapis-lazuli avec linteaux, li.iscs et chapiteaux en bronze doré ; piédestaux, corniche et fronton en vert antique). Au milieu du frouton, la Ste Trinité, groupe de marbre blanc sculpié par B. Ludovisi, à l'exception de la iigure du Christ, par Laurent Oitone.

Le globe tenu par le Père Eternel est . dit-on, le plus gros morceau de lapislazuli. Dans une niche masquée par ui tableau (St Ignace) du P. Pozzi : statue en argent du Saint, haute de 2 met. 90, modelée par Legros. Aux côtés de l'autel, deux groupes en marbre : la Foi adorée par" les peuples barbares, par Tliéodon: la Religion triomphant de l'hérésie, par Legros. — Le corps de St Ignace est conservé sous l'autel dans un sarcophaïc de bronze doré orné de pierres précieuses et de bas-rehefs.

San Gîorgîo in Velabro (h côlé de Parc de Janns (Juadrifrons; PI. E, 5), église (rarement ouverte) rebâtie au vm^ s. ; le portique est du xiii^ s.

— Beau clocher roman.

A Tint., 16 colonnes variées provenant de monuments antiques. — Abside avec fresques du xn^ s.

San Giovanni dei Fiorentini (PL

41 ; rneGiuli;i), fondée par une association de Florentins. Michel-Ange fit cinq projets; San Gallo, Raphaël, concoururent également. Léon X choisit le modèle de Sansovino. Après le sac de Rome (1527), San Gallo lui succéda ; puis Giac. délia Porta et Carlo Maderna. Enfin Aless, Galileiûih façade en 1725.

A dr., 5« chap. : St Jérôme, par Santi di Tito: à g., St Jérôme, belle peinture de Cigoli; à dr., peinture du Passignano. — Transsept dr. : St Cosme et St Damien condamnés au feu, célèbre peinture de Salvator Rosa.

— Maître-autel : Raptème de J-C, groupe, par Baggi. — Transsept g. : la Madeleine portée au ciel, par Barcio

ROME

Carpi, le miître de P. da Gortona. — A g. (en descendant), l""^ chap. : St François [noirci], par Santi di Tito; les autres peintures sont du Pomarancio [ton léger de la fresque].

San Giovanni in Fonte (F. Baptistère de Constantin).

San Giovanni e San Par lo (sur le mont Cœlins; PI. F, 6), bâtie au iv'' s. sur remplacement où les frères Jean et Paul, attachés à la maison de Ste Constance, fille de Constantin, furent martyrisés sous Julien , reconstruite au wf s., puis presque entièrement rebâtie au wni^. — Restes très intéressants de la construction médiévale : façade décorée dans le style lombard; portique de 8 colonnes ioniques; porte flanquée de deux lions antiques ; abside et clocher romans.

A Tint., G colonnes de granit; riches pavements en porphyre, serpentine, etc., dans le genre des pavements des Cosmatl\ décoration intérieure et extérieure de l'abside.

L'ég'iseetle couvent des Passionisles, y attenant, s'élèvent sur d'antiques constructions dont quelques fragments émergent du sol. On croit que c'étaient des dépendances du Colisée, au-dessus desquelles s'élevait peut-être le temple de Claude (ou peut-être du palais de Yespasien). Sous le sanctuaire, les moines ont retrouvé les murs de la maison qu'habitaient les deux martyrs Jean et Paul, murs ornés de fresques très curieuses, car ce sont les peintures chrétiennes les plus anciennes qui aient été retrouvées jusqu'à ce jour. Du jardin (où conduit le portier du couvent), on a une belle vue.

San Giovanni a Porta Latîna

(près de la Porta Latina; PI. G, 8), très ancienne, bâtie sur les fondements d'un temple de Diane, près de l'endroit où l'on prétend que saint Jean fut plongé dans une chaudière d'huile bouillante (souvenir consacré parle nom de la petite chapelle:

S. Giovanni in oleo, située presque en face), rédifiée au xu'' s. et mo-

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