R. 38] S. MARCO. — SANTA MARIA IN ARA CŒLI
da San Gallo, ou à B, Pcruzzi(?), les belles portes d'enlrée.
A dr., ^^ cliap. : fresque de Sicciolanie da Sermonela. — 4-^ : Pielà en marbre, copie de celle de Michel- Ange, à St-Pierre, par Nauni di Baccio Bigio [il a relevé la lèle du CUrisl]. — Mailreautel : la Y. et des Saints, très bon tableau de Jules Humain [a beaucoup noirci; fatigué par les restaurations].
Cbœur : à dr., beau mausolée d'Adrien YI, dessiné par B. Peruzzi, exécuté par Michel-Ange, de Sienne, et Nie. Tribolo,
Santa Maria in Ara Cœli (PI. 48 ; au Capitole, entrée par la porte dedr. ; de la terrasse devant Féglise, belle vue). On monte à régiise par un large escalier de 1*24 marches en marbre. — Façade, en briques, autrefois décorée de mosaïques. Sur les pieds-droits du portail du milieu sont sculptées des télés d'anges.
A Tint., "22 colonnes antiques, diverses de hauteur, de bases et de chapiteaux (19 sont en granit d'Egypte ; la 5»^ à g. avec une inscription, provient sans doute du palais des Césars). — Pavement en opus Alexandrinum. — Riche plafond à caissons dorés. — A l'extrémité de la nef, 2 ambons (belles mosaïques).
Nef DE DR. — 1'* chapelle: fresques remarquables du Pinluricchio (Yie de St Bernardin de Sienne), restauives par Camuccini; la voûte serait pei le par Francesco da Città di Cnslello et par Siqnorelli, élèvesdu Pinluricchio. — 't : tableau à l'huile de Marco de Sienne', peintures des murs et du plafond, du Pomarancio. — En Ire Vàl'' et la5*^^chap., statue assise de Grégoire Xllï bénissant. — Entre la 7« et la <S« chap., dans un passage conduisant à une porte de sortie vers le Capitole, tombeau du marquis de Saluées, général envoyé pir François I«^ roi de France, au secours du pape Clément VII.
Transsept DR. — Chapelle magniiiquemeiit décorée de marbres; à g. de l'autel, tombeau de Luc Savell) (1266), père du pape Honorius lY, par Agostino et Agnolo de Sienne, d'après le dessin de Ct'iotto'. In hnsc 'est antique;
Chœur. — Maître-autel (image de la Y., attribuée à St Luc) reposant sur un sarcophage de porphyre, qui servit de tombeau à la mère de Constantin. — Derrière l'auteL tombeau de J.-B. Savelli, par un élève de Sansovino [remarquable].
Transsept g. — a l'entrée, chapelle isolée et soutenue par 8 colonnes, réédifiée en 1832. L'autel, tbrmé d'un sarcophage de porphyre, serait placé, selon la légende (rapportée par Suidas et Psicéphorc), à l'endroit où Auguste, instruit par la Sibylle de la naissance du Christ, aurait élevé un autel (Ara primogenili Uei).
Dans le transsept s ouvre la porte de la SACRISTIE où l'on conserve le Santissimo Bambino, petite statuette (60 cent.) habillée de soie blanche et couverte de bijoux, que l'on dit avoir été taillée, au xvi*^ s., dans un arbre du jardin des Oliviers par un moine, et coloriée pendant son sommeil par St Luc.
Nkf de g. — 4*^ chap. à dr. (en descendant) : sur l'autel. Ascension, peinture par Muziano ; peintures latérales, par Nie. da Pesaro. — 7« : fresques de la voûte par Nie. da Pesaro. — Entre cette chapelle et la suivante, statue de
Paul m.
Santa Maria Avenlîna OU delPriorato (Prieuré de Malte ; PL 49 ; sur l'Aventin). En 4 765, le cardinal Rezzonico la fit restaurer par P2VrtAi6\u', qui en fit un pastiche de décorations en style antique. Lui-même y a son tombeau, avec sa statue drapée à Tantique. On remarque aussi un ancien sarcophage sur lequel sont représentées les Muies, et qui sert de tombeau à l'évèque Spinelli.
Quoique cette église nç présente point d'intérôfsous le rapport de l'art, les personnes qui séjournent quelque temps à Rome devront la visiter à cause des beaux points de vue qu'on a de la place qui s'étend devant l'édifice ou du jardin voisin (à l'extrémité d'une allée d'arbres en berceau, est la porte avec la célèbre serrure par le trou de laquelle on aperçoit Saint-Pierre).
Santa Maria in Campitelli (PI . 50 ;
ROME : — EGLISES
place du même nom), appelée aussi Santa Maria in Portico, parce qu'elle se trouve sur remplacement du Portique d'Octavie. Une des belles églises de Rome pour l'architecture, elle a été bâtie en 1658, sur le dessin de C. Rainaldi.
Santa Maria in Gosmedin (PL 51 ; place de la Bocca délia Yerith ; sur l'emplacement du temple antique de Cérès et Proserpine), reconstruite en 782 par Adrien l*", qui lui donna la forme de basilique, et par Grégoire IX au xui* s. : on croit que son nom vient du grec Cosmos (ornement) à cause de la décoration dont ce pape l'embellit. — Sous le portique, à g., est le masque de marbre qui a tait donner le nom à la place.
A Tint., l'2 colonnes de marbre niilique. — Pavé, en pierres dures de couleur, du genre dit opus Alcxandrinum.
— Crypte curieuse sous le chœur. — Amborîs. — Maître-autel isolé, composé d'un bassin de granit rouge et surmonte d'un ciborium à colonnes de granit d'Egypte. — Au fond de l'abside, siège épiscopal du xu^ s. et ancienne image byzantine de la V. — Sacristie (à dr. en entrant) : mosaïque de 705, représentant la Y. et St Joseph.
Santa Maria in Domnica OU délia Navicella (sur le mont Cœlius; PI. G, G), sur l'emplacement de la maison de Ste Cyriaque, d'où dériverait son nom ; celui de Navicella provient d'une nacelle en marbre placée devant l'église. — Léon X la renouvela entièrement d'après le plan de Raphaël. (( Modèle parfait d'élégance. ))
A l'abside, mos;iïque du ix^ s., d'une rude exécution ; elle date du pape Pascal L'. — Jules Romain et Pierino del Vaga ont peint la frise de la nef en clair-obscur.
Santa Maria di Loreto (place Trajane; PL E, 4), commencée par Antonio da San Gallo; gâtée plus tard par une surcharge d'ornements.
[route 38]
Chœur, 2^ chap. à g. : statue de Ste Suzanne, en marbre, par Fr. Quesnoy [Fiammingo) , un des plus remarquables ouvrages sortis de l'école du Écrnin.
Santa Maria sopra Minerva (PL
52 ; place du même nom), rebâtie en 1570, sur l'emplacement d'un temple de Minerve : c'est, h Rome, la seule église d'un style ogival, simple et large. Restaurée au xvii^ s. par C.
Maderna, qui y ajouta le chœur. Le caractère en disparaît sous l'ornem*entation introduite, de 1 849 à 1855, par les Dominicains*.
Intérieur à 5 nefs supportées par des piliers incrustés de marbre cipollin à la base. Sur la voûte de la grande nef, sont peints les 12 Apôtres, et sur la voûte du transsept, les 4 Evangélistes et des Saints. Les voûtes et les murs de l'abside sont aussi couverts de peintures.
^EF DE DR. — 4^ chap. [après celle des fonts baptismaux) : tableau d'autel attribué à Fra Angelico [on ne reconnaît nullement sa manière; quelques-uns l'attribuent à Benozzo Gozzoli] ; tombeau d'Urbain YII, par Buonvicino. — 5^ (Aldobrandini) : Gène, de Baroccio [peinture noire et médiocre]. — 6* : deux tombeaux du xv^ s. avec de fines ciselures.
Transsept dr. — Immédialeuient à dr., petite chapelle : beau crucifix sculpte par Giotto. — Chapelle suivante (de St- Thomas d'Aquin) : l'resques de Filippino Lippi. A dr. de l'autel, Dispute de St Thomas, et tableau d'autel : la Y., St Thomas d'Aquin et le cardinal Oliv.
Carafa, pmvFil. Lipjji ; à la voûte, Sibylles et Anges, par Raffaellino del Garbo (ces peintures ont été endomma.2:écs par les restaurations). A g. de l'autel, tombeau de Paul lY, dessiné par Pirro Ligorio. — Entre cette chapelle et la suivante, à dr. , tombeau de Gugliehno Durante, du xiv' s., par Giov.
Cosmate.
Ghnpclle Altieri (2*^ à dr. du chœur) : sur l'autel, St Pierre présentant des
* Sur la façade, des inscriptions marquent ]a liauteur des dél)ordemenls du Tibre i\(^ U22àl598. . -