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SAN PIETRO IN VINCOLI

dont fait partie le Moïse de Michel-

Ang^e. Cette statue, d'un style si grandiose et si original, en dépit de bizarreries qu'il n'est à propos ni de défendre, ni de nier, devait être placée en haut du raau'-olée du pape Jules II, que celui-ci commnnda à ^licliel-Ange, en 1505. Ce monument, qui ne fnt pas achevé, devait cire isolé et avoir une quarantaine de statues. 3!ichel-Ange n'acheva que la statue de Moïse et une des deux statues d'esclaves, qui sont au musée du Louvre. 11 fit aussi les deux statues : de Lia, femme de Jacob, ou la Yic active, et de lîachel, sœur de Lia, ou la Yie Contemplative. — Jules II n'a pas été enterré (V. St-Pierre) dans le monument situé derrière la statue de Moïse, qui n'est qu'une des quatre faces du monument projeté, et qui fut pincé ici, ainsi que le Moïse, par ordre de Paul III.

[Le Moïse, au lieu d'être un accessoire du monument, en est aujourd'hui la ligure principale et dominante, non seulement à cause de son puissant aspect, mais encore par ses proportions. Le monument tout entier n'est qu'un cadre médiocre, pour une œuvre grandiose.] « Dans le profond mépris où était tombée celte statue, avec sa physionomie de bouc, dit Stendhal, l'Angleterre a été la première à en demander une copie. A la fin de 181G, le prince régent l'a fait mouler. Pour l'opération des mouleurs en plâtre, on a été obligé de la sortir de la niche. Les artistes ont trouvé que celte position convenait mieux, et elle y est restée. » Elle n'a pourtant pas été faite pour être vue presque au niveau du sol ; c'est à 7 met. de hauteur qu'elle devait être placée. Les trois médiocres st;itues de la Y. et l'Enf. J., d'un Prophète et d'une Sibylle, placées dans les niches de ce tombeau, sont de Raphaël de Montelupo, élève de Michel-Ange ; la figure couchée de Jules II est de Maso (lai Bosco.

Chapelle au dehà du Moïse, à dr. de l'abside : Ste Marguerite, un des ouvrages les plus soignés du Guerchin. — A côté, sacristie : Délivrance de St Pierre, par le Dominiquin ; chaînes de St Pierre conservées dans un tabernacle en bronze, exécuté par le Pollajolo (1474). — Ab?ide : peintures par J. Coppi (xvi^ s.). — 3^ autel à g. [k partir de l'entrée) : mosaïque de l'an 680, repré

d'entrée, tombeaux des frères Pollajolo, artistes du xv** s.

Le couvent et le cloître (entrée aun° 5, à dr. de l'église ; auj. affectés à la Faculté de mathématiques de l'Université de Rome et à rÉc<»le d'application des ingénieurs) ont été bâtis par Giidiano da San Gallo. Au centre du cloître est un puits avec une margelle d'un travail admirable.

Santa Prassede (Ste Praxède; PI.

65 ; la principale entrée, par la rue San Marlino, a lieu par un vestibule étroit montant k une petite cour qui précède l'église; il y a une entrée latérale sur la rue Sta Prassede), construite par Pie P'", sur les instances de Ste Praxède, en 160, puis reconstruite, vers 820, par Pascal I" et restaurée par Charles Borromée.

A Tint.. 16 colonnes corinthiennes en granit; murs décorés avec mauvais goût (au xvi^ s.) ; grand arc et abside O' nés de mosaïques du ix*^ s., exécutées sous Pascal P*' (817-824) qui est représenté dans la mosaïque de l'abside. — A dr. , 5^ chapelle (de Saint-Zénon ; pourboire au sacristain qui l'ouvre; les femmes n'y peuvent entrer sous peine d'excommunication ; elles peuvent regarder à travers une grille), toute décorée de mosaïques du ix^ et du xni^ s. : porte d'entrée, curieux spécimen des efforts des artistes du m" s. pour obtenir, par l'adaptation de différents fragments antiques, un effet décoratif ; dansune niche, au milieu d'anges disposés en gloire, colonne de jaspe, transportée de Jérusalem (1223) par le cardinal Colonna, présumée celle où J.-G. fut attaché pour être flagellé. — En face, à g., 3^ chap. (chapelle Olgiati; sa disposition régulière, par Mart. LoïKjhi, contraste avec les incorrections de style de l'église) : sur l'autel, Portement de croix [assez bon tableau] de Vr. Zuccheri ; voûte peinte par Cesari d'Arpino. — On dit que le puits du milieu de la nef est celui où la Sainte recueillait le sang des martyrs.

— On monte à l'abside par un escalier à deux rampes, dont les degrés sont en rouge antique ; ce sont les plus gros blocs que l'on connaisse de ce marbre fort rare, après les deux Faunes des Musées

If

sentant St Sébastien. — A g. de la poi'te 1 duCapitole et du Vatican, et les deux co-

ROME : — EGLISES

lonnes du jardin Rospigliosi. — Maîtreautel avec un baldaquin soutenu par 4 colonnes de porphyre. — A dr. du maîtreautel, chap. du Crucifix, avec le tombeau (xni^ s.) du cardinal Ancherus de Troyes, par les Cosmati. — Sacristie :

Christ à la colonne, attribuée à /. Romain.

Santa Pudenzîana (Ste-Pudentienne; PI. 64; près de la place dell' Esquilino), une des plus anciennes, sinon la plus ancienne, des églises fondées à Rome, construite sur l'emplacement de la maison du sénateur St Pudent, où logea St Pierre, convertie d'abord en oratoire, restaurée plusieurs fois et rebâtie en 1598, sur les dessins de Fr. de Volterra. — Beau clocher du xiu^ s.

Pavement avec fragments de mosaïques antiques, que l'on suppose avoir appartenu à la maison de Pudent. — Abside : mosaïque, !a plus ancienne de Rome selon quelques auteurs (elle serait du IV® s.), mais plus probablement du IX® s. [a été un peu mutilée dans les restaurations ; les têtes du Christ et de St Pierre semblent refaites]. — A g. de la nef, grande chapelle des Gaetani, richement décorée : à la voûte, mosaïques d'après les cartons de Fr. Zuccheri; à l'autel, Adoration des Mages, bas-relief par P. Olivieri. — On voit aussi la margelle d'un puits oîi, suivant la tradition, la Sainte déposa les restes de plus de 3000 martyrs enterrés sous cette éghse (F. Santa Prassede).

Sanli quattro Coronali (Quatrecouronnés; 4 soldats martyrs; rue des Querceti; PL G, 6), ancienne église, précédée de deux cours.

A l'abside, fresques de Giovanni da S. Giovanni, qui y a peint des anges femelles. — On remarquera les galeries exclusivement réservées aux femmes.

San Saba (au N.-E. de la Porte San Paolo; PI. E, 7), bîHie sur h hauteur, aujourd'hui déserte, qui, des Thermes de (laracalla, descend vers la Porte San Paolo. Cette petite mais intéressante église médiévale

appartenait aux moines de l'ordre de St-Basile puis, en \ \ 44, elle passa aux moines de Cluny ; elle a été restaurée en 1514 et appartient maintenant au collège Germanique. — Façade à deux étages d'arcades, une des plus originales créations du style roman.

— A g. du portique inférieur sarcophage antique, avec bas-rehefs. — Porte d'entrée, décorée de mosaïques, œuvre de Jacques Cosmate.

Intérieur à 3 nefs séparées par 14 colonnes (l'église primitive était à 5 nefs) ; pavement médiéval (détériore). — Delà log<ïia, belle vue. Au coucher du soleil le spectacle que l'on a de San Saba, qui s'élève en face des ruines du Palatin, de l'Aventin et du Testaccio, laisse une impression de grandeur et de tristesse.

Santa Sabina (PI. 65 ; mont Aventin), fondée au v" s. et plusieurs fois restaurée, précédée d'un portique et décorée d'une curieuse marqueterie de marbre.

A Tint., 24 colonnes corinthiennes.

— Chapelle au fond de la nef à dr. : la V. du Rosaire, St Dominique et Ste Catherine, belle peinture de Sassoferraio. — Au milieu du pavé de la nef, mosaïque représentant Munoz de Zamora, général des Dominicains, vers 1300. — Cloître intéi'essant du xiu^ s. — Dans le couvent, on conserve la cellule qui fat habitée par St Dominique. Une porte de 1 église, donnant dans le portique qui sert de vestibule au couvent, est en racine de vigne et toute sculptée.

Il y a quelques années, on a découveit au dessous du cloître, sur les pentes du mont Aventin, plusieurs chambres antiques décorées de peintures, des chambres habitées par des esclaves (on peut déchiffrer leurs noms sur les murs) ; des galeries souterraines et des fragments de l'enceinte de Servius Tullius.

San Silvestro (rue du Quirinal; PI. F, 4), bâtie à la fin du \vi^ s.

Transsept g., chap. Bandini : aux pendentifs de la coupole, remarquables peintures du Dominiquin (David et l'Arche ; Salomon et la reine de Saba ; Ju-

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