‹ ItalieChapitre 322 sur 587 · ROUTE 38] GALERIE DES CANDÉLABRES · texte numérisé non relu

ROUTE 38] GALERIE DES CANDÉLABRES

— 615. Discobole. — 61G. Guerrier barbu (Pbocvou?). — 018. Discobole, d'après celuf de Miron, de la villa Iladriana ; le bras gauche, la jambe droite et la tête sont modernes. (Il y a une meilleure copie au palais Lancellotti.)

— G19. Curieuse statue d'un cocher du cipq^ie.— 020. Philosophe grec. — 621.

Sarcopbage (bas-relief : la course de Pclaps et d'Œnomaûs). — 622. Diane chasseresse portant le carquois.

En sortant de la Chambre de la Bige, on trouve immédiatement à dr. la

Galerie des Candélabres. — - Cette longue galerie, parallèle à celle du corridor Chiaramonti, fut construite sous Pie YI, par Simonetti. Elle est divisée en six compartiments, où sont réunis une quantité de candélabres, de colonnes, de statues. La voûte est décorée de peintures modernes.

p--. 2-66. Deux troncs d'arbres portant des nids remplis de petits Amours.

— 6. Jason. — 19. Enfant jouant aux dés. — 20. Sarcophage ovale d'enfant.

— 21. Amphore avec bas-reliefs (le joi Lycurgué terrassant une Ménade). — 51- 35. Candélabres d'Olricoli.— IK Nombreux vases, sarcophages et candélabres.

74. Faune, auquel un satyre tire une épine du pied [^rroupe expressif et vrai].

— 81. Diane d'Ephcse. — ■ 82. Sarcophage ; bas-relicf : Mort d'Egiste et de Clytemnestre. — 87. Barbare agenouillé portant un vase. — 93, 97. Candélal3Pes. — 112. Sarcophage; bas-relief : Protésilas et Laodamie. — 117, 119. Enfants avec une aiguière. — 118. Ganymède. — IIP. Monuments découverts en 1825 près de la voie Ardéatine, dans la ferme de Tor Marancia. — 151. Mosaïques (asperges, dattes, poissons, poulet, etc.).— 154. Putéal (reproduction de Poriginal antique). — 154,B. Le demidieu Semo Sancus. — 155. Sophocle (?). — lY*'. 157-219. Magnifiques candélabres.

— 162. Victoire navale (statuette). — 166. Candélabre. — 176-178. Faunes dansant. — 177. Yieux pécheur [on avait cru d'abord que c'était un Sénèquej . — 180. Mercure enfant. — 184. Déesse tutélairc de la ville d'Antioche. — 187. Candélabre.. — 190. Candélabre (l'ori-

ginal est à Paris). — 191-197. Histrions assis, figures comiques. — 194. Enfant à l'oie [rappelant le joli groupe du musée du Louvre]. — 204. Sarcophage; bas-relief : les Niobides. — Y^ Nombreux vases. — 222. Jeune Lacédémonienne à la course. — 224. Némésis, statuette. —251. Histrion. — 254. Can- (j51;jl3Pe. — 240. Esclave éthiopien. — - 245. Piédestal portant un joli bas-relief de petit Faune assis, buvant. — YP. Riche décoration (buste de Léon XIII). j— 250. Beau cratère avec reliefs. — 255. Sarcophage; bas-relief : Diane et Endymion. — 257. Ganymède. — 259. Faune dansant. — 261. Paris. — 26i. Niobide.

265. Berger avec un agneau. — 269. Sarcophage ; bas-relief : Enlèvement des filles de "Leucippe par Castor et Pollux. De cette galerie on passe dans celle des Tapisseries (Galerie des Arazzi) dont le pavement en briques doit être remplacé par un dallage en marbre.

Tapisseries de Raphaël. — Ces

tapisseries, désignées sous le nom à'Arazzi parce que la ville d'Arras avait eu longtemps la supériorité pour le tapis de haute lisse, furent commandées par Léon X pour décorer la chapelle Sixtine. Raphaël en commença les cartons en 1515; ils furent exécutés en détrempe par lui et ses élèves. 7 §ur 11 de ces cartons, acquis par Charles P% et mis aux enchères après sa mort, furent achetés par Cromwell (au prix de 500 livres sterling); ils sont aujourd'hui au musée de South-Kensington à Londres.

La tenture, commandée par Léon X et connue sous le nom de Scuola Vecchia, fut tissée à Rruxelles sous la direction de B. Van Orletj et de Michel Coxie, élèves de Raphaël. Lors du sac de Rome par le connétable de Bourbon, les tapis furent enlevés, puis restitués, en 1555, par le connétable de Montmorency. Ils furent encore volés en 1789 et rachetés en 1808, a Gènes, par Pie VII. Voici l'indication des sujets les plus importants de ces tapisseries en commençant par la g. et en faisant le tour de la salle.

1. Copie du Portement de Croix [Spasimo di Sicilia), par Raphaël, qui se trouve à Madrid. — 3. Mort d'Ananias. — 4. St Pierre reçoit les clefs symboliques. — 5. St Paul prêche dans l'Aréopage. — 6. St Paul et St Barnabe à Lyslra. — 7. J.-C. portant sa croix. — 8. La Pèche miraculeuse. — 9. Guérison du paralytique. — 10. Conversion de Saûl. — il. Apparition de J.-C. à Madeleine. — 12. La Cène à Emmaûs. — 13. Présentation au Temple. — 14. Adoration des Bergers. — 15. Ascension de J.-C. — 16. Adoration des Mages. — 17. Jésus institue Pierre vican-e de son église (Gobelins). — 18, 19, 20. Massacre des Innocents. — 25. Piésurrection de J.-C. — '24. La Pentecôte. — 25.

Tremblement de terre. — 26. La Religion, la Justice et la Charité. — 27.

Lapidation de St Etienne.

La porte au fond de cette galerie donne accès dans la Galerie des Cartes géographiques (fermée au public).

Ces cartes, représentant les différentes provinces de l'Italie, furent peintes à fresque, en 1581, par le dominicain Ignazio Danti,

Sortant de la Galerie des Tapisseries, on monte, par quelques marches, au troisième palier, et 1 on voit s'ouvrir à dr. l'entrée du

Musée Étrusque Grégorien. —

C'est 9 Grégoire XYI qu'est due la formation de ce nouveau musée, terminé en 1837. Il se compose de monuments découverts, depuis Tannée 1828, dans les nécropoles de l'Étiurie, Vulci, Tarquinia, Cere, Toscanella. C'est le sanctuaire le plus précieux pour Pétude de Parchéologie italique. — Les trésors de cette collection sont distribués et classés dans une série de chambres.

I. Portraits recueillis dans les tombeaux ; sarcophages. — II. Tombeaux ; urnes sépulcrales en terre cuite et en albâtre. — III. Urnes sépulcrales ; au centre, tombeau provenant de Tarqidnii; bas-relief; inscription bilingue (latin et ombrien). — IV. Statue de Mercure, en terre cuite, trouvée à Tivoli ; urne sépulcrale (Mort d'Adonis) ; bas-reliefs et

fragments. — V et YI. Vases. La collection des vases contient, outre des vases étrusques proprement dits, des vases de la Sabine, et les vases aux formes si élégantes de la Campanie et de la Grande- Grèce; les vases de couleur jaune où l'art étrusque semble accuser une origine égyptienne; ceux de couleur rouge avec figures en noir (période étrusque affranchie de l'influence égyptienne) ; enfin ceux à fond noir avec figures en rouge. — VII. Uémicycle. Cette salle, disposée en hémicycle (correspondant à celui du Belvédère), renferme les plus beaux vases de la collection : les niches contiennent de magnifiques amphores.

— VIII. Galerie des Tasses. Coupes, patères, etc. Beau vase de Vulci, représentant Achille et Ajax jouant à la morra. Copies de peintures trouvées dans les tombeaux étrusques. — IX.

Salle des Bronzes. Une multitude d'objets exciteront la curiosité, depuis les statues en bronze telles que la belle statue de guerrier avec une cotte de mailles, trouvée à Todi en 1835, ou celle d'un jeune garçon portant la huila, trouvée à Tarquinii, jusqu'aux meubles usuels, aux ustensiles de la vie commune et aux ornements de femmes, aux bijoux d'un travail exquis. — X. Imitation d'une chambre sépulcrale. — XI.

Copies des peintures étrusques trouvées dans les tombeaux de Vulci et de Tarquinii.

Galerie Lapidaire et Bibliothèque.

— Les simples visiteurs peuvent se rendre (accompagnés par un des gardiens ; pourboire) à la Bibliothèque en passant par la porte vitrée en face de celle de la salle à Croix grecque. Ils traversent un long corridor renfermant quelques antiques (belle tête en bronze d'Auguste), des bronzes, des bijoux, etc. Les personnes qui veulent travailler à la Bibliothèque s'y rendent par la cour de San Daniaso et la galerie Lapiriairp, au fond de laquelle, à g., OH lit : Biblioteca Vaticana.

Galerie Lapidaire. — Cette Ic-ngue galerie (312 met.) est consacrée presque exclusivement à des inscrijjtions au nombre de 3000, et à des monuments funéraires païens et chrétiens ; ces derniers recueillis dans les diverses catacombes. On doit la réunion de celte

[route 38] BIBLIOTHÈQUE DU VATICAN.

immense collection au pipe Pie YII ; il chargea de sa classification Gactano Marini. Le coté dr. est occupé par les inscriptions païennes relatives aux emiiereurs, aux consuls, aux magistrats, aux ditTér«nits corps de métiers (nombreuses épilaphes). Le coté g., moins les premiers compartiments, est consacré aux inscriptions clu'étiennes, représentant divers symboles. Ces deux collections sont un trésor pour l'érudition, pour la chronologie des consuls des iv^ et v^s., pour l'histoire de l'art et celle de la langue. Outre les inscriptions, il y a une quantité de monuments divers : sarcophages, autels funéraires, cippes, vases, etc., des fragments provenant d'Ostie. ?

Bibliothèque. — >'icolas V doit être regardé comme le fondateur de la Bibliothèque ; il réunit 9000 manuscrils. Son successeur, Galixtc III, en dispersa une partie. Sixte IV lui assigna un local, la dota et lui donna un bibliothécaire.

Sixte V construisit le bâtiment actuel en 1588. Au xvu® s. commencent les grandes acquisitions qui ont élevé la bibliothèque du Vatican au rang de la première collection de manuscrits ; elle renferme actuellement env. 26000 manuscrits, tant orientaux que grecs et latins; le nombre des imprimés est d'env. 250000.

Antichambre (en entrant du côté de la Galerie Lapidaire). — Portraits des bibliothécaires jusqu'à celui du célèbre cardinal Angelo Mai (f 1854).

Salle d'étude, décorée de marqueterie par F. Giovanni de Vérone, et de paysages par P. Bril et Marco di Faenza.

Grande salle de la Bibliothèque (69 met. 80 de longueur sur 15 met. 85 de largeur), divisée en deux nefs par de lourds piliers; décorée de fresques relatives à la vie de Sixte-Quint, par Scip. Geatani, P. Nogari, Cesare Nebbia, etc. — Pavement de marbre placé par Pie IX. — Objets de prix donnés par des souverains étrangers : 2 candélabres de Sèvres, donnés par Napoléon P"" à Pie VII ; mi vase de Sèvres, donné par Charles X à Léon XII; une tasse en malachite, don de Nicolas P% empereur de Russie, à Grégoire XVI; un -vase offert à Pie IX par Napoléon III ; deux vases de Sèvres offerts à Léon XIII par M. Carnot en 1893, etc. — Les manuscrits sont renfermés dans des armoires qui couvrent les murs et les piliers, de sorte que rien

n'indique aux regards que Ton se trouve dans une bibliothèque.

De l'extrémité de cette salle partent, à dr. et à g., deux immenses galeries (parallèles à la Galerie Lapidaire) et ayant une longueur de 318 met. Celle de dr. renferme les livres et manuscrits du duc d'Urbii7, de la reine Christine, etc. La dernière division de cette galerie contient le Musée profane {V. ci-dessous).

— La galerie de g. mène au Musée sacré [V. ci-dessous).

Avant de sortir de la grande salle de la Bibliothèque pour entrer dans la longue galerie, on laisse à dr. une salle consacrée aux très riches Archives pontificales [Arcliivio segreto).

Vaile à droite de la galerie en sortant de la grande salle de la Bibliothèque se compose de huit salles et d'un cabinet. — Le cabinet, situé à l'extrémité, contient le Musée Profane.

Musée Profane, contenant six armoires remplies d'ustensiles de métaux divers, de petites idoles et statuettes en bronze; d'ornements de femmes en or; de fragments d'anciens tuyaux de plomb avec leurs inscriptions; d'inscriptions sur plaques en bronze ; de bas-reliefs en ivoire, etc. — On remarquera deux ouvrages de Benvenuto Cellini, relatifs à Persée et à la guerre de Troie, ainsi que des ouvrages au burin (Jupiter et les Titans; Mort de Méduse) qui lui sont attribués et ont été donnés par Pie IX; deux mosaïques découvertes à la villa Hadriana. — Collection de camées modernes en pierre dure, par Giroihetti.

En revenant sur ses pas, on passe par Vaile à gauche. Dans l'une des peintures de la deuxième salle, on voit la façade de la basilique du Vatican, telle qu'elle avait été dessinée par Buonarroti, avec une colonnade à angle droit. Dans une autre on voit la construction de la coupole. — Statues en marbre assises :

Aristide de Smyrne, et Lysias (?).

IVIusée Sacré. — L'origine de ce musée remonte à Benoît XIV. — Sur les parois de cette salle, inscriptions et basreliefs en marbre, détachés de sarcophages chrétiens. Autour, huit armoires, surmontées de portraits en bronze des cardinaux bibliothécaires renferment beaucoup d'objets appartenant aux rites chrétiens primitifs. Grégoire XVI a considérablement enrichi ce musée ; particulièrement de travaux en guillochis, et

Page 1