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PALAIS BARBERINI

Palais et galeries particulières.

Palais Albani (aux Quattro Fontane; PI. F, 5), bâti \mv Dom. Fontana et Speech i.

Cour : bas-relief antique, intéressant pour la représentation d insignes militaires. — Au 2*= étage, salle de bal : très belle marqueterie (opus seclile) en marbre, provenant de la basilique de J. Ba^sus.

Palais Barber ini (PI. 7^ ; rue délie Quattro Fontane, près de la place Barberini), un des plus vastes de Rome et des plus remarquables par son extérieur, bâti par le cardinal Fr. Barberini, neveu d'Urbain VIII; commencé vers 1624 par C. Maderiia, qui se fit suppléer -par Borromini, auquel fut bientôt adjoint le Bernin, qui le termina en 1640 (la façade principale avec les avantcorps seraient son œuvre).

L'escalier de dr., en spirale, imité de l'escalier de Bramante au Vatican, est de Borromini; celui de g. est du Bernin (au 2*^ palier, on voit, encastré dans la muraille, un superbe lion antique en marbre). — Ces deux escaliers mènent au Grand Salon , où Pietro da Cortona a peint au plafond le Triomphe de la Gloire, une de ses œuvres les plus remarquables et une des plus grandes machines allégoriques dont la peinture se soit passé la fantaisie. — Dans la salle ovale à dr., sculptures : Laodaniie (suivant d'autres, c'est une suppliante), belle œuvre d'un maître grec ; Faune, Diane^ sur deux sarcophages antiques ; Discobole, etc.

La galerie (on entre par une porle à dr. donnant accès à un escalier en spirale, puis on descend quelques marches jusqu'à la porte d'entrée-où il y a un boulon ; sonner) renferme encore un assez grand nombre de tableaux, dont nous citerons les plus importants, distribués dans 3 salles (des cartons placés dan3 chaque salle contiennent l'indication des tableaux).

!'•'' SALLE. — 9. Caravage. Pietà. — 23. Lanfranc, Ste Cécile [absence de style et de caractère sacré].

11° SALLE. — 53. Titien. Le Cardinal Bembo. — 30. Ghirlandajo. L'Enf.-J.

ROME : — PALAIS ET GALERIES. [ROUTE 38j

Cenci, marâtre de Béatrice Cenci [tête énergique]. — 88. Le Guide. Célèbre portrait de Béatrice Cenci, belle et jeune Italienne, malheureuse enfant d'un exécrable père qui fit subir à sa fille l'outrage d'une passion brutale ; accusée de parricide par les véritables assassins de François Cenci, elle supporta avec un courage surhumain les torlures et marcha héroïquement à l'échafaud. [Il est probable que ce portrait lut peint de mémoire.] — 90.

Poussin. Mort de Germanicus [tableau remarquable qui a tourné au ion roux].

— 91. Albane. Galatée. — 94. And.

del Sarto. Magnifique Ste Famille [restaurée]. — 96. Rembrandt. Philosophe.

Bibliothèque. — Une des bibliothèques importantes de Rome : 60 000 volumes, 8 000 manuscrits; lettres autographes.

Des jardins spacieux font suite au palais. Au fond est une fontaine pittoresque avec une statue colossale d'Apollon.

Palais Borghèse (PI. 75 ; place du même nom), un des plus beaux palais de Rome; commencé en 1590 sur les dessins de ilfrtr/i/io Liinghi.ei achevé sous Paul Y, par Flaminio Ponzio.

Cour entourée de portiques (96 colonnes de granit, doriques au rez-dechaussée, ioniques au l'^'' étage) : statues colossales de Junon, de Cérès, d'Isis ; bas-reliefs en marbre, etc. — La riche galerie de peintures a été transportée à la villa Borghèse (R. 39; p. 49i).

Palais Braschi (PL 91 ; place San Pantaleo) , actuellement Ministère de rintérieur. Pie VI le fit bâtir pour ses neveux par Cosme 3Iorelli (1790).

Grand et bel escalier, décoré de statues antiques, et de 16 colonnes et pilastres de granit rouge oriental.

Palais de la Chancellerie, OU délia Cancelleria (PL 74-; place du même nom), un des plus beaux palais de Rome, qui passe généralement pour l'œuvre capitale de Bramante, quoique on puisse, avec raison, douter qu'il en ait donné le dessin. Restauré

adoré par la V. et des Saints. — 43.

Locaielli. Actéon et Diane; Diane et Calypso. — 55. Francia , Madone et St Jérôme. — 56. Innocenzo da Imola.

Madone. — 59. Sodoma. Madone. — 68. R.Mengs. Portrait de sa fille. —69.

Baldassare Peruzzi. Pygmalion.

IIP SALLE. — 75. Le Guide. St Urbain. — 76. Titien (ou Palma le Yieux\ Une esclave [charmante figure]. — 77.

Le Do iiiniguin. Adam et Eve chassés du paradis terrestre. — 78. 79. 80. Claude Lorrain. Deux paysages; une marine. — 82. Albert Durer. Jésus et les Docteurs [peint à Venise, en 1506; rougeâtre et plus curieux que beau]. — 86. Raphaël. La Fornarina [Tout le monde n'est pas d'accord au sujet de ce portrait; on l'a comparé à celui de la femme voilée qui se trouve à la galerie Pitti (n° 245) et qui, malgré les jugements les plus divers prononcés par les critiques d'art, semble devoir être reconnu, à la suite des dernières recherches de M. E. Ridolfi, comme le portrait bien authentique de la Fornarina, par Raphaël, qui appartint au xvi« s. à la famille Botti. Le sénateur Morelli, dont on connaît les études et les recherches aussi ingénieuses que profondes, a émis l'opinion que le portrait de la galerie Barberini pouvait bien être celui de l'amie de Raphaël, mais qu'il avait dû être peint quelques années après la mort du maître par un de ses élèves, peut-être même par Jules Romain.

M. Gruyer pense qu'il est difficile, malgré quelques analogies, d'unifier les deux femmes de la galerie Pitti et de la collection Barberini qui lui semblent être deux personnes diverses, ainsi que lui semble diverse la main qui les peignit et, à propos de la Fornarina Barberini, il conclut : « Ce portrait produit une impression étrange, trouble l'idée qu'on voudrait se faire du modèle, détourne même la pensée de cette distinction qu'oTi a coutume de rencontrer dans les moindres œuvres de Baphaël. On est intéressé sans être captivé, attiré sans être charmé. Il y a là comme une énigme : la main de Raphaël est dans toutes les parties de cette peinture et la pensée du maître semble n'y être point... ». « Hâtons-nous d'ajouter, dit M. Miintz, que le portrait, considéré comme académie, est un chef-d'œuvre »

— 85. Pulzoni {Gaetano). Lucrèce

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