‹ ItalieChapitre 339 sur 587 · Ann. Carrache. Mise au tombeau · texte numérisé non relu

Ann. Carrache. Mise au tombeau

— 262. Aug. Carrache. Adoration des roi?. — 125. P. Véronrse. Lucrèce Borgia {?). — 261. Schidone. Jésus et St Roch. — 216. Ilolhein. Portrait. — 177. Ann. Carrache. Pietà.— 178, 179.

Portraits attribués à ffolbein. — 489.

Titien. Tète de jeune femme. — 126.

Inconnu. Portrait de Donna Olimpia Maidalchini-Pamphili. — '07. Murilla, Tête. — 419. Mantegna (?). Tentation de St Antoine. — A la sortie, à (!r., buste d'Olimpia Maidalchini-Pamphili.

Paîa^'ô Farnèse (PI. 81 ; place du même nom). Ce palais, résidence de l'ambassadeur de France près le roi d'Italie, est le type le mieux caractérisé du palais romain et une des

PALAIS FARNKSE.

gloires de l'arcliitecture romaine; il est dû à Anlonio da San Gallo^ à qui il ne fut pas donné de le complétei . Pîiul 111 le fit commencer lorsqu'il n'était encore que le cardinal Fai^nèse. Quand il fut élu pape, le plan primitif fut agrandi, la façade élargie de deux croisées aux extrémités (la porte d'entrée n'a pas toute rimportance qu'elle devrait avoir; elle était exécutée avant que l'agrandissement fut résolu). A la mort de San Gallo et quand le '"1" étage de la façade principale fut achevé, le pape chargea, en lôii, Michel- Ange du couronnement de l'éddice; c'est d'après son dessin que fut exécutée la coiniche du palais, qui, dans l'admiration des architectes, passe même avant la corniche du palais Strozzi (F. Florence). Suivant Letarouilly, Michel-Ange aurait été aidé par Vignole dans son œuvre d'architecte.

Les croisées du l^*^ étage de la façade principale sont une imitation faite, par San Gallo des petits autels du Panthéon. La loge du milieu (audessus de la grande porte), de Michel- Ange pourtant, est un motif mesquin qui interrompt la ligne majestueuse des croisées. — Le l^** étage de la cour est de San Gallo. Le 2^ étage est de Michel- Ange. Vignole lui succéda (1564) ; Giacomo délia Porta succéda à Vignole (f io7o), et il acheva la façade postérieure (sur le petit jardin) du palais en 1589. — La façade entière est en briques ; l'entablement, les bandeaux, les bossages, les croisées, colonnes et frontons, sont en travertin, qui provient en partie du Colisée et du théâtre de Marcellus.

La grande et belle cour, « l'œuvre la plus grandiose de la Renaissance, comme celle du palais de la chancellerie, en est la plus cli'gante », renferme deux grands sarcophages, dont un (à dr.) serait celui de Csecilia Metella.

Au l**" étage on remarque : quelques sculptures ; une reprocluclion en plâtre

de la statue d'Hercule et 2 figures couchées (la Charité et l'Abondauce), par G. délia Porta, qui étaient destinées au tombeau de ]>aul Ht, à St-I»ierre. [La Charité semhle une réminiscence de la ^'uit de Michel-Ange.]

La Gfukde Galeiue (appartements de l'Anihassadeur ; visible sur demande), longue de 'il met,, contient l'œuvre capitale d'Annibal Garrache, et une des productions classiques les plus remarquables de la peinture italienne. Poussin disait que depuis Raphaël on n'avait rien vu de supérieur aux fresques de ce plafond. Ce vaste travail, dans lequel Annibal Garrache fut aidé par son frère Augustin, par le Doininiquin et quelques autres de ses élèves, et qui l'occupa plus de huit ans, ne lui fut pavé que 500 écus (3000 fr.). La composition centrale est le Triomphe de Racchus et d'Ariane. — Les autres sujets sont : — Pan olTrant une peau de chèvre à Diane.

— Mercure remettant la pomme à Paris.

— Apollon et Hyacinthe. — L'Aigle et Ganymède, par le Guide. — Polyphème jouant de la flûte de Pan. ■— Polyphème poursuivant Acis. — Persée et Andromède, par le Guide. — Persée pétrifiant avec la tête de Méduse, Phineus et ses compagnons. -— Junon et Jupiter. ^ Galatée, Tritons et Amours. — Apollon et Marsyas. ■— Rorée et Orythie. — Eurydice. — Europe et le Taureau. — Diane et Endymion. — Hercule et lole.

-- L'Aurore et Céphale. — Anchise et venus. — L'Amour et un Satyre. — Salmacis et Hermaphrodite. — S'yrinx et Pan. — Héro et Léandre. — 8 petits ta-

,, , V. petits

bleaux au-dessus des niches, p.ir le Donnmquin: Arion; Prométhée; Hercule combattant le dragon des Hespérides- il délivre Prométhée ; Dédale et Icare ; Cahsto métamorphosée en ourse ; Apollon recevant sa lyre de Mercure. — Cabinet • peintures à fresque par Annibal Garl rache : Hercule entre le Vice et la Vertu (l'origuial est à Naples) ; Ahapius et Am phinome sauvent leurs parents dans une éruption de l'Etna; Ulvsse et Circé ; Ulysse et les Sirènes ; Persée et Méduse ' Hercule et le lion de Nérnée. — Du côté de la façade, salle peinte à fresque paf Daniel de Volterre, Fr. Salviati, Tad^ deo Zucchero et Vasari : Paix entre Charles V et François p-" ; Martin Luther

discutant avec le nonce Cajetano.

Dans une salle attenante, trois fresques 5]

fROME : — PALAIS ET GALERIES. [ROUTE 38]

du Dominiquin : Narcisse; Apollon et Hyacinthe ; Vénus et Adonis.

Farnésine (PL 81 ; via délia Lungara, Trastevere). Ce palais aurait été construit par Balthazar Peruzzi pour le banquier Agostino Chigi (qui mourut 4 jours après Raphaël, laissant une fortune colossale) ; mais M. de Geymijller est porté à croire que le dessin est de Raphaël. Bâtie de 1505 à 1510, la Farnésine a été entièrement restaurée par le feu duc de Ripalda. Elle renferme les célèbres fresques de Raphaël

Rez-de-chaussée. — Galerie. — La Fable de Psyché : 1° Vénus commande à son fds de faire brûler Psycbé d'un amour vulgaire; — 2° L'Amour montre Psyché aux trois Grâces [celle yuc de dos est de la main de Raphaël; la Fornarina a posé eomme modèle pour cette figure] : — 3« Junon et Gérés parlent à Venus en faveur de Psyché; — 4" Vénus va trouver Jupiter; — 5-^ Elle lui demande vengeance ; — 6*^ Mercure publie la recompense promise par Vénus à celui qui lui livrera Psyché; — 7« Psyché revient des Enfers avec le vase de lard que Proserpine lui a donné; — 8*^ A genoux devant Vénus, elle lui présente ce vase :

90 L'Amour demande à Jupiter la

permission d'épouser Psyché; — 10° Mercure conduit au ciel Psyché, tiancee à l'Amour. — Au milieu de la voûte: — W" Les dieux sont assemblés pour écouter les prières de l'Amour et les plaintes de Vénus ; — 12^ Festin des dieux célébrant les Noces de l Amour et de Psyché. — Les lunettes au-dessous des pendentifs sont décorées de 14 Amours avec des attributs divers. — Ces peintures furent exécutées sur les dessins de naphaëU par J. Bomain, Penm, Baffaele del Colle et Jean (TU dîne, qui a peint la guirlande de fleurs et de iruits (il y a mêlé de singulières fantaisies qui attestent les goûts licencieux de l'époque). Elles n'étaient pas achevées à la mort de Raphaël. Le coloris primitif a perdu son harmonie sous la restauration de C. Maratla. qui, pour empêcher l'enduit de se détacher du plafond, le cribla de 1800 armatures métalliques.

Salon ou Loggu (à g. de la Galerie).

— Célèbre fresque connue sous le nom

de Triomphe de Galatée, peinte, à l'exception du groupe de droite, par Raphaël, terminée vers 1514. [Galatee est une simple néréide [V. Ovide) éprise du bel Acis, que Polypbème, par jalousie, a écrasé sous une roche. Au point de vue mythologique, l'idée du triomphe est étrangère au sujet; mais esthétiquement, c'est le triomphe de la beauté.] — -I.es peintures de la voûte (Diane sur son char, tiré par deux bœufs) sont de Daniel de Vollerre ; celles des lunettes, de Sehastiano del Piombo ; la fable de t'ersée et de Méduse, ainsi que les grisailles sont de B. Peruzzi \ les paysages, du Guaspreil). — Une tête colossale, dessinée nu charbon, que l'on voit dans un tympan, à g., a' été tracée, dit-on, par Michel-Ange, pour se distraire en attendant Daniel de Volterre ou, selon Passavant, Sebast delien Piombo.

!«'• étage. — Salle del Fregio (de b Frise) • elle doit son nom à la belle frise, peinte' par B. Peruzzi, qui y a représenté les Travaux d'Hercule et d autres scènes de la mythologie. — Grand Salon : peintures d'architecture et de la frise par B Peruzzi ; peintures des niches et dessus de cheminée (Forges de Vulcain) par J Romain. — Petit Salon (ou cbambre à coucher) : paroi N., Alexandre et Roxane, et la famille de Darius, fresque par le Sodoma [tout le groupe de femmes à g. est charmant; le peintre, diton, ne termina pas celte partie de la composition]; paroi E., Alexandre reçoit la famille de Darius; Vulcain à la forge; paroi 0., Alexandre montant Bucephale faltérée par les restaurations]. Les sujets des peintures du plafond sont tirés des Métamorphoses.

Palais de Florence (via de Prefetti; PI. D, :5), restauré par V'?g^^^l^ (?). Dans le portique de la cour, chapiteaux antiques d'un ajustement gracieux.

Palais Giraud (Torlonia ; plac3 Scossacavalli, quartier du Uorgo; PL B, 5), une des œuvres estimées de Bramante à Rome (1504), quoiqu'on puisse douter que le dessm de la façade, qui rappelle celle du palais de la Chancellerie, soit de lui ; on ne peut pas en dire autant de la belle cour, qui diffère de celle du palais

[route 38] FARNÉSINE. — PALAIS PIOMBINO.

de la Clinncclloi'ie et qui pourrait bien être l'œuvre de Bramante.

Palais Gîustîoiani (rue de la Dogana veccliia, 29; PI. D, 4), construit sur les dessins de Fontana (1580), terminé par Borromini, — Dans la cour quelques statues antiques.

Palais Lancellotti (rue de la Maschera d'Oro, 18; PI. D, 5). commencé par Francesco da VoUerra et achevé par C. Maderna ; le portique, de mauvais goût, suivant Letarouilly, est du Dominiquin,

Dans une salle du l^"" élage, célèbre statue du Discobole, la plus belle parmi les reproductions de l'œuvre de Myron.

Palais Madama, actuellement Palais du Sénat (PI. 89), }3âli par ordre de Catherine de Médicis, réparé en 1G42 par l'architecte i/^?'wc6'e//? pour le grand-duc de Toscane.

Au 1^' étage, nne salle est décorée de peintures murales d'un grand mérite, par César e Maccari (1888) et qui représentent des épisodes de l'histoire romaine (Cicéron prononçant la première Catilinaire; le départ de Régulus pour Carlhage; etc.).

Palais Massîmo délie Colonne

(PI. 85; corso Vittorio Emanuele), chef-d'œuvre de Balt. Peruzzi (1 532), objet de l'admiration et de l'étude assidue des architecles, remarquable par son plan ingénieux, comme par la pureté et l'élégance de ses profils et de sa décoration. La façade consiste en une élévation circulaire; les chambranles des fenêtres et le l3eau profil de l'entablement sont d'un goût exquis. — La façade postérieure du palais est ornée de peintures en clair-obscur (très endommagées), par Daniel de Vo lierre.

Le vestibule d'entrée, d'ordonnance dorique, semble être un atrium antique du dessin le plus heureux. ]1 laut aussi entrer dans les cours pour admirer le beau parti de cette architecture dans le petit espace où elle a dû se développer.

— Cour : fontaine exécutée longtemps après Peruzzi; le pelit élage en altique au-dessus de la fontaine est moderne.

— Dans les appartements, tableaux et belle statue du Discobole, trouvée sur l'Esquilin, et que l'on croit une copie du bronze de Myron.

Palaîs Matteî (près de la place Mattei; PI. D, 5), construit sur les ruines du cirque Flaminius d'après les dessins de Carlo Maderna (1615).

Dans la cour, dans l'escalier et dans la loggia du l'^'* étage, on a réuni plusieurs antiques, restes d'une collection jadis célèbre.

Palaîs Pamphîlî (à l'extrémité S.-O. de la place Navone ; PI. D, 4), construit par Girol. Rainaldi ([QbO),

A Tint., galerie avec voûte immense, peinte par Pietro da Cortona.

Palaîs des Pénitenciers (dei Pe-

nitenzieri ; quartier du Borgo, place Scossacavalli ; PI. B, 5), bâti en 1480 sur le plan de Meo délia Caprina ou de G, da Pieirasanta; destiné plus tard aux pénitenciers de St-Pierre.

Au 1^'- étage salon avec beau plafond en bois sculplé, de la Renaissance et fresques du Pintiiricchio.

Palaîs Pîombîno (ancienne villa Ludovisi; rue Veneto et rue Boncompagni;PI. F, 5), bâti après 1885 sur une partie de l'emplacement de l'ancienne villa Boncompagni-Ludovisi, créée au xvu'' s. par le cardinal Ludovisi, neveu du pape Grégoire XV, et dont les jardins, qui avaient été dessinés par Le Nôtre, ont disparu pour faire place à tout un nouveau quartier. Devenue, par voie de succession, la propriété du prince, elle a été vendue presque en totalité. La collection d'antiques, installée dans un bâtiment contigu au palais et faisant face à la grille d'entrée sur la rue Veneto, est accessible aux visiteurs ; mais le Casino (pavillon) de l'Aurore,

qui subsiste encore au milieu d'une partie de l'ancien parc, comprise entre les rues Ludovisi, dell' Aurora et Lombardia, est plus difficilement visible. On pourra se renseigner auprès du gardien de la galerie.

Galerie ou collection d'antiques ^ — Pan montrant à Olympus à jouer du chalumeau. — Yénus. — Matidie. — Figure de sénaleur. — Travaux d'Hercule (basreliefs). — Tête colossale de Junon. — Têt^ colossale de Yénus. — Groupe : Satyre et Nymphe. —Mercure (liermès).

— Statue de Mars, restaurée par le Berlin, - Apollon. — Minerve Medica. — Oreste reconnu par Electre (du sculpteur grec Ménélas). — Belle ^tatne de jeune Satvre [restaurée]. — Hacchus et Ampelos (groupe colossal, trouvé sur le Quirinal). — Marc-Aurèle, tête colossale en bronze, buste en por|»hyre. — Bacchus [restauré]. — Jules César (buste en hronze, considéré comme un de ses meilleurs portraits). — Gaulois tuant sa femme. [Beau groupe, faussement désigné sous le nom de Pietus et Arria ; un des plus beaux morceaux dî statuau'e à Rome.] — Mercure. [Cette belle statue rappelle beaucoup la célèbre statue dite le Germanicus, du Louvre.] — Vénus sortant du bain. — Buste de l'empereur Macrin [rare]. — Belle tète colossale de Junon. — Plutou enlevant Proserpine, par le Bernin. [Quoiqu'il y ait à la surface une certaine apparence onctueuse de cire tondue, cependant le mouvement du torse et des jambes de Pluton est très beau, très ferme ; la musculature bien comprise. Sa barbe est trop frisée. La tête de Proserpme en pleurs est gracieuse.] — Plâtre delà fameuse statue d'Eschine du grand musée de Naples.

Casino ue l'Aurore. — Célèbre trèsque du Guerchin : l'Aurore chassant la Nuit en répandant des tleurs. [Cette allégorie nous semble mal comprise. Quatre à cinq figures représentent la Nuit. Le ciel est plus clair en avant de ces fio-ures qu'en arrière de l'Aurore; les chevaux sont lour.is de forme et de couleur; le char, d'un dessin lourd et iné-

légant, est mal mis en perspective ; sur ce char, porté sur des nuages trop noirs, un Amour est disgracieusement accroupi.

Cette grande composition est comprise entre des espaces irréguliers, figurant des ouvertures entre des fragments d'une détestable aichitecture, interrompue et brisée çà et là, et présentant de fausses perspectives.] — Lunettes de la même voûte ; le Point du Jour, représenté par un jeune homme ailé, tenant un flambeau d'une main et des fleurs de l'autre ; et la Nuit, représentée par une figure de femme qui s'est endormie en lisant.

On voit aussi dans d'autres salles des

paysages par le Guerchin et le Dominiquin; une voûte peinte par T. Zucchero [une guirlande d'enfants]. — A l'étage supérieur, plafond à fresque du Guerchin : la Renommée [figure bien jetée ; draperies tourmentées].

Palais royal du Quîrînal (place du Quirinal ; PI. E, l<\ 3, 4 ; une partie du palais seulement est accessible au public). Grégoire XIII, vers 1574, commença à bâtir ce palais sur les ruines des Thermes de Constantin, d'après le plan de Flaminio Ponzio; il fut continué par Sixte V et Clément \ni, et achevé sur les dessins de Mascherino et de Dom. Fontana.

Puis C. Maderna Pagrandit par ordre de Paul V ; le jardin fut ajouté par Irbain VIII ; Innocent X, Clément XII et Clément XIII y ajoutèrent le palais dit de la Famille, sur les dessins du Bernin et de Fuga; Pie VII y fit de grands embellissements. Grégoire XVI et Pie IX Pont fait richement décorer.

— C'était jadis la résidence d'été des papes; il est devenu en 1870 propriété royale. Le roi l'habite actuellement et y a fait faire de grands travaux d'agrandissement et de restauration. La décoration intérieure et l'ameublement ont été entièrement renouvelés.

L'entrée principale donne accès dans

la grande cour, qui a 98 met. 42 de lon-

. gueur sur 53 met. 60 de largeur et dont

nous a été impossible d en obtenir ^^^^j^ ^.^^^ ^^^^ entourés d'un portique

conse- , ,, pilastres.— Sous le por-

* Il nous a été impossible d en obtenir ^^^^-^^ ^.^^^ ^^^^ entouré un catalogue et nous devons par conse- , . / . nilastres,

quant noSs borner à indiquer les œuvres i .^^^^^'^ P^^^^ Uo^Te Les plus remarquables* ' tique, escalier a aouoie-

[route 38] PALAIS HOSPIGLIOSI. — PALAIS SPADA. 485

Mazzoni de Vhis^nce (1540) restauré par Borromini, de qui sont le bel escalier et le singulier enfanlillage arcliilectural d'une galerie en perspective, qu'on aperçoit dans la cour à Iravers une giille et qui n'est qu'un trompe-l'œil.

premier palier, fragment de fresque de Melozzo de Forli (1472), transportée ici de réiilise des Sts-Apôtres [V. Sacristie tic St-Pierre, p. 411). La rampe de dr. mène à une magnifique salle (sala liegia). — C/ia/felle Pauline^ de même forme et «irandeur que la chapelle Sixline du Vatican. — Dans une salle voisine, balci»n d'où l'on proclamait autrefois le nouveau pape. — Dans une autre salle, le Triomphe d'Alexaudre, bas-reliefs de Thorwaldsen. — Dans la chapelle privée du roi, Annonciation, un des meilleurs ouvrages du Guide, et fresques de CAIbane.

Un grand et beau jardin s'étend derrière le Quirinal ; au centre, un Casino, par Fuga, est orné do. fresques par Battoîii, Orizzonte et Pannini.

Palais Rospîglîosî (Pf. 84 ; rue du Quirinal, 45), résidence de l'ambassadeur de France près le Saint- Siège, construit, en lt)05, sur l'emplacement des Thermes de Constantin (dont on conserve quelques antiquités au rez-de-chaussée), par FI. Ponzio; agrandi sur les dessins de C. Maderna,

La belle peinture de l'Aurore, de Guido Reni, une des fresques les plus célèbres de Kome et de l'école bolonaise (il est intéressant de la comparer à VAiirore du Guerchin de la villa Ludovisi) orne la voûte du salon d'un pavillon du jardin. La frise aux deux extrémités do la salle est de A. Tempesta (Triomphes de l'Amour et de la Renommée) ; les quatre paysages sont de Paul bril. — Dans le salon à dr. on voit les tableaux suivants: h Domlniquin. Paradis terrestre, Adam et Eve ; Ann. Carrache, Loth et ses filles ; L. Carrache, Samson ; Albane, Endymion et Diane ; le Calabrais, Sophonisbe. — Dans la salle à g. : Paibens, les douze Apôtres et lo Christ; le Doïuiniquin, Triomphe de David ; Daniel de Volterre, Portement de croix ; le Guide. Andromède; son portrait ; les portraits d'And. Sacclii et de Poussin, peints par eux-mêmes ; Cignani, les cinq Sens ; Ann. Carraclie, Pielà. — Bronzes .et bustes anciens : Caton le Censeur, Septime Sévère, Caracalla^ Sénèque.

Palais Spada alla Regola (PI. 87 ; lue Capo di Ferro), bâti par GiuL I

Rez-de-chaussée. — Statue assise que l'on regarde comme une figure authentique d'Aristote. [Œuvre réaliste, contrastant avec le style idéal de la belle époque grecque. Les lettres Aris... sont ^•avées sur la base.] — 8 bas-reliefs découverts à Ste-Agnès hors les murs :

Paris, Bellérophon, Apollon et Mercure, Archémore dévoré par le serpent, Paris et Hélène, Ulysse et Diomède, Méléagre, Pasiphaé et Dédale.

1er étage. — La grande curiosité de ce palais est la statue colossale en marbre de Pompée, trouvée en 1552, vicolo de' Leutari, près de la Chancellerie ; on croit que c'est celle aux pieds de laquelle César tomba sous le fer des conjurés dans la 6'i«^?*« jointe au théâtre de Pompée. Suétone dit qu'Auguste fit transporter cette statue de la Curie sur un Janus de marbre ; situation topographique correspondant à celle où elle fut trouvée. [Il n'y a pas concordance exacte entre le tronc et la tête, qui y a été réunie, et de cette statue, peu remarquable comme œuvre d'art, on a fait un Agrippa, un Auguste, etc. ; toutetois, suivant Nibby, les traits de la têle correspondent bien avec ceux de la tête de Pompée, telle qu'on peut la voir sur ses médailles.]

Les peintures de la galerie, distribuées en 4 salles, sont peu remarquables et bien des attributions sont douteuses. Nou> citerons seulement :

V^ SALLE. — 18. Lan franc. Cam tuant Abel. — 22. Caravage. Portrait.

— 40. Gaeiano. Jules III.

11*= SALLE. — 1. Séb. del Piombo. Astronome. — 10. Le Guide. Judith. — 10. Andréa del Sarto. Visitation de Ste Elisabeth [détérioré]. — 27. Salvalor liosa. Sénèque. — 45. Luini. Jésus et les docteurs [bonne copie ancienne ; l'original est à Londres] .

Jli*' SALLE. — 25. Caravage. David avec le tète de Goliath. — 24. Le Guerchin. Didon sur le bûcher [ouvrage e^timéj. — 51. Ecole vénitienne (Giro-

magnifique, donnant accès à plusieurs vastes salons ornés de peintures par Landi, Camuccini, Palagi. Le palais est destiné à disparaître par suite des travaux d'élargissement de la place de Venise. La riche collection de tableaux, inaccessible jusqu'à 1892, a été achetée par le gouvernement italien et doit rester dans le palais aussi longtemps qu'il subsistera.

lamo da Treviso?]. Beau portrait. — 49. Marco Pahnezzano. Portement de Croix. — 65. Le Guide. Enlèvement d'Hélène.

IV^ SALLE. — 5. Teniers. Paysage. — 5L Caravage. Têtes d'Anges. — 26.

Gherardo délie Notti [Honthorst). Le Christ au jardin des Oliviers.

Palais Torlonîa (place de Venise; PL E, 4), bâti par la famille Bolognetti sur les plans de Ch. Fontana, et acheté au commencement du xix^ s.

par le banquier, et depuis duc, Giovanni Torlonia. Les quatre côtés de la cour sont occupés par une galerie

La galerie de tableaux* est au l^»- étage, on y monte par un bel escalier, à dr. dans la cour.

L« SALLE : — 1. Andréa del Sarto.

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