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VILLA 1)1 PAPA GIULIO

364. p. de Corlonc. Portrait de Joseph Ghislicri (dans la iiianiore de Yaii Dyck],

— 509. Raphaël. Mise au tombeau (1507). l'ue dos pieiuiores peintures historiques de Raphaël, âgé de '24 ans; exécutée pour l'église San Francesco, de Pérouse. La Prédelle, composée des Çv^nres de la Foi, l'Espérance et la Chariié, est au musée du Vatican. [Des critiques ont fait la remarque que Raphaël s'élait inspiré, pour celle composition, d'une gravure de Manteiina. D'autres trouvent dans la figure du Christ une imitation du Christ de Michel-Ange diuis son groupe de la Pic là (à St-Pierre). La ligure du jeune homme soutenant le^ janihes est un peu théâtrale et a une trop grande importance pour un peisonnage secondaire. Au fond, à dr., la figure de la jeune femme qui soutient la V. a l'air de continuer le corps de celle-ci Le panneau est fendu.] — 571.

Rodolfo del Ghii'fandajo{l). Madeleine Doni (en Sle Catherine). — 570. Sacchi. Portrait d'Horace Giustiniani. — 577. Fioremo di Lorenzo. Le Christ sur la croix, St Jérôme et Si Christophe [quelques critiques l'ont altiihué au Pinturicchio; fini remarquable détonnante fraîcheur de colons]. — 58^2. Sassoferraio. Mailone. — 580. Le Pcrugin (d'après). St Sébastien — 59t). L'Ortolano (Benvenutij. Descente de Croix [peinture admirable pour le coloris robuste et la vigueur du clair-obscur; on l'avait attribuée au Garofolo]. — 592.

M. Venusti. Sle Famille. — 590. Antonello da Messina. Portrait [d'un gnmd caractère]. — 597. Baphaèl. Portrait du Pérusin (?) [d'une grande vérité d'expression]. — 401. Le Pérugin. Madone.— 408. Le Pontornio. Le cardinal Spannocchi. — 411. Van Dyck. Mise au tombeau. — 415 Julc^i Iîo?nai7i.hi\es\l\ 420. St Jean-Bapljste (d'après Raphaël).

Statue en marbre de couleur et en bronze, connue sous le nom de la Zhigarella (bohémienne), œuvre du xvn® s.

X* SALLE. — 455. Lorenzo di Credi.

Madone [rappelle la manière du Veirocchio; bien con.^ervée]. — Aô^. Ecole de Léonard de Vinci. Léda. — 455. Marco d'Oggiono. Le Sauveur bénissant le monde. — 459. L. di Crcdi (?). Crèche.

— 444. Agnolo Dronzino. St Jean-Baptiste.— 445. Ecole des Utllini. l'ortrait.

— 45L Mazzolino. La Femme adultère-

— 450. Pedrini. Madone. — 459. S'o-

ITALIE DU CEXTP.E.

doma. Ste Famille. — 461. Andréa SolarioÇ!). Portement de croix. — 462. Sodonia. Pietà [noirci].

W" SALLE. — 492, 495, 498. Mosa'iques en pierre dure, pnr Marcello Provenzale. — 420 (dans une armoire). Crucifixion (bas-relief en cire de la fin du xvi" s.) ; composition riche et d'une belle exécution.

Villa di Papa Giulio.

800 met. env. de la Porte du Peuple; le tramway de la place du Peuple à Ponte Molle passe devant le vicolo delT Arco 0-curo (avertir le conducltur si l'on veut descendre), 15 c. ; fiacre à 1 chev., 2 fr. 50 r h cure.

On suit, en soiiant de la Porte du Peuple, la via Flaminia, qui forme un lonfî faubourg et, à 800 met. env.

de la Poiie, on prend, à dr., le vicolo deir Arco OscurOy qui passe entre deux petites élévations, sur Tune desquelles, à g. y est une petite villa entourée de cyprès, et sur Pautre, à dr., une assez grande villa d'apparence peu attrayante, adossée à un bois.

La route fait, à g., un coude qui va passer au-dessous de la voiite (Arco oscuro) qui lui donne son nom, et à dr., elle aboutit à la

Viîla di Papa Giulio (section du Musée JNational d'Antiquilés), bâtie par Vignole et décorée de très belles fresques du xvi" s.

Musée d'Antiquités. — Cette section, affectée i lus particulièrement aux antiquités de la province, est.icluellen'eni en voie d'organisation et ne pos^ède, par conséquent, ni catalogue, ni description; on peut le visiter parce que la direction n'en refuse pas l'accès, mais nous ne saurions trop insister sur l'état provi soire des installations.

La cour, qui est disposée en parterreest entourée d'une colonnade en hémi, cycle. — A dr. de la porte «l'entrée une petite salle renferme un sarcopli.ige en bois datant de l'époque la plus reculée et découvert dans la nécropole de Gabii et des reproductions de fresques décoratives sépulcrales. — A ff., dans la cour, un escalier conduit au 1*='" étage.

!"• étage. — Vestibule. — Cartes

topographiques du territoire des Falisques et des pays avoisinants; plan de la cité des Paieries et de la nécropole ; différentes formes de tombeaux, depuis l'âge le plus reculé jusqu'au ni'^ s. av. J.-C. (date de la destruction de la cité). I" SA.LLE. — Objets divers provenant des tombeaux les plus anciens connus, disposés tels qu'ils ont été découverts. Cette série commence à la petite vitrine près de la croisée N. et réunit des vases d'une forme rudimcntaire, travaillés à la main, d'une cuisson imparfaite. Dans la vitrine, sur la paroi N., ornements funèbres révélant un commencement d'intluence phénicienne. — Dans la vitrine centrale, très beaux et très rares objets phéniciens (au centre, urne cinéraire en bronze otfrant un des plus précieux modèles de la maison antique).

Dans les vitrines II à VI de la paroi E., colliers d'ambre et de pâte cristalline du style égyptien; dans la partie inférieure, sarcophages en bois de cheue, dont un renferme les bijoux en or et en bronze qui ornaient le cadavre. Un tombeau phénicien avec des ornements en or d'un travail exquis et un groupe de vase chalcydiques, provenant des îles de l'archipel grec, sont aussi très remarquables. — L'urne sépulcrale de la vitrine VU, à g. de la paroi S., révèle les premières tentatives faites par les peuples italiques pour imiter les vases à décoration géométrique et avec sujets d'animaux, inspirée par les importations de Tarchipcl. Les autres urnes permettent de suivre les modifications successives de l'art céramique italique, en passant par les vases rudimentaires primitifs, à pâte grossière, aux vases plus travaillés et faits au tour.

— Dans la vitrine IX de la paroi 0. sont réunis les vases décorés en « graffiio ».

IP SALLE. — Objets et ornements appartenant au culte des morts (.série très intéressante), de l'époque à laquelle le commerce des vases peints importés de la Grèce (du vi^ au iv« s. av. J.-C.) exerça une influence en Italie. — Dans la vitrine du centre, groupes de vases particulièrement remarquables (rhyton, en forme d'astragale, représentant un génie ailé, d'un style superbe, mais qui n'est malheureusement pas bien visible).

— Dans la vitrine à g. de la paroi N., crâne avec les dents liées en or (trouvé dans une tombe avec une patère grecque, placée à côté)

III* SALLE. — Objets '»t ornements funéraires provenan fdes lombes datant de la dernière période de l'histoire de Paieries, et qui sont le produit de Tart local. Les vases peints ne sont plus d'origine grecque et leur fabrication est du IV au in« s., av. J.-C. Dans la vitrine centrale sont réunis les plus beaux spécimens de cette fabrication ; on remarque surtout un « cratère » sur lequel est représentée l'Aurore conduisant un char tiré par un quadrige et précédé par Lucifer. A la paroi S. commence la série des vases et des reliefs imitant la vaisselle d'arirent et qui se rattachent à la dernière période de Paieries, lorsque vint à cesser la mode des vases peints.

Entre la III® et la IV® saile une chambre renferme les objets extraits d'une tombe du ni® s. av. J.-C. découverte à Todi dans l'Ombrie ; on remarquera surtout les riches boucles d'oreilles et le magnifique collier avec médaillons; vases en bronze et en terre cuite, brûle-parfums, elc,

IV° SALLE. — Sculptures ornementales qui décoraient le fronton d'un temple du iii® s. av. J.-C, découvert à Paieries (la Civita Castellana de nos jours, F.

R. 23, A). — Au centre de la vitrine une statuette, demi-nature, d'Apollon rappelle le style de l'Apollon du belvédère et l'art le plus parfait de la période qui suit la mort d'Alexandre. Une belle tête de femme (Diane?) est aussi fort belle.

Dans la galerie en forme d'hémicycle, qui contourne la cour, des vitrines renferment un grand nombre de vases en terre et en métal, de bijoux et de menus objets provenant d'anciennes nécropoles et de fouilles diverses.

Près de l'aile à dr. de la villa, en entrant, s'élève la reconstitution d'un temple de la période entre le m® et le

IV® s.

Les Monts Parioli. — Ponte Molle. — Tor di Quinto. — Villa de Liivie«

Il kil. jusqu'à Prima Porta; il faut compter eiiv. 3 h. 50 pour cette promenade ; fiacre à 1 chev. de 9 à 10 fr. (il est possible d'obtenir une réduction du coclier, surtout si ce n'est pas pendant la saison des étrangers et pas un dimanche).

Au delà du faubourg de la via Flamiuia, la route qui continue en droite

[route 39] PÔiNTE MOLLE. — VILLA DE LIVIE.

ligne jusqu'au Tibre, et que suit le tramway à chevaux de Rome à Ponte Molle (20 c.), longe le pied des Monts Parioli, petites collines parsemées de maisons de campagne et qu'on a le projet de transformer en un vaste ^îiVc((jranPairo Mar g hérita), destiné à devenir le Bois de Boulogne ou le Prater de la métropole italienne.

okil. Ponte Molle (le pont Milvius des anciens), rendez-vous, le dimanche, de nombreuses sociétés de Romains qui viennent dîiicr dans les restaurants de hi localité.

Sur la rive dr. du Tibre s'étend, entre les collines de la Farnesina, au i\.-0., elle Tibre au S.-E., la vaste place d'armes de la Farnesina.

On prend h dr. la roule provinciale de Civita Castellana (via Flaminia), qui monte en longeant le pied de mamelons peu élevés sur la rive dr.

du Tibre, et laisse à g. le Val di Pussino (promenade préférée de Nicolas Poussin), et à dr. le champ de courses de Tordi Quinto (à dr., vieille tour carrée du xi^ s.). De là, la route descend, franchit les ruisseaux d'Acquatraversa et de l'Inviolatella, où le paysage, très caractéristique, est un des plus pittoresques de la campagne (à S'y giands rochers de tuf rougeâtre et volcaniques; à dr., le Tibre, et, plus loin, les Monts de la Sabine).

8 kil. 1/2. Cabale di Gratta Rossa, localité qui doit son nom à une vieille sépulture (dont on voit à peine quelques traces) creusée dans le rocher de couleur rougeâtre, ou peut-éire même à la couleur rouge des peintures qui l'ornaient.

9 kil. Les Due Case. On franchit la Yalchetla (l'ancienne Cremera, célèbre par la défaite des Fabii), en remontant le cours de laquelle on arriverait à Veïes {V. ci-dessous : Excursion, H).

10 kil. 1/2. Osteria délia Celsa.

Le Tibre décrit à dr. une grande boucle autour d'un mamelon sur lequel est bâti Castel Giuhileo,

11 kil. Casale di Prima Porta, près de l'ancienne station ad Saxa Rubra de la voie romaine et de l'antique bourgade de Rubraî. La pauvre osteria, oii l'on ne trouve pas toujours à manger, est une des plus anciennes de la campagne, plus ancienne même que celle fameuse de la Storta, qui date pourtant du iv^ s. ; du temps de Cicéron, il existait un cabaret à cet endroit.

Le nom de Prima Porta lui vient d'un are monumental rpii décorait ici la voie Flaminiu et (jui était encore debout au xvi^ s. Cette loiiaiilé a été le théâtre d importants événement^ historiques ; c'est ici que tirent huile les tioup- s de Yespasien marchant contre Vuellius; c'est près d'ici, dans la plaine aux bords du Tibre, que Constantin, sous les auspices du Labarum, défit, en 312. l'armée de Maxence et que ce dernier tomba dans le ïibre pour y trouver la mort.

A dr. commence la roule Tiberina qui longe la rive du Tibre et conduit à Fiano; un peu plus loin, à dr. de la voie Flaminia, sur la colline qui domine le fleuve, on voit se dresser des constructions anti<^ues en maçonnerie et en tuf. Ce sont les restes de la villa de Livie Auguste qui s'appelait ad GalUnas albas ou bien villa Cœsarum. Des fouilles y ont fait découvrir, en 1865, la statue d'Auguste, qui est au Vatican, et plusieurs chambres (50 c. de pourboire) qui formaient l'étage inférieur de la villa, et dont une est décorée de fresques bien conservées représentant des plantes, des fleurs, des oiseaux.

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