‹ ItalieChapitre 360 sur 587 · PROMENADES. 1 ROUTE · texte numérisé non relu

PROMENADES. 1 ROUTE

quo vadis, — ainsi nommée parce que, suivant une légende, Pierre se sauvant de Rome, rencontra à cet endroit J.-G. et lui dit : « Domine, quo vadis? (Seigneur, oii allez-vous?) — Je vais à Rome, pour y être crucifié de nouveau. )) L'apôtre retourna braver le martyre.

A Tint., on montre, comme à St-Sébastien, une empreinte qu'on dit être celle des pieds de J.-G. La figure du Rédempteur au milieu de l'église est une copie du Christ de Michel-Ange que l'on voit à Santa Maria sopra Minerva.

En face de cette église, dans une vigne, tombeau circulaire de Priscilla. De cette partie de la route la vue sur Rome est très belle.

[Un peu au delà de l'église, près d'une petite chapelle ronde, à g., un chemin (boueux par le mauvais temps) remonte le Yal CatTarella arrosé par l'Almone et conduit, en 10 min. cnv., à un mouhn, à côté duquel est un tombeau romain, de forme rectangulaire (intérieur, 25 c), dont on a voulu faire un temple du dieu Hediculus ou du Retour, élevé à l'endroit même où Annibal, arrivé avec son armée presque sous les murs de Rome, se serait arrêté, eifrayé par des visions mystérieuses et aurait précipitamment battu en retraite.

Si l'on continue à remonter le Yal Caffarella, on arrive au prétendu bosquet d'Eqérle (suivant d'autres, ce serait le bois de la Camènej; une barrière ferme la route et à g. un chemin conduit à une ferme. Si l'on ne francliitpas la barrière, il faut faire un détour à dr.^ dans la direction de l'église de Sant' Urbano (F. ci-dessous) et prendre, avant d'y arriver, le sentier qui longe à g. le ruisseau et qui conduit à une jolie nymphée. dite la grotte ou la fontaine d'Egérle^ bien que la véritable se trouvât près de la Porte Capena. C'est plutôt la nymphée de la villa ou du pngus suburbain d'Hérodes Atticus et d'Annia Regilh sa femme; dans la niche du fond on voit la statue de la divinité. Le sentier aboutit à un petit bois sur une hauteur, qui seraitf au dire des cicérone, le bosquet où ÎSuma Pompilius venait consulter la nymphe Egérie

(belle vue sur la campagne et les Monts Albains). En face de ce bosquet s'élève ['église de Sant' Urbano, à murs en briques rouges; c'est un ancien tombeau romain du temps des Antonins (à l'intérieur, peintures du xi® s.) et plus loin jaillissent les sources minérales de l'Acqiia Santa (F. ci-dessus, YI).

Ue Sant' Urbano on peut aller, en t^5 ou 50 min., à travers champs, à la via Appia nuova {V. ci-dessus, YI) ou bien, par la via Appia PignateUi, qui commence à quelques pas à l'O., on va rejoindre, à dr. et en 10 min., Pancienne voie Apjiienne près de St-Calixto et du cirque de Maxence.]

On laisse à g. la via Appia Pignatelli qui conduit à Sant'Urbano.

2 kil. 1/2 . A dr. , sur la voie Appienne, basilique de St-Sëbasiien hors les murs, bâtie en 367, sur le cimetière de St-Calixte, mais entièrement restaurée au xvi^ s. par Flam. Ponzio, — Portique avec six colonnes antiques de gi^anit.

On y montre, entre autres reliques, une pierre avec l'empreinte des pieds de J.-C. [V. ci-dessus l'église Domine quo vadis).

[En deçà de l'église St-Sébastien, à dr., une route carrossable conduit à St-Paul hors les murs (F. 512)].

A côté de St-Sébastien est Pentrée des Catacombes ou du Cimetière de St-Calixie,

Catacombes (les catacombes sont toujours ouvertes; celles que l'on visite ordinairement sont celles de St-Calixte, de St-Sébastien, de Ste-Agnès, des SS. Nérée et Aehillée). — Les Romains avaient généralement recours à la crémation. Les chrétiens s'éloignèrent de cette coutume païenne et, comme les Juifs, ils inhumèrent les corps. Mais au lieu de les mettre dans des fosses, comme aujourd'hui, ils les déposèrent dans des cavités creusées dans le roc, le long de galeries souterraines. De là l'origine des catacombes.

Les catacombes, qu'on ne visitait plus depuis le ix'' ^. et dont on avait presque perdu le souvenir, furent retrouvées

(route 39]

par hasard en 1378. Ce fat Hosio, savant illustre, qui entreprit de les étudier. Un tel travail effraya ses successeurs, qui l'abandonnèrent. M. de Ro>si a repris le travail au point où Bosio l'avait laissé. D'après lui, les catacombes auraient commencé par être des tombeaux particuliers possédés par de riches chrétiens, et où; nu lieu de leurs affranchis, ils ont admis leurs frères; et les noms propres qu'on leur a donnés seraient ceux des premiers propriétaires, de ceux qui ont payé le terrain et fait construire la crypte.

Page 1