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PLAN D UNE PARTIE DE LA CATACOMBE DE SAINT-CALIXTE

moyenne de 80 cent., présentant de distance en distance des espèces de chambres carrées [cubicula), qui, à une certaine époque, servirent d'oratoires aux chrétiens. Loin de constituer, comme on le supposait, un vaste réseau de cimetières communiquant ensemble, elles se composent de différents cimetières, ayant une existence propre, partant d'un centre commun. Ces tombeaux, creusés dans les parois latérales*, sont superposés hori-

* « Le tombeau {loculus) est une niche ou sorte de gaine horizontale creusée dans les parois, juste assez spacieuse pour recevoir le cadavre. Ce système était celui d'a-

zontalement au nombre de trois à douze. Les peintures conservées dans les diverses catacombes (on ^n trouve du ni°

près lequel les Juifs avaient toujours enseveli leurs morts. Si le loculus ou tombeau est surmonté d'un arceau cintré, il prend Je nom iï'arcosolium [arcns et solium, urne). — Le cubiculum est une chambre .'souterraine à l'usage de certaines f.imilles, ou un emplacement destiné à réunir une quinzaine de personnes au plus pendant les cérémonies religieu>es. A la vérité, on trouve plusieurs cuhicula rapprochés. — Les lucernnires {luminaria) front les ouvertures destinées à éclairer et aérer les cryptes.

et même du ii® s.) sont des monuments curieux de l'art chrétien primitif. Les fresques les plus anciennes sont les plus parfaites; elles conservent encore quelque cliose de l'art antique. A partir de l'an 270 env., les peintures gagnent en originalité, les emprunts au paganisme disparaissent, et, avec le sens chrétien qui domine, la pureté du dessin s'altère. — M. de Rossi a publié 11 000 inscriptions chrétiennes, relevées dans les catacombes ; la plus ancienne est de l'an 7 1 , la dernière, de 454. ~ Des peintures et un grand nombre d'objets trouvés dans les catacombes ont été réunis au musée Chrétien du Vatican.

La catacombe de St-Calixte, à plusieurs étages, est la plus célèbre, après celle du Vatican, car elle a recueilli la plupart des tombeaux des papes du ni*' s. C'est la plus vaste et peut-être la plus imi)ortanle de toutes celles qui entourent la ville de Rome. Aussi reçoit-elle la visite de presque tous les voyageurs. On descend par un hirge escalier, construit probablement après Constantm.

Le vestibule est couvert d'mscriptions [graffiti] en caractères grecs ou latins, dues à ses pieux visiteurs. Ce sont tantôt des noms propres, tantôt des souhaits.

La partie la plus intéressante est dans le voisinnge de l'entrée, vers la crypte des papes, découverte par M. de Kossi, au mois de mars 1854, après cinq ans de recherches, grâce à une de ces inscriptions.

Dans cette crypte, on voit les fragments des pierres sépulcrales des papes Eutychianus f 275), Anthère, Fabien " ^136), St Lucius (f 232). Au fond est

l'autel de la crypte sur lequel se célébrait la messe. Cet autel a été restauré par le '^ape Damase, qui y a fait graver en beaux caractères une épitaphe en onze vers latins, rétablie par M. de Rossi.

A g. de cette chapelle, un étroit couloir conduit à la chapelle de Ste- Céclle, sanctuaire également retrouvé par M. de Rossi. « Sur la paroi du luîninarium, on voit l'image de trois saints dont le nom est inscrit à côté de chacun d'eux. Un peu plus bas, sur la muraille en face, on aperçoit l'image d'une jeune femme, richement parée et chargée de bracelets et de colliers tels qu'en devait porter seulement une noble et opulente dame romaine. Ce ne peut être que Stc

Cécile. » En effet, plus bas, encore du même côté de la muraille, on voit la figure du pape St Urbain, qui déposa ici le corps de la sainte martyre dans l'arcosolium, aujourd'hui vide, d'où il fut transporté par Pascal P'" à l'église consacrée à la sainte dans le Trastevere. On a trouvé diverses peintures du iii^ s., parmi lesquelles une représentant un fossoyeur. Le grand sarcophage que l'on rencontre du même côté renferma le corps de St Urbain .

La catacombe de St-Sébastien (entrée par la bisilique de St-Sébastien. V. ci-dessus) est le premier cinietière chrétien qui reçut la dénomination de catacombe. On y avait placé des plaques (le marbre, qui existent encore aujourd'hui, et qui annoncent solennellement aux visiteurs « qu'ils sont dans le lieu où Ste Cécile fut enterrée et où^ reposent plus de cinquante papes », c'est-àdire dans le cimetière de ^alixle; mais ces plaques ont été posées au xv° s., quand on avait à peu près peMu le souvenir des catacombes (ce qui explique cette erreur), et les travaux de M. Ros^i ont démontré clairement le contraire en établissant exactement la place du cimetière de Calixte.

La catacombe des Saints Nérée et Achillée ou de Domitilla (à quelque distance de celle de St-Calixie, à dr. de la voie Ardéatiue), découverte en 1864, a deux étages de galeries. Cette catacombe, longuement explorée par Bosio, daterait, pour sa partie la plus ancienne, du temps de Trajan. C'était d'abord une sépulture de l'ami le ouverte par une dame romaine nommée Domitilla. Il y a de nombreuses inscriptions en lettres urccques et de belles peintures, qui en font comme un coin de Pompéi, suivant l'expression de M. de Rossi.

Pour les catacombes de Sainte-Agnes et de St-Alexandre, V. ci-dessus, IlL

Au delà de la basilique de Saint- Sébastien, continuant à suivre la voie Appienne, on trouve bientôt à g. les restes du cirque et temple de Romulus ou de Maxence. — En montant la côte, on arrive à l'emplacement de la villa de Maxence; elle renfermait un cirque et un temple 1 circulaire dédié à Romulus, fils de

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