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PLAISANCE

Situation. — Aspect général.

Plaisance *, Piacenza, V. de 34 000 hab., située sur la rive dr.

du Pô, est ceinte de remparts qui servent aujourd'hui de promenade.

Les églises et les palais sont presque tous bâtis en brique.

His*.oire.

Plaisance fut fondée 219 ans avant J.-G. par les Romains, au même temps que Crémone; ces deux colonies étant destinées à faciliter l'incorporation à la république des territoires conquis sur les Gaulois. Elle fut saccagée par les Carthaginois. Dans la guerre d'Othon avec VitcUius, elle fut presque entièrement détruite. Au moyen âge, on vit tour à tour les Scotti, les Arcelli, les Landi, les Anguissola, les Torriani et les

Visconti s'en disputer la possession. Enfin elle passa à la maison Farnèse, dont le premier duc, Pierre-Louis, fils naturel du pape Paul III, fit peser sur elle un jou^ de fer et fut précipité, par des conjurés, du balcon de son palais (F.

Parme : Histoire). Depuis cette époque, Plaisance partagea le sort de Parme; sa décadence date de l'affreux pillage de 1447, ordonné par Fr. Sforza. — En 4796, Plaisance fut occupée par les Français.

Principales curiosités.

Grande Place et Palais del Comune.

— Cathédrale. — Eglise San Francesco. — Église de la Madonna di Campagna. — Eglise San Sisto.

iV. B. — Le voyageur pressé pourra se contenter de voir la Cathédrale (extérieur et intérieur), la (irande Place et \e palais del Comune (extérieur) et à Fextrémité 0. de la ville, Végiise de la Madonna di Campagna, ornée de fresques du Pordenone.

Description.

En sortant de la gare, en face de laquelle s'élève le monument de Gariholdi, on peut prendre l'omnibus- (ramway qui conduit directement à la (irande Place, au centre de la ville (10 c).

Si Ton va à pied, on suit à g., la rue délia Stazione, qui contourne le Jardin Public (à l'extrémité S.-O. sur une butte et près d'un beau cèdre, pavillon circulaire abritant le buste de Mazzini), On prend ensuite à dr.

la strada alla Torricella et à g. la petite rue Tre Ganasce qui débouche sur la place del Duomo (au centre colonne surmontée d'une statue en bronze de la Yierge). A g., sur le côté E. de cette place, se trouvent le palais de l'Evêché ( Vescovado) et la cathédrale.

Dôme ou cathédrale, de style romano-lombard (1122-1255); quelques additions ont été faites au xv" s.

PLAISANCE. [route 2]

— Porche à colonnes portées par des lions (aux portes latérales les colonnes reposent sur des grotesques accroupis) et au-dessus loggia avec statue.

— Le clocher (1 555) , haut de 68 met. , conserve, à l'extérieur, une cage en fer, destinée, par ordre de Ludovic le More (1495), à renfermer les sacrilèges et les coupables du crime de lèse-majesté.

Nef de dr., 2^ autel : tableau des 10 000 martyrs, par Elisabeth Sirani et par son père Andréa. — Transsept de dr. : autel de la Conception, par Cignani (les fresques sont de Cam. Procacenii et du Fiammingliino). — Coupole décorée de huit compartiments à h'esques; les Prophètes et les Sibylles, par le Guerchin (d'un beau coloris; deux des sujets, Jérémias et David, sont du Morazzone ; ces fresques sont endommagées) ; 4 figures allégoriques par Franceschini et Quaini. — Chœur ; Couronnement de la V., par Procaccini : les Limbes, par les Carrache. — Abside : fresques, par Aug. et Louis Carrache^ belle imitation des coupoles au j orrège, à San Giovanni (Parme) ; les anges, de forme colossale, en sont mieux conservés. Au fond de l'abside, deux Sibylles et deux demi-figures de Prophètes, par Cam. Procaccini. — Transsept de g., chapelle de Ste-Catherine : tableaux et fresques de Procaccini et du Fiamminghino. — Nef de g., dernier autel :

gracieux tableau [Madonna del Ziito), par Tagliasacchi. — Au-dessus de la grande porte : grand retable sculpté en bois par Tuschaniis et daté de 1479.

— Sacristie : beau bassin en argent ciselé par Gaspare Mola. — On peut visiter l'église souterraine, ainsi que a très riche sacristie des Chanoines.

A quelques min. au S.-O. de la cathédrale, se trouve Sant'Antonîno, antique cathédrale, construite au V' s., rebâtie en 905, en 1104, en 1562; restaurée en 1857. L'intéressant vestibule gothique, dit il Paradiso (1550), n'est pas l'entrée principale (à dr. inscription commémorative de la Ligue Lombarde). — Belle porte romane altérée par des adjonc-

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