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In lo-co vi-ri-di, Do-mi-ne, i-bi e - um col - lo-ca. Ps. Su-per a-quam
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re-fec-ti- - o - nis e - - duca-ni-mam e- ius ad vi-tani.
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Re - qui - em e-ter-nam do-na e-is, Do - mi -ne,
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per-po-tu-a lu-ce-at e - is. Ps. Su-per a-quam.
Pierre Aubry, Iter Hispanicum. IV. 69
Nous n'avons point à nous attarder ici sur l'histoire de la fondation de la chapelle mozarabe de Tolède par le cardinal Ximénès de Cisneros au de'but du seizième siècle (1504). L'austère archevêque avait voulu que cette liturgie vénérable eut un foyer, où les traditions seraient maintenues et perpétuées'). Son idée vécut et aujourd'hui encore, deux fois dans la journée, les chapelains mozarabes, à peu près aux heures où le culte romain se célèbre fastueusement dans le chœur de la cathédrale, arrivent un à un vers la petite chapelle, où l'office va avoir lieu. Il y a peu d'assistance, quelques membres parfois des familles mozarabes de Tolède, plus souvent des touristes qui viennent curieusement regarder, sur la foi de leurs guides, la coupole de Theotocopuli et la fresque, où Juan de Borgona représenta des scènes de la prise d'Oran, à laquelle le cardinal Ximénès assistait.
L'office n'est chanté que les dimanches et aux fêtes de la liturgie mozarabe. Nous avons eu la curiosité de l'entendre, et quelle que soit notre gratitude pour ces excellents chapelains, auprès desquels nous avons trouvé un accueil empressé et cordial, qui n'est point toujours coutumier dans le clergé espagnol, force nous est bien de reconnaître la médiocrité de leur chant. De l'ancienne mélodie, que nous trouvons encore gracile et légère au seizième siècle, on n'a conservé qu'une version écourtée à la manière de Nivers, dont les livres ne renfermaient plus que la substance du chant grégorien et en outre, pour donner plus de majesté au chant, on l'exécute dans un mouvement rallenti et en égahsant toutes les notes.
Les textes de chant liturgique mozarabe n'ont jamais été imprimés 2j. Pourquoi le seraient-ils et quel éditeur tenterait cette dépense qu'il serait assuré de ne jamais couvrir? Les chapelains sont une douzaine environ, chacun d'eux possède en son domicile privé un caliier manuscrit, cuaderno^ où ont été transcrits les chants de l'office mozarabe, et seuls ces faibles témoignages doivent assurer dans l'avenii' la tradition musicale de ce rite.
Nous avons eu entre les mains deux de ces cahiers, appartenant l'un
1) Sur cette histoire on consultera principalement:
Robles (Eu g. de) Compcndio de la rida dcl Ximencs . . p. 237 et ss. Tolède, 1604. L'auteur donne une description étendue de cette chapelle et des cironstances auxquelles elle dut d'être fondée. Mais l'ouvrage est d'un accès difficile et à son défaut on peut se reporter à
Hefele. — Le Cardinal Ximénès, franciscain, et la situation de F Eglise en Espagne à la fin dit XF^ et au commencement du XVI> siècle. Traduction française par Charles Sainte-Foy et P. -A. de Bermond. Paris, 1856.
2] Sauf ceux qui figurent à l'ordinaire de la messe de cette liturgie. On les trouvera dans le Missale mixtum publié par Migne, Pat. Laf.. LXXXV, notés avec les formes habituelles du chant liturgique.
Pierre Aubry, Iter Hispanicum. TV.
à Natalio Moraleda, l'autre à Mariano Appariccio. Ce fut pour nous l'occasion de copier , entre autres, le chant actuel de cet office des morts, qui tient une grande place dans la liturgie mozarabe. On pourra faire une comparaison inte'ressante entre Te'tat présent de quelques-unes de ces pièces et la version relativement ancienne que nous venons de publier de ces mêmes pièces.
In Agenda Mortuorumi).
Antiphona. Ee - qui - cm ae - ter
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