‹ Itinéraire de NormandieChapitre 12 sur 14 · VITA DECESSIT CAL. OCTOBR. AN. CIO ID XXV · texte numérisé non relu

VITA DECESSIT CAL. OCTOBR. AN. CIO ID XXV

CAROLOTA DESTAMPIS VALENCEA NVRV5 CARISSIMA

SOCKRO BENEMERENTI MOERENS

Cet épitaphe est fait pour Marines, maison prez Pontoise, vers Gisors, où, en l'église du lieu, est la sépulture de feu Mr le Chancelier de Sillery, laquelle est de marbre blanc et noir à statue priante de blanc sur une lame et tombeau élevé de terre. Et au dedant de

Sillery (Bibl. Mazarine, ms. 4396, fol. 85 vo) : « Il empescha dans Paris une émeute des huguenots, qui entroient desjà à main armée dans les maisons. » — R.

(1) On lit dans le Mémoire de Mme de Puisieux, fol. 85 v« : « Il secourut de sa présence, de sa bourse, et des ausmosnes publiques qu'il fit faire, un nombre infini de peuple ruiné par la cheute du pont S1 Michel. » Cette catastrophe eut lieu en 1616, d'après Sauvai (Hist. et recb. des antiquités de Paris, t. I, 1733, p. 327). Le pont fut ensuite refait en pierre. — R.

(2) Le bâtard de Mansfeld.

(3) Du Buisson-Aubenay a inscrit en marge l'annotation suivante : « Torrentius videtur esse. Ille Laevinus Belga qui in Suetonium commentus est Torrentii coguomen habuit Barclaius in Eupbormione Brulartium hune nostrum cancellarium, Torrentium vocat. — Mr le chancelier de Sillery Nicolas Brulart est appelle Torrent ius par Barclay en son satyrique Euphormion, selon que le prend l'auteur de la clef, qui néantmoins entend aussy par Longinus le mesme chancelier, à cause qu'il estoit long et cunctateur eu affaires importantes. »

Laevinus Torrentius publia ses commentaires de Suétone en 1578 (Anvers, Christ. Plantin, in-8°). La clef de YEuphormionis Lusinini satyricon de Jean Barclay est jointe à l'édition de 1637 (Leyde, Elzévir, in-16). — R.

l'arceau de muraille où sera posée ladc statue priante sera cscrit tout Le corps ou principal membre de L'épitaphe, et l'appendice, qui con tient la date de sa mort et le nom de Madame de Puisieux, sa belle fille, qui luy fait taire la sépulture, sera en une autre table de marbre au fin bas de lade sépulture.

Ce qui a esté exécuté par le sculpteur Chenu à la fin de l'an 1646 qu'il a esté là, et a tout d'un temps fait aussy les épitaphes et sépultures a statues de marbre blanc priantes de Mad° la Chanceliere, sa femme, et de Mr de Puisieux, leur fils (1).

[CLAUDE PRUDHOMME, FEMME DE NICOLAS BRULART DE SILLERY, [F0 90.] CHANCELIER DE FRANCE]

Cy gist Claude Preud-home fille de Louis seigneur de Freschines et de Fonlenay en Brye (2) femme de messire Nicolas Brullart seigneur de Sillery garde des seaus chancellier de France et de Navarre dont elle eut V estime et l'amour, autant pour la grandeur de son courage que pour V excellence de sa beauté. Elle luy donna Pierre Brulart de Sillery vicomte de Puisieus, qui fut premier secrétaire d' Estât, pour fils vnique : Et luy tenant fidelle compagnie en ses plus perilleus emplois partagea tout au long aveque luy les bazars de son voyage et les difficultés de son embassade en Suisse ou pour achever la levée qu'il feit d'un secours d'hommes important en V extrême nécessité du Royaume, elle meit sa propre personne en hostage aprei y avoir mis tout son bien. Elle vescut aveque luy V espace de XXXVI. ans et mourut au mois de septembre 16 10. CHARLOTE D'ESTAMPES DE VALENCE Y

Honorant la vertu de sa belle mère apre\ sa mort autant quelle la

(1) Il y a bien dans le texte de Du Buisson : ... épitaphes et sépultures, mais il faut évidemment lire : es sépultures. Du Buisson ne fut à Marines qu'au mois d'août 1647. Il parlait donc en 1646 de choses qu'il n'avait pas vues, d'où l'étrangeté de sa note. — R.

(2) Une main inconnue a corrigé maladroitement : Fontaine en Brye. — R.

consideroit et avoit chéri en sa vie (1) îuy a fait part de ce monument affin quelle y ait le mesme repos aupre\ de son mary que sa belle fille y espère avec le sien.

Ainsy soit il.

Cet épitaphe, gravé en lettre d'or sur une table de marbre noir par le sculpteur Chenu, y a esté porté [à Marines] à la fin de Tan 1646, et apposé à la sépulture qui est d'elle, avec sa statue priante de marbre blanc, dans l'église de Marines, entre Pontoyse et Gisors. Cette sépulture est avec celles de Mr le Chancelier, son mary, et de M. de Puisieux, son fils.

[F° 91.] Pour les êpitaphes de Mrs de Sillery, chancelier, père, et de Puisieux, secret^ d 'Estât, fils.

Pour M. le Chancelier le marbre noir est de 2 pies 1/2 en hauteur sur 3 pies d'estendue en longueur.

Plus bas est encor un autre marbre semblable de 1 pié 1/2 de hauteur seulement sur pareille estendue de 3 p. de longueur.

Pour M. le Secr. d'Estat, la mesme chose.

Il y en a aussy un troisième tout semblable pour Made la Chanceliere, mère du dernier et femme du Ier, de laquelle il suffira de dire son nom, sa naissance, sa vertu, son aage, son courage et sa mort toute sainte, avec les dates.

(1) Ce passage s'accorde mal avec les dates. La chancelière mourut eu 1610 et Charlotte d'Estampes n'épousa M. de Puisieux qu'en 161 5. Mais on peut supposer qu'il est fait allusion là aux relations que les Brulart et les d'Estampes entretenaient antérieurement à cette alliance. — R.

|lETTRE DE Mme DE PU1SIEUX A DU BUISSON-AUBENAY

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