IV
Il y a quelques tribus sur les frontières qui se refusent parfois aux impositions, mais les camps qu’on envoie pour les prélever les contraignent bientôt à payer. Ce sont en général les Arabes qui sont le plus indociles. Il est à présumer que les Maures sont plus riches , en ce qu’ils se livrent en même temps à l’agriculture, au commerce, aux manufactures et aux emplois , tandis que les premiers se bornent à l’agriculture ; les hordes errantes afferment souvent des terres des habitants des villes, soit pour les cultiver, soit pour y faire paître leurs troupeaux, qui consistent en gros et en menu bétail , en chameaux, qui leur servent pour le transport, dont ils filent le poil, et dont le lait leur sert de nourriture : ils se nourrissent souvent de l’animal lui-même.
Les beaux chevaux sont devenus très rares , les Arabes s’étant dégoûtés d’en élever, fatigués de voir le gouvernement ou ses employés leur enlever à vil prix le moindre cheval passable.
Quoique le bey possède beaucoup de terres , quoiqu’il y en ait beaucoup
QUESTIONS
Ces propriétaires sont-ils tous dans les villes, ou y en a-t-il encore dans des maisons isolées ou dans des villages ? Ces derniers ne sont -ils pas exposés aux brigandages des bordes errantes ?
SOLUTIONS
dont les revenus ap])artiennent à la Meeque, il ne laisse cependant pas d’y avoir qiianlité de propriétaires; ils sont dans les villes, dans les villages, et meme dans des habitations isolées, et, dans cette position, peu ex])osés aux brigandages des bordes errantes.