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B'ANRUR A
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(1) Histoire des Juifs, trad. d’Arrard d’Andillg. |
Benjamin ne spécifie point lé nombre dés Juifs d'Allémagne : mais il cite |
1 & Dans les angles de cé parvi
e cèdré, parfaitement bien taillées et fort dorées sut lesquellés.
fouillages d’or, de fleurs de liset de grenädes , rappieut fs orale pricieuses de la colonne égyptienne. Au reste, les DESS EE Mint x pavillons, les lambris de cèdré doré, et tons ces détails imperceptibles.s de grades masses, prouvent la vérité de ce que j'äi dit sur le goût des pré-
miers Hébreux. | È ”
Nore n, page 196. — Cette citation faisait partie du texte dans les deux
premières éditions, Ù | He TRE Lé plus ancien auteur qui ait décrit là mosquée de la Roche, est Guillaume de Tyr : il la devait bien connaitre, puisqu'elle sortait à peine des mains des chrétiens à l'époque où le sage archevèque écrivait $on histoire. Voici comment il en parle : ; « Nous avons dit, au comm & avait fait bâtir ce temple, ..... «+» A ni | 2... et Cest ce qué prouvent évidemment les incriptions anciéhnes gravées au dedans et au dehors de cet édifice... . : . 4 4... » L'historien passe à la description du parvis, et il ajoue : NE2 55 s il y avait des tours extrèmement élevées, « du haut desquelles, à certaines heures, les,prètres des Sarrasins avaient cou- € tumié d'inviter lé peuplé à la prière. Quelques-unes de ces tours sont de- & méurées debout jusqu'à présent; mais les autres ont été ruinées par dif- & Térélits accidents. On ne pouvait entrer ni rester dans le paryis sans avoir « 168 ficds nus ét lavés . + : sente setssinss., « Le temple est bâti au milieu du parvis supérieur ; il est octogone et décoré, en dédans et en dehors, de carreaux de märbre et d'ouvrages de mosdiqué. Les deux parvis, tant le supérieur que l'inférieur, sont pavés du dalles biañchés pour recevoir pendant l'hiver les gaux de Ja pluie qui & déstendent en grandé abondance dés bâtiments du temple, et tombent
encement de ce livre, qu'Omar, fils de Calab,
iétE, ©. h. ou 5 4 Sex
*« très-limpides et sans limons dans les citernes au-dessous. Au milieu du
encorë à Desfiaÿes. RE
Cet ambassadeur de Louis XIII aux lieux saints fefusà, comme je l'ai dit, d’entrer dans la mosquée de la Roche; mais les Turcs Ini en firent la description.
«Il y a, dit-il, un gratid dôme qui est porté aù dédans par deux rangs « de colonnes de marbre, au milieu duquel est une grosse pierre, sur la- « quelle les Turés eroieñt qûé Maliomet monta quand il allé au tiel. Pur « cétte cause, ils y ont tie grahde dévotion ; ct ceux qui ont qüclque Moÿef « fondolit de quoi entretenir Quelqu'un, après Jéur mort, qui Jisé l’Alcoräny « à l'entour de cette pierre, à ler iitention . ;
« Lé dedans de totté mosquée est tout blanchi, hormis en quelques ën? & droils, où le nom de Dieu est éérit en caractères atabiques. ÿ L*
Ceci ne diffère pas béiucoup dé la relation de Guillaume de Tyr: Le péré Roger nous instéuira mieux ; car il farait avoir trouvé Ie moÿen d'entrer dans la mosquée, Du moins voici comment il s’expliqué : ee
« Siün chrétien ÿ entrait (dans le parvis du témplé), quelques prières € qu'il fiten cé lieu, disent les Turcs, Dieu né änquerait pas de l'exauéér; « Quand mème ce serait de mettre Jérusalem entre les maitis des chrétiens? « C'est pourquoi, outre la déferise qui est faite aux chrétiens fion-sculermént « d'entrer dans le témple, mais niême dans lé parvis, sous peine d’être @ brûlés vifs ou dé se fire Turcs, ils y font une soigneuse garde, laquellg’ « fut gagnée de mon temps par un stratagème qu’il ne m’ést Pas permis de @ dire, pour les aveidénts qui én pourraient arriver, me Contentant de diré « toutes les particularités qui s’y rémarquent: »
Du parvis il vient à la description du temple:
« Pour entrer dans le temple, il y à quatre portes situées à lorient, otéi?
« débit, septentrion ét midi; chacune aÿant Son portail bien Glibouré de
« moulures, et six colonnes avec leurs picds-d’estail et Chapittaux, 16 tout « + 4 « de marbre ét de porphyre: Le dedans est tout de marbre bläne : le pavé
« mi > af s tables de marbr iv »
mème est de grandes tables bre de diverses couleurs, dont la plus’
« grande partie, tant des colonnes que du marbre, ct le plomb, ont été pris” $
. par les Tures, tant en l'église de Betliléem qu’en celle du Saint-Sépulere” « ct autres qu'ils ont démolies. |
& Dans le temple il y à trenté-deux colonnes de. marbre gris en dedx ”
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« rangs, dont seize grandes soutiennent ] « dôme, chacune étant posée sur son pie « autour des colonnes, il y a de trè « faits en forme de chandeliers, su « lesquelles brûlent depuis le jeudi « et tous les ans un mois durant, « est leur carème,
€ Dans le milieu du temple, il y a une petite tour de marbre ; Où l’on € monte en dehors par dix-huit degrés. C’est où se met le cadi tous les ven- € dredis, depuis midi jusqu’à deux heures, que durent leurs cérémonies, € tant la prière que les expositions qu’il fait sur les principaux points de € l’Alcoran.
€ Outre les trente-deux colonnes qui soutiennent la voûte et le dôme, il y « en à deux autres moindres, assez proches de la porte de l'occident , que € l’on montre aux pèlerins étrangers, auxquels ils font accroire que lorsqu'ils « passent librement entre ces colonnes, ils sont prédestinés pour le paradis «© de Mahomet, et disent que si un chrétien passait entre ces colonnes, elles « se serreraient et l’écraseraient, J'en sais bien pourtant à qui cet accident «€ n’est pas arrivé, quoiqu'’ils fussent bons chrétiens. © A trois pas de ces deux colonnes il y a une pierre dans le pavé, qui € semble de marbre noir, de deux pieds et demi en carré, élevée un peu plus € Que le pavé, En cette pierre il y a vingt-trois trous où il semble qu’autre- € fois il y ait eu des clous, comme de fait il en reste encore deux. Savoir à <C'quoi 1ls servaient > je ne le sais pas : même les mahométans l'ignorent, € quoiqu’ils croient que c’était sur cette pierre que les prophètes mettaient « les pieds lorsqu'ils descendaient de cheval pour entrer au temple, et que «ce fut sur cette pierre que descendit Mahomet lorsqu'il arriva de l'Arabie « Heureuse, quand il fit le voyage du paradis pour traiter d’affaires avec Dieu. »
a première voûte, et les autres le d-d’estail et leurs chapiteaux. Tout s-beaux ouvrages de fer doré et de cuivre, r lesquels il y a sept mille lampes posées, au soleil couché jusqu’au vendredi matin ; à savoir, au temps de leur radaman , qui
Nore 0, page 440, — Cette note faisait partie du texte dans les deux premières éditions.
€ Cependant la barque s’approcha, et Septimius se leva le premier en € pieds qui salua Po
mpeius, en langage romain, du nom d’{mperator, qui «est à dire, souverain capitaine, et Achillas le salua aussi en langage grec, « et Juy dit qu’il passast en sa barque, pource que le long du rivage il y avoit «€ force vase et des bans de sable, tellement qu’il n’y avoit pas assez eau pour € Sa galere ; mais en mesme temps on voyoit de loing plusieurs galeres de € celles du roy, qu’on armoit en diligence, et toute la coste couverte de gens « de guerre, tellement que quand Pompeius et ceulx de sa compagnie eussent « youlu changer d’advis, ils n’eussent plus sceu se sauver, et si y avoit d’a- « Yantage qu’en monstrant de se deffier, ilz donnoient au meurtrier quelque « couleur d’executer sa meschanceté. Parquoy prenant congé de sa femme « Cornelia, laquelle desjà avant le coup faisoit les lamentations de sa fin, il
«€ Commanda à deux centeniers qu’ilz entrassent en la barque de l’Egyptien € devant luy, et à un de ses serfs affranchiz qui s’appeloit Philippus, avec ‘Un autre esclave qui se nommoit Se
À ynes, Et comme jà Achillas luy tendoit € la main dedans sa barque, il se retourna devers sa femme et son fils, et « leur dit ces vers de Sophocle
Qui en maison de prince entre, devient Serf, quoy qu’il soit libre quand il j vient,
€ Ce furent les dernieres paroles qu’il dit aux siens, quand il passa de sa
« galere en Ja barque : et pource qu’il y avoit loing de sa galere jusqu’à la « terre ferme, voyant que par le chemin personne ne lui entamoit propos € d’amiable entretien, il regarda Septimius au visage et luy dit : « 11 me «€ semble que je te recognois , Compagnon, pour avoir autrefois esté à la ‘C &uerre avec moy, » L’antre luy feit signe de la teste seulement qu'il estoit (CVraÿ, saus luy faire autre reponse ne caresse quelconque : parquoy n’y € ayant plus personne qui dist mot, il prist en sa main un petit livret, dedans € lequel il avoit escript une harengue en langage grec, qu'il vouloit faire à € Ptolemæus, et se met à la lire. Quand ilz vindrent à approcher de la terre,
. © Cornelia, avec ses domestiques et familiers amis, se leva sur ses pieds, re- « gardant en grande detresse quelle seroit Fissue. Si luy sembla qu’elle de- « voit bien esperer, quand elle aperceut plusieurs des gens du roy qui se “ presenterent à la descente comme pour Je recueillir et honorer : mais sur ce poinct ainsi comme il prenoit la main de son affranchy Philippus pour « se lever plus à son aise, Septimius vint le premier par derriere qui luy passa “ son espée à travers le corps, après lequel Salvius et Achillas desgaisnerent (aussi leurs espées, et adonc Pompeius tira sa robe à deux mains au-devant de sa face, sans dire ny faire aucune chose indigne de luy, et endura ver-
€ tueusement les Coups qu'ilz luy donnerent, en souspirant un peu seulement; « estant aagé de Cinquante-neuf ans, et ayant achevé sa vie le jour ensuivant « celuy de sa nativité, Ceulx qui estoient dedans les vaisseaux à la rade, « quand ilz aperceurent ce meurtre jetterent une si grande clameur, ‘que « l’on l’entendoit jusques à la coste, et levant en diligence les anchres se « mirent à la voile pour s’enfouir, à quoy leur servit le vent qui se leva incontinent frais aussi tost qu’ilz eurent gaigné la haute mer, de maniere que les Egyptiens qui s'appareilloient pour voguer après eulx, quand ils « veirent cela, s'en desporterent, et ayant coupé la teste en jettcrent Je tronc
NOTES
du corps hors de la barque, exposé à qui eut envie de veoir un si mise- « rable spectacle, 1 € Philippus son affranchy demoura toujours auprès, jusques à ce que les Egyptiens fussent assouvis de le regarder, et puis l'ayant lavé de l’ean de « la mer, et enveloppé d’une sienne pauvre chemise, pource qu'il n’ayoit « autre chose, il chercha au long de la greve, où il trouva quelque demou- «€ rant d’un vieil bateau de pescheur ; dont les pièces estoient bien vieilles,
mais suffisantes pour brusler un pauvre corps nud, et encore non tout entier. Ainsi comme il les amassoit et assembloit ; il survint un Romain homme d’aage, qui en ses jeunes ans avoit esté à la guerre sous Pompeius : si luy demanda, :« Qui es-tu, mon amy, qui fais cest apprest pour € les funerailles du grand Pompeius? » Philippus luy respondit qu'il estoit € un sien affranchy. « Ha! dit le Romain, tu n'auras pas tout seul cest hon- «€ neur, et te prie, veuille-moy recevoir pour compagnon en une si saincte et « si devote rencontre, afin que je n’aie point occasion de me plaindre en tout « et partout de m’estre habitué en pays estranger, ayant, en recompense de « plusieurs maulx que j'y ay endurez, rencontré au moins cette bonne ad- « venture de pouvoir toucher avec mes mains, et aider à ensepvelir le plus € grand capitaine des Romains.» Voilà comment Pompeius fut ensepulturé, « Le lendemain Lucius Lentulus ne sachant rien de ce qui estoit passé, aips « venant de Cypre, alloit cinglant au long du rivage , et aperceut un feu de « funerailles, et Philippus auprès, lequel ikne recogneut pas du premier coups « si luy demanda, « Qui est celuy qui ayant ici achevé le cours de sa destinée, « repose en ce lieu? » Mais soubdain, jettant un grand soupir, il ajouta € Hélas ! à l’adventure est-ce toi, grand Pompcius? » Puis descendit en terre, € là où tantost après il fut pris et tué. Telle fut la fin du grand Pompeius.,
« Il ne passa guere de temps après que Cæsar n'arrivast en Egypte ainsi « troublée et estonnée, là où luy fut la teste de Pompeius presentée ; mais il « tourna la face arriere pour ne la point veoir, et ayant en horreur celuy qui € la luy presentoit comme un meurtrier excommunié, se prit à plorer & « bien prit-il l'anneau duquel il cachetoit ses lettres > Qui luy fut aussi prer « senté, et où il avoit engravé en la pierre un lion tenant une espée ; mais «il feit mourir Achillas et Pothinus : et leur roy mesme Ptolomæus ayant « esté desfait dans une bataille au long de la riviere du Nil, disparut, de mar « niere qu’on ne sceut oncques puis ce qu’il estoit devenu, Quant au rhes- « toricien Theodotus, il eschappa la punition de Cæsar : car il s’enfouit de « bonne-heure, et s’en alla errant cà et là par le pays d'Egypte, estant mi- « serable et haï de tout le monde. Mais depuis, Marcus Brutus, après avoir « occis Gæsar, se trouvant le plus fort en Asie, le rencontra par cas d'adven- « ture, et après luy avoir feit endurer tous les tourments dont il se peut « adviser, le feit finalement mourir, Les cendres du corps de Pompeius furent « depuis rapportées à sa femme Cornelia, laquelle les posa en une sienn@
« terre qu’il avoit près la ville de Alba. » K
Note p, page 146. — Fragment d'une Lettre de J, B. d'Ansse de Vil-
loison, membre de l’Institut de France, au professeur Millin, sur l'inscription grecque de la prétendue colonne de Pompée. .
Le professeur Jaubert vient de rapporter d'Alexandrie une copie de l'in scription fruste qui porte faussement le nom de Pompée. Cette copie est
parfaitement conforme à une autre que j'avais déjà reçue, La voici avec mes notes et avec ma traduction’: ,
4 TO....QTATONAYTOKPATOPA 2 TONIIOAIOYXONAAEEANAPEIAC | 3 AIOK.H. IANONTON...TON & [I0...ETAPXOCAITYIITOY.
Ligne première, TO, Il est évident que c’est l’article tov. k
Ibid. ligne première, QTATONAYTOKPATOPA. Ilest également clair que c’est une épithète donnée à l'empereur Dioclétien ; mais, pour la trouver, il faut chercher un superlatif qui se termine en GTUTOY, par un Oméga (et non par un omicron, ce qui serait plus facile et plus commun), et ensuite qui convienne particulièrement à ce prince, Je crois que c’est QT LOTUTOY] trés-saint : qu’on ne soit pas surpris de cette épithète ; je la vois donnée à Dioclétien sur une inscription grecqne découverte dans la vallée de Thymbra {aujourd’hui Thimbrek-Déré), près la plaine de Bounar-Bachi, et rapportée
par Lechevalier, n° 4, page 256 de son Voyage dans la Troade, seconde
édition, Paris, an VII, in-8°, On y lit : TON OCIOTATON HMON AYTO= KPATOPON AIOAKHTIANOY KAI MAZIMIANOY'; c’est-à-dire de no$ trés-saints empereurs Dioclétien et Maximien. Sur une autre inscription d’une colonne voisine, ils partagent avec Constance Chlore ce même titre, DTLOTATOL, très-saints, dont les empereurs grecs et chrétiens du Bas-Empire ont hérité, comme je l'ai observé ibidem, page 249. -
Ligne 2, TON HOAIOYXON AAEZANAPEIAC. C'est proprement 4 protecreur, le génie tutélaire d'Alexandrie. Les Athéniens donnaient 18
2 RSS à ; 1 nom de zotw0yo; à Minerve, qui présidait à leur ville et la couvrait de s9
il?
NOTES
égide. Voyez ce que dit Spanheim sur le 53° vers de l'hymne de Callimaque, sur les bains de Pallas, page 668 et suiv., tome 11, édition d’'Ernesti.
Ligne 3, AIOK.H.IANON. Le A et le T sont détruits; mais on reconpaît tout de suite le nom de Dioctétien, AIOKAHTIANON.
Ibid., ligne 3, TON... TON. Je crois qu’il faut suppléer GEBACTON, c’està-dire Auguste, 7ôv azGaarév. Tout le monde sait que Dioclétien prend les deux titres d'edocéhe et de ae6uatos, pius Augustus, sur plusieurs médailles, et celui de cefuaros, AUGUSTE, sur presque-toutes, notamment sur cellesd’Alexandrie, et le place immédiatement après son nom. Voy. M. Zoëga,
g. 335 et suiv. de ses Nummi Ægyptii imperatorii, Romæ, 1787, in-4°.
Quatrième et dernière ligne, TIO, C’est l’abréviation si connue de I06)06, Publius. Voyez Corsini, pag- 55, col. 4, De notis Græcorum, Florentiæ, 4749, in-folio; Gennaro Sisti, pag. d1 de son Indirizzo per la lettura greca dalle sue oscurità rischiarata, in Napoli, 1758, in-80, etc. Les Romains rendaient le même nom de Publius par ces deux lettres PV. Voyez page 328 d'un ouvrage fort utile, et totalement inconnu en France, intitulé : Note et siglæ quæ in nummis et lapidibus apud Romanos obtinebant, explicatæ, par mon savant et vertueux ami feu M. Jean-Dominique Coletti, ex-jésuite vénitie frères, les doctes MM. Coletti, les Aldes de nos jours, ont donné cet ouvrage classique à Venise, en 1785, in-4°,
Peut-être la lettre initiale du nom suivant, entièrement effacé, de ce préfet d'Egypte, était-elle un M, qu’on aura pu joindre mal à propos dans cette occasion aux lettres précédentes NO. Alors on aura pu croire que OM. était une abréviation de THOMIHHIOC, Pompée, dont le nom est quelquefois indiqué par ces trois lettres, comme dans une inscription de Sparte, rapportée n° 248, page XXXVHI des Inscriptiones et Epigrammata græca et latina, reperta a Cyriaco Anconitano, recueil publié à Rome, in-fol., en 4654, par Charles Moroni, bibliothécaire du cardinal Albani. Voyez aussi Maffei,
ag. 66 de ses Siglæ Græcorum lapidariæ. Veronæ, 1746, in-8° ; Gennaro Sisti, 1. C. pag. 51, etc. Cette erreur en aurait engendré une autre, et aurait donné lieu à la dénomination vulgaire et fausse de colonne de Pompée. Les seules lettres 110 suflisaient pour accréditer cette opinion dans les siècles d’ignorance. |
Quoi qu’il en soit de cette conjecture, les historiens qui ont parlé du règne de Dioclétien ne m’apprennent pas le nom totalement détruit de ce préfet d'Égypte, et me laissent dans l’impossibilité de suppléer cette petite lacune
u importante, et la seule qui reste maintenant dans cette inscription. Seraitce Pomponius Januarius , qui fut consul, en 288, avec Maximien?
n, dont je regretterai sans cesse la perte. Ses estimables,
Je soupçonne, au reste, que ce gouverneur a pris une ancienne colonne, monument d’un âge où les arts florissaient, et l’a choisie pour y placer le nom de Dioclétien, et lui faire sa cour aux dépens de l'antiquité.
A la fin de cette inscription, il faut nécessairement sous-entendre, suivant l'usage constant; WviQn2ev, GYÉGTAGEV, où TiuñaEv, ou dPLÉPUTEV, Où quelque autre verbe semblable, qui désigne que ce préfet a érigé, a consacré ce monument à la gloire de Dioclétien. L'on ferait un volume presque aussi gros que le recueil de Gruter, si l’on voulait entasser toutes les pierres antiques et accumuler toutes les inscriptions grecques où se trouve cette ellipse si commune dont plusieurs antiquaires ont parlé, et cette construction avec l'accuest ainsi que les Latins omettent souvent le verbe POSVIT. terminer la date précise de cette inscription. Elle ne parait pas pouvoir être antérieure à l’année 296 ou 297, époque de la défaite et de la mort d’Achillée, qui s’était emparé de l'Égypte, et s'y soutint pendant environ six ans. Je serais tentéde croire qu’elle est de l’an 302,
et a rapport à la distribution abondante de pain que l'empereur Dioclétien fit faire à une foule innombrable d’indigents de la ville d'Alexandrie, dont il est appelé, pour cette raison, le génie tutélaire, le conservateur, le protecteur, rohuodyos. Ces immenses largesses continuèrent jusqu’au règne de Justinien, qui les abolit, Voyez le Chronicon Paschale, à lan 302, pag. 276 de l'édition
de du Cange, et l'Histoire secrète de Procope, chap. Xxv1, pag. T1, édition
du Louvre.
Je crois maintenant avoir éclairci toutes les difficultés de cette inscription
fameuse. Voici la manière dont je l'écrirais en caractères grecs ordinaires cursifs ; j’y joins ma version latine et ma traduction française :
satif sans verbe. C” Il ne reste plus qu’à tàcher de dé
Tôv ocubTaToy MÈTOAPATOPA \ … ? n Tôv rokt0Ÿ yo AhcËavd peus A Arox}ntiuvdy 70v e6waTOY, NéGioc..., ÉT&p406 AiyUrTOvs