XIII
Dans quels ports ont été faits les chargements, et par les vaisseaux de quelle nation de l'Europe ou du Levant a eu lieu ce commerce?
SOLUTIONS XIP et XIIP.
Le tableau succinct, et aussi fidèle qu'il est possible , que l'on va donner ci-après, répondra pleinement à ces deux questions.
Résultat des états de commerce de Vannée 1787.
Les marchandises que nous avens importées de Tunis
montent à 5,225,844
Celles que nous avons extraites, à 4,634,531
Reste donc en excédant de p : . . , . 591,313
En résumant ces deux premières sommes, qui font. . . 9,860,375 En comparant ce total à celui du commerce actif et passif de toutes les nations étrangères, qui monte à 5,208,477
Il résulte que la balance est en notre faveur 4,751,898
Il en est de même des tonnages respectifs ; le nôtre monte
Celui des étrangers, à T. 6,870
Le nôtre l'emporte de T. 5,936
Les étrangers eux-mêmes ont mis en activité une partie de nos bâtiments. Les chargements ont été faits à Tunis , Bizerte , Porto-Farina , Sousse et Gerbis : quant aux marchandises d'entrées, elles entrent toutes dans le royaume par le port de la Goulette.
Selon la note mise au bas des Questions de M. l'abbé Raynal, il se trouve que l'importation de Marseille à Tunis ne s'est élevée , en 1787, qu'à 1,009,963 1. , tandis que, d'après l'état ci-dessus, elle monte à 5,225,844 1. La différence étonnante qui se trouve entre ces deux calculs provient de ce qu'on n'a compté dans les premiers que les marchandises proprement dites, tandis qu'on y aajouté l'argent reçu de Marseille, et lestraitestirées directement sur cette place ou parla voie de Livourne : ces deux objets se montent à' 4,215,881 1. ; et c'est effectivement, à peu de chose près, l'excédant qui se trouve en espèces de ce calcul à celui qui a été lerais d'ailleurs à M. l'abbé Raynal.