STATION. — LE LUC ET LE CANNET
Il kil. de Gonfaron. - 121 kil. de Marseille. — 104 kil. de Nice.
Le Luc (hôt. de la Poste, café du Commerce), ch.-l. de c. de 3759 hab., situé à environ 2 kil. de la station, sur la g., était l'une des trois communes de la Provence où, d'après l'édit de Nantes, les protestants pouvaient exercer librement leur religion. Il conserve une ancienne église dont le transsept parait être du xnie s. La tour, de forma octogonale, porte le millésime de 1027. Sur la façade, près de la porte d'entrée, on voit un basrelief en marbre, assez fruste, représentant une chasse au sanglier. Le Luc renferme trois tanneries et fait un commerce assez considérable d'huile, de vin, de liège et surtout de marrons, exportés sous le nom de marrons de Lyon.
Le Gannet, v. de 981 hab., situé sur une colline, à peu de distance à g., au delà de la route de terre, est encore entouré de
VIDAUBAN. — LES ARCS
quelques fortifications sarrasines que domine une vieille tour. I! renferme une église paroissiale du x« s. (mon. hist.).
En sortant de la station du Luc on laisse, à g., la chapelle de la Sainte Trinité, construite presqu'entièrement en pierres tumulaires portant des inscriptions. La voie ferrée décrit une grande courbe vers le N.
1 1* STATION. — VIDAUBAN.
9 kîl. du Luc. — 130 kil. de Marseille. — 95 kil. de Nice.
Vidauban, v. de 2257 hab., situé sur la rive dr. de l'Argens, fut fonde par les Romains, ruiné successivement par les Sarrasins, par les huguenots et par les troupes du duc de Savoie.
On franchit l'Argens (viaduc de 3 arches de 30 met. d'ouverture) près de son confluent avec la Florieye, que domine (à g.) la tour en ruine du château d'Astres : à g., se montre Taradeau (458 hab.).