‹ Itinéraire de Rome et de ses environs d'après la méthode de M ..., Volume 1Chapitre 38 sur 77 · BASILIQUE J>S CONSTANTIN · texte numérisé non relu

BASILIQUE J>S CONSTANTIN

On sait jpar Suétone ouc Tempereur Vcspasien érigea près du Forum nn magnifique temple à la Faix , lequel selon Ga^ lien, Dion, et Hëro^en fut entièrement détruit par un incendie du tems de Commode Tannée 191 de Tère clirétienne; après cela il n^est plus question de ce temple, comme existant, dans les anciens auteurs.

Cependant on a voulu croire que les rentes de cet édifice existaient encore, et qu'il fallait les reconnaître dans ces trois grands arcs qu^on voit prës de Ste. Françoise Romaine. Cette opinion a été reçue comme certaine jusqu'à ces derïiieis tems, où les nouvelles lumières que la science des antiquités^, et la critique ont reçu, nous erapechent de Tadopter* Tout homme qui voudra examiner ce reste avec attention sera forcé d'avouer que ce n'est pas un temple parcequ'il n'en a pas la forme; qu'il n'est cas le temple de la Paix parceq'il n'y a point d'autorité pom* le croire , et que les détails que nous avons sur ce temple sont en op« position directa avec les restes existants , parceque la construction n'a aucun rapport avec celle du tems des Vespasiens , parceque les stucs et les morceaux de sculpture qu'on y voit sont bien loin de la finesse du siècle desVe^asiens, et qu'on y reconnaît d'un clin d'œil le style du siècle de Dioclétie^• Tout cclift uous fait croire que les

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trois arcs eo question sont ud reste de la basilique construite par Maxence et aprës sa diùte appdl^ de Constaotia dans lé même endroit où Domitien avait construit les Horrea.Piperataria. Outre le plan et te style de ce bâtiment qui nous font croire que cVtait une basilique bâtie au commencement du IV siëcle, les nouvelles découvertes qu'on vient de faire confirment V oçiniou déjà dmise que c'était la basilique bâtie par Maxence; car un grand nomI)re de marques des grandes briques portent le timbre de cette époque, et dans le massif de la voûte on a découvert une médaille fort rare en argent avec la tête de Maxence. U faut aussi remarquer qu*il est faux que Timcription qui commence : Paci Mternœ ete»

ait été trouvée dans ces environs : elle fut découverte en 1547 P^^ de Tare de Septime.

U ne subsiste plus de cet édifice qu'une partie du portique d'entrée et le côté sepptentrional formé par trois grands arcs ijui occupaient toute la longueur de la nef, a droite de Tentrée. L'arc du milieu est fait en forme de tribune : les voûtes des trois ' arcs sont ornées de caissons. U y a dans le bas, des niches pour des statues, et des portes dé communication. La partie correspondante à celle-ci, est ruinée , de même que la grande nef, dont on ne voit plus que les vestiges de la voûte. Sur les piliers des trois grandes arcades sont des fragmens

Basilique de Constantin* 187

d^entablement en marbre* La voûte de la nef était soutenue par huit colonnes asse^ grandes; mais qui n'étaient pas du meilleur style : il y en avait encore une debout du teros de Paul V, qui la fit transporter k la place delVglise de Sle. Marie Majeure; elle est de marbre blanc, cannelëe, et d'ordre corinthien : sa hautem: est de 44 P^^^^ ^^ d^ni, et sa circonférence da 19 pied[s 3 pouces* La longueur de tout cet édifice Aait d'envi-»ron 3oa pieds, et sa largeur de 202. On peut juger de sa magnificence par cette seule colonne, par les trois grands arcs qui restent , et par la grande quantité de marbres , qui ont ëté trouvés eu 1813 , lorsqu'il fut déterré.

C'est en cette, occasion qu'on trouva le payé en jaune anticpte, violet , et cipollino, et qu'on découvrit qu'il av^t été converti en église dans le moyen âge ; et qu' il n' y avait pas de tribune du côté de la voie sacrée : ensuite on a réconnu que vers le Palatin on avait formé une secoade entrée , décorée de quatre adonnes de porphyre , apf es la première OHistruction» dubâtiHient« La façade était (tèurniée versie Goltsée, crà l'on voit encore, les restes du portiqiw, (pd conserve, encore» une partie . de s&ot ancien pavé en compartimens ronds et carrés de jaupe antique,gramt gris etcipoUin* Devant cet édifice on a découvert l' ancien, pavé db la voie sacrée. A* coté de cette basiliqtHs est U

i38 Église de Sie. Françoise Rom.

ÉGLISE DÉ SAINTE FRuiNÇOISE ROMAINE .

L* origine de cette ^lise est fort andea-^ ne; elle fot Mtie par le pape Paul i, et refaite ensuite par Léon lY. Sous Faid V elle fbt renouvellée ; c'est k cette époque qu'on doit attribuer le portique et la £aça-» de en travertin, ourles dessins de Charles Lombardi. On voit , devant le grand autel ^ le tombeau de Ste* Françmse , qui est orné de marbres précieux et de bronze doré, sur les dessins du chevalier Bemin* A' gauche du maître autel est le magnifique tombeau de Gr<^ire XI , ouvrage de Pierre Paul Olivieri : son bas-relief représente la transla*' tioQ du St. Siège a ^ome , àprës avoir résidé 7a amnées a Avigmxi , exécutée par ce pape, en 1377.

A' côté de œtte ^lise on voit Y

ARC DE TITUSm

Cet arc de triomphe fut élevé par le sénat et le peuple romain , ea Thoni^ur de Titas , fils de Feraporeur Yespasien, lois de la conquête de Jérusalem* Il est de marbre pentdique et orné de superbes bas-reliefis. Qoœqu^il soit moâns grand que les antres %jtcs de triomphe^ ei d*um seule ^arcade, c*estle plus t>eau.m<»iument, en ce genre, qui soit parvenu )i»qu*k nous ; cependant u faut avouer qu*il y a tn^ d'ornemens. 11 était orné de diaque côté ,

jirc de Tiius^ iZg

de quatre colonnes cannelées, d'ordre corn* posite; mais il n'en reste plus que deux sur chaque façade : elles supportent un entablement sur lequel se trouve Tattique.

Sur les côt<^ intérieurs de Tare on vœt deux bas-reliefs qui , quoiqu' endommagés par le tems , sont fort beaux; Tun représeur te Titus triomphant , porté sur un cnar aW télé de quatre chevaux de front, que Ronie sous la figure d'une femme, conduit par les rênes ; la Victoire couronne Tempereur, et une troupe de soldats le précède et le suit. L'autre bas-relief représente la suite de la pompe triomphale , c est-a-dire , plusieurs soldats juifs prisonniers , la table d' or avec les vases sacrés, les tr<»n(ipettes d'arg^il, le candélabre d'or a sept branches, que de»

soldats couronna portent sur les épaulesv, et d' autres dépouilles du temple de Jéni^ salem* On voit sur la voûte de l'arcade, <mfnée de très-belles rosaces, l'apothéose du même empereur , représentée par une %u^ xe humaine , assise sur un aigle qui a les ailes étendues : cette circonstance et le titre de divus qu'on dcmne à Titus dans Fin*scription , sont des preuves que cet arc fut érigé après sa mort, c'est-k-dire scms Do^ mitien , comme on peut l' observer par la ressemblance .du goût et du style entre cet arc et l'édifice connu sous le nom de temple de Pallas au Forum de Nerva* On remarque sur les archivoltes quatre victoires assez bien siculptto et d'un ti*èf4)on goût.

i4o -^rc de Titus.

Enfin , sur la frise de rentâbleracnt, est représente le reste de U pompe triomphale , où Ton distingue le simulacre du fleuve Jourd&in , porté sur une table et indiquant la conquête de la Judëe , {dusiem-s figures qui conduisent des bœufs pour les sacrifia t:es , et des soldats avec des boucliers ronds sur lesquds est une t^ de Méduse. Cet arc menaçant une ruine prochaine , le pontife Pie VIITa fait restaurer diaprés Tandenne forme par Tarchitecte Vakaier, A'cô* té de cet arc sont les ruines du >

TMMPLE DEVÉlfUS ET XfE ROME. \

L^empèreur Adrien, dont le génie était fort vaste; fit les diessins de ce temple et eft dirigea lui m^é la cotistntôtion. Ayant «sounért pat tm IriceUdie' Mànence k reconstruisit i Comme nous aprenoi» tfAùrèré>Vi^ €tor el ;d*un ' Ahonytfie-côntempcÀ'ain, ^ comme oh peut .r^nnarauer par lé style de la CelkuLi place ou il -se trouve et ses détails n^ laissent aucune doute sur sa dénoihination, sur laquelle • atijt)Urd*hui on est parfaitement d'accord. 11 s*élarait au Tmlieu d\incn enceinte oblongue^^ iot^ée par un portique k dodf^e rismg* de cdonnéa de granit gns, dcfntôn-vôit un grande ^mbre qui ise sont cicasées en tiHnfeafli-. Ce portique tnraît 5oa pieds' de longueur , sur 3ôo de largeur vet' on voit encore les substructions «iir les»]uels il s^èleVaitt les colonnes a- ▼aient environ 3 pieds et deçii de diamètre.

Temple de Vénus et Rome* i4i

Le temple qud* qu on pouisse dire qu'il était partage en deux, parceque il y avait deux cellœ distinctes et séparées , et deux façades, ne formait cepenaant qu'un seul corps , et pour cela il faut le considérer comme un temple seul. Il était de ceux que yitruve appelle pseudo-diptèreS'^ parcequ'il avait deux rangs de colonnes sur chaque façade j et un dans les côtés : il avait 333 pieds de long sur iGo pieds de large; les deux fronts étaient formés par un rang de dix colonnes , et 20 colonnes décoraient chaque côté. Ces colonnes étaient en marbre de Procon^ , savoir, blanc avec des veines grisâtres de presque 6 pieds de diamètre , a ordre corinthien , cannelées , comme on peut le voir par les fragmens qui en restent. Les murs extérieurs de la cella étaient aussi revêtus de blocs de ce même marbre de 5 pieds et demi de grosseur, et le pavé était plaqué de même.

On montait au portique d' enceinte et a la cour du temple du côté du Forum, et du côté du Colisëe : du côté du Fcaiim on y montait par un escalier général dont on voit encore plusieurs marcnes près de Tare de Titus ; du côté du Colisée on y montait par deux escaliers a deux rampes aux deux extrémités dont on voit encore les restes.

De la cour on arrivait au vestibule du temple par sept marches qui régnaient tout autour qu'on peut tracer encQre;il y en avait cinq autres pour entrer dans la cella.

i4^ Temple de Vénus et Home^

^intérieur des d«ux cellœ était décoré par des colonnes de porphyre de a pieds^ a pour Ces de diamètre , dont on a trouvé quantité de fragmens dans les dernières fouilles ; la voûte en caissons était denrée , et les murs intérieurs ainsi que le pavé étaient plaqués de jaune antique et de serpentin* De tout cela y outre plusieurs fragmens de colonnes et d'entablement, il y a encore assez de, restes pour pouvoir ea avoir une idée exa-* cte , sur tout depuis que le gouvernement y fait faire de fouilles pour le décombrer entièrement. Les cellœ présentent encore la place où étaient les statues des deux Déesses.

De ce temple on monte par la rue qui est k. cité de Varc de Titus , sur le

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