ÉGLISE DE SAINTE CONSTANCE
On a prétendu que cet édifice était au* paravant un temple de Bacchus , parce-* qu'on Toit sur la voûte de la nef circulaire, en mosaïque d'émail, des génies avec de grappes de raisins faisant \ts vendanges. Mais comme on sait que ces (wne-* hiens convenaient encore au cnristianisme, et il y en a des exemples fréquens : et c(Mnrae la construction de ce bâtiment est du tems de la décadence extrême , et son plan n'a pas les parties nécessaires aux temples des anciens, il faut plutôt suivre le sentiment d'Anastase Bibliothécaire qui dit,qu(ft Constantin le grand , après avoir bâti relise de Ste. Agnes, fit ériger, k coté, un baptistère déforme sphériqne, pour y baptiser les deux ConstaJhces , sa sœur et sa fille. Ce qui prouve que cet édifice a servi ensuite de sépulcre aux mêmes Constances , c'est le sarcophage de porphyre , découvert dans cet' endroit, sur lequel sont sculptés en bas-rélief lefe mênres symboles qu'on voit sur la voûte.* Ce sarcophage ressemble beaucoup pour le style et pour la forme, a ce^ h\\ trouvé dans le tombeau d'Hyène a Tbr Pignattarà :l'un et F autre (Mit été transpw-
Église de Ste. Cmistance* ^§7 ' ' ' \ "
tes, par ordre de Pic VI, dans le musëe du Vatican. Alexandre IV, en i256, convertit cet édifk^een une église qu'il dédia en r honneur de Ste. Constance: il fit enlever le corps du susdit sarcophage et le ren-> ferma sous T autel* Cette église, de £gure sphérique , a 69 pieds de diamëtre intérieur. X' autel est placé au milieu, et lacoupdee^t soutenue par 2/^ colonnes de granit, d'ordre sorinthien qui sont accouplées; exemple unique dans l'antiquité.. L espace qui est en(ï*e ces colonnes et le mur circulaire de r édifice , forme un grand bas c&te\ dcmt la voûte , comme nous P avons dit ci-^essus , est ornée de compartimens où sont des gëûies^ des pampres, et des raisins, et oÀ Ton voit repr&entés les vendanges : tout autour ce bâtiment ^vait un corridor, qui aujourd'hui est presqu'entièremcnt détruit.
Près de cette église on voit des murs d'une construction du VII siècle, qui formaient une enceinte de forme oblongue et Îu'on appelle mal k propos T hippodrome e Constantin. On peut le croire plutât une enceinte sacrée construite vers le VII siècle pour réunir le baptistère k l'église , et qui depuis servit de cimetière.
Un peu plus d'un raille au-de4a de ces ruines , on trouve sur le Teverone , autre^ (oisV j4nio, V ancien pont àii Nomentanus, parcequ'on y passait pour aller k JVémen" tum. Ce pont fut ^détruit par les Goths,
a5& Mont Sacrée
vefait par Najsès i et restaure par Nicolas V ^ U s'appelle aujourd* hui Zameniano.
De r autre. côté de ce pcmt est le
Les plébéiens romains, opprimés par \t& nobles et par les riches, a caïKe des dettes qu'ils avaient contractées , se retirèrent sur ce mont et s' y fortifièrent , Tan de Rome â6i «. Le sénat et les patriciens , voyant le danger qui les menaçait ^ furent obligés de leur envoyer des députés, des prêtres 9 et des vestales ; mais swi^ effets. Meneuiua Agrip-^
Sa fut le seul q|ui par le fameux apobjgu^ u corps bumain^ rapporté par Tite Live^ réussi); k leur persuader de retournera Bo-^ me*, On acquitta toutes leurs dettes, et le sénat leur accorda les tribuns, qui furent alors qréés pour la première fois.. Ces rna-^ gistrats furent abolis par la. suite et rétablis Tors de La^seçonde retraite des plâ)éiens dans ce même lieu , a cause de la mort de Yir* gînie. Tan 3o5«. Le peuple fit i cette oc-* ftasion nme loi par laquelle il prétait ser-* inent,* de ne jamais se révolter contre ses tribuns ; cette loi ayant été regardée comme sacrée^ a cause du serment qui Taccom- TOgnait, ce mont, auparavant appelle f^e-^ lia , prit le nom de Mont^acré..
Un mille au delà , entre la VQie Nometitane et la VQÎe Salaria , dans F endroit ap-^ pelle, les yigne nuove on vpit des ruines appartenantes a la maison de campagne de
Porte Satarfa^ a5j|
Phaoa affranchi de N^ron, rà ce inoi»tre se tua: cette position historique est bien déterminée par Svetone de manière à ne pas pouvoir se tromper «
En retournant a la porte Pie et prenant le diemin k droite , le lo^ des murs de la Yille , on arrive k la