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THEATRE DE TORRE ARQENTINA

Ce théâtre, bâti en 1732 sur les dessins du marquis Jérôme Théodoli, prit son nom d'une tour voisine, appelée Arg^ntina, parce qu'elle était attenanr te au palais du card. évéque àArgentina. En 1830, on refit la façade et le vestibule sur les dessins de l'arch. Holl : la décoration de la salle de spectacle fut renouvelée, en 1837, par l'arch. Pierre Gamporèse. Ce théÀtre est un des plus grands de la ville: la perfection de la courbe de la salle la rend harmonieuse, et les architectes la considèrent comme une courbe modèle pour les salles de spectacles.

En allant un peu plus en avant sur la gauche , on se trouve tout de suite en face de la petite église de ste. Hélène, appartenant à la confrérie des cui-^ siniers, qui la rebâtit en 1567. Le tableau de Tautel de ste. Catherine est du chev. d' Arpin; celui du maltre-autel, représentant ste. Hélène, est de l'école du Pomarancio, et celui qui est vis-à-vis de Tautel de ste. Catherine est d'Horace Borgiani.

En sortant de cette église, et prenant la rue Flo* rida , on parvient tout de suite à la petite place dite de VOlmo, où, tournant à gauche, on arrive à la place et à T

Temple iTHertule Cusios. 339

ÉGUSB DE ST. NICOLAS AUX GÉSARIIfl.

Cette église appartient aux pères Somasqaes,qai la rebâtirent dans le siècle passé. Le tablean du second aatel à droite est d*Ayanzino Nucci; celui du maltre-autel est de Mr. de Troy, et le saint Charles sur le dernier autel est de Charles Ascenzi.

Dans la maison des pères, attenante à cette égif* se, on voit les restes du

TEMPLE d'hercule GUSTOS.

D*après Ovide, dans le livre VI des Fastes, et les anciens calendriers, ce temple fut achevé sous Sylla vers r an 669 de Rome , le 12 août. Il fut dédié à Hercule surnommé le grapd et le gardien (magnm et ctielof^^ parce qu'étant près des Carceres du cirque Flaminien, il en était le gardien. Il était rond, entouré de colopnes en tuf plaquées de stuc et can* nelées, avec les bases attiques en travertin. Quatre de ces colonnes plus ou moins endommagées sont encore debout; on les voit dans la cour et dans la cave de la maison.

La rue à gauche, en sortant de 1* église de saint Nicolas , débouche sur la rue du Gesù ^ où , en s*avançant à droite, on trouve de suite du même côté la rue de VArco di Ginnasi, qui conduit à la petite église de ste. Lucie aux boutiques obscures ; on donne ce surnom à cette église et à toute la con« trée, à Cause des voûtes qui soutenaient les degrés du cirque Flaminien, et qui existaient encore dans le moyen-ige; elles étaient sombres et avaient été transformées en boutiques.

D'un côté de cette église on trouve larue de ste. Catherine des Funari, an bout de laquelle est le

palais mattei.

Ce palais a été bâti par le duc Asdrubal Mattéi sur les dessins de Charles Maderne. Milizia, en par-

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tant de ce bàUment, dit: Maderne dans cet ouvrage s'est surpassé lui-même, et quoique ce palais man-» que d'une cour analogue, il est cependant un des

Elus beaux de Rome: il est grandiose, bien distriué; les portes et les fenêtres en sont bien profilées, et l'entablement est superbe.

Dans la cour, dans 1 escalier, et, dans le portique supérieur on observe une grande quantité de statues, de bustes, et de bas-rëliefis antiques, faibles restes de la grande collection classique qu'on y voyait autrefois.

La voàte de Tescalier, au-dessus des paliers, est embellie d'omemens en stuc d un style exquis. Dans le premier palier on voit un bas-relief représentant une chasse, ensuite un Jupiter, et l'Abondance, statues en marbre; suit un autre grand bas-relief, eu face duquel en est un qui représente une chasse de l'empereur Commode; on y voit en outre quelques bustes , et deux chaises de marbre trouvées aans les environs de l'église des ss. Jean et Paul. ' Dans le portique du premier étage on observe quelques bas-reliefs, parmi lesquels on doit remarquer celui qui représente un consul faisant punir un coupable; l'autre, où est sculptée une bacchante qui se rend au temple, et celui qui nous offre un sacrifice d'une chèvre à Priape: il y a aussi une statue d'Apollon et divers bustes. De ce portique on voit de plus près les bas-reliefs enchâssés dans les murs de la cour, parmi lesquels nous signalons la chasse de Méléagre ; l' enlèvement de Proserpine } les trois Grâces; Pelée et Thétis, que quelques-uns croi<$nt l'adultère de Mars, et le sacrifice d Esctilape. On doit aussi observer les bustes d'Antonin-le- Pieux, d'Adripn, de Marc-Aurèle, de Lucius Verus, de Commode, etc.

Une grande collection de tableaux choisis , distribués dans le grand appartement , complétaient

Palttis Mallei> 361

la magnificence de ce palais; il n'en reste que quelquesruns d' ordre inférieur ; cependant Y appartement mérite d'être visité pour les fresques qui embellissent les Toutes des salles.

Dans la salle des domestiques, Gaspard Gelio re-

Srésenta, avec un style large et facile. Moïse renant grâce à Dieu pour le passage de la mer rouge. La voûte de la première salle à gauche est magni* fiqùement ornée de stucs dorés et de fresques de Pomarance, qui dans les divers compartimens représenta quelques traits de la vie de Joseph hébreu; mais le tableau qui représente Joseph vend^ aux marchands ismaélite3 9 est de Jacques Triga. Grappelli peignit dans la salle suivante Joseph re* connu par ses frères. Dans la voûte de la troisième salle il y a une perspective. Dans la quatrième Lanfranc peignit Joseph tenté par la femme de Puliphar, et dans la cinquième il représenta Joseph expliquant les songes dans la prison. La voûte de la galerie a été peinte par Pierre de Gortone.

En retournant dans la salle des domestiques, on passe dans trois autres pièces. La bénédiction d'Isaac à Jacob est le sujet de la fresque de la voûte de la première chambre, peinte par le Dominiquin. Dans la chambre suivante, François Albane représenta la vision de Jacobj et dans la troisième, Jacob et Bachel faisant paître les brebis , est une fresque du susdit Dominiquin.

Ce palais est bâti sur les ruines du

CIRQUE FLAMINIEN.

Ce cirque fut construit par le consul G. Ffaminius, qui, pendant son second consulat, fut tué à la bataille duTrasimène.II occupait tout l'espace compris entre la place de VOlmo et la place Capizucchi au delà de la place Margana. Dans le moyen-âge on r appelait Castellum Aureumj le Château d'or. L*a-

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rése de ce cirque serrait alors aux cordiers; comme on appelle les cordes funes en latin, et funi en italien, de là dériva le nom actael de la contrée, qu'on appelle des Funari. Tout autour de ce cirque étaient des temples qui , à Tesception de celui d' Hercule Gardien, ont tous disparu; parmi eux était celui de Bellone, bâti par le consul Appius Glaudius Tàveugle , r an 457 de Rome. G' est dan» Y aire ou place devant ce temple, qu'était la colonne Bellica, d*où les consuls et les empereurs lançaient une flèche vers le pays auquel on déclarait la guerre ; c' est pour cela qu'elle fut ainsi appelée.

En allant sur la place Mattei, appelée communément place des Tartarughe, on voit la belle fontaine dite des Tortues , faite sur les dessins de Jac- 3ues délia Porta; les figures en bronze sont deTbaée Landini , fameux artiste florentin.

D' un côté de cette place, est le

PALAIS COSTAGUTI.

Ce palais fut bâti d'après les dessins de Charles Lombardi. Dans Tappartement du premier étage on admire des fresques qui ont été faites par les artistes les plus célèbres de la première période du XVIt siècle. Sur la première voûte. Hercule décochant une flèche contre le centaure Nessus, qui allait s'enfuir avec Déjanire, est un ouvrage de l'Aibane; la voûte de la salle suivante a été peinte par le Domlniquin, qui représenta Apollon monté sur son char avec plusieurs Génies, et le Temps qui découvre la Vérité. Dans la troisième salle le Guerchin peignit sur la voûte l'épisode du Tasse^ c'està-dire Renaud dormant sur son char tiré par deux dragons, et Armide qui le regarde; c'est une peinture d'un coloris et d'une force singulière. On entre ensuite dans la galerie, où l'on remarque sur la voûte Ténus avecGupidon et d'autres divinités^ du

Église de ste. Marie in Campitelli. 363

chey. d'Arpin. La voûte de la chambre suivante a été peinte par Lanfranc, qui représenta la Justice et la Paix. Dans la dernière chambre, Arion sur le dauj^in, et un vaisseau plein de matelots, ont été peints avec beaucoup de grâce par Bomanelli. En retournant au palais Mattei, on voit Y

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