‹ Itinéraire de Rome et de ses environsChapitre 253 sur 337 · ÉGLISE DE LA TRINITE DES PELERINS · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE LA TRINITE DES PELERINS

Elle fut bâtie eu 1614, sur les dessins de Paul Maggi, dans l'endroit où jadis était l'église qu'on appelait de st. Benoit in Àrenula. Jean-Baptiste de Bossi fit faire la façade d'après les dessins de François de Sanctis; elle est en travertin, ornée de colonnes corinthiennes et composites , et des statues des quatre évangélistes, par Bernardin Ludovisi.

Cette église, entièrement renouvelée sous là direction de Tarchitecte chev. Emilien Sarti, fut ren* due au culte public vers la moitié de 1853. Dans cette restauration elle a été enrichie de dorures : les colonnes, les pilastres et d'autres parties, de ce temple ont été revêtues de scajuola à l'imitation de marbres choisis, de manière qu'au premier coupd'œil elle parait entièrement décorée de beaux marbres de diverses couleurs, et en particulier de jaune antique.

Dans cette circonstance on a restauré tous les tableaux des chapelles et toutes les peintures à fresque dont elles sont ornées: cependant (belles de la seconde chapelle a droite, ainsi que le tableau de l'autel, ont été faites nouvellement et avec beaucoup de talent par le chev. Philippe Bigioli. Le tableau de l'autel représente st. Philippe de Neri avec la ste. Vierge, et les fresques offrent à nos regards quelques traits de la vie de ce saint. L'Annonciation de la ste. Vierge sur l'autel de la troisième chapelle a été peinte par Bicci de Novara. La statue de st. Mathieu sur l'autel à droite de la croisée est de Gope, flamand, et Ferrucci sculpta l'ange.

Sur le maître-autel on admire un tableau de Guido Béni, représentant la très-sainte Trinité; il est regardé comme un des plus beaux ouvrages de ce

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célèbre artiste, qui peignit aussi le Père Etemel dans la lanterne de la eoupole.Les tableaux des trois chapelles de l'autre côté représentent st. Grégoire, ouvrage de Balthasar Croce; la ste. Vierge a?ec st. François et st. Augustin, peinture du chev.d*Arpin , et une autre Vierge avec quelques saints du Bourguignon.

A cette église est anneié un vaste hospice pour les conyalescens des deux sexes qui sortent des bô* pitaux de Rome , et pour les pèlerins , également des deux sexes, qui viennent visiter les sanctuai* res de cette capitale.

Ce pieux établissement fut institué l'an 1548 par quelques prêtres et quelques laïques conjointement avec st. Philippe de Neri. Les convalescens y sont logés et nourris de trois à six jours; les pèlerins de toutes les nations, quelque nombreux qu'ils soient, 7 séjournent trois jours seulement. La moyenne des convalescens peut être évaluée à 80 par jour. Parmi les mémoires des papes que V on voit dans V intérieur, nous ferons mention du buste d'Urbain VIII, du Bernin, et de celui d'Innocent X, de J'Algarde.

En face est le

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