ÉOLISE DE STE. MARIE DE MONSERRAT
En 1350 y on érigea dans cet endroit un hôpi* tal pour les nationaux des royaumes d'Aragon, de Valence, et de Catalogne. L*église actuelle y fut ajoutëe en 1495, sur les dessins d'Antoine Sangallo: ensuite on construisit la façade d'après l'architecture de François de Volterre; mais elle ne fut pas terminée, comme on le voit. Après que l' autre église nationale de st. Jacques à la place Navona fut abandonnée, celle-ci fut remise à neuf sous la direction de Tarchitecte chev. Pierre Garoporèse , et elle fut enrichie des tableaux les plus estimés, de quelques tombeaux , et d'autres objets d'art qui existaient dans la susdite église de st. Jacques.
L' intérieur , composé d' une seule nef, a trois chapelles de chaque côté. Sur l'autel de la première à droite on observe un beau tableau d'Annibal Garache, représentant st. Diégue avec le Rédempteur dans le haut. L'Annonciation et les fresques de la seconde chapelle sont de François Nappi. Le tableau sur l'autel de la troisième chapelle , décorée de beaux marbres, représente la ste. Vierge avec st. Jacques et st. Vincent Ferreri, ouvrage de Gharles Sairaceni, dit le vénitien; sur les côtés, l'As* somption, de François de Gittà di Gastello, la Gonceptiofi, d'auteur inconnu.
Église de sle. Marie de MonserraU 501
Sur le maltre-autel on admire un crucifix , aux
Sùeds duquel on voil la Vierge et st. Jean, ouvrage ort estimé de Jérôme Sicciolante de Sermoneta. Les deux belles estrades dans les côtés , soutenues par des colonnes et des pilastres de granit de TUe d'Elbe, furent construites sur les dessins de Lavina, aircfaitecte espagnol. La chapelle qui suit de l'autre ^ôté a sur Tautel la statue de st. Jacques, sculptée par Sansovino dans sa jeunesse: à droite on voit le tombeau d'Antoine Vargas, ambassadeur de la cour d'Espagne prés le st. Siège , mort en 1824, etl'Alyarez, espagnol, en sculpta le portrait; le monument vis-à-vis fut érigé à Félix d'Aguirre, mort en 1832, ouvrage du chev . Solà. Au dessous de ces monumens il y en a deux du XV^ siècle, qui furent transportés ici de l'église de st. Jacques. Ricci de Novara peignit les fresques de la chapelle suivante; et le martyre de sle. Eulalie , qu'on voit dans la dernière chapelle, est de Palmerola, peintre espagnol.
Dans la sacristie on observe les deux belles tètes qui expriment l'âme bienheureuse et l'âme damnée, sculptures de grand mérite du Bernin; et dans un portique contigu il y a quelques tombeaux et d' autres sculptures , qui existaient autrefois dans l'église de st. Jacques.
Cette église est desservie par des prêtres espagnols , qui ont leur demeure dans la maison annexée, où est aussi un hôpital pour les infirmes indigens de cette nation.
Retournant dans la rue Giulia, on trouve tout de suite à gauche 1'