CABINET
Pie VI fil faire ce cabinet sous la direction de Michel-Ange Sinionetti, et il en fil peindre la voûte par Dominique de Ângelis, qui dans le tableau du milieu, représenta les noces d'Arianne et de Bacchus, et dans les quatre tableaux qui sont autour, Paris qui donne la pomme à Vénus; Diane et Ëadymion ; Vénus et Adonis , Pallas et Paris. Ce cabinet est décoré de huit colonnes et d'autant de pilastres d'albâtre. Au pourtour règne une frise avec des festons et des en&ns, d'une ancienne sculptore. Sur la porte est un bas-relief, où sont plusieurs travaux d Hercule. Dans la niche , entre les deux colonnes, est une statue de Faune en rouge antique, trouvée à la villa Adrienne. Pour faire symétrie avec la porte, on a placé une statue du jeune Paris avec un vêlement phrygien. Au dessus est un autre bas-relief, où sont des travaux d'Hercule et plusieurs divinités dans autant d'édicules presque de relief. Sous la fenêtre est une belle coupe en rouge antique. Dans la niche, après la fenêtre, est une belle staluc de Minerve. Sous la seconde fenêtre est une chaise en i*ouge antique. Après, on voit une statue de Ganymède , d'une délicatesse singulière et d'une grande conservation. Au dessus, l'autre bas-relief des forces d'Hercule dans les édiciK les. Dans la niche entre les deux colonnes, est placée une belle statue d'Adonis ou d'Apollon. Au dessus de la porte qui introduit à la galerie, on yoit le quatrième bas-relief des forces d' Hercule. De l'autre côté, sur un cippe antique, on voit la statue des Heures, et au dessus, dans le mur, est un basrelief du char du Soleil. Dans la niche on a placé une charmante statue de Vénus sortant du bain, trouvée à Salona près des sources de Teau Vergine^ à huit milles de Borne; et sur le mur est un bas*
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relief représentant V apothéose d' Adrien. La dernière statac 9 à c6té de la porte par où nous sommes entrés, représente Diane, la même qui était à la villa Pampbily , et dans le bas^relief au dessus on Yoit.un autre char du Soleil, avec plusieurs autres divinités.
Sous les niches il y a quatre bancs de porphyre avec des pieds de bronze. Le pavé de cette chambre n'etit pas moins riche que les autres pièces qiii Toment, car c'est un antique pavé en mosaïque tra^ vaillée avec toute la finesse possible: il a été trouvé à Tivoli dans la villa Adrîenne: un feston de dif« fèrens fruits et de feuilles entrelacées avec des rubans, forme une bande tout autour, et après un compartiment de mosaïque blanche , il y a quatre petits tableaux, dont trois représentent différens masques, et le quatrième un paysage avec des chèvres et des bergers.
Dans le passage qui conduit à la galerie est la statue d*un Faune dansant, et vis-à-vis est placée une petite Diane. Près de celle-ci on voit sur le mur un petit bas-relief , où sont trois vainqueurs des jeux athlétiques, des vases, des palmes et les noms en grec de ces vainqueurs. Devant la fenêtre est le célèbre vase d' albâtre trouvé près du Mausolée d'Auguste; il renferma probablement les cendres de Livilla, fille de Germanicus, puisque tout près de ce vase on trouva l'inscription de cette princesse, qu'on voit maintenant dans la galerie.
En traversant de nouveau la chambre des animaux jusqu'au vestibule que nous avons déjà décrit, nous passerons par la droite à la
CHAMBRE DES IVIUSES.
Cette chambre si grande et si belle est soutenue par 16 colonnes de marbre de Carrare, qui ont des chapiteaux antiques de la villa Adrienne. Pie VI la
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fit GOQStfuirepar le même architecte Simonelti. En commençaot à l'ordinaire notre visite à droite, du côté de la porte on voit un hermès sans tète de Gléobule avec son nom en grec. Suivent deux hennés barbus inconnus; une statue de Silène; dans le mur, un bas-relief représentant la danse des Gorybantes; un hermés de Sophocle qui a fait reconnaître le portrait de ce grand poète tragique; il a été trouvé près de la basilique de Constantin en 1777; et un hermès d'Epicure. -
Les statues des Muses furent trouvées à Tivoli en 1774,. dans la maison de campagne de Gassius , où elles étaient réunies avec les hermès des sages d« la Grèce. G'est assurément la collection la plus complète et la plus rare qu'on ait connue jusqu'à présent. D'abord on remarque Melpomène, dont la tète, ceinte d'une couronne de pampres, est fort belle; elle est gravement appuyée sur son genou, et reeonnaissable pour la Tragédie, par le masque et l'épée qu'elle tient. On peut reconnaître Zenon dans normes suivant. On voit après la statue assise de Thalie, muse de la Gomédie, avec un tambour de basque et le masque comique; Thermes d'Eschine, avec son nom en grec sur la poitrine: cet hermès a fait reconnaître le portrait de ce grand orateur^ rival de Oémosthène , et a déterminé aussi les anti- Î[uaires à regarder comme une statue d'Eschine le aux Aristide du Musée de Naples. Suit la statue d' Uranie , muse de l' Astronomie ; elle est debout ayant le rayon et le globe céleste: celle-ci n'a pas été trouvée à Tivoli, mais elle appartenait aux Lancellotti. Dans le mur, il y a un bas-relief où l'on a représenté le combat des Gentaures et desLapithes. Après on voit Thermes de Démosthène, l'orateur, et ensuite la statue de Galliope, muse de la Poésie épique. Suit Thermes d'Antisthène, avec son nom en grec; c'est le premier portrait avec le nom qu' on
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ait troa?é de ce fondateur de la secte cynique. La statue debout, couronnée de fleurs, ayant les mains enveloppées dans sa draperie, représente Polymnie, muse de la Pantomime.
Les marbres suivans sont une tète barbue inconnue, qu'on dit être Possidonius; un hermès d'Aspasie voilée, dont le nom en grec est écrit aux pieds; il fut trouvé à Gastrum Novum, c'est Tunique portrait qu'on ait d' elle ; une statue de femme assise avec un volume, c'est peut-être une Sapho; un bermôs de Périclès avec son nom en grec, portrait pareillement unique, trouvé à Tivoli; un hermès de Solon, sans tête, avec une sentence; un autre hermès de Pittacus, il est sans tête, comme le précédent , et un hermès de Bias , avec son nom et ane sentence en grec, écrite sur sa poitrine , portrait connu pour la première fois , par ce marbre ; ane statue qu'on croit représenter Lycurgue, dans l'action de haranguer; un hermès de Périandre avec son nom et une sentence en grec, portrait pareillement unique; et une tête d'Alcibiade. Ensuite on voit la statue d'Erato avec une lyre, muse de la Poésie lyrique. Près d'un hermès barbu avec les yeux fermés , qu'on croit Epiménide, est une autre statue assise, tenant un livre; elle représente Clio, muse de l'Histoire: un hermès de Socrate;une figure d'Apollon Githarède avecMarsyas sculpté en bas-relief sur sa lyre , au moment où ce dieu l'écorche. Dans le mur au dessus, est un autre bas-relief représentant un combat de Centaures. Viennent ensuite: an hermès avec le casque, qu'on croit Thémistocle, et une statue assise de Terpsicore, muse de la Danse, tenant une lyre; un hermès de Zenon l'épicurien, avec son nom écrit sur sa poitrine; une statue d'Eaterpe, tenant des flûtes; un hermès d'Enrypide, fameux auteur tragique; une tête inconnue , et un hermès d'Ara tus. On a enchâssé dans le mur supé-
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rieur un bas-relief représentant la naissance de Bac^ chus, recueilli par Mercure, et à côté de la porte, est un hermès de Thaïes; il est sans tête, arec son nom et une sentence en grec.
Sur le pavé de cette chambre, qui est de beaux marbres , sont enchâssées différentes figures d* acteurs comiques et tragiques en mosaïque, trouvées à Tancien Lorium, aujourd'hui Castel di Guido, à 12 milles de Rome; dans le milieu il y a une mosaïque en arabesques trouvée dans le jardin Gaétani, près de ste. Marie Majeure. Les peintures à fresque de la voûte de cette chambre sont de Thomas Conca: elles font allusion aux monumens qu'on y a réunis. Avant d'entrer dans la grande salle ronde, sur Tare de la porte à droite, on trouve un médaillon de Junon; dans la niche est une statue de Pallas , et au dessous un bas-relief, où l'on voit un feston et une Méduse; dans la niche vis-à-vis est une statue de Mnémosyne, mère des muses; sous laquelle est un bas-relief représentant trois poètes , chacun à côté de sa muse. De là on passe dans la