‹ Itinéraire de Rome et de ses environs rédigéChapitre 47 sur 167 · IL · texte numérisé non relu

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390 Cirque de Romulus.

l’arène : dans cette occasion on découvrit les fragmens de trois inscriptions , dont deux étaient près de la grande porte d’entrée , et une 'a la porte du milieu des car ceres : toutes les trois ces inscriptions portent le nom de Maxence , et celle parmi elles qui était la mieux conservée et qu’on a placé sous la grande porte d’entrée nous montre que le cirque fut consacré l’année 3 n de l’ère chrétienne a Romulus fils divinisé de Maxence , qui avait été consul deux fois* Elle dit :

DIVO • HOMVLO . K. M. V.

COS* Oftd. il* FILIO

D. N. MÀXENTil • INVICT.

viri • et • perp. àvg. nepoti

T. DIVI . MAXIMIANJ • SEN

oris • ac . bis • augusti

Cette decouverte est une illustration a l’anonyme publié par Eccard et contemporain de Maxence, dans lequel on remarque cette notice , que Maxence fit un cirque in catacumpcis c’est a dire in catacumbis ou près des catacombes*

On a déjà indiqué que ce cirque est le mieux conservé qui nous reste , ainsi on peut le regarder comme un des monumens les plus intércssans qu’ il faut voir. Sa forme peut être réduite a un espace oblong, de i 5 Go pieds le longueur et 2\o de lar-

f eur , qui est circonscrit par deux lignes roites qui ne sont pas parallèles entre el-

Cirque de Romulus ♦ 3g i

les , Te'unies ensemble par deux courbes.

Trois parties constituaient le cirque , les Carceres , le Circus proprement dit, et l’Epine : ce sont ces parties qui dans les dernières fouilles ont été bien reconnues , et qu’ on ne voit que dans ce cirque-ci. En commençant parles Carceres , ou appellait ainsi cette partie d’où partaient les chars guides par des Aurigœ , cochers , divises en quatre factions qui d’après la couleur de leurs vestes étaient appellécs , albata blanche , russata rouge , prasina verte , veneta bleue de ciel. Dans le cirque en question les carceres sont vers l’occident:

c en était de même dans le grand cirque, dans celui de Salluste etc. Leur alignement est un segment de cercle : cet arrangement était nécessaire pour maintenir l’égalité dans la sortie des chars. Elles sont partagés en treize arcs qui communiquent entre eux a l’exception de celui du milieu qui ne servant qu a l’introduction de la pompa c/rcensis , la procession du cirque , est sépare' des autres. Ces arcs dans la partie qui regarde l’intérieur du cirque étaient fermes par des grilles, dont on vent encore les traces a l’exception de la porte du milieu où ces traces ne se voyent pas. Cet usage est bien représenté dans un bas relief de la villa A1 d ani, où l’on voit aussi devant les pilastres des arcs les hennés qui leur servaient de décoration , et dont parle Cassiodore; de ces hermès on a trouvé plusieurs

3q2 Cirque de Romulus *

fragmens dans les dernières fouilles de ce cirque , qu on voit encore sur la place ; un entier portant la tête de Dcmonsthène est actuellement a Munie dans le musée du roi de Bavière. La terrasse sur les car ce res servait de place aux personnages de la première classe qui assistaient aux jeux , comme on sait par les écrivains anciens , et comme on voit sur les monumeris. Aux deux extrémités des carceres sont deux tours qui servaient aux joueurs de flûte

f )our animer les chevaux et les cochers :

a forme de cette partie avait fait donner le nom d’ oppidum ou château fort aux carceres .

Le cirque proprement dît pour la disposition des marches était semblable aux autres lieux de spectacle : ils étaient partagés en podium et prœcinctiones : dans le cirque en question il y avait une seule précinction de dix marches sur lesquelles étaient 18,000 spectateurs. Quatre portes communiquaient immédiatement avec l’arène : deux étaient près des tours des carce res , la troisième correspondait vis-à-vis la première borne, et la quatrième était au milieu de la partie courbe à l’extrémité du cirque opposée aux carceres : celle-ci est la seule qui était à contact avec la voie publique , ou Asinaire , qui servait de liaison entre les voies Latine , Appienne , et Ardeatine. Les marches sont interrompues par dc»x balcons , qu’ on appcllait pulvi -

Cirque de Iiomulus. 3{)3

n aria pareequ’ ils étaient couverts de coussins. ( pulvina ) : celui qui est vers le nord-est communique avec les restes de la villa par un corridor . ainsi il faut croire que c’était de la que l’empereur voyait les

{ eux : l’autre vers le sud-ouest servait pour es juges.

. On peut définir l’Epine une chaussée di-

Bien plus d’espace vers le midi que vers le nord. Elle était ornée de statues , de colonnes, et d’obelisques. Dans le cirque dont nous parlons elle a 837 pieds cto pouces de longueur , 20 pieds de largeur , et de 2 a 5 pieds . de hauteur. Les bornes étaient entièrement séparées d’ elle . La surface était un réservoir d’eau divisé en plusieurs sections , qui servait pour arroser les chars de peur que les axes des roues ne brûlassent, Voici maintenant ce qu’ on vient de découvrir sur l’Epine du cirque en question. D’abord vers les ccirceres on a decouvert un morceau de mur isolé avec un creux au milieu qui servait a contenir le poutre d’où partait vers le sud la î corde tendue servant a déterminer le commencement et la fin de la course , et qu’ on appelait linea , la ligne. Suit le soubassement des Metae ou bornes , qu’on appellait les premières relativement aux car ceres : ces bornes avaient la forme de trois

3<)4 Cirque de Romulus .

cônes groupes ensemble et surmontes d’un œuf: la bande inférieure de ces colonnes coniques était ornée d’un bas-relief représentant les courses du cirque dont on voit des fragmens , qui sont aussi un témoignage de la décadence extrême des arts a l’époque où ce cirque a été élevé. Commence ensuite la chaussée sur laquelle on remarque encore les traces des piédestaux des statues et d’autres ornemcns qui la décoraient. Près du premier piédestal on découvrit des fragmens d’une statue de Venus : suivent les fondemens des piédestaux qui soutenaient le deux colonnes en marbre gris lesquelles portaient sur un architrave sept dauphins , symboles de Neptune divinité protectrice des chevaux : on avait choisi le nombre de sept pour marquer celui des tours que dans chaque course on faisait. Ensuite on trouve les vestiges des piédestaux qui supportaient les statues du soleil , et de Pâris : apres ce dernier on voit sur l’Epine une interruption du revetissement en mastic , fait pour les parties qui contenaient de l’eau : dans cet espace couvert de terre on avait planté le palmier duquel on détachait les branches qu’on donnait aux vainqueur . Après cet espace on trouve la première interruption de l’Epine et ensuite les traces du piédestal qui soutenait la colonne portant la statue de la Victoire ; près de l'a est l’encaissement des fondemens de l’obéliàque en gra*

Cirque de Romulus • 39S

nit rouge qu’ Innocent X fit transporter à.

la place Navone. On remarque apres la place de l’obélisque la seconde interruption de l’Epine , et après celle ci le piédestal qui soutenait une statue d’Hercule r les traces d’un petit temple de Vénus sur lequel étaient alignés sept œufs mobiles , symbole de Castor qui aimait les jeux équestres ; ils servaient aussi a marquer les tours qu’ on avait fait. Au de la de ce petit temple était la troisième interruption de l’Epine : dans le reste de la chaussée étaient les statues d’une Amazone et de Proserpine. Ensuite on remarque le soubassement des secondes bornes.

On peut facilement reconnaître pourquoi l’Epine n’était pas placée de manière a être parallèle aux deux côtés du cirque , et pourquoi elle laissait l’espace vers le sud plus large que celui vers le nord, lorsqu’on réfléchit que le début des courses était a droite, et que par conséquent il fallait laisser plus d’espace de ce côté que de l’autre.

En retournant sur la voie Appienne on voit le

.. TQMBEÂÜ DE CÉCILE METELLE .

- Ce tombeau est le plus beau monument se'pulcral et le mieux conserve' que l’on trouve sur la voie Appienne. 11 est de forme circulaire, et a 89 pieds et demi de diamètre: il s’élève sur une substruction earre'e de hauteur inégale , e'tant faite pour

5$6 Tombeau de Cécile Me telle «

corriger l'inégalité du terrain* Ce qu il y a de plus remarquable dans ce tombeau , c’est fa grosseur des quartiers de travertin dont il est revêtu ; et l’épaisseur extraordinaire du mur de l’édifice , qui est de 3c

S ieds. Dans l’intérieur il n’y a d’autre vie qu’ une petite chambre ronde , dont la voûte est en forme de cône. Sous celle-ci , du tems de Paul III, on trouva le sarcophage de marbre , que l’on voit dans la cour du palais Farnèse.

Sur le haut de, ce monument;, est l’inscription suivante en marbre , qui fait connaître que c’est le tombeau de Cécile Metelle , fille de Quintus Creticus , et femme de Crassus, le Triumvir;

CAECILIÀE

'Q. CRETIÇI . F ‘ ' 4Î ,

METELLAE . CRASSI ‘ :

Au dessus de l’inscription , on voit i< reste d’un bas-relief en marbre;, qui s< réunit a la frise d’un magnifique entablement , aussi en marbre , lequel entoure toui l’édifice : la frise est belle , et ornée de festons et de têtes de bœuf, ce qui a fai donner a ce 'tombeau le nom 1 vulgaire d Capo di Bo ve: Le travertin et le raarbr employés dans ce monument indiquen clairement qu’ il fut élevé vers la fin de l république, époque , de l’introduction » d marbre a Rome. Les différentes .vues de c tombeau sont très-agréables , très-pi t toresques.

Tombeau de CecileMetelle • 3 qj

Les ouvrages que l’on voit au dessus de ce monument, et dont le couronnement est en forme de créneaux, ont été faits par le pape Boniface VIH de la famille Caetani * vers l’an 1 3 oo , qui s’y fortifia pendant les guerres civiles. C’est sans doute à la meme époque que l’on Bâtit près delà un château avec une église et quelques maisons , dont on voit encore des restes , et sur les .portes desquelles sont les armes de la même famille.

. A un demi mille audelâ de' ce tombeau on trouve les restes de celui de M. Servilius Quartus , découvert en 1808 , dans une fouille que fit faire le marquis Canova.

Environ deux milles plus avant , on trouve , a gauche, une vaste ferme du duc Tor- Ionia, vulgairement appellée Roma oecchia , où l’on voit une grande quantité de murs d’antiques édifices ruinés. Ce sont les restes d’une magnifique maison de campagne ou villa du II siècle de 1 ’ empire , agrandie depuis vers le IV siècle , comme on le reconnaît par la dilïerence des constructions . Quelqu’un a cru qu’ ils appartenaient a l’ancien Pagus Le monius , mais la circostance que celui-ci était sur la voie Latine , la liaison qui rè-

§ ne entre tous les bâtimens , qui empêche c les croire ceux d’un village , et leur forme , sont des argumens incontestables contre celte opinion. Avant d’y arriver on remarque a droite entr’ autres ruines , lés

Temple de Bacchus •

restes d’une grande enceinte quadrangulaire formée de gros blocs de pépénn \ ; il est probable qu on doit y reconnaître l Ho ratlorum . . . sacer campus dont parle Martial . Parmi les restes de la villa il y a ceux d’un réservoir d’eau ; deux belles salles de bain ; les restes d’un petit amphithéâtre , et enfin une fontaine semblable a celle de l’eau Julie sur l’Esquilin. Dans les fouilles qu’on y a faites a plusieurs reprises on y trouva des statues , des bustes , des têtes , des sarcophages , et autres marbres d’un grand mérite.

En revenant vers le cirque de Romulus f on voit dans une vigne , quelques ruines anciennes , que l’on a cru etre les restes du Mutatorium Cœsaris , mais qui ne sont nue des restes de la villa de Maxence#

En retournant un peu en arriéré , et Posant dans la ferme, appellée la Caffarella , on trouve dans un endroit éleve , le

temple de bacchus .

La découverte que l’on fit dans le souterrain de ce temple d un autel bacchique avec l’inscription grecque , ne laisse aucun doute sur la divinité a qui ce temple était consacré. Cette découverte renverse entièrement l’opinion qui en avait fait le temple des Camœnes , qui d’ailleurs était , comme on a dit , a coté de la porte Capenc* Le style de cet édifice n’est pas le meilleur , et les colonnes paraissent tirées de qnelqu autre bâtiment du tems des Antonins.

Temple de Bacchus ♦ 399

Il est décoré d’un portique soutenu par quatre colonnes de marbre blanc d’ordre corinthien et cannelles, que l’on voit aujourd’ hui enchâssées dans la façade de l’église : sous le portique on voit a droite en entrant l’autel avec une inscription grecque et le serpent dionysiaque , dont nous avons fait mention. Holstenius parle de la découverte de cet autel arrivée de son tems. L’intérieur du temple a la forme d’un carré long : il est orné d’une belle frise de stuc , ou sont des trophées militaires : la voûte est décorée de caissons octogones en stuc. Ce temple fut réduit en église dans le moyen âge , comme il paraît par les peintures du XI siècle qui décorent son intérieur. Urbain VIII la restaura et la dédia en l’honneur de St. Urbain.

En descendant dans le vallon de la Caffarella , on voit au bas de ce temple le

1 VYMPIIÈE DIT D ÉGÉRIE.

La manie de donner des noms célèbres a chaque ruine a fait appeller trop légèrement ce / reste du nom de grotte de la Nymphe Égérie, qui e'tait, d’ après Juvenal et Symmachus , a côté de la porte Capène près du grand chemin qui conduisait a Baïes. D’ailleurs la statue ancienne <ju’ on trouve au fond de ce nymphée est évidemment celle d’un homme ou d’un jeune fleuve non pas d’une nymphe. Ainsi il faut le croire

^Ql

Temple dit du Dieu Rédicule •

ainsi celui-ci toute autre chose peut être que le Fanum liediculi . Sa construction en briques peut appartenir au siècle de Néron , étant semblable a celle de ses aqueducs près de la porte Majeure. Il avait un portique soutenu par quatre colonnes qui à présent est entièrement ruiné. Sa façade était tournée vers T Almon qui coule presqu’ a ses pieds, et qui porte a croire que peut-être il était consacré à cette rivière. Il est orné de pilastres avec de petites fenêtres au milieu , d’un méandre aussi de briques , et de deux colonnes octogones, placées sur ,l’un des côtés , où passait un chemin de traverse qui le côtoyait.

Eu revenant sur la : voic , Appicnne , et prenant la route qui est a côté de la basilique de St. Sébastien on arrive, après deux milles de chemin, aux restes delà * .

DASfLIQUE DE SAINT PAUL*

On croit que Constantin le grand fit bâtir cette église sur les instances du pape St. Silvestre , dans une ferme appartenant a Lucine, matrone, parce qu’il y avait, en cet endroit , un ancien cimetière , où avait été enterré l’apôtre St. Paul. En 38G les empereurs Valentinien II et Théodose rebâtirent de nouveau cette basilique sur un plan beaucoup plus grand: Honorius, son successeur, raclicva, et plusieurs papes l’ont ensuite re-, staurceet ornée.. On avait beaucoup dépensé dans les derniers tems pour la restauration

4o2 . Basilique de St. Paul .

des toits et pour d’autres réparations, lorsque la nuit du 1 5 au 16 du mois de juillet 1823 lefeu prit au toit qui en peu d’heures s’ écroula, et eu tombant, la plus grande partie de la basiliqne et sur tout la grande nef du milieu , la nef de traverse , et les portes furent entièrement détruites par le feu.

Ainsi l’ouvrage de plusieurs siècles , la basilique plus ancienne non seulement de Rome , mais de la chrétienneté entière , cessa d’ exister , et il était réservé à notre tems de voir ruiner un des monumens plus intéressants. Le pontife Léon XII a donné tous ses soins pour la réconstruction de cette basilique célèbre, a ordonné de la rebâtir telle qu’elle existait, et on travaille incessemmeut à cette reconstruction .

t Celte église était une des quatre qui avaient la porte sainte. La façade qui reste encore est décorée de mosaïques faites dans le XIII siècle, et d’un portique bâti par Benoît XIII , sur les dessins d’Antoine Canevari; il est soutenu par 13 colonnes dont quatre sont de granit. La grande porte du milieu , qui en partie a été fondue , était en bronze, et fut faite à Constantinople, en 1070, aux dépens de Pantaleon Castelli, consul romain.

• L’intérieur de ce temple avait 240 pieds de long, sans y compter la tribune , et j 38 de large. Sapnncipale décoration et sa plus grande richesse étaient 1 3 a colonnes , dont 80 divisaient l’église en cinq nefs: il

Basilique de St . Paul. 4 °^

y en avait 4o dans celle du milieu , qui presque toutes ont péri , ou bien ont été mises hors d’état de servir: elles étaient 20 de chaque coté, parmi lesquelles 24 * qui étaient i les plus précieuses, étaient d’une seule pièce de marbre violet: on croyait qu’elles avaient été tirées du mausolée d’Adrien , mais plutôt elles venaient de la basilique Emilie au Forum Romanum , et c’étaient les mômes qui avaient été célébrées par Pline le vieux et par Stace : elles étaient d’ordre corinthien et cannelées aux deux tiers, ayant 36

E ’eds de hauteur, et 11 de circonférence 5 16 autres colonnes sont de marbre dè r Paras , ainsi que les 4 o des deux petites nefs,!: ces dernières sont celles qui ont moins sou&r fert. Les deux immenses colonnes de mar 4 hre salin qui soutenaient le grand arc de la tribune, avaient 4 2 P* e ds ae hauteur et i 5 j de circonférence ; elles ont été fendues pan le feu du haut en bas; des huit de la croisée ^ sept étaient de granit égyptien, et une de dpollin: celles-ci aussi ont été mises par le feu hors d’état de servir : celles qui déeorent les autels , sont au nombre de 3 o , toutes de porphyre , ainsi que les devant d’autel: malgré la durété de cette pierre

éclaté. Le pavé de;

mens de marbre,

elles ont presque toutes éc Y église était formé de frag où il y avait des inscriptions. Sur le grand ? arc de la nef principale était une mosaïtjue faite sous St. Léon le grand en 44 ° 1 °ù *oa 5 voyait Jésus Christ avec les 24 vieillards de >

4 o 4 Basilique de St. Paul*

r apocalypse t et les apôtres St. Pierre et St. Paul ; cet arc ainsi que la mosaïque ,

. vont être refaits . On voyait dans le haut de la grande nef la suite des portraits des papes, que St. Leon le grand fit faire depuis St. Pierre jusqu a lui : elle fut continuée par le pape St. Sÿmmaque , en 498.

Benoît XIV fit restaurer ces peintures et ajouter les autres papes qui Pavaient précédé : cette sérié ensuite avait été continuée jusqu’à Pie VU, qui a été le CCLIII pontife . -

Au milieu de la croisée estle maître autel , qui , ayant été très - endommagé , doit être rebâti : on garde sous celui-ci la moitié des corps de St. Pierre et de St. Paul apôtres : l’autre moitié étant au Vatican , et lés tètes à St. Jean de Latran. Cet autel était orué de quatre colonnes d’ un beau porphyre, soutenant un baldaquin , . terminé par un ornement gothique , fait en forme de pyramide. * *

Attenant à cette basilique est un beau cloître , orné tout autour de doubles arches , soutenus par de petites colonnes , dont la plus grande partie sont incrustées en mosaïque , ainsi que P entablement. Ce cloître a été construit vers l’année 12 i 5 . On trouve sous le portique quelques marbres antiques et un grand nombre d’ inscriptions enchâssées dans les murs. .

, En allant plus av&nt, on trouvera un mille de là, P

Egl.de S.Paul aux trois Font . 4<>5

ÉGLISE DE SAINT PAUL AUX TJlOtS

. .. JFONTALNES.

Trois églises ont été bâties par les 'anciens chrétiens daqs cet cudroit; appelle ad Aquas Sahnas. Celle 'de T 'apôtre St. Paul, qui est placée dans le même lieu où il fut décolle , a été renouvellée en i5qo

G r le cardinal Tierre AldobraîuTmi , sur > dessins de Jacques de la Porte * qui P 'a décorée d’une belle façade. Dans T intérieur sont deux aulela, et les\ trois sources que l’on dit être sorties miraculeusement dans les endroits des; trois' bondà que fit la tête du saint apôtre* *»!« ** » t r,, n *

Devant cette église est * celle dédiée à St, Vincent et a St. Anastase , bâtie en 5a4ï par le pape Honorius I * et renouvellée par St. Léon ÛIl Elle est îd’ architecture gothique ,à trois nefsiy séparées par des pilastres, où sont les douze apôtres * peints à fresque sur les dessins de Raphaël. • *•*

, L’ autre église qui porte le titre de Ste. Marie Scaià 'Cœli\\ fut érigée ' sur le cimetière de St. Zenon.. Le cardinal Aèe-> xandre Farnèse fit renouvcllcr cette église , en i 58a d’ après les dessi ns de Vî gnôle et elle fut ensuite achevée sous la direction de Jean Baptiste de là Porte. Elle est de forme octogone , terminée par une coupole : on voit dans la trüiUue une* mosaïque faite par François Zucca flotféntinl que Tou; regarde comme le premier ouvrage en ira>^

4ü6 . •' Porte St.PauL

saïquc d’un bon goût qui ait été fait par les modernes.

En retournant a la basilique de St. Paul et prenant la grande route qui conduit directement à la ville , après un mille de chemin , on trouve la

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