‹ Itinéraire de Rome et de ses environs T. 1Chapitre 58 sur 120 · ESCALIER DU PALAIS DES CONSERVATEURS · texte numérisé non relu

ESCALIER DU PALAIS DES CONSERVATEURS

En face de la première rampe avant de monter, on voit à gauche un fragment de 1 inscription en l’honneur de Caïus Duillius qui remporta la première victoire navale sur les Carthaginois l’an 492 de home; ce fragment étant en marbre indique assez par la matière, de meme que parla forme soignée des lettres qu’elle a été refaite du tems des empereurs, car à l’époque de Duillius on ne faisait pas d’ouvrages en marbre à Rome; les inscriptions des Scipions et de Mummius qui sont au Musée du Vatican, non seulement sont en pierre albane et tiburtine , mais les lettres ont line forme tout-à-fait grossière. Ce fragment a été trouvé dans le XVI siècle près de l’arc de Septime Sévère ; la demi-colonne rostrale qu’on voit dessus est du XVI siècle. Au fond est un grand piédestal avec une iscription en l’honneur de ’jempereur Adrien par les maîtres des rues de la ville de Rome.

Sur le premier palier de l’escalier on trouve, dans deux niches , les statues restaurées d’ Uranie et de Thalie , et sur les murs de la cour, qui est en forme de terrasse, sont quatre superbes bas-reliefs : le premier à droite représente Marc Aurèle qui offre un sacrifice devant le temple de Jupiter Capitolin; le second, rappelle

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bronze , qui allaite Romulus et Remus : ce n’est pas celle qui fut frappee de la loudre peu de tems avant que la conjuration de Catilina e'clalât , et dont parle Cicéron , car elle était dorée, elle existait au Capitole, et fut détruite, tandis que celle dont nous parlons est la meme dont Tite-Live et Denis d’Halicarnasse parlent, qui fut dediée l’an de Rome 458 par Cneus et Qui n tus Ogulnii édiles curules , qui a toujours etc près du figuier Ruminai au bas du Palatin, où d’après Fulvius elle fut trouvée dans le XV siècle. Les marques qu’on prend pour celles de la foudre n’ en ont aucune apparence. Il faut remarquer dans ce monument un des plus beaux morceaux de l’ancien style romain, circonstance qui a été particulièrement remarquée par Denis d’Halicarnasse qui l’appelle un monument d’un travail ancien. Les enfans qu’elle allaite sont modernes.il y a aussi une belle statue en bronze d’un jeune, homme s’arrache une épine du pieds, et qu’on appelle le berger Martius ; un superbe buste de Junius Brutus, pre^ frtier consul romain. Dans des niches: deux bustes inconnus; ceux de Prosepine, de Diane, de Jules César, d’Adrien, et une Hécate à trois corps. Dans le mur on a encastré le bas-relie d’un sarcophage, où est representee la P 0I 1 d’Adès entre les Genies des saisons , sym o de l’éternité. On voit aussi dans cette charabr® un beau tableau de Romanelli , îepiese tant ste. Françoise Romaine , et une desceu de croix, du père Corne Piazza.

Dans la troisième antichambre on voi e drés dans le mur plusieurs fragmens de ma sur lesquels sont écrits les célèbres fastes

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Curiaces. Dans cette salle on voit la statue de Leon X, celle d’Urbain VIH, ouvrage du Bernin, et celle d’innocent X, par Algardi: cette dernière est en bronze, les deux autres sont en marbre. On y voit aussi la reine Christine de Suède ; Marie Casimire ; un poisson en basrelief; un busie de l’empereur Adrien, et cinq bustes inconnus.

On passe ensuite dans la première antichambre, ou Thomas Laureti a peint d’autres sujets de l’histoire romaine, c’est-à dire: Mutius Scevola se brûlant la main droite en présence de Porsenna; Brutus qui condamne ses deux fils à la mort; Horatius Codés sur le pont Sublicius, et la bataille meurtrière au lac Regille, par laquelle Tarquin le Superbe fut à jamais chassé de Rome, il y a dans cette salle plusieurs statues degénéraux des troupes romaines; savoir: Marc Antoine Coionna qui défit les Turcs à la bataille de Lepante, Thomas Rospigliosi; François Aldobrandini ; le célèbre Alexandre Farnese, duc de Parme et general en Flandre, et Charles Barbérini frère d’Urbain VIII. On y voit aussi les mesures du froment, du vin, et de l’huile qui ont été en usage pendant le XIV siècle; une colonne de vert antique sur laquelle est une tète de Trajan; la louve avec Romulus et Remus ; une autre colonne en vert antique

surmontée d’une tète de Septime Sévère; les

bustes de Virginius Césarini et de Louis MaUei.

La seconde antichambre est ornée d’ une belle frise, peinte à fresque par Daniel de Volterre , il y a représenté le triomphe de Mamis après la défaite des Cimbres. Dans le miieu de cette salle est la fameuse louve 9 en

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supplice du maître des Falisci; les portraits dits de Jules César, de Pompée, d’Emilien, de Scipion Africain et de Camille. Aux quatre angles de cette salle sont des bustes qu’on appelle de Sapho, d’Ariadne de Poppée, et de Socrate.

Dans la dernière salle on voit une statue qu’on appelle de Virgile, celle dite de Cicéron; celles de Polymnie, de Cybèle et de Cérès; un buste d’Adrien; un autre buste inconnu; et les génies du printems, de l’été et de l’automne avec leurs attributs. Les peintures à fresque sont de Pierre Pérugin qui a représenté plusieurs sujets de l’histoire romaine, relatifs aux guerres entre les Romains et les Carthaginois.

Suit la chapelle, elle est ornée de peintures. Le tableau de l’autel, représentant la Vierge, est peint sur ardoise par Nucci. Il y a une autre Vierge peinte par Pinturicchio; st. Eustache, ste. Cécile, st. Alexis et la B. Louise Albertoni, de Romanelli; les évangélistes de Caravage ; dans le plafond un Père éternel et d’autres peintures de l’école de Carrache.

En sortant de cet appartement, on traverse deux salles ouvertes, dont les murs sont couverts de plaques de marbre où l’on voit gravés les Fastes des Magistrats municipaux modernes depuis le XV. siècle jusqu’à nos jours ; on voit aussi une inscription ancienne qui date du tems de Commode dont le nom a été effacé et remplacé par celui de Pertinax. Par une petite cour, on parvient à la

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sulaires , connus sons le nom de - F asti Cap y tolini qui vont jusqu’au tems d Auguste: ils ont été trouves sous Paul 111 pi'ès 1 eglnse de ste. Marie Libératrice; quelques autres fragmens ont été trouvés récemment, près de la meme église et à la colonne de Phocas. On voit aussi deux inscriptions modernes, l’une en mémoire des victoires remportées par Marc-Antoine Colonna, et l’autre pour celles d’Alexandre Farnèse. Au dessus de la porte d’entrée est une belle tète eu bas-relief qu’on dit celle de Mithridate , roi de Pont ; on voit aussi le buste d’nne bacchante, celui de Pallas, et deux enfans en marbre tenant un nid d’oiseaux.

La chambre suivante, dite d’audience , est ornée d’une frise, où sont représentés différens jeux olympiques d’auteur incertain on y remarque deux tètes, l’une qu’on croit de Scipion l’Africain, et l’autre inconnue, qu’on dit être de Philippe roi de Macédoine; un buste dit d’Appius Claudius , en rouge antique; un portrait de Buonarroti, sculpté par lui meme, la tète est en bronze, et le buste en marbre noir: il est très ressemblant; un portrait de Tibère; et deux canards en bronze. 11 y a aussi une tète de Méduse, sculpture du Bernin, et un beau tableau de Jules Romain , représentant une ste. Famille,

Dans la salle du trône, la frise a été peinte par Annibal Carrache il y a représenté les exploits de Scipion l’Africain. Les murs sont couverts de tapisseries faites à Rome dans 1 Hospice de st. Michel: sur ces tapisseries on a représenté Rome triomphante; la vestale Eutia; la louve allaitant Romulus et Remus, le

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par Velasquez, tableau d’uu colon excellent; le couronnement de sic. Catherine , par Garofalo: deux adorations des Mages par Scarsellino; une ste. Famille, de l’ecole de Raphaël; st. 'François, par Louis Carrache; un paysage avec le martyr de st. Sébastien, par le Dominiquin ; Fadoration des Mages, pai Bassano; le portrait d’Urbain VIH, par Pierie de Coitone; Orphée jouant de la lyre, P av Poussin; une Vierge, par Gaudence de Ferrare; un homme caressant un chien, par Palma le vieux, et le triomphe de la Croix, par Dominique Palem-

bourg. •

Sur la face vis-à-vis la porte d entree on

voit: une copie de la Judith du Guide, par Charles Maratta; le départ d’Agar et d’Ismaël de la maison d’Abraham, fort beau tableau du Mola; une dispute de Jésus-Christ, de 1 ecole ferraraise, et l’autre par Dossi de ferrare; la Charité , d’Annibal Carrache; Bacchus et Ariadne, par Guide ou par le quelqu un de ses meilleurs imitateurs, tableau faible; la fameuse Sibylle persique du Guerchin; la Vierge, ste. Cécile et un saint de l’ordre des carmes, par Annibal Carrache; une autre vierge avec st. Fian^ çois, par le même artiste; une ste. Famille, P al Garofalo; en tournant ce tableau on voit une

ébauche de ce même artiste représentant la cir

concision; une miniature de Marie b eiix ï * a ^ Subleyras, représentant le repas de Jésuschez le pharisien; le mariage de ste. Catheiin ! une Vierge par l’Albane, ouvrage fort ea ’ une ste. Magdelaine, du Tintoret; Davi a la tête de Goliath à ses pieds, par Romane Estlier par Mola; une esquisse d’Augustiu

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