COLONNE DE PHOCAS
C’est seulement par les fouilles faites en 1813 qu’on a découvert l’époque et l’usage pour lequel cette colonne avait été érigee, parceque on découvrit sur le piédestal une inscription qui marque que cette colonne, sut montée d’une statue dorée de Phocas, a été elevee par Smaragde exarque d’Italie, en l’an 608 à ion neur de cet empereur à cause de ses bien al * de la tranquillité et de la liberté qu i con serva à l’Italie. Les fouilles qu on fit succe vement ont mis ce monument à decouver , ont rendu au jour plusieurs inscnption .
que celles des dieux Averrunci, e j e jîverrunca , de Marcus Gispius fils, p ie ~ uv é Lucius, de Constance César, etc. , 0 n a A tuS aussi trois piédestaux en briques, } a 1 j on .
de marbre, qui soutenaient de gi on e
Eglise de st. Adrien.
les actions de Marc Aurèle, et que l’on voit dans la cour du palier de l’escalier du palais des Conservateurs, sur le Capitole , étaient dans cet endroit.
La maison attenant à cette ëglise , est la résidence de l’Academie des beaux arts, dite de st. Luc, erigée sous Sixte V. Eile est composée de peintres, de sculpteurs, et d’architectes qui dirigent les écoles des beaux arts. On y voit un grand nombre de portraits des plus célèbres peintres, et des tableaux faits par les académiciens. Parmi les tableaux est celui de st. Luc qui peint la Vierge, œuvre de l’immortel Raphaël, dans laquei il a insère son portrait; deux petits paysages de Gaspard Poussin; Sisara, par Charles Maratta; trois tableaux deSalvator Rosa; le portrait de Boni, par Landi; et enfin Jésus-Christ avec le Pharisien, par le Titien. Il y a meme les dilïerens dessins, et les modèles en terre cuite , qui dans les concours de cette académie , ont mérité des prix aux élèves. Dans cette collection on a placé le crâne de Raphaël , moulé sur l’original, lorsqu’on découvrit son corps l’année 1833. Tout près de-là, est P
ÉGLISE DE St. ADRIEN.
La façade de cette église date du V siècle de l’ère vulgaire : elle est en briques, mais autrefois elle était revêtue de stuc, avec des ornemens dont on voit des traces dans le haut. La porte était plaquée de bronze, et a été transportée d’ici à st. Jean de Latran, sous Alexandre VIL En 1649, losqu’on reconstruisit l’intérieur de cette église , on trouva un piédestal
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Curia •
le règne de Carin. Quant au Comitium , cet édifice était attaché à la Curia ou salle du sénat, et servait pour les coruitia curicitu , ou as— semblées du peuple par curies, lorsqu’il s’agissait de l’élection de quelques prêtres et de la promulgation des loix ; quelque fois on y administra la justice et on y exécuta des criminels; une grande partie des Fastes Capitolini on été trouvés près d’ici dans le XVI siècle , et quelques autres iragmens dans les dernières fouilles que le gouvernement y a fait faire. La Graecostatis était tournée vers le temple d’Antonin et Faustine; sa façade était formée par huit colonnes, les trois qui restent appartiennent à un des côtés qui chacun en avait treize. On ne sait pas encore s’il y avait des colonnes à l’endroit où cet édifice rejoignait la Curia. Les colonnes sont en marbre pentelicjue, cannelées et d’ordre corinthien ; leur diamètre est de 4 pieds et demi et leur hauteur de 45 .lieds, y compris la base et le chapiteau. L enta* ùlement qu’elles supportent , est grand et majestueux , et d’un travail délicat et fini ; es chapiteaux sont aussi beaux que ceux du Panthéon , et servent de modèle ainsi que les colonnes pour les proportions et les ornemens
de l’ordre corinthien. ,
Au de-là de ces restes , en allant vers le
labre, on trouve ceux de la