‹ Itinéraire de Rome et de ses environs T. 2Chapitre 1 sur 133 · MAUSOLÉE D’AUGUSTE · texte numérisé non relu

MAUSOLÉE D’AUGUSTE

Suetone en parlant des funérailles célébrées en l’honneur d’ Auguste fixe l’emplacement, i auteur , et la date de ce fameux monument Tom. //. 1

Mausolée Z)’ Auguste

qu’ on appela Mausolée, parceque par sa gnifîcence il rivalisait avec le tombeau érigé parArtemise reine de Carie à Mausoleson ma* ri, et qui était une des merveilles du monde. Ce célébré écrivain dit que les cendres d’Auguste furent placées dant le Mausolée, monument qu’il avait fuitériger pour cet usage entre la voie flaminienne et le rivage du Tibre, dans son sixième consulat, c’est à dire l’année 27 avant l’ère vulgaire, après avoir déclaré que les bois, et les promenades qui l’environnaient seraient public. Ce passage de Suetone qui est bien clair fait voir que le Mausolée d’Auguste était entre la voie flaminienne et le Tibre, et sert de commentaire à cette saillie de Sénèque, qui parlant de l’ empereur Claude enterré dans ce Mausolée, dît qu’il descendit 'aux enfers entre le Tibre et la voie droite, c’est à dire la voie flaminienne : et inter Tiberim et viam rectam descendit ad infer os. Ce monument donna origine au nom ài' Augiista que cette partie de la ville porta dans le moyenâge, et qu’ elle conservait encore au tems de Marlian dans le XVI siècle. Ainsi soit par l’arcliitecture, et le style des restes encore existans, soit par les passages de Suetone, et de Sénèque, et par la tradition du moyen-âge, il faut reconnaître que les vestiges du monument sépulcral attacliés au palais Corea sont les restes du Mausolée d’ Auguste. 11 résulte de Virgile que Marcellus fut enterré dans ce mausolée peu de tems après la fondation de ce mo^ nument; on connaît par Albinovanus que successivement on y déposa les cendres d’ Agrippa, d’Octavie soeur d’Auguste, et de Drusus ;

Mausolée Miiguste

ensuite il reçut celles de Gerraanicus, de Claude, et de Nerva dernier des empereurs qui y fut enseveli. Dans le XII siècle il fut réduit en forteresse ,* en 1167 elle était au pouvoir des Colonna , lorsque le peuple romain la démantela ; et depuis ce tems-là ce monument fut réduit à l’état d’une ruine.

Nous pourrions difficilement concevoir sa magnificence per les restes qui existent , si Strabon, écrivain contemporain d’Auguste et de Tibère ne nous avait laissé une belle description de ce monument. Dans le cinquième livre de sa géographie il dit, que le Mausolée était digne d’une mention particulière; que sur un soubassement circulaire et très élevé, de marbre blanc était un monceau de terre plan-

te et ombrage jusqu’au sommet par des ar« bres toujours verts; que sur le sommet était la statue en bronze d’ Auguste, et en dedans du monceau étaient les tombeaux d’Auguste, de sa famille, et de sa maison; que derrière le monument il J avait un bois oii 1’ on voyait des promenades admirables, c|u’ au milieu d’elles était une enceinte plantée de peupliers, environnée de grilles et dont le bûcher, en marbre blanc, occupait le centre. L’entrée du Mausolée était vers le midi; elle était ornée de deux obélisques en granit rouge et sans hiéroglyphes, érigés per l’empereur Claude»

Il ne reste de ce grand monument que le massif des murs du soubassement construit en ouvrage réticulaire de tuf; le revêtement en maibre a disparu. Le diamètre actuel des ruines du soubassement est de 200 pieds romains anciens. Tout autour on voit encore les restes

Église de saint .Roch»

et les traces de i3 cliambres sépulcrales : la quatorzième servait d’entièe à la grande salle ronde sons le monceau de terre^ elle avait 1 30 pieds de diamètre. La voûte qui la couvrait et qui servait de soutien au monceau plante d’arbres, s’est écroulée : elle a formé de cette manière un terreplein tout autour de ce terrepleîn vers la fin du dernier siècle ou a construit une espèce d’ampbitliéatre où l’on donne dilFérens spectacles surtout pendant l’éîé. Les obélisques qui étaient cà la porte de ce Mausolée servent aujourd’ bui d’ornement à la place de ste. Marie Majeure, et à celle du Quirinal. En 1777 en creusant la terre pour reconstruire la maison au Coin de la place de st. Charles au Cours vis-à-vis la rue de la Croix, on trouva un vase magnifique en albâtre, et divers morceaux de travertin sur lesquels envoyait les noms des fils de Gernianicus : la phrase hic creinatiis est ^ ICI il a été h ridé y q u’on lisait sur ces pierres, fait reconnaître que le Bustiun ou bûcher des Césars, mentionné par Strabon, était près de là: ces objets sont à présent au Vatican, le vase paraît avoir servi à contenir les cendres de tous les membres de cette famille, à l’exception de celles de Caligula et de ses soeurs qui survécurent au massacre de Tibère.

En retournant sur la grande rue de Bipetta, on trouve à gauche , E

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