ROUTE DE ROME A’ TIVOLI
Le chemin par lequel on va aujourd’hui à Tivoli répond en plusieurs endroits à l’ancienne voie Liburtine, dont on trouve des restes bien conserves, comme nous le verrons dans la suite.
On sortant de Rome par la porte st. Laurent, dont j’ai donné la description à son lieu; à moins d’un mille de distance on trouve à droite la basilique de st. Laurent, décrite dans, le volume précédent.
Environ à quatre milles de Rome on passe VAnio^ aujourd’hui Téverone, Cette rivière
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Route de Rome à Tivoli.
a sa source dans les confins du royaume de Naples; elle séparé la Sabine du Latium; à rivoli elle forme une cascade dont nous parlerons ensuite, et enfin elle se jette dans le Tibre à trois milles de Rome, aux environs du pontSalaro. Le pont sur lequel on passe l’Anio sur la voie Tiburtine, est appelé Marri' moto; on croit que ce nom lui vient de Maminée mère d’Alexandre Sévère. Gomme tous les autres ponts sur cette rivière près de Rome, il fut abattu par Totila , et reconstruit par Narsès.
Après le dixième mille, on passe de tems eu tems sur l’ancien pavé de la voie Tiburtine , construite, comme les autres grands chemins des Romains, en gros blocs polygones d’une lave basal tine noirâtre qu’on trouve près de Rome, et bordée par deux trottoirs.
Entre le onzième et le douzième mille , a ga uche, dans les dernières années on trouva le tombeau en marbre de Julie Stemma, qui lui fut érigé par ses enfans Jule Eutactianus , Attliis Similis, et Lætus Evenus: ce tombeau vient d’ctre transporté au Vatican.
A’ un demi' mille au de-là de Martellone, ferme qu’on trouve environ à 1 2 milles de Rome, on voit h gauche, à peu de distance du grand chemin, le lac des Tartres. Ce nom dérive de la qualité qu’avaient les eaux de ce lac, lesquelles en déposant sur les végétaux des substances tartreuses et calcaires, les pétrifiaient. On y voit en effet des herbes, des roseaux et des arbustes convertis en pierres , lesquels méritent l’attention des curieux et des amateurs d’histoire naturelle.
Pont de la Solfatara.
En rentrant sur le grand chemin il faut remarquer (ju^ici 1 ancienne voie se partageait ici en deux branches, l’une qui, en s’éloignant toujours sur la gauche, passait l’Anio au pont dit à présent de ^ Aquoria allait à Tivoli ; l’autre en traversant l’Anio au pont Lucano , allait à la villa d’Adrien et k Tivoli. C’est à peu près celle-ci qu’on suit k présent pour aller k Tivoli, jusqu’au