MARINO
On a prétendu que celte jolie son nom de Marins, ou de Lucus Muicna, nui Y avaient leurs maisons de plaisanc , r. Jant il est certain qu’elle cernent de Castromoenmm, ^ ^ pj-
„e du latium ^éuts d’IIahca
lie, et plusieurs bel effet.
Cette ville vue de loin fli,„quée
Se maisons sur le haut d ““ de
de sa délicieuse situation et t
Ccist6l~Gcividol^o *
l’air, les habilans de Rome y vont passer la belle saison.
Dans l’église de st. Barnabe, sur 1 autel de la croise'e, du côté de la sacristie , on voit un beau tableau représentant le martyr de St. Bartbélemi, ouvrage de la première manière du Guerchin; le martyr de st. Barn;ibé qu’on voit représenté dans le tableau du maître autel est de son école. Dans l’église de la Trinité est un tableau du Guide, représentant la Trinité.
En sortant de celte ville on descend dans la vallée Férentine, ainsi nommée de la deesse de ce nom; dans celle vallée les peuples du Latium tenaient leurs assemblées nationales avant d’étre subjugués par les Romains. La source d’eau qui nait dans le coin de cette vallée, et qu’on appellait l’eau de Férentine a été rendue célèbre par la mort que Tarquin Je Superbe y fît donner à Turnus Herdonius députe' d’Aricie , qui s’opposait à ses vues ambitieuses, comme on peut le voir dans Tite Live.
A trois milles de Mari no, est
CASTEL-GÂNDOLFO.
Ce petit village est si riant et si agréable par sa belle situation et par la bonté de l’air, que les papes, depuis Paul V, y ont fait bâtir un grand palais et un jardin, pour y passer Une partie de l’automne.
A l’entrée orientale du même village , on voit la villa Barberini, qui renferme des restes considérables de la maison de campagne de l’empereur Domitien.
Castel-Ganclolfo.
L’cgUse principale qui est sur la place du village, a éle buiie d’après les dessins du Berniii, Elle est en forme de croix grecque , surmontée d’une belle coupole. Au maître autel est un tableau oval, porte’ par des anges, il représente st. Thomas de Villeneuve, ouvrage de Pierre de Gortone. Sur l’autel à main gauche, est une Assomption, de Charles Marat la.
Le lac environné de montagnes qui est sous Castel- Gandolfo, et qui a été lecralerd’un volcan, présente une très-belle vue pittoresque; il a cin([ à six milles de circuit et 480 pieds de profondeur. En descendant au niveau de ce lac, on trouve, deux nymphées, c’est-à-dire des grottes ornées autrefois de statues de nymphes et destinées à prendre le frais.
Le canal de ce lac est un des plus anciens et des plus singuliers ouvrages des Romains; c’est un déversoir appelé, émissaire ^ par lequel les eaux du lac vont se rendre dans la plaine, qui est au de-là du mont, lorsqu elles sont trop hautes. Il fut fait 304 ans avant l’ère chrétienne, à l’occasion dune crue extraordinaire des eaux, arrivée dans le tems meme que les Romains étaient occupés au siège de Véiés. Rome ayant envoyé des députés à Delphes pour y consulter Apollon Pytmen, l’oracle répondit que les Romains ne subjugueraient les Véiens qu après avoii écoulement aux eaux de ce ^ un
peu an de-là de l’endL-oit où est le
exdcuta l’ouvrage avec tant de
bout d’une année, ou fît un canal long d
]nile cV Albano.
l’on un mille, large de trois pieds et demi , et haut de six. Cet ouvrage fait dans le roc , à coups de ciseau, coûterait des sommes immensesTil fut fait avec tant de soin qu’il sert encore au meme usage sans avoir jamais eu besoin d’aucune réparation. ^
Par un agréable chemin borde d arbres et de la longueur d’un mille , on va de Castel- Gandolfo à la