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PORT DE RIPETTA

Gle'raent XI fit construire ce port sur le plan d’Alexandre Specchi, au bord du Tibre, avec de larges de'gre's qui en facilitent l’accès; on se servit pour cette construction des pierres d’un arc du Colise'e, tombe' en 1 703 par un tremblement de terre. Dans ce port abordent les barques qui viennent de la Sabine et de l’Ombrie, pour porter à Rome le vin, le bled, ]’ huile , le bois et autres objets qui servent à la consommation de la capitale. Au niveau de la rue il est orne' d’une fontaine environnée d’une balustrade ; sur les deux colonnes cm’ on a elevees aux extrémités on a marqué les plus grandes inondations du Tibre; la plus terrible arriva en logS , lorsque les eaux montèrent jusqu’ à la boule cjui surmonte ces colonnes. De ce port on jouit d’une vue très pittoresque, couronnée par la chaîne du mont marins.

Vis-à-vis ce port est P

6 Ég lise de st. Jérome des Esclo-vons

ÉGLISE DE St. JÉROxME DES ESCLAVONS

Nicolas V donna cette eglise aux Illyriens.

Sixte V. la rebâtit en 1588 sur les dessins de Martin Longlii et Jean Fontana . On remarque à gauche sur le premier aufiel un tableau de Micbelange Cerruti ; les peintures de la voûte de la seconde chapelle sont d’ André d’Aucône, et le tableau de l’autel, représentant Jésus Christ descendu de la croix, est de Joseph du Bastaro. Ce même peintre fît le st. Jérôme de la chapelle suivante. Sur le mur du maître autel, Antoine Viviano et André d’Ancône peignirent la vie de st. Jerôme ; les autre peintures ont été faites par Paris Nogari, Guidotti, Avancino Nucci etc. Le tableau de la chapele suivante représentant st. Cyrille et st. Méthodius est de Vang. Les ornemens delà chapelle qui suit sont de Pierre Bracci. Enfin le tableau de la dernière chapelle dédiée à la Vierg e est de Joseph du Bastaro.

Après avoir vu cette église on trouve vers Pextr’êmité du port le

PALAIS BORGHÉSE

Ce palais qui est un des plus beaux et des plus magnifiques de Borne, fut commencé eu 1 590, par le cardinal Dezza, sur les dessins de Martin Longhi , 1’ ainé et achevé sous Paul V, par Hamine Ponzio. On entre dans une cour magnifique, entouree de portiques , soutenus par colonnes de granit, doriques au rez de chaussée, et corinthiennes à l’étage supérieur. On remarque dans celle cour

Palais Borghèse

les statues colossales de Julie, de Sabine et de Gérés.

L’appartement du rez-de-cbaussée renferme une collection rare et choisie de peintures disposées dans onze chambres, ainsi qu’il suit, et qu’ on peut voir tous les jours depuis dix heures du matin.

En entrant dans la première chambre, les tableaux les plus remarquables sont: la trèssainte Trinité, de Léandre Bassano; la Vierge avec l’enfant Jésus et deux apôtres , par Garofalo ; un grand tableau représentant la Conversion de st. Paul, par le meme^ la Vierge douloureuse , de Marcel Provenzale; une Vierge avec l’enfant Jésus, par Ghirlandaïo ; sur les deux portes, deux ronds , dont V un représentant la ste. Famille, par Pollaïolo ; l’autre la Vierge, avec l’enfant Jésus et st. Jean, esquisse dans le premier genre de Raphaël ; st. Pierre pénitent, par i’Espagnolet; le baiser de Juda, par Vanden ; une Sibylle , de Guido Cagnacci , et l’adoration des Mages, par Jacques Bassano.

Dans la seconde chambre, en commençant parla droite, on remarque, une Magdelaine , par Augustin Carrache; le Sauveur, par Annibal Carrache ; la déposition de la croix, par Frédéric Zuccari ; une ste. Famille, les noces de Cana, la naissance de notre Sauveur, et la déposition de la croix, tous par Benvenulo Garofalo ; un tableau représentant Jésus avec un disciple, par le Scarsellino de Ferrare ; saint François penitent, de Cigoli; un st. Jerome , e Mutien ; la Vierge avec 1’ enfant Jésus et st.Jean de Titien ,* un st. Jérôme pénitent, et

Palais Borglièse.

un grand tableau représentant V incendie de Troye, tous les deux de Baroccio; ^ enus pleurant la mort d’Adonis, par le Scarsellino, une tête de St. François , par Annibal Carracbe ; un grand tableau repre'sentant la cbasse de Diane, chef d’œuvre du Dominiquin ; une Vierge avec i’enfant Je'sus et st. Jean, par Pe'rin del Vaga , et la tête de Lucrèce Bomaine, par Bronzino.

La troisième cbambre renferme: st. Antoine qui prêche aux poissons , par Paul Veronèse; le portraitde Porderione, peint par lui-même, avec toute sa famille; un portrait par André Sacchi;un "rand tableau du chevalier Lanfranc,

r epr ésen t a n tL U ci 1 1 e s U r P ri s e P a r 1 ’O i q U e m a r i n ; ste. Catherine de la Rota, de Parmigianino ; st. Jean Baptiste dans le désert, par Paul Veronèse; un st. P rançois d’ Annibal Carracbe ; et une ste. Famille, par Perin del Vaga.

La quatrième chambre contient : un st. Jean Baptiste, copié de l’original de Raphaël, par Jules Romain ; deux apôtres de Buonarrotijl’enlèvement d’Europe, du cbev. d’Arpin ; une ste. E'amiîle, par Scipion Gaetano ; le fameux tableau de Raphaël, représentant la déposition de la croix 5 une autre déposition, de Garofalo; la fameuseSibylle euméenne, chef-d’œuvre du Dominiquin; la Visitation de ste. Elisabeth, par Rubens; le David, duGiorgione; une ste.

Famille, par Garofalo, et une demi-figure, de l’école de Léonard de Vinci.

Dans la cinquième chambre on voit un grand tableau repi'ésentant la Femme adultère, de l’école vénitienne; quatre ronds de François Albane, représentant les quatre saisons; une

Palais Borglièse.

Venus dans l’action de se couvrir, par le Padovaninoj une Vierge avec l’enfant Jésus, par André del Sarto 5 au dessus des quatre ronds, quatre tableaux dont T un représentant Jo“ seph avec la femme de Putifar, par le cliev.

Lanfranc , l’autre la Samaritaine, par Garofalo ; un autre Jésus avec la Magdelaine , de Pierre Giulianeliij Tautre, dans le premier genre du Guerchin , représentant l’Enfant prodigue , et la résurrection, de Lazare , par Augustin Carrache.

On voitdansla sixième cbambre une Leda, de l’école de Léonard de Vinci ^ la chaste Susanne, par Rubensj Vénus et Adonis, par Luc Cambiasi, le portrait dit de la Fornarina de Raphaël, peinture parfaite par Jules Romain; les trois Grâces, de 1 ’ école dePAlbane; une Vénus au bain, par Jules Romain; une Vénus avec un Satyre, par Paul Veronèse, et une Vénus dans la mer, par Luc Cambiasi.

La septième chambre est entièrement couverte de miroirs, ornés des peintures de Giro Ferri.

Dans la huitième chambre ou remarque quatre tableaux en mosaïque, dont l’un représente Paul V Borgh èsej un grand tableau représentant une galerie, ouvrage flamand 5 un portrait, de Romanelli ; la Vierge avec l’enfant Jésus, parPalma; une Magdelaine, de Lavinia Fontana , et un portrait, de Jacques Bronzino.

La chambre suivante renferme FEnfant proigue, par le Titien; la Conversion de st.Paul, du chev. d’Arpin; une ste. Famille, d’innocent d Imola; la déposition de la Croix, par Pierre Perugin ; V Amour et Psyché , par Dossi de

Palais Porghese

iO

Ferrare; l’adoration des Mages, pat' Jacques Bassaiio; deux beaux tableaux flamands, un portrait surprenant qu’on appelle de Cesai or gia, peint par Rapliaël; la résurrection de Lazare, peinte sur ardoise, par Augustin Garrache ; Judith prèle à couper la tete à Holopherne, par Elisabeth Sirani ; la Vierge avec l’enfant Jésus, parle Scarsellino; un cardinal, peint par Raphaël; un grand tableau représentant un concert de musique, par Leonello Spada ; un grand portrait, par Pordenone; un st. Jerome, de l’Espagnolet; la Vierge avec l’enfant Jésus, par Jules Romain; l’Amour divin et prophane, chef-d’œuvre du Titien; une Vierge avec l’enfant Jésus, par Augustin Garrache ; deux marines, par Paul Brilli ; et une demi-figure d’un jeune homme avec des fleurs dans la main, par Michel-Ange de Garavage.

Dans la dixième chambre on voit: le retour de l’Enfant prodigue, par Guerchin ; la résurrection de Lazare, par Benvenuto Garofalo; la déposition de la croix, par Mulien ; la flagellation à la colonne, par Garofalo; uiieMagdelaine, par André del Sarto ; une Vierge par Pierre Perugin ; Sam son lié à la colonne du temple, dans le premier genre du Titien; deux portraits su ardoise , par Joseph Bronzino; une Vierge avec 1’ enfant Jésus, par Scipion Gaetano; les troisGraces, chef-d’œuvre du Titien; et Jésus devant les Pharisiens, par le meme.

La dernière chambre contient une ste. Famille , par Scipion Gaelano ; une autre ste.

Famille,par Jules Romain; la Vierge avec l’enfant Jésus, par Jean Bellini ; la femme du Titien , peinte par lui meme, sous la figure de

Co,nipo Marzo

Judith; Lot ivre avec ses filles par Gérard des nuits; le portrait de Raphaël d’Urbin, peint par Timothee d’ Urbin son élève; un Cuisinier, par Garavage , et une Vierge et l’enfant Jésus , par André del Sarto.

La petite rue qui est vis-à-vis ce palais, conduit à celui dit de Florence, parce qu’il appartient à la Toscane, il est occupé par le consul et les pensionnaires que l’Academie des beaux arts que Florence entretient à Rome. Il a été renouvelé vers la moitié du XVI siècle sur les dessins du fameux Vignole. Le grand appartement est orné de peintures du Primatice et de Prosper Fontana, bolonnais.

La rue qui est en face de ce palais, conduit à la petite place de

GAMPO MARZO

L’ancien et fameux Champ de Mars a donné son nom à cette place et à tout le quartier; on appelait ainsi anciennement toute la plaine qui s’ ouvre entre'le Capitole, le Quirinal , et le Pincio jusqu’au Tibre; ce nom avait été donné à ce champ lorsque le peuple romain le dédia à Mars, après l’expulsion des Tarquins qui le possédaient auparavant.

Cette plaine était d’abord entièrement consacrée aux exercices gymnastic[ues du peuple, et aux assemblées publiques pour l’élection des magistrats; mais ensuite, à mesure que la ville augmenta en puissance , on la remplit de magnifiques édifices , de manière que du tems de Strabon on l’ avait déjà divisée en Champ de Mars proprement dit, qui continuait a servir aux exercices militaires, et en Champ

1 2 Église de Ste, Marie Magdelaine.

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Mineur qui était occupe par des^ monumens et des édifices, tels que : les llieaires e Marcellus, de Pompee et de Balbus, I^aniphi"* theatre de StatiliusTaurus, les bains d Agrippa, le Panthéon, le cirque Flaminien, le mausolée d’Auguste etc.

En allant plus avant, on trouve P

ÉGLISE DE Ste MARIE MAGDELAINE.

Elle a été bâtie par Charles Quadri à l’exception de la façade qui a été faite par Joseph Sardi. Milizia dit que c’est le non plus ultra du mauvais goût. Elle est néanmoins fort riche en ornemens , et contient plusieurs tableaux remarquables. Celui de st. Camille de Lellis, fondateur de 1’ ordre religieux des pères qui assistent les mourans, auquel cette église appartient , est de Placide Gonstanzi j celui de la chapelle de st. Nicolas de Bari est du Baciccio, et le tableau de l’avant -dernière chapelle est de Luc Giordano.

Sortant de cette église par là porte latérale, on trouve la place Gapranica, où est 1’

ÉGLISE DE Ste. MARIE IN AQUIRO.

Plusieurs antiquaires prétendent qu’elle a pris la dénomination in ^quiro^ des jeux dits equiria^cpii avaient lieu anciennement dans cet endroit. On l’appelle communément des Orphelins, à cause de l’hospice attenant, où sont reçus et instruits les pauvres orphelins. L’architecture de cette église, est de François de Volterre, et celle de la façade est de Pierre Camporesi. La voûte de la seconde chapelle à gauche en entrant est de Jean Baptiste Spéran-

Place du Panthéon,

za; Je tableau de T autel et les deux tableaux de côte sont deGe'rard des Nuits. Sur le maître autel qui a été bâti d’après l’arcbitecture de Matthias Rossi on voit un tableau de Jean Baptiste Boncore représentant la Visitation de la Vierge. Dans la chapelle de l’Annonciation, le tableau de l’autel est de Nappi ou du Capucin ; les fresques sont de Charles Saraceni dit le Vénitien.

En prenant une des rues à gauche et tournant à droite on arrive à la

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