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îiMssi (les fresques faites ou par cet artiste même , ou par ses clèves d’ après ses cartons et sous sa direction ; elles ont été' gravées plusieurs fois , et sur tout par les artistes les plus célèbres du XVI siècle , tel que Marc Antoine, Augustin le Vénitien etc. (maiatenant elles sont h la villa Borgliése ) .
Cette 'villa fut pillée et ravagée peu de teins après par les troupes du connétable, de Bourbon, en 1527, et après la mort de mgr.
Turini elle passa en d’autres mains. Depuis le siècle dernier elle a appartenu aux ducs Lante, qui en 1824 l’ont vendue au prince Borgbèse . Aujourd’ bui elle appartient aux Sœurs du sacré Cœur de Jésus.
Descendant de nouveau h la rue de la Longara, on trouve vis-à-vis le palais Corsini la
FAUNÈSINA.
Ce palais fat bali sur les dessins de Balthasar Peruzzi pour Augustin Chigi fameux ban- (juier du tems de Léon X, lequel Chigi oiourut en 1 520 peu de jours après Raphaël dont il était r ami ; il laissa environ 4 millions de francs , somme énorme pour celte epo- <|uc. C’ est de la famille de ce banquier q“ est sortie la maison princière de ce nom- D®* puis la moitié du XVI siècle ce palais o vendu aux Farnèse, et apres 1 extinction cette famille, en 1731, elle passa Jdans le domaine de la couronne de Naples. ^
Ce qui rend principalement ce pa*^’^ téressant , c’est la fable de 1 Anioui et
Farnesina,
che qui est peinte à fresque sur la voûte du premier sslon, ^ elle a ete execulee sui les dessins de l’immortel Raphaël, par ses meilleurs e'ièves et principalement par Jules Romain ; ainsi que la Galatée, qui est^ de la main de Raphaël lui-même . Ces peintures ayant beaucoup souffert, Charles Maratta les restaura avec le plus grand soin, mais malgré cela , le colori est devenu un peu fonce' et dur . La fable de Psyché' , tirée d’ Apule'e, est distribuée de la manière suivante: dans les deux tableaux du milieu de la voûte on a représenté, les deux principaux sujets de cette fable; dans l’un est l’assemblée des Dieux, où l’Amour et Vénus informent Jupiter; Mercure qui prévoit le jugement, sans attendre la décision du maître des Dieux, présente à Psyché la coupe d’ ambroisie pour lui procurer l’ immortalité. Le second tableau représente les noces de 1’ Amour et de Psyché , qui se célèbrent dans 1’ Olympe , au milieu d’ un banquet général des Dieux.
Autour de cette voûte, dans dix tableaux triangulaires, on a représenté toute l’ intrigue de cette fable J jusqu’au moment des noces ; dans le premier tableau, à main gaucbe en entrant , est Vénus indiquant Psyché à son fils , lui comande de la faire brûler d’ amour pour le plus vil des mortels, en punition de ce que contre sa volonté elle a conçu de l’amour pour lui. Le tableau suivant représente 1’ Amour montrant Psyché aux trois Grâces, compagnes de Venus, comme s’il voulait leur en aire remarquer la rare beauté ; le peintre i a supposée hors du tableau, Raphaël a beau-
l^arucsina.
coup travaillé lui môme à ce tableau , et sur tout au dos d’une, des Grâces , qui est d’ une exécution admirable. Dans le troisième tableau est Vénus quittant Juuon et Gérés qui lui parlent en faveur de la malheureuse Psyché. Le tableau qui suit représente Vénus irritée, montée sur son char tiré par quatre colombes , allant vers Jupiter pour le prier d’ envoyer IVIercure sur les traces de Psyché fugitive, afin de pouvoir assouvir sa colère. Dans le cinquième tableau on voit Vénus sollicitant Jupiter d’ envoyer Mercure à la poursuite de Psyché.
TjC sixième tableau représente Mercure qui publie les ordres de Jupiter et les récompenses que Vénus promet à ceux qui livreront Psyché, qui revient des Enfers soutenue par trois petits Amours , elle porte le vase de fard , <jue Proserpine lui donna pour appaiser la co* 1ère de V^énus. On voit ensuite Psyché qui présente le vase de fard à Vénus irritée. Le neuvième tableau représcnte J’Amour qui se plaigiiat à Jupiter de la cruauté de sa mère , lui demande la permission d’épouser Psyché; Jupiter lui accorde cette grâce et le baise au front. Dans le dixième tableau, on voit Psyché conduite au ciel par Mercure pour épouser l’Amour. On voit aussi quatorze tableaux triangulaires qui sont aux côtés de ceux, dont nous venons do parler, ils représentent les Génies de tous les Dieux, ou plutôt de petits Amours qui portent, comme en triomphe, leurs attn uts en forme de pépouilles, pour faire allusion a pouvoir de 1’ Amour qui surpasse et vient a
bout de toute chose.
Farnhsina .
Dans la chambre contiguë , on voit la célébré Galate'e peinte à fresque par Raphaël : elle est portée par deux dauphins , précédée par une Nerëide et suivie^ d^une autre» qui est portée par un Triton. Les deux tableaux de la voûte de celte chambre , V un repre'sentant Diane sur son char, tiré par deux bœufs, et l’autre la fable de Méduse, sont des peintures de Daniel de Volterre et de Sébastien del Piombo, qui fit aussi les ornemens avec des figures en clair-obscur, imitant parfaitement des bas-reliefs. La belle tête colossale dessinée au charbon, que l’on voit dans un coin de cette chambre, a été faite par Buonarroli , non pas suivant l’opinion trop répandue pour reprendre Raphaël de la petitesse de ses figures, mais pour ne pas demeurer oisif pendant qu’ il attendait Daniel, son élève, dont il était venu voir les ouvrages.
Dans l'étage supérieur sont deux chambres peintes à fresque ; les peintures d’architecture delà première chambre’ sont deBalthazar Péruzzi ; la Forge de Vulcain, que l’on voit sur la cheminee, de même que les frises, sont de 1 ecole de Raphaël. La fresque de la seconde chanabre , qui est vis-à-vis la fenêtre, et qui représente Alexandre le grand, offrant une couronne à Roxane , ainsi que celle de la face du milieu, sont de jL Antoine , dit le oodoma.
En sortant de ce palais et suivant la même rue de la lungara à droite , on voit d’abord les ecuries d’ Augustin Ghigî, construites d’apres les dessins de Raphaël d’Urbin. Elles ont existé jusqu’ au commencement de ce siè-
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1 OO Èf^lise (le St. Jacques.
de y mais comme elles menaçaient d’une imminente ruine, il fallut les démolir en 1808. Ce bâtiment était un des plus beaux édilices modernes, soit pour la masse du batiment, soit pour les profils des détails , on peut en voir les traces dans les piédestaux, et les moulures qui restent encore.
A* coté de ce batiment démoli , et sépar<;e par une petite rue qui conduit au Tibre , est 1*
ÉGLISE DE St. JACQUES.
Cette église fut bâtie en 1628 par le cardinal François Ilarberini. Sur le maître autel est le tableau représentant l’apôtre st. Jacques, ouvrage de Romanelli; les tableaux des autels latéraux représentant la Magdelaine et st. Augustin sont de François Troppa.
Vis-à-vis est V église de îAe. Croix de la pénitence; sur le maître autel est uu crucifix peint par François Troppa ; F Annonciation qui est sur 1* autel à droite est du même peintre ; celui de st. Marie Magdelaine à gauche est de François Napolitain.
Dans la maison attenant à cette renferme les femmes qui se conduisent mai^ vulgairement on appelle celte maison le ht le h cause de T escalier qu’on monte pou‘
y arriver. a
Après cette église, h gauche, dans rue on voit celle de la Visitatiou de la Viei^ et de st. François de Sales; sur le maître autel , la visitation de la Vierge a été Charles Cesi. La mort de st. Joseph sur tel à gauche est un tableau que que que