ÉGLISE DE LA TRINITÉ DES PÈLERINS
Elle a été bâtie en 1614, sur les dessins de Paul Maggi dans l’endroit où jadis était l’église qu’ on appelait de st. Benoît in jirenula. Jean Baptiste de Rossi fît faire la façade d’après les dessins de François de Sanctis ; elle est de travertin, ornée de colonnes corinthiennes et composites, efdes statues des quatre é— vangelistes , ouvrages de Bernardin Ludovisî. Le seul tableau de cette église, crui mérite d^é-
tre remarqué, est celui du maîtr2 autel, reprl
sentant la Trinité, on le regarde comme un des plus beaux ouvrages de Guido Béni.
A cette eglise est joint un hospice, où P on reçoit les pèlerins, et les convalescens qui sortent des hôpitaux de Home.
' cette église est le Mont de Piété ,
etablissement , dont P origine remonte à 1’ an 1ob9. On y^préte de 1’ argent, moyennant un » que l’ on rend quand on restitue la somme . 11 y a aussi un dépôt où chacun peut mettre son argent en sûreté. L’édifice est
i 5(3 Église de s t. Charles auxCatinari.
très-vaste et renferme une chapelle fort riche en marbre et décorée de statues et de bas* reliefs, ouvrage de Dominique Guide, de Mr. le Gros, de Mr. Tendon et autres.
En avançant, par la rue à droite, on trouve la place et 1’
ÉGLISE DE St. CHARLES AL^ CATIN.ARL
Cette église est appellée aux Calinaru parcequ’autrefois ce quartier était habité par des ouvriers de coupes et d’ écuelles de bois, ap« pellées en latin Calini- L’église a été rebâtie vers l’an 1612 , sur les dessins de Rosati; l’architecture de la façade est de Jean Baptiste Soria, qui l’a décorée de deux ordres de pilastres, 1’ un corinthien et l’autre composite.
L’ intérieur de celte église est d ordre corinthien et orné de belles peintures. Dans la première chapelle à droite, l’Annonciation, est de Lanfranc. Le martyr de st. Biaise suri autel de la croisée est un des meilleurs ouvrages d’Hyaciute Brandi . Le maître autel a été fait sur les dessins de Martin Lunghi ; il est décoré de quatre colonnes de porphyre et d un tableau de Pierre de Cortone, représentant une procession où st. Charles, sous un’baldaquin, porte le saint clou. Dans la première chape e après le maître autel vers la porte de a sa cristie , le tableau représentant le martyr e st. Marius et ses compagnons, est de Romane II'. Dtirrièrele maître autel, on voit un polira» de st. Charles, peint à fresque par leGaidej» ' paravant il était placé sih- la façade de 1 eg ^ Les peintures de la tribune, sont de Lanf Les quatre Vertus Cardinales, pemtes da
Palais de la Chancellerie. ‘Î57
pendeatifedu dôme, sont des ouvrages ce'lèbret
du Dominiquîii. Le tableau place sur 1 autel de
la croisée, représentant la mort de ste* Anne, est un chef-d’œuvre d’André Sacchi, qui peignis aussi le st. Romuald , qui est dans la g^erie du Vatican. Près de cet autel, sur le pilier a droite, est le tombeau du card. Gerdil, personnage très-celèbre par ses écrits en faveur la religion catholique. Sur le pilier oppose a celui-ci, près de P autel de st. Biaise, est le monument du card. Fonlana. •
En retournant en arrière et prenant la rue des Giubhonari.) on trouve la place de Campo di Fiori. Peu loin de cette place, est le