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PALAIS FARNÈSE

Ce palais est sans doute le plus beau et Jç plus majestueux de Rome, tant par sa

Palais P'arnèse^ 159

C6nc6f (juc psr su belle srclii lecture» Paul lïl ^ étant encore cardinal, le fit commencer sur les dessins d’ Antoine de Sangallo ,* le cardinal Alexandre Farnèse, neveu de ce pape, l’acheva sous la direction de Michel-Ange Buonarroti, ensuite il fit faire, par Jacques de la Porte, la façade du côté de la rue Julie. Les pierres de travertin , dont ce palais est compose , ont été tirées du Colisée. Ce grand palais appartient au roi de Naples, ainsi que tous les autres biens que les Farnèse possedaietit dans les états romains. Cet édifice est un carré parfait ; chaque façade est percée de trois rangs de fenêtres ; la porte principale conduit à un vestibule, décoré de 12 colonnes ioniques de granit , placées sur des dés , La cour est ornée, de trois ordres d’architecture, placés 1’ un sur l’autre ; les deux premiers, qui sont dorique et ionique , forment des portiques , soutenus par des pilastres ; le troisième ordre, qui est corinthien, a des croisées entre les pilastres. Cette cour était autrefois décorée de statues , parmi lesquelles on admirait le fameux Hercule, de'Gljcon l’Athénien, et la Flore , qui sont aujourd hui a Naples ainsi que les autres marbres antiques et rares que renfermait ce palais, et particulièrement le groupe de Dirce, connu sous le nom de Taureau Farnèse, qui était placé dans la seconde cour. Dans la cour principale il ne reste que le sarcophage de Cecilia Metella, trouvé dans son tombeau , à Capo di Bove.

En montant au premier étage, par le grand escalier, on trouve de vastes apparlemens , et nne galerie de 62 pieds de longueur sur 1 9 de

Palais Farnese.

largeur, elle est peinte a fres([ue par Annibal Carrnclie; c’est le plus bel ouvrage de ce maître célébré. Les fresques de la vovite de cette galerie, sont partagées en onze tableaux de dlfférenies grandeurs et en huit petits ronds tous entoures de termes , de figures accadémiques et d’ ornemens d’ archiiecture , imitant les stucs»

Le grand tableau du milieu représente le triomphe de Bacebus et d’ Ariadue ; ou les voit Pun et l’autre placés sur des chars dllFéï'cns, marebant de front; le char de Bacchus qui est d’ or, est tiré par deux tigres ; celui d’ Ariadue qui est d’argent , est traine par deux boucs blancs ; autour d’ eux , sont de?

Faunes, des Satyres , des Bacchantes,, et Silène qui les procède sur sa monture , il est un des plus beaux épisodes du tableau.

L’un des deux tableaux, qui sont à cote de celui dont je viens de parler , représente le dieu Pan, olfrant a Diane la laine de ses ebè» vres , et l’autre Mercure qui donne la pom»

me d’ or à Paris.

L’ un des quatre grands tableaux , qui sont autour de ceux du milieu de la voûte, r® présente Galatliée qui, au milieu d une trou pe de Nymphes , d’ Amours et de parcoure la mer sur un monstre marin , dant que l’un des Amours lui décoche une t che. Le tableau qui est vis-à-v;s . rep^®

l’Aurore sur son char, enlevant Cepha *

le troisième tableau on voit PohpJ^^ joue de la musette pouï charmeï

Le quatrième tableau sur Acis*

cjope, lançant un morceau de rocher

. qui fuit avec Galathee.

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