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BIBLIOTHÈQUE DU VATICAN

Cette bibliothèque surpasse toutes les autres bibliothèques de l’Italie par le nombre des manuscrits grecs, latins, italiens et orientaux, et parla collection des éditions du XV siècle.

On prétend que l’origine de cette bibliothèque vient de celle que le pape st. Hilaire rassembla dans le palais du Latran. Nicolas V forma dans le palais du Vatican une grande bibliothèque; mais celle ci s’étant succès* sivement augmentée, et par conséquent l’en-

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droit qui la renfermait étant devenu trop petit, Siste V éleva l’édifice dont nous parlons, sur les dessins de Dominique Fontana et coupa en deux la grande cour de Bramante.

La chamb l e dans laquel le on entre d’abord par la grande porte est occupée par différens interprètes que le Gouvernement entretient pour le service de la bibliotbèque. Ils sont au nombre de sept: deux pour la langue latine, deux pour la lanque grecque, deux pour les langues hébraïque et syriaque, et un pour la langue arabe. Autour de cette salle on voit les portraits des cardinaux bibliotbécaires. Cette bibliotbèque est ouverte depuis neuf heures du matin jusqu’à midi en commençant au mois de novembre jusqu’aux 16 de juin, excepté les jours qui sont marqués sur une afficbe qne l’on voit dans la salle des écrivains interprètes.

De cette cbambre, on passe dans la grande salle bâtie par Sixte V, et qu’on peut regarder comme le corps original de la bibliothèque.

Elle a 216 pied le Ion g sur 48 de large et 28 de haut, et elle est divisée en deux nefs, par sept pilastres. Autour des pilastres et des murs sont des armoires qui renferment les manuscrits. Sur ces armoires, ainsi que sur celles des autres galeries et des^autres chambres, on à placé des vases italo-grecs qu’on appelle vulgairement étrusques.

A’ droite de la porte d’entrée est un fort

, beau tableau de Scipion Gaétano, peint à I uni*

le, où l’on voit Dominique Fontana qui présenté le plan de la bibliothèque au pape Sixte V. Les murs de cette salle ont été peints par Antoine Viviani, Paul Baglioni, Venture Sa-

Bihliothèque du Vatican. 229

limbeni, Paul Guidotti, Pâris Nogari, César Nebbia, Jérôme Nanni et autres peintres, qui étaient les meilleurs de cette époque. ^ Ces peintures représentent l’érection des principales bibliothèques anciennes, les conciles generaux, les premiers inventeurs des alphabets, et dans le haut, les édifices bâtis par le pape Sixte V. Dans les arcades qui divisent cette salle en deux parties, dernièrement on a placé deux superbes vases italo-grecs dont un représente l’apothéose de Triptolème et l’autre Achille et Ajaxqui jouent aux dés, et dans celle du milieu on voit le grand vase en porcelaine envoyé par Charles x rois de France au pape Léon XII et les deux candélabres donnés au pape Pie VU par Napoléon.

De cette salle on monte dans une autre, cpii est comme une continuation de la première. Sur le pilier près de la marche on voit un calendrier russe, peint sur bois. De l’autre côté est un sarcophage ancien, dans lequel on a trouvé un drap d’amianthe qu’on voit encore, il a été découvert hors de la porte Majeure à 2 milles de Rome; on voit encore une colonne d’albâtre oriental avec des cannelures en spirales, trouvée près de st. Eusèbe. :

Suivent deux galeries, l’une vis-a-vis l’autre, qui forment ensemble 400 pas de longueur. Elles renferment aussi des armoires, avec les manuscrits et les livres jadis appar. tenant à la bibliothèque de l’électeur Palatin, à celles des ducs d’ürbin, de la reine Christine, de la maison Gapponi, et de la maison Ottoboni, c[ui successivement ont été réunies à la bibliothèque du Vatican.

Sihliotlièciue du V aticcin.

La galerie à gauche est divisée en six salles; au fond de la troisième, on voit deux statues assises en marbre, l’une représente st. Hippolyte évêque de Porto; sur son siège on remarque le célèbre calendrier pascal: elle fut trouvée dans les catacombes de st. Laurent. L’autre représente Aristide de S,myrne, célèbre sophiste grec.

Ces deux statues sont à l’entrée de cette partie de la galerie qui renferme le musée sacré, c’est-à-dire un recueil d’ustensiles, peintures, et autres objets des anciens chrétiens, trouvés dans les catacombes^ et qui, en grande partie, formaient l’aneien musée Vettori.

L’Église et la Religion peintes sur la voûte, sont d’Etienne Pozzi , dans les murs on a enchâssé des bas-relief, qui ornaient les sarcophages des anciens chrétiens.

Ce corridor aboutit à un cabinet qu’on appelle des papyrus, parcequ’on y conserve plusieurs chartes écrites pendant le VI siècle sur l’écorce de papyrus. Cette chambre est incrustée de beaux marbres et ornée de fresques de Mengs qui a représenté sur la voûtel Histoire écrivant sur le dos du Tems, entre un Génie d’un côté et Janus et la Renommee de l’autre. Au dessus de la porte d’entree, et visk-vis celle-ci, le même peintre à représente

st. Pierre et Moyse assis. ,

De ce cabinet on entre dans la sectio la galerie où on a l’éuni une collection e a bleaux ancient. Cette galerie aboutit au c a i net des médailles, et de là on entre ® che dans plusieurs autres chambres qm i ment des livres imprimes, et qui vont )

j^ihliotliècjUB du aticciii»

dre rappartement Borgia, dont j’ai parlé ci-

i-evenant vers la chambre des papyrus, entre à gauche dans un- joli cabinet dont ]a voûte a été peinte par Guide; c’est dans ce cabinet que le pape Pie VII a fait transporter la célèbre et riche collection d’estampes antiques et modernes, qui avait été formée par Pie VI, dans laquelle on voit des pièces fort-

rares.

De ce cabinet on entre dans un autre, où la meme pontife a fait placer une collection démarqués sur les briques antiques , et trouvées dans les ruines. Elles ont été rassemblées et léguées k la Bibliotèque par feu Mgr. Marini.

L’autre galerie, à droite de la grande salle delà bibliothèque, est aussi divisée en plusieurs salles remplies d’armoires avec des peintures relatives aux règnes de Paul V, de Pie Vl et de Pie VII. Avant d’entrer dans la dernière chambre on remarque deux colonnes en porphyre, sur lesquelles sont deux figures d’empereurs grossièrement sculptées en bas-relief.

La dernière chambre de la bibliothèque, 9U bout de la galerie, est incrustée de beaux marbres; dans cette chambre on conserve des camees et un musée d’antiquités profanes, presque toutes en bronze, et fort curieuses pour les usages des anciens. La porte qui est fond de ce cabinet correspond au bas de 1 escalier principal du Musée Pie-Clémeniin.

En sortant de cette bibliothèque par la porte du corridor des inscriptions, on trouve ^ gauche une grille de fer, par laquelle on en- Ire dans le

lailÉU

Musée Chiaramonli

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