‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 110 sur 328 · A. FAR LA MOSELLE · texte numérisé non relu

A. FAR LA MOSELLE

25 1/2 mil.; bat. à vap. 2 fois par semaine (voir pour les jours de départ, le HmàfcheVs Telegraph) ; trajet en 12 h.

(on part à 5 b. du matin), pour 4 tb. et 2 th. 20 $Kr.

Les bateaux à vapeur ne remontent pas la Moselle de Coblenz à l>èves en un jour. Il faut coucher à Trarbaoh ou à Berncastel. — En remontant la rivière on ne paye que 3 et 2 th.

N. B. La navigation de la Moselle est souvent difficile quand leÿ eaux sont basses; malgré les travaux exécutés pour rétrécir le lit de la rivière et lui donner plus de profondeur, les bateaux labourent souventle fond. Mais les bords de la Moselle sonttrès-pittoresques et presqu’aussi intéressants avoir que les bords du Hhiii. Si on veut quitter le bateau à vapeur pour faire des excursions pédestres sur les deux rives, on trouvera aisément des barques particulières dans tous les villages. Pour bien jouir des plus beaux points de vue, il est necessaire de débarquer en certains endroits. Malheureusement les auberges laissent beaucoup à désirer. Du reste, c'est surtout au-dessous de Berncastel et de Trarbach que Ton doit songer à mettre pied à terre.

Jusque-là le pays qu'arrose la Moselle n'a rien de particulièrement remarquable.

En quittant Trêves, on laisse à dr. Saint-Paulin et à g. Pnllien (voir R. 26 et 38); puis on atteint bientôt (g.) Biwer, situé près du confluent du Biwerbach et (1 h.

de Trêves) Pfalsel, 1,200 hab., où la bile do Dagobert II fonda, en 06:), un couvent de femmes, et qui doit son nom à un château qu’y possédaient les rois franks. — En |aco, surla rive opposée, est Ruwer

(800 hab.) séparé en deux parties par le Ruwerbach, ruisseau qu'Ausone a chanté (marmore clwus Ei~uhrus). On voit encore dans ses environs quelques restes d'un aqueduc romain, et, un peu plus loin , entre Ehrang et tssel, on aperçoit, au delà de la vallée de la Kyll, les cheminées des forges de Quint. Cependant la Moselle quitte la direction du N. et coule à l’E.

On laisse :

Rive g. Isael (dOOhab.)et Scliioetcà, (1,800 hab.), derrière la tour du Bac ;

Dr. Longuich (700 hab.), situé en face du Longen, et près duquel le Laubach sujette dans la .Moselle.

Un peu plus loin se montre Riol avec la Ringehburg. C’est le Rigodalum des Romains. Valentinus, le chef des Treviri, y fut battu et fait prisonnier par Cerealis, qui , commandait les légions romaines ;

G. Liersch, ham.; Mehring, v. dominé par une chapelle de pèlerinage ; Pœlich, près duquel la .Moselle se tourne de l'E. au N. -O.; Schleich, en face de Detsem (dr.); Enach, presque, en face de thærnich (dr.); Ciüsserath dont les vins sont estimés, près du confluent du Salmbach, et en face de Kxwerich (dr.), où la Moselle, qui avait incliné du N. -O. au N.-E., coule au S.-E., tant ses détours sont nombreux, tant elle change souvent de direction ;

Dr. Leiwen, ham.;

G. Trittenheim (9Ô0 hab.), patrie du célèbre historien et abbé de Sponheim ïrithemius (•i-lblO). La chapelle qu’on aperçoit à dr., la chapelle des martyrs, rappelle les martyrs tués à 'Trêves sur l'ordre de Rictiovarus ;

Dr. Neumagen (Hôt. : Clemens, Hayn),le Noviomagus des Romains, b. de 1,,'>00 hab., pittoresquement situé au pied d’une colline que Couronnent les ruineS’ d’un vieux château. C’est là qu’Ausone, venu par la montagne de la vallée de la Nahe, aperçut pour la première fois la rivière qu’il a chantée (.AIosella). C’est là qu’il vit les inclyta

200 DE ÏRÈVr:S A COBLEN'/. [Route 31.]

castra Constantini. I.es (îerniers vestiges de ce château ont presque entièrement disparu. I.'églisc lie Neumagen date de 1770. Il ne reste rien de l'ancienne, bâtie en 1190, probablerneiit avec les débri.s du palais de Constantin.— lin peu au-dessous de Neumagen , la ïhron se jette dans la .Moselle, près du V. du même nom. En face de Ferres (rive dr.) est

O. Pisport (Hdt. : chez llui/u), le Pisonts portas des Romains , V. de 300 bail., dont les coteaux produisent l'un dos vins les plus estimes de la Moselle. Non loin de là, dans la montagne, se trouve le coxivcntd'Eherhardlsklaiiscn dont la chapelle date du xv« siècle. .Audessous de Pisport, les sinuosités de la rivii re deviennent de plus en plus nombreuses. .Apri s une assez longue navigation, on se retrouve souvent à la mémo distance d'une colline ou d'un clocher que l'on avait déjà remar- C|ué ; parfois même on est fort étonné de s'en être éloigné dans la direction opposée à celle que l’on devrait suivre.

Dr. ^^üslerl, lieinsport et \ieder- Fmmel.

G. Minheim (bons vins), presque en face de V OUgsberçi et du Neuberg, dont les vignobles sont encore plus estimés.

Dr. U'i7itrto/i (bons vins).

G. Kesten, joli v. dont les beaux noyers bordent la rivière.

Dr Fdzen, Neufilzen, Diisemond, Müidheim. — Près do Düsemond, se trouve (g.) le Urauncnberg, où l’on récolte un des meilleurs vins de la Moselle. Il s'étend de Monzcl à l'embouchure du Licserbach. — Mühlheitn (Hôt. : chez Parz ) est situé entre le Hinterbach et le Fronbach. En remontant la vallée du Hinterbach, on atteint en 30 min. la petite V. do Veldenz (1,000 hab.). près de laquelle on remarque les ruines de l'ancien château du môme nom, di'truit dans la guerre de Trente ans.

G. Liesrr, au delà de l'embouchure du Lieserbach.

Dr. Atidel, v. situé sur un coteau rocheux et boisé, et près de l’embouchuro du Goldbach, qui roule I des paillettes d'or.

G. dues, patrie du cardinal Nicolas (,'usanus, fils d'un péchfeur nommé .Tean Krebs, auteur de plusieurs traités célèbres de théologie et de philosorihie (xve siècle), et fondateur de l’/iépitul situé à l.ô min.

Dr. Berncastel (Ilot. : Gassen.

Niedcrehc , drd Koenige) , V. industrieuse de 2,500 hab., arrosée [par le Tiefenbach qui y forme [quelques petites cascades; un in- I cendie en détruisit la plus grande ' partie en 18.57. Elle est dominée I par les ruines d'un vieux château,

I probablement d’origine romaine, [qui lui a donné son nom (Beronis

1 caslellnm). Détruit par l'archei vôqup Pojipo, parce qu'il servait • de refuge à des voleurs, ce chd- : feau fut souvent rebâti et détruit.

, C’est un incendie (1092) qui en a

fait la ruine que la ville de Bernj castel a donnée au roi Frédéric- Guillaume IV quand il était princo ! royal. I.’église de Saint-Michel possède, outre des reliques précietises, un bel autel dédié à la Vierge. D’excellent vin que l'on récolte it Berncastel s'appelle le Docteur (iloctor), puisque, selon la.

i tradition, il a guéri un chapelain I d'une maladie incurable, i .A Trêves par terre, G mil., en G h.,t.

I lesj., pour 1 th. G 8gr., R. 32; — à Bingen,

1 10 l;-i mil. t. lesj., en 10 h. .47 min., pour

2 tli. 3 sgr., R. 32; — à Birkenfeld, 5 1/4 I mil., t. lesj., en G li., pour 1 th. 1 1 2 sgr.

1 Cette dernière route passe par (2 1/4 mil.)

Moriach. (3 mil.) Birkenfeld (R. 2).

N. B. Un chemin de piétons qui ofl're de beaux points de vue, car il traverse un des derniers escarpements du Ilundsrück, conduit en 1 h. à Trarbach (voir ci-dessous). Par eau la distance entre ces deux villes est de 5 h. Le bate.au à vapeur parcourt ce trajet en 1 h. I;2 à la descente, et en 3 h.

à la remonte. Du reste, la navigation de cette partie de la rivière

LÀ MOSELLE DE TBEYES A COBLfilVZ

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[Routk 31.1 TRAHBAUII.— STAKkENBURÜ. 201

est très-agréable. Au-dessous de Berncastel on laisse

Dr. Graach, situé au milieu de riches vignobles. A peu de distance on remarque au milieu d'une plaine fertile, le Marlinshof, l’ancienne abbaye de Saint-Martin.

G. Wehlen, presque en face de Xeltmgen (dr.), b. de 1,G00 hab.

avec les ruines d’un vieux château ; — Machern, anc. couvent de nonnes, presque en face de Rachtig ; puis, au pied d’une colline rocheuse, dont la base est plantée de vignes, üerzig (Hdt. : Pont.

Serres,) riche v. au delà duquel on voit une espèce de tour, bâtie ou taillée dans les rochers, appelée Michaehei, et habitée successivement par des voleurs et des ermites. Une bonne route de voitures conduit en 3 h. 1/2 d’Uerzig au bain do Bertrich (voir cidessous), par Rausendorf et Hont~ heim.

Dr. Erden, Lcesenich, deux v'.

dont les vins sont estimés ; Kindel en face de Kinheim (g.).

G. Crœff, V. de 1,050 hab., puis Schræg, en face de Wajf (dr.), dominé par les ruines d’un couvent du môme nom. Presque en face du v. de Rieshach d’où un chemin ombragé conduit à Traben, on remarque, dans une sombre montagne d'ardoises, une grotte appelée J ermesfels .

Dr. Trarbach (Hôt.: Heitz, Butz, et Metzger), V. de 1,500 hab., agréablement située dans une des parties les plus pittoresques de la vallée de la Moselle. En 1857 elle fut presque entièrement détruite par les flammes. N. lî. C’est là que les voyageurs qui remontent la rivière sont obligés de passer la nuit. Au S. s’ouvrent des vallons latéraux arrosés par de charmants ruisseaux. Les collines qui les forment sont couvertes de vignes on de bois. Ses murailles, percées de trois portes et flanquées de vieilles tours, et les ruines de la Gr.rfinbnrg. qui la dominent, donnent à la ville un aspect original.

Sa vieille église contient plusieurs

tombeaux des comtes de Sponheim. Son hôtel de vdlle est moderne. La (iræfinburg a été détruite en 1734, par les Français ; elle avait été bâtie au xive siècle par la comtesse I.aurette de Salm, veuve du comte Henri II de Sponheim, avec le montant d’une rançon que cette femme courageuse avait fait payer à l’archevêque de Trève.s Baudouin, après s’ôtre emparée de lui et l’avoir gardé longtemps prisonnier, en dépit des excommunications du pape. Dans la guerre de Trente ans, les Espagnols, les .Suédois et les Français l’avaient occupée tour à tour; en 1087, les Français s’en étaient emparés de nouveau et l’avaient refortifiée ; en 1702 ils s’en étaient rendus maîtres pour la troisième fois. Reprise par les Impériaux en 1704, elle fut enfin conquise et détruite par le maréchal de Bellisle.

Trarbach fait un commerce assez important , surtout en vuns. Les meilleurs vignobles des environs s’appellent Ungsberg , Aalfang , Münchenroth , Mühlrecherberg et Landfuhrberg.

En remontant la vallée du Kautenbach, on peut aller visiter au sommet d’une montagne isolée (45 min.) le WeVstein. masse de granit haute de 6 mèt. et entourée de blocs plus petits. On ignore son origine et sa destination.

En face de Trarbach, sur la rive g. de la Moselle, se trouve Traben (Hôt.; chez Clause), b. de 1,250 hab., entouré de riches vignobles et de jardins. Si l’on gravit la hauteur qui le domine on peut y voir encore des débris du fort Monlroyal, que Louis XIV y avaitfait construire (1081 ), à grands frais par Vauban, et que le traité de Ryswyk l'obligea de faire démolir (belle vue).

G. Litzig.

Dr. Starkenburg, v. situé sur une hauteur. Les comtes de Sponheim y eurent un château fort, détruit après l'extinction de leur race (1437). La comtesse Laurette de

ao2

Sponheim y retint prisonnier l’arcnevêque Baudouin de Luxembourg, jusqu’à ce qu’il se li\i racheté et eût fait lever l’excommunication qui pesait sur elle. — La jolie lie que 1 on eûtoie au-dessous j do ce V. se nomme St-Pelersuicrth. ' On passe ensuite à l’endroit où la comtesse lit tendre une chaîne pour arrêter l’archevêque Baudouin qui remontait la ^loselle sans défiance Des débris de fortifications y sont encore visibles.

Un peu plus loin, on remarque les restes d’un temple que la tradition i attribue aux païens. ‘

Dr. Enkirch est le bourg lé plus < euplé que l'on rencontre entre | rêves et Coblenz. Il a 2,000 hab. i (Hét.: chez Immich et S-auer). lion j vieil hétel de ville et la tour de i son église dominent ses maisons.; couvertes en ardoises. C’est un | bourg très-ancien. On y récolte do j bons vins, surtout sur le Stephans- | berg. Un chemin de piétons, qui passe par les montagnes, conduit j en 1 h. à Zell qui, ]iar eau, est éloigné de 3 h. Un peu au-dessous, le (îrossbach se jette dans la Moselle. Presque en face de son embouchure on voit, sur la rive g., au-dessus de Kerwenich, dont la plupart des maisons sont bâties avec des débris de Montroyal, un reste de cette forteresse qui avait coûté des sommes considérables.

Dr. liiirii, presque en face de Reil (g.), dont l’église est sur la rive dr. A 1 h. de Reil dans l’intérieur des terres est l’ancien couvent de Sprimjiershach, situé au fond d’une solitude boisée. Un peu au-dessous, le Kothen-Pfad, sentier qui monte à travers les vignes, conduit en 30 min. à la Marienburg (voir ci-dessous), d’où l’on peut descendre en 30 min. à Alf (voir ci dessous'; par eau la distance est de 3 h.

Dr. Pünderich {Ilôt.: Schneider. — Bons vins). En face, sedrt>sscnt.sur une hauteur les ruines de la Marienburg, qui fut tour à tour un couvent de femmes et une forteresse. On y découvre une vue

[Roütk 31.]

magnifique sur les sinuosités de la .Moselle, scs vignobles, scs coteaux, ses montagnes, scs forêts et ses vieux chdteaux jl faut gravir l’éminence voisine à l’O., appelée Prinzen.^lœpfchen). —K. R. Une petite auberge a été établie au milieu des ruine?.

Dr. Rriedel, v. dominé par son église. Un peu au delà, le Rotenauerhach se jette dans la Moselle au sortir d'un vallon étroit et boisé : puis, en face du long promontoire que couronne la Muricnhurg , si longteuips visible, se trouve Zell (Ilôt.: Melchiors), V.

de 1,750 hab., encore entourée de vieilles murailles.

De Zell part une route de voitures qui conduit à Saint-Goar, Boppart, Coblenz et Simmern. Cette route passe à Castcllaun, V. de 1,000 hab-, siluée sur le Drimbach, appelée aussi Castelhun ou chàteuii des Huns, et dont le château fort, qui domine un rocher, a été détruit en 1680, par les Français. Un peu au delà de Castell.iun.on passe à Godenroth, puis on arrive à la Croisière, d'oii l’on peut aller, en face, en Saint-Goar, H. 17, à g , à Boppart et à Coblenz, II. 1”, et à dr. à Simmern, R. 3;’.

En face de Zell (g.), Raimht s’é- I tend sur des coteaux fertiles. Au- I dessous de Zell on laisse Curey,

'• qui en est comme un faubourg, Merl, beau v. arrosé par un petit ruisscuti qui descend du llundsrtick. Lu àloselle, par.semée d’iles, ressemble à un lac; ses bords variés d’aspect offrent les plus charmants paysages. On remarque (dr.) le ham. de Bulay au débouché d'un joU vallon latéral en face de

G. Alf (Hét.: Po.it, Hcnrici, Meni~ ges, Theiisen), beau bourg agréablement situé il l’embouchure de l’Alferbach dans la Moselle, et d’où l’on peut aller visiter, outre les ruines du chdteau Arras et les forges de fer de M. Remy et C', le bain Bertrich. X. R. C’est à Alf que les voyageurs qui remontent la Moselle doivent se faire débarquer pour monter à la Marienburg (voir ci-dessus).

DË TRÊVES A COBLE.N’Z.

[Routs :n.] HERTKICH.— I.

[üne bonne route de voitures conduit d’Alf k lÆtzerath (2 1/1 mil.) où elle rejoint la route de terre de Coblenz k Trêves (voir ci-dessous fl). Cette route passe au bain Bertrich. Les touristes qui désireront visiter ce bain en voiture , en trouveront chez M. Theissen, pour 1 th. (k 1 cbev.) et 1 th. 20 sgr. (k 2 chev.). A quelques min. d’Alf, on laisse k g. la vallée d’où descend TAHhach.

ijour remonter celle qu’arrose ITssbach ou Ushacb. A l’embouchure de ces doux ruisseaux, les ruines du chtUeau Arras couronnent une hauteur boisée. Un peu plus loin on laisse k g. les forges de fer de M. Rerny et C“. Enfin,

I h. 80 min. env. après avoir quitté Alf (k pied), on atteint le bain liertrich, situé dans la partie la plus pittoresque de la vallée de l’Usbach, profonde en cet endroit de plus de 230 met. Les meilleurs ndtels sont ceux de Werling. Klering et Schmidt. Un nouvel établissement de bains y a été construit en 1852. Ces sources, alcalines et chaudes (32 1 '2 degr. cent.), ont dû être connues des Romains, car on a trouvé dans les environs diverses monnaies de l’empereur Vespasien et du temps de Constantin. En 1858, on y a découvert une statue romaine en marbre de Carrare, représentant Diane. En continuant les fouilles on trouvera sans doute d’autres antiquités intéressantes. Au xiiit ou xivc siècle, un ermite nommé Bertrich vint s’y établir. En 1-181, l’archevêque Jean II y fit bâtir une maison de bains, reconstruite en 1770 par Clément Wenceslas. Depuis lors, la réputation de cet établissem(;nt qui s'est constamment embelli et amélioré a été croissant. Le nombre des baigneurs augmente d’année on année. La saison commence le 1.5 mai et finit le 15 septembre.

On se baigne de -1 li. du matin k !) h. du- soir. Los bains coûtent:

U' classe, 10 sgr.; 2*’ classe, 0 sgr.

II y a un bain des pauvres. Tout baigneur qui reste plus do M jours

A FALKENLEI. 203

I est en outre imposé k 15 sgr.; mais on ne paye rien pour l’eau que l’on boit. Les eaux, qui ont un goût sulfureux, sont surtout recommandées pour les maladies do la peau, des voies urinaires, des glandes, etc.

Ce ne sont pas seulement les malades qui visitent Bertrich, ce sont aussi les touristes, et surtout les géologues. 11 y a docharmantes promenades, et d’intéressantes études k faire dans ses environs (ânes k volonté). Le Pahnenherg, le Wingertsberg, le Ræmerkessel, avec leurs pavillons et leur chapelle, au N., Vlgehskopf, la Flur, le Heivsenberg, le fletersu-aid (pavillon), le Sesemcald, au S., sont sillonnés de routes et de sentiers qui conduisent k de jolis points de vue ou k de charmants ombrages. Les touristes et les géologues vont surtout visiter; 1“ (au N.) le Facherberg, dont le sommet atteint ■118mèt.,et sur lequel on temarque un cratère qui a 27 mèt. de profondeur; 2“ (k l’O.) au delà du Scsenwald , par la route de Lützerath, la K.Tsegrotte, ainsi appelée parce que les colonnes basaltiques qui la forment ressemblent k un fromage de Hollande. A côté de cotte grotte, un ruisseau, l’Erresbach, fait une jolie cascade de 16 mèt. de haut, et, près do la Wilhelmsbrücke s’élève un double rang de colonnes basaltiques ; 3° A 45 min. sur la route de Lützerath, par la MiiUischu'iese, k g.

avant d’arriver au v. de Kennfuh, la Falkenlei, montagne volcanique haute de 425 mèt., dont une partie s’est éboulée dans la vallée. Ses crevasses et ses grottes intéresseront les géologues. Ses blocs de basalte portent encore des traces visibles de soufre. A l’O. s’élève le Hüslchen qui a 421 mèt., et un sentier descend entre ces deux montagnes, par le Tümmolbusch, de Kennfuls k Bertrich. — De la I-’alkenlei, on découvre une belle vue sur les montagnes volcaniques qui forment l’horizon au N., k l’O. et k l’E.

â04 DÈ THÉVEvS

Bertrich est à 8 3/4 mil de Coblenz, et 7 1/2 mil. de TrcYes.J

Au-dessous d’Alf , la Moselle forme une lie couverte de gazon.

Cette île dépassée, on laisse :

G. Aldegund, beau v. dont l’dglise est très-ancienne, et situé presejue en face de Necf {dr.) que domine la cliapelle de St-Pierre ; — liremtn, en face de rochers escarpés et sombres qui rappellent la Lvrlei du Itbin voir U. 17);

Dr. les ruines do l’ancien couvent des nonnes de Stuben, fondé en 11.16, détruit à la fin du siècle dernier ;

G. Eîler, près de l’embouchure de l’Ellerbaeh (Hot. : chez Gietzen).

De ce V. un sentier conduit en 2 h. par les montagnes à Cochem (voir ci-dessous) , mais il vaut mieux rester sur le bateau, car les bords de la .Moselle deviennent de plus en plus charmants ;

G. Jfdiÿer, joli v. près duquel on lemarque les ruines de la chapelle de. la Croix' ; — i^ehren ; — Senîwlz, presque en face de Senheim (dr.), un peu éloigné de la livièrc;

Dr. Mesenich, — Briedern, en face du Ruberbtrg, et dominé pa^ de beaux bois;

G. Poltersdorf, anc. v. impérial ;

Dr. Beilstein, o. de 4.50 hab., dominé par les ruines pittoresques de son château, qui passa des seigneurs de Braunshorn à l’archevôque de Trêves; les Français l’ont faitsatiteren 1008. — Au-dessous de Beilstein la rivière forme une île.

G. Ellenz, presque en face de Fankel (dr.) ;

Dr. Brultig , pairie du célèbre grammairien Petrus Mosellanus, mort professeur à Leipsick en 1524.

Un sentier conduit en 1 h. 1/2 k Trois (belle vue) (voir ci-dessous);

G. Oberernst et Niederernst, entre lesquels s’élève, près de l’école, une jolie église k deux tours;

Dr. Vaiwig.v. qui possède aussi une jolie église ;

G. Ebernach, ancien prieuré de l’abhaye de Laach ; puis Sehl, en face de beaux rochers, et enfin.

A COBLE.N/.' jHüCTK 31.]

I au delà d’une chapelle, Gochem (Hôt. : Union, Comreichs), V. de 2,800 hab., pittoresquement groupée au-dessous des ruines d’un vieux château, détruit en 1089 par les Français sous les ordres du maréchal de Büulilers. Il avait été habité par la reine de Pologne Richezza, et devint, du xivo au xvi' siècle, la résidence des archevêques dè Trêves. On yMiontre quelques antiquités intéressantes. — Un peu plus loin, dans une vallée latérale arrosée par l’Endertbach, se trouve la Witineburg, berceau de la famille Metternich , détruite aussi en 1089. Le grand bâtiment que l’on remarque au-dessus de l’église était autrefois un couvent de capucins. U’est aujourd’hui une école. Gochem fait un commerce assez considérable , surtout en peaux et en draperies.

A Liiuerath, 2 1/4 mil., voir ci-dessous B.

En face de Cochem, sur la rive dr., est le V. de Cond. La finissent les sinuosités de la Moselle, qui coule jusqu’à Coblenz (10 mil.), k peu près dans la même direction (N.-E.). A 45 min. env. de Cochem, on laisse

G. Clotten, v. dominé par son église et par le vieux château de Coraidelstcin . Les villages deviennent plus rares. On passe devant Pommern (g.) avant d'atteindre

Dr. Treis (Hot. : Castor), v. dont la jolie église a été bâtie en 1830 par Lassaulx. Presque en face, se trouve

G. Carden (Hot. Brauer), v. situé un peu au-dessus de l'embouchure du iMühlbach. Son église, k trois tours, date du xne siècle ; elle a été bâtie en l'honneur do saint Castor, qui avait vécu k Carden et qui y avait été enterré. Depuis, sa dépouille mortelle a été transportée k Coblenz. L’extérieur est du style roman. On va visiter k l’intérieur de curieux fonts baptismaux et une descente au toin-beau , en pierre. A l'extrémitc inférieure du village, près de la

[Route 31.] KLZ.-L’EHRENBUUfi.-COBERN . 2Uo

Moselle, on remarque un bâtiment crénelé avec tourelles et clochetons. dont l’histoire est inconnue.

Enfin, derrière l’église, s’élance la tour gothique d’un ancien couvent de nonnes ; plus loin, sur une hauteur plantée de vignes, la Zilscapclle, attire les regards des voyageurs(belle vue).

U. Mueden est situé en face de l’embouchure du hiUzbach qui descend du Hundsruck, — Un peu plus loin, au del.\ de l’embouchure de l'Elz, on laisse, à g., Moselkern (Hét. : Anker, Thisen, Zen.i', où débarquent les voyageurs qui <lésirent aller visiter le château d’Elz, situé à 1 h. 30 min. de la Moselle, dans l’Elz thaï, vallée plus sinueuse encore que celle de la Moselle.

(.V. B. On y va aussi de .Mueden, et ce chemin est môme préférable, car celui qui remonte la vallée traverse plus de dix fois le ruisseau sur des pierres.) *

Le ehdteau d'Elz est bâti au sommet d’un promontoire rocheux et boisé que l'Elz entoure de trois edtés, et on n’y arrive que par un pont jeté sur un précipice artificiel, del’autre côté. C’est un groupe pittoresque de bâtiments irréguliers et qui, vus de loin, paraissent trop considérables pour la base qui les supporte. Epargnée par le temps, cette curieuse forteresse féodale, récemment réparée, est encore habitée; l’intérieur, vrai labyrinthe de passages, d’escaliers et de chambres, mérite d'être visité. On y remarquera de nombreux portraits de famille, d’anciens poêles. des vitraux de couleur, des tapisseries, des armures, etc. On y découvre une belle vue sur l’Elz ui se replie comme un serpent ans une gorge profonde d’environ 30 met. En face, se drossent les ruines du TruI: Bh, château bâti par l’archevêque de Trêves, Baudouin, pour assiéger et forcer à capituler les seigneurs d’Elz, qui, réduits à la dernière extrémité, implorèrent sa merci et devinrent ses vassaux. A 1 h. plus haut, se trouve le château Pyr-

Alleii. du n.

mont, détruit par les Suédois, en 1641, et près duquel on va visiter une cascade.

A Münster-Maifeld et à Poich (voir cidessous B).

Au delà de Moselkern, on laisse

Dr. Burgen et Rhon;

G. Bischopsteiyi, ancienne forteresse des archevêques de Trêves, bâtie en 1270, et les ruines d’une chapelle; — Hatzenport, v. en face duquel (dr.) s’ouvre, près de Brodenbach,le vallon arrosé par l’Ehrenbach et qui renferme (4.5 min.) les belles ruines de l’Ehrenburg, appartenant à la famille de Stein.

Ces ruines, dignes d’une visite, sont considérées à juste titre comme les plus belles de la Moselle ;

G. Loef, au delà des ruines du Tempelhof, appelé aussi Sternburg ;

Dr. Aiien, ancien b. relié par un rang de tours au château Thurun, qui le domine. Ce château, bâti en 1209, était possé-dé en 1246 par un chevalier-voleur, appelé Zorn, que les archvôques de Trêves ei de Cologne y assié-

èrent pendant deux années, avant

'avoir réduit la garnison à capituler par famine. Rebâti depuis, il fut détruit dans la guerre de Trente ans;

G. Catenes, en face d’Alken, v.

qui doit son nom à une chaîne (calena) dont on se servit à une certaine époque pour barrer le fleuve et forcer les bateaux à payer un droit de passage ;

Dr. Oh erfell, puis Kiüir ciNiederfeU, en face de Lehmen ;

G. Gondorf (Ilôt. : Fischer), v.

où l’on remarque un château des comtes de Leyen, bâti en 1560, ri'v paré en 1814 et vendu en 1820 à un simple particulier;

G. Cobern(Hôt. : Schwab), b. de 1,500 hab.,jirès duquel on peut visiter deux châteaux en ruines, la Niederburg et l'Oberburg. Ce dernier renferme la remarquable chapelle de Satni-Afat/iias, dont le curé de l’église de Cobern a les clefs.

Elle fut dévastée par les Français

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