LA VALLÉE
ont env. 36° cent, de chaleur. On y a ouvert récemment un élablisgement de baina avec hôtel et kursaal. — Enfin on passe à Hemmessen avant d’atteindre 2 mil. Ahrweiler (Hôt. : Krone, Stern), V. de 2,700 hab., entourée de murailles qui sont percées de* quatre portes. Elle résista bravement en 1474 à Kupert du Palatinat et à Charles le Téméraire.
Prise et ravagée en 1046 par les soldats de Turenne, elle tut détruite en 108!) par les Français, qui la réduisirent en cendres. Son église gothique date de 1245-1274; elle échappa avec un très-petit nombre de maisons à l’incendie.
La plus curieuse de ses portes est celle qui conduit à Walporzheim.
Scs habitants cultivent admirablement la vigne, principale production de cette partie- de la vallée.
— Au S., sur la* rive dr. de l'Ahr, s’élève le Calvarienberg, d’où l’on découvre une belle vue, et où l’on remarque un ancien couvent de franciscains, bâti en 1025, Ce couvent est aujourd’hui une institution de jeunes filles, dirigée par des nonnes ursulines. ’
Walporzheim, le premier v. que l'on traverse au delà. d’Ahrweiler, cultive des plants de Bourgogne qui y produisent un vin rouge clair estirn.é et appelé AhrhJeicherl.
Ce y. dépassé, la vallée de l’Ahr se rétrécit, et, changeant en même temps de caractère, devient de plus en plus étrange et pittoresque. Souvent il n’y a de place entre les rochers qui la dominent que pour la rivière et la route. Ces rochers ont en général des formes bizarres. Celui qui attire les regards à dr.
s’appelle la Bunte Kuh (la vache bigarrée); il ressemble en effet à la tête d’un animal. D’après la tradition locale, une jeune fille avait parié qu’elle monterait sur ce rocher pour y vider une bouteille de vin et y changer de bas. Le prix du pari était une vache bigarrée qu’elle gagna, et qui donna son nom et celui de la couleur de
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sa robe au rocher. Derrière la Bunte Kuh on récolte un vin estimé.
Cependant la vallée s’élargit un peu, et, près d’un petit hameau, on aperçoit, dans une gorge étroite, l’ancien couvent de Marienlhni (filles nobles), fondé en 1236, incendié jiar 'Turenne en 1046. rebâti plus tard, abandonné pendant la révolution et démoli depuis 1811. — 15 min. plus loin, on atteint Dernau. De ce v. un chemin de piétons conduit par les montagnes à Maischloss et à Altenahr (belle vue). La route, suivant les contours de la vallée, vient passer devant Rech, où conduit un pont de pierre qui traverse l’Ahr, et d'où un sentier conduit à Altenahr par les montagnes, et par la Saffenburg k Maischloss. On découvre une belle vue des ruines de ce château au-dessous duquel passe la route de la vallée. La Saffenburg fut prise par les Suédois et les Espagnols dans la guerre de Trente ans, et démantelée en 1704, dans la guerre de la Succession, parles Impériaux.
Maischloss est un joli v. à 45 min.
d’Altenahr. Après l’avoir dépassé on trouve la Lochmühle (on peut y coucher), moulin près duquel la route passe entre deux rochers creusés tout exprès pour éviter le long détour que va faire l’Ahr au S. Ce petit défilé franchi, on aperçoit deux hameaux très-rapprochés l’un de l’autre , d’abord Laa 'ch , puis Reimershofen. Les piétons ne devront pas manquer de monter, au delà de ce dernier hameau, à travers les vignes, jusqu’à une croix blanche, qui s’aperçoit de loin et d’où Ton découvre une des plus belles vues de la vallée. Elle est située en effet au milieu d’une arête escarpée qui domine d’un côté Rcimerzhofen, de l’autre Altenahr. Les rochers fantastiques dont on est entouré, les détours de la rivière que l’on aperçoit sur sept points différents, les ruines imposantes du vieux château d’Are, forment un paysage unique
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en son genre. Do l’autre côté de celte croix, le sentier descend à Altenahr. Mais, avant <f atteindre ce bourg, on peut monter par une porto en ruine au vieux château (voir ci-dessous).
Si de Reimerzhofen on se rend à Altenahr par la valide, on ne tarde pas à remarquer au delà d’un détour de la route, la croix blanche au-dessus d’une paroi de rocher qui domine la route à dr.; quelques pas p.lus loin, on aperçoit la haute tour du château de l'Are, au sommet d’une montagne d'ardoise qui semble rendre tout passage impossible (117 mèt.); aussi la route traverse-t-elle un tunnel long de 64 mèt., et creusé dans le roc, avant d’atteindre
1 3 4 mil. Altenahr (Hdt. : Casvari, Ulrich), v. de 600 hab., dont la culture de la vigne est la principale industrie. Le pont de bois et le cimetière offrent de beaux points de vue sur les singuliers rochers qui le dominent. Mais il faut surtout monter au vieux château de l’Are pour jouir d'un beau panorama (3 sgr. d’entrée par personne). On doit s’informer si le portier est à son poste ou dans le village. L'auteur de l’Aàr, M. Gottfried Kinkel, exprime le vœu que cet impôt perçu sur les étrangers soit levé. Ce château eut pour fondateur un comte d'Are , nommé Dietrich, qui le fit bâtir au commencement du xiie siècle. La famille des comtes d’Are descendait du gaugrave Sigebodo ; elle se subdivisa en deux branches, dans la première moitié du xiii' siècle, la branche d’Are et la branche de Hostaden. , Le dernier rejeton de la seconde branche fut cet archevêque de Cologne, nommé Conrad, qui posa en 1248 la première pierre de la cathédrale.
Après sa mort, le château de sa famille resta la propriété de l’archevéque. Kntretemi pendant' longtemps avec le plus grand soin, il fut démantelé volontairement apri*s la paix d’Utrecht, par ses propriétaires, parce que, en temps
de guerre, sa garnison ravageait tout autant Le pays environnant que l’armée ennemie réunie pour l'assiéger.
Au delà d’Altenahr on peut aller visiter (30 min.), le château de Kreuzherg, qui couronne une colline plantée de vignes et appelée Â7itovia. Dans ce trajet on laisse à g. (15 min.) Allenhurg, ham. situé au pied d’un rocher qui, d’après la tradition, portait autrefois l’ancien château des comtes d’Are. Le château de Kreuzberg est moderne, celui qu’il a remplacé ayant été détruit en 1688 ou 1689 par les Français (il n’en reste qu’une vieille tour). l,a vallée supérieure de l'Ahr, décrite dans la route 30 n’a plus rien de pittoresque.
D'.-Utenahr à Bonn et à Trêves, R. 30.
D’ALTEN.AHR A L’AIIB.WE
n K L A A C II .
7 h. à pied.
Cette course est indiquée ainsi par M. Murray. Le piéton qui voudra se rendre d’Altenahr à l’abbaye de Laach remontera la vallée supérieure de l’Ahr par Altenburg et Pützfeld à Brück (voir R. 30); là il tournera à l’E. etVemontera le Kesselingerthal. Il n’est mémo pas nécessaire d’aller jusqu’à Brück; on peut gravir la colline au pied do laquelle se trouve Pützfeld, et redescendre dans la vallée de Kesseling, arrosée par le Hurein.
X 2 h. d'Altenahr est le v. do Kesseling. Après l'avoir dépassé, on continuera de remonter la vallée jusqu’à Stoffel; un peu au delà de ce V. on prendra un vallon latéral qui, arrosé par un allluent du Hurein, remonte à dr., c’est-à-dire au S. Parvenu à Nieder-IIeckenbach, on tournera à g. pour gagner Ober-IIeckenhach et de là Haiinebach. Entre ces deux v. on découvre une belle vue sur les Sept- Montagnes. Au delà de Haunebach on aperçoit sur la g. le château d’Olbriicti, d’où l'on découvre un panorama étendu. On atteint ensuite Engeln. puis, traversant le
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pl.iteau dans la direction du S.-E., on so dirige sur une croix brisée où le chemin se bifurque. Celui de dr. conduit à Majen (voir U.
37), celui de g. .ù I.aach. Après ■15 min. de marche, un poteau, placé à l’entrée d'une forêt de hêtres, indique le chemin qu’il faut suivre pour aller à travers cette forêt au lac et à l’abbaye de Laach (voir R. 33).