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DE HANOVRE A BRÊME ET A BRE.MERHAFEN

De Hanovre à Brème.

16 4/10 mil. Chemin de fer, 3 convois par jour, trajet en 3 h. et 3 h. 20 min., pour 3 th., 3 th. 7 1/3 sgr., et 1 th.

15 sgr.

2 8/10 mil. De Hanovre bWunstorf (voir R. 49).

A Wunstorf, on quitte la ligne de Cologne à Berlin par Düsseldorf, pour se diriger au N. sur

4 1/lü mil. Neustadt,y . de 1,600 bab., sur la Leine. Au S. -O. s’étend le Steinhudermeer, vaste lac, sur une lie artificielle duquel le comte Guillaume de la Lippe, mort en 1111,3. fait construire une forteresse appelée Wühelmstein, gardée par quelques invalides, et une école militaire. Pour visiter ces établissements il faut s’adressër au commandant, qui demeure à Hagenburg, au N. du lac. On s'arrête ensuite kllagenet kLinshurg, entre Neustadt et

7 4/10 mil. Nienburg (Hêt. : Stadt London), V. industrielle et com-

merçante de 4,500 bab. sur le Weser. En 1807, les Français ont fait sauter ses fortifications. On fait une courte halte à Ei.itrup et k Dæverden, avant

11 6/10. Werden, V. de 5,000 bab., dont l’évêché fut fondé par Charlemagne, et où l’on traverse l’Eller qui va se jeter, à peu de distance, dans le Weser. Enfin, au delà de Werden, le chemin de for, se dirigeant au N. -O., passe k Langicedel , Achim et SebaJasbriick, puis, sortant du Hanovre pour entrer sur le teiritoire de Brême, il traverse le cimetière de

16 4/10 Brême (Hôt. : fjillmann’s hôtel, devant le Heerdentbor, le plus rapproché du chemin de fer, Stadt Frankfurt, Lindenhof a.\i Domshof, Victoria hôtel, Hanovrisches Haus, Siedenburg, de l’Europe.

RESTAURANTS : Rifïerf et Steinhart au üomshof, Bo/iîenrf Comp. (uiiser lieben Frauen Kirchhof), Hasselmann (st. Wilbaldi, près du dôme), Sievers, (Seemannsstiasse) ; Bergmann (Schlachte): Barsenkellr etc.

cafés; k l’hôtel Hiilmann, Boersenhalle, Domhof 'iournaux),S(ekeîj/ et Josty, au Dombof.

BAINS ; Hufeland's Badeanstalt, an der Kleinen Weser; Spilker, Alte Wall; bains de rivière au Pundendeich etau Siel.

DROSCHKEN. Pour un quart d’h., k 1 cbev. 9 gr., k 2 chev. une ou deux pers. 12 gr. : pour une demiheure, 15 ou 18 gr.; pour une heure, 24 ou 30 gr. ; chaque personne en sus paye 3 gr. Pour une malle, 6 gr. ; pour le menu bagage, 3 gr.

PORTEURS. Pour une malle ou un portemanteau, 6 gr. ; pour un sac de nuit ou un étui k cnapeau, 3 gr.

MONNAIE. On compte par thaler ou risdalc, k72 gros, a 5schwaren.

Un thaler vaut 3 fr. 89 c. 1/2; une pièce de 48 gr., 2 fr. 84 c. 3/4. Le thaler de Brême vaut donc un thaler 3 gr. 3/4 de Prusse, qui vaut 63 grote. (2 gr. pour 1 sgr.) Le florin hollandais vaut 36 gr.

Brême, V. de la Confédération

DE HANOVRE A ÜKEMERHAKEN. KotrE 59.

germanique, une des trois villes hanséatiques (voirHambourg), capitale de la république de son nom, est située sur les deux rives du Woser, à 40 kil. de son embouchure. Un beau pont réunit ses deux parties, la vieille ville sur la rive dr. et la ville neuve sur la rive g. Sa population dépasse 00,000 hab., dont 4,500 cath. et 100 Juifs.

L'origine de Brème est inconnue. En 788, Charlemagne y fonda un évéché princier ^ui fut ensuite érigé en archevêché, puis réuni à celui de Hambourg et sécularisé à la paix de WestpOalie. Elle était déjà llorissante au xi' siècle, sous l'évêque Adalbert(-|- 1072), car elle s’entoura de fortiheations, et en 1099, elle prit une part active à la première croisade; en 1190, elle* créait, avec Lübeck, l’ordre Teulonique ; en 1198, elle fondait Riga. Des guerres avec son évêque, avec les nobles du voisinage et avec les Frisons remplissent son histoire pendant le xni' siècle. Dès 1284, elle fit partie de laligue hanséatique (voir Hambourg); en 1525, elle adopta la Réforme. Elevée au rang de ville libre impériale par le traité de Westphalie, elle fut assiégée en 1654 et en 1660 par les Suédois. Après diverses vicissitudes, elle avait reconquis son indépendance, lorsqu’on 1810 les Français s’en emparèrent. Elle devint le chef-lieu du département des Bouebes-du-Weser. Le congrès de Vienne y a rétabli la petite république qui existe encore aujourd’hui.

La République ou la ville libre de Brême a 27.500 hect. d’étendue, et une population de 90,000 hab.

Elle se compose de trois fractions isolées. Le massif principal, en rande partie entouré par les lanrostrden de Hanovre et de Stade, est borné à l’O.par l’Oldenbourg; les deux autres tractions sont enclavées dans la landrostei hanovrienne de Stade. Son territoire, divisé, en 12 paroisses, comprend 2 villes, 1 bourg et •’iS vil. ou ham.

Ses recettes atteignent la somme de

1.200.000 th. ; ses dépenses celle de 1,262,000 th. Sa dette est de

6.792.000 th. Son contingent est de 636 hommes. Bien que sa population dépasse celle de Lübeck , elle ne vient dans la chancellerie fédérale qu’au troisième rang des villes libres. Elle partage avec elles le 17" rang à la diète. Elle entretient à l’étranger un grand nombre d’agents commerciaux, outre les agents politiques qui représentent les villes libres , et pre.ique toutes les puissances son t représentées près de son gouvernement. Son - commerce est très- considérable. Elle importe annuellement env. 12 millions de kilogr. de tabac. Les navires de moyen tonnage peuvent seuls avoir accès dans son port ; les gros navires s’arrêtent à Bremerhafen (voir ci-dessous), point de départ de la plupart des émigrants allemands pour l'Amérique (76,000 en 1856). Les armateurs de Brême possédaient, en 1857, 279 navires jaugeant plus de 164,000 tonneaux.

Dans cette même année le mouvement commercial de la république s'est élevé à 2,985 navires jaugeant 550,000 tonneaux à l’entrée, et a .3,053 navires d’un port de

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